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Poésie classique
Hananke : Inspiration d'automne
 Publié le 20/11/18  -  19 commentaires  -  707 caractères  -  325 lectures    Autres textes du même auteur

Désillusion d'utopistes.


Inspiration d'automne



En ce monde girant sur son orbe factice
Où l'homme convié réagit en seigneur,
On espérait un jour voir un monde meilleur
Qui donnerait la paix, l'amour et la justice.

Perverses, les saisons lézardent l'édifice
Et des égarements le temps est fossoyeur :
Ce qui s'échafaudait en plan supérieur
S'écroule sous les maux d'une usure complice.

La Colombe est toujours maudite quelque part,
Cupidon corrompu pour piquer de son dard
Et Thémis écrouée aux fers des places fortes.


Les nobles visions qui hantaient les esprits
Sont des immenses bois par l'automne flétris
D'où tombent les espoirs comme des feuilles mortes.


 
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   Gemini   
3/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ne tirez pas sur l’utopiste !
Indéniablement maîtrisé, un sonnet bien amené sur le désenchantement, par une métaphore de saison.
Techniquement juste, il n’y a rien à signaler. Peut-être cette inversion et ces quatre « é » au vers 6 qui cassent (à peine) l’harmonie sonore des phrases naturelles. La fracture entre quatrains et tercets (chacun en une seule phrase) est bien prononcée, et la conclusion, parfaite (à mon sens, bien sûr). Dommage, pour la disposition, cet interligne superflu.
Pour les détails, j’ai bien aimé l’image de « l’usure complice » v8, inéluctable entropie qui m’a fait penser au deuxième principe de la thermodynamique.
Je ne sais pas s’il n’y aurait pas un meilleur verbe que « hanter » v12 qui ne me semble pas tout à fait exact.
On pourrait épiloguer des heures sur le sujet ; je pense seulement que nous avons tous notre part de responsabilité. Nous, les hommes, avons donné vie à un Homme qui nous dépasse.

   Anje   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
Un très beau sonnet dont le dernier vers vient sonner magnifiquement.
Pour chicaner un peu, on regrettera peut-être la double présence du monde dans la première strophe.

   Queribus   
13/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Tout d’abord un grand bravo pour l'excellente maitrise des règles de prosodie classique(j'aurais aimé quand même un peu plus de consonnes d'appui) et des règles de la langue française tout court. Le thème abordé se comprend tout de suite, tout est dit en quatorze vers comme le veut le sonnet. On pourrait toutefois déplorer parfois certaines expressions à la limite de la préciosité (En ce monde girant sur son orbe factice, Et Thémis écrouée aux fers des places fortes).

L'ensemble me semble tout à fait honorable et a du nécessiter un vrai travail d'orfèvre et suscite le respect et l'admiration malgré les (toutes) petites remarques précédentes.

Bien à vous.

   sympa   
13/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un sonnet magnifique , bien pessimiste, certes mais d'une grande réalité.
Votre poème est écrit avec beaucoup d'habileté :
La colombe emblème de la paix,
Cupidon de l'amour,
Et Thémis de la justice.
Effectivement, ca ne serait pas un luxe qu'ils passent mettre un peu d'ordre dans le monde.
Mais bon, belle utopie...
Quand au dernier tercet, il est excellent !

   leni   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjr Hananke
Realiste mais pas désespéré Quelques tres belles images
Comme à l'accoutumée

Perverses, les saisons lézardent l'édifice
Et des égarements le temps est fossoyeur :

La Colombe est toujours maudite quelque part,

Les nobles visions qui hantaient les esprits
Sont des immenses bois par l'automne flétris
D'où tombent les espoirs comme des feuilles mortes

ET le dernier vers tombe comme un couperet
Excellent moment de Partage De la belle ouvrage
Salut amical LENI

   papipoete   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
Dans un monde où règne crime et lâcheté, on ne pourrait qu'accueillir des deux bras le pacifiste, colombe qui se poserait du côté du coeur . Mais la réalité n'est que désillusion, et l'oiseau de paix prendra sinon des doigts crochus, une langue de bois qui ment, qui ne voit pas !
NB l'auteur à travers son érudition, dresse un état de ce que à quoi l'on rêve, ce que l'on nous promet, ce que l'on tient ; ainsi, les 2 tercets sont particulièrement-ils imagés !
Nous sommes en 2018, et les alexandrins ne détonnent pas, pour dénoncer, pour constater que les " espoirs tombent comme feuilles morte " !

   Castelmore   
20/11/2018
Bonsoir Hananke

Superbe sonnet classique qui malheureusement dit bien notre monde et qui pourrait être résumé par ce vers magnifique
Et Thémis écrouée aux fers des places fortes.

J’ai un petit regret dans l’avant dernier vers ..où j’aurais bien lu
Ne sont qu’immenses bois ...

Merci beaucoup pour la lecture

   LenineBosquet   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, voilà un bien chouette sonnet, où la technique ne nuit ni à la fluidité du texte, ni à son sens.
Un bémol pour la répétition de "monde" dans le premier quatrain ainsi que, mais vous n'y pouvez rien, pour les diérèses que je trouve difficile à prononcer à la première lecture comme " con vi é" ou " vi si ons ". Dura lex, sed lex.
Je trouve aussi, si je puis me permettre, que les utopies dont vous parlez ne sont abordées que sous la forme d'archétypes ( la Justice, l'amour et la Paix), c'est un peu vague quoi. Mais je chipote bien sûr, c'est votre privilège d'auteur doué d'être critiqué sur des broutilles.
Merci.

   domi   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'admire le travail classique, (moins l'inversion du 6 ème vers), mais malheureusement cette admiration ne suffit pas à provoquer l'émotion chez moi, j'en suis désolée, je pense que c'est un peu trop "recherché" pour moi, pas assez simple et donc, pour moi , pas assez fluide, du moins dans les deux quatrains. les tercets sont plus accessibles pour moi.
J'adhère au fond, et à la métaphore de la chute. Merci.

   PIZZICATO   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un regard assez maussade, mais somme toute réaliste, sur ce monde que l'on " espérait un jour voir meilleur ".

" La Colombe est toujours maudite quelque part,
Cupidon corrompu pour piquer de son dard
Et Thémis écrouée aux fers des places fortes. " La paix et la justice sont bien malmenés.
L'amour, lui aussi, est-il décadent ?

Encore un beau sonnet.

   Miguel   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mélancolie de l'automne alliée à celle de la désillusion ; beau mariage, célébré par des vers mélodieux et lyriques à souhait. Nous avons là un fort beau sonnet élégiaque. Je suis un peu gêné cependant par "des immenses bois" puisque la règle voudrait plutôt "d'immenses bois" ; que faire quand il faut choisir entre la grammaire et la prosodie ? Mais enfin c'est peu de choses. Ce poème reste anxieusement ouvert sur un futur incertain : la mélancolie de l'automne mène inéluctablement aux deuils de l'hiver ; et la mélancolie de la désillusion, où mène-t-elle ?

   jfmoods   
20/11/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et suivies, suffisantes et riches, majoritairement masculines et presque exclusivement consonantiques.

Ce poème se présente comme une petite fable (pronom personnel généralisant : "On", marqueur temporel vague : "un jour") sur l'extrême relativité des idéaux.

Le premier quatrain pose d'emblée le paradoxe. Si, comme il est écrit au vers 2, "l'homme convié réagit en seigneur", alors il se montrera belliqueux, cruel, peu respectueux des droits de ses semblables. Il se conduira en guerrier, jaloux de ses conquêtes et avide de les étendre encore. On voit mal comment "la paix, l'amour et la justice" pourraient triompher en la circonstance, même avec une bonne volonté souveraine (comparatif de supériorité : "On espérait [...] voir un monde meilleur").

Les allégories ("Perverses, les saisons lézardent l'édifice", "des égarements le temps est fossoyeur", "les maux d'une usure complice") et l'effet de rupture entre imparfait et présent ("Ce qui s'échafaudait" / "S'écroule") avalisent l'échec, trop prévisible, d'une impossible gageure : les trois idéaux mentionnés plus haut se retrouvent désacralisés, démonétisés, foulés au pied ("La Colombe [...] maudite", "Cupidon corrompu", "Thémis écrouée aux fers").

Porté par la tristesse de la saison (titre : "Inspiration d'automne"), le poète nous livre ici une morale glaçante : un abîme infranchissable sépare nos rêves pleins de noblesse et la réalité beaucoup plus triviale de notre nature (entête : "Désillusion d'utopistes", allitérations en r, métaphore : "Les nobles visions qui hantaient les esprits / Sont des immenses bois par l'automne flétris", comparaison : "tombent les espoirs comme des feuilles mortes").

Merci pour ce partage !

   Donaldo75   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Un passage éclair pour laisser un rapide commentaire sur ce poème classique dont la forme est vraiment réussie; il y a en plus une tonalité qui met le lecteur en orbite et ce dès le premier vers:

"En ce monde girant sur son orbe factice"

Bravo !
Je suis impressionné, comme souvent avec toi.

Donaldo

   Vincendix   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
Il ne faut pas se faire d’illusions, l’humanité est encore loin de la perfection, nous sommes encore dans un âge primitif, peut-être dans quelques dizaines de siècles la paix règnera sur terre, si ce grain de sable existe encore.
Comme d’habitude, un écrit sans faille et, sous forme de sonnet ce qui convient à un tel sujet et lui donne une réelle force.
Vincent

   Robot   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe évocation ou l'automne est prétexte à évoquer l'usure des jours, la nostalgie des espoirs perdus et des idéaux égarés.

Je ne choisis rien dans ce texte ou toute l'expression et la poésie forment un ensemble à retenir. (Et je pardonne le "double" monde du 1er quatrain)

Une des plus belle réussite de l'auteur.

   Cristale   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je comprends ces deux fois le mot monde en ce sens que le "monde girant sur son orbe" évoque la planète et que l'espoir de voir "un monde meilleur" représente l'ensemble de l'humanité. Ce n'est pas une faute à mon avis mais une volonté de l'auteur.

Un regard empreint de tristesse, une vision où le poète décline ses vers sur fond de mélancolie.

La mélodie des mots me fait entendre les pleurs d'un violon.
https://www.youtube.com/watch?v=s_evk_N0ARE

Un très joli sonnet Hananké.

   Francis   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A l'automne de ma vie, à l'heure du bilan, je ressens comme l'auteur une certaine désillusion, une certaine tristesse. Mon royaume "d'Utopie" et ses bourgeons , ses boutons d'espérance que j'ai tant voulu voir éclore n'est plus qu'une forêt dépouillée, une terre aride que d'autres devront ensemencer d'espoirs, de rêves de bleuets. Que l'amertume, l'usure de novembre laissent refleurir les perce-neige pour les printemps de mes petits-enfants. J'ai particulièrement aimé le dernier tercet. Il serait facile (je crois) d'éviter la répétition du mot "monde" dans le premier quatrain. Un beau poème pour la qualité de la plume et les idées qu'il véhicule.

   emilia   
21/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand « paix, amour, justice » n’offrent plus que désillusions : la première est « maudite », le second « corrompu » et la troisième mise « aux fers »… ; un sonnet magistral dont la chute imagée clôt parfaitement cette belle inspiration automnale…

   LEPOETEPOETE   
5/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
superbe sonnet en sachant que la plupart des poèmes sont souvent tristes ou pessimistes , cependant quand c'est parfait il faut le dire, la poésie est si rare dans la vie de chaque jour et nous avons besoin de vrais poètes dans notre société, bravo


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