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Poésie néo-classique
Hananke : Interrogations
 Publié le 10/03/19  -  24 commentaires  -  773 caractères  -  336 lectures    Autres textes du même auteur

À mon petit Tom.


Interrogations



Si l'automne un matin s'éveille au son des cors,
La biche disparaît vers un autre rivage...
Mais que deviendras-tu, mon petit cœur courage,
Quand un hiver blafard aura glacé nos corps ?

Lorsque nous resterons d'historiques décors
Pour ton esprit dolent réduit en esclavage
Par le mauvais sommeil d'un génome sauvage,
Qui te prendra la main pour tes derniers efforts ?

Seras-tu cette feuille esseulée à la cime
Qui frissonne et frémit jusqu'à l'instant ultime
La faisant s'envoler enfin vers l'infini ?

Le doute m'interroge, avide et délétère :
Mais que deviendras-tu, mon rêveur solitaire,
Toi qu'un égarement génétique a puni,

Quand toute ta famille aura quitté la Terre ?


 
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   Corto   
14/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le fondement de ce poème semble être ce vers:
"Toi qu'un égarement génétique a puni,".

Il s'agit donc de la souffrance de parents devant l'avenir incertain d'un enfant qui ne peut guère accéder à l'autonomie. Car un jour les parents disparaîtront.

Les images utilisées sont explicites et bien choisies.

Que dire de plus ?

   papipoete   
17/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Nous sommes là, auprès de toi petit Tom, veillant sur tes pas, sur les gestes que tu ne fais pas comme les autres enfants, sur ce sourire que tu arbores même quand tu as mal...mais quand nous ne serons plus, si toi tu vis encore, qui veillera sur tes jours et tes nuits ?
NB petit Tom " qu'un égarement génétique a puni ", vit par et à travers ceux qui l'entourent, et l'auteur qui le chérit, songe à l'après eux quand cette " feuille esseulée à la cime " frémira, finira par s'envoler .
Les alexandrins déroulent leurs mots, que le papa ou papi, ne trouverait pas la force de prononcer, et nous percutent au coeur !
Je vois un " classique " parfait !
papipoète

   domi   
18/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très émouvant poème sur l'inquiétude de parents envers un enfant dépendant.
Le premier tercet évoque cette inquiétude très poétiquement et de façon poignante !
J'ai trouvé l'écriture belle, servant bien le propos, avec deux tout petits bémols : l'inversion du 5ème vers un peu ardue pour moi, et l'association des mots "Le doute m'interroge" que j'entends comme redondante.

   Davide   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Je vois là un poème très touchant où le narrateur s'adresse à son enfant qui souffre d'une maladie génétique handicapante :
"Toi qu'un égarement génétique a puni" et "génome sauvage".
"Que deviendras-tu" quand nous serons plus là ? est l'interrogation du narrateur.

Il y a de magnifiques expressions, telle que "mon petit cœur courage" et de très belles images pour rendre compte de la fragilité de cet enfant (ou de ce fils, s'il a grandi), comme la comparaison avec la biche au début (une référence à Bambi ?)

Ainsi, pour moi, le premier vers du premier tercet : "Seras-tu cette feuille esseulée à la cime", avec une allitération en [s] (puis en [f] et [v] dans toute la strophe) porte toute la fragile délicatesse de ce petit Tom. C'est touchant !

Si j'aime un peu moins les mots "blafard" ou "dolent" (un peu pompeux, mais c'est vraiment un détail !), je trouve le rythme parfait, les rimes recherchées.
Bref, un sonnet très réussi.

Merci !

Davide

   Robot   
4/7/2019
Supprimé par moi même

   TheDreamer   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un sonnet quinzain (forme popularisée par le poète symboliste Albert Samain). Celui-ci a pris la forme d'un sonnet marotique : ABBA ABBA CCD EED auquel l'auteur a ajouté un quinzième vers médaillé (E).

Un poème tout de tendresse et d'inquiétude dont l'incipit comporte un jeu de mots : petit Tom/petit homme et qui dit la fragilité de l'existence des êtres et particulièrement celle d'un enfant dont l'auteur s'interroge sur le devenir après la disparition inéluctable de tous ceux encore présents pour le protéger.

Merci !

   leni   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
BONJOUR HAHANKE
IL Y A UNE BELLE UNITE DANS LES Choix de tes sujets et dans la façon dont tu les traites L'écriture est autrès haut de dire sur le fond et jamais un mot n'est excessif C'est de la poésie porteuse de séréniéJ'apprécie beaucoup
Ce poème est fait de questions qui nous interpellent
Mais que deviendras-tu, mon petit cœur courage,
Quand un hiver blafard aura glacé nos corps ?

Lorsque nous resterons d'historiques décors

Mais que deviendras-tu, mon rêveur solitaire,
Toi qu'un égarement génétique a puni,

je perçois une anxiété au travers de ces lignes

Elle est celle d'un homme qui réfléchit je t'ai suivi tout du long
merci pour ce moment choisi ma fidèle amité LENI

   Vincente   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'inquiétude et l'affection emplissent ce poème d'une touchante incertitude. Des questions arrivent et demeurent récurrentes dans le poème comme prégnantes dans la vie du couple. L'intention est pudique, attentive, élégante. La forme apporte la richesse d'un soin soucieux, correspondant à l'attention sans réserve apportée au quotidien à la santé difficile de l'enfant. Tout ici sonne juste.

   Castelmore   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Hananke,

«Mais que deviendras-tu, mon rêveur solitaire? »

Voilà la question, l’angoisse , le noeud du drame.

Et vous les présentez à nos yeux émus avec amour, délicatesse et douceur, sans acrimonie avec les mots du cœur et du poète.

Un grand merci

   PIZZICATO   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De façon très poétique, emplie de tendresse, est soulevée ici l'angoisse permanente de parents quant à l'avenir de leur enfant dépendant, lorsqu'ils auront disparu.

Bien sûr il y a la famille ; mais eux seuls possèdent l'amour et l'opiniâtreté indispensables pour veiller sur lui de la meilleure façon.

Un poème émouvant.

   STEPHANIE90   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Hananke,

votre poème ne peut laisser indifférent.
C'est le questionnement de chaque parent d'un enfant différent quel que soit le handicap physique et/où psychique.
Vous l'avez écrit avec la poésie du cœur.
"Mais que deviendras-tu, mon petit cœur courage,
Quand un hiver blafard aura glacé nos corps ?"
Soupir...
Merci pour ces beaux vers,

StéphaNIe

   Cristale   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des interrogations tellement sincères, tellement douloureuses...un poème qui parle vrai à mon coeur et à ma sensibilité.

La technique ? L'auteur sait.

Lire, et relire, des embruns au bord des cils.

Merci Hananké

Cristale

   chVlu   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un diamant de poésie, il y avait avec ce sujet toutes les occasions d'en faire trop, de ne pas en faire assez par retenue, d'en faire du lourd par une mauvais alliage de forme et de fond : mais dans ce texte tout est à sa place naturellement.
Des mots affûtés, des images limpides, des rimes comme des évidences : un travail d'orfèvre qui dans sa réalisation fait totalement oublier le labeur d'auteur. Il ne reste que des émotions pures.

   Hiraeth   
10/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un beau poème, universel par son thème (l'angoisse des parents vis-à-vis du sort de leurs enfants), efficace par sa forme maîtrisée et touchant par sa simplicité. J'ai personnellement un faible pour les poèmes du "Tu" (qui est infiniment plus intéressant que le "Je").

J'aime beaucoup l'image d'ouverture, ce parallèle avec la vigilance et l'autonomie des animaux, qui sans aucun doute savent mieux s'adapter aux cycles et aléas de la vie que beaucoup d'êtres humains. La métaphore des saisons est plus convenue, mais la mention cynégétique de la biche et les autres échos intratextuels au monde sauvage permettent de bien l'insérer dans l'économie du poème.

J'ai plus de réserve par contre pour le vers 5. Le verbe "rester" associé à l'adverbe interrogatif "lorsque" me paraît étrange et maladroit, sans que je ne puisse vraiment dire pourquoi. Peut-être à cause de l'idée de déroulement contenue dans ledit verbe. Quelque chose comme "Quand nous ne serons plus qu'historiques décors" me conviendrait mieux...

   sympa   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Votre poème est un cri du coeur tout en retenue :
Des interrogations d'un auteur angoissé par le devenir de son fils ( ou petit fils ? ) , quand les membres de sa famille ne seront plus de ce monde pour veiller sur lui .
De très beaux vers, émouvants qui ne laissent pas indifférent.

   Amelie   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne sais pourquoi j'ai cru lire "Quand toute ta famille aura quitté la vie".
Peut-être aurais-je préféré "vie" en place de "terre".
Deux allusions au gène, peut-être une est de trop.

Parce que lors du vers "par le mauvais sommeil d'un génome sauvage", j'ai reçu en plein cœur la raison de ces interrogations.
Et pourtant c'est "toi qu'un égarement génétique a puni" qui me semble le plus frappant.

Pour le reste soit l'essentiel, je ressens le poids de chaque mot, des images m'ont traversée, la question terrible du parent est criante et surtout, la sobriété si belle évite l'écueil du pathos. Merci Hananke pour cette superbe déclaration d'amour qui, une seconde, revêt l'habit de l'inquiétude.

   Quidonc   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voila une question essentielle pour tout qui est dans le cas. Hananke nous offre ici ses interrogations et sa détresse avec tellement de délicatesse et de retenue.
Sans tomber dans le piège du pathos, on ressent bien l'inquiétude des parents et la fragilité de l'enfant. Un sonnet tout en finesse.

Merci de ce partage

   Anje   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau et très touchant texte qui laisse sur une réflexion "que deviendras-tu". Une seule question, lancinante. Avec ou sans enfant puni par un égarement génétique, on ne peut qu'être ému.

   Lebarde   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Hananke,

Sensibilité,délicatesse, pudeur et surtout grande inquiétude sur l'avenir d'un proche fragile qui a besoin d'un environnement familial attentif.Tout est dit dans ce poème plein d'émotion.
Personne n'est éternel et indispensable et on se doit de faire confiance aussi aux autres et dans ce cas à ceux qui resteront.
La 3ème strophe laisse entendre que votre désir serait de lui survivre?


Les vers que vous avez écrits sur ce difficile sujet m'ont touchés.

   senglar   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,


C'est un sujet douloureux parce que vous ne laissez pas entrevoir d'aitres solutions que la vôtre. Il n'est pas douloureux en tant que situation elle-même car je suis bien persuadé que ce petit Tom n'est pas malheureux de sa situation elle-même ni ses parents qui redoublent d'amour. Cette poésie redouble d'amour comme l'eau sourd des profondeurs. Je me demande cependant pourquoi toujours penser à l'avenir, il gâche le présent. Il sera toujours temps pour le petit Tom au cas où... les solutions s'élaborent au fil du présent et le moment venu elles nous surprennent toujours mais elles sont là pour ceux qui aiment car il y a toujours autour de ces/cet enfant/s un cocon d'amour et pléthore d'aimants.

Vivre chaque instant comme un morceau d'éternité. D'ailleurs ne sont-ce pas Tom Thumb puis le Petit Poucet qui ont sauvé leurs parents chacun à leur manière et à tour de rôle, Je ne puis croire que ce "petit Tom" soit dû au hasard. Il est une chance et non seulement se tire d'affaire mais tire d'affaire les autres, sa famille qui l'aime comme lui aime sa famille,, ses frères, ses soeurs et aussi ses parents.. Bref ce sont ces enfants-là qui sauvent leurs familles. Mais ce poème-ci prouve que vous en êtes oh combien d'accord :) Pour tout dire je préfère Tom Thumb à Tom Pouce...

A Dieu vat !

Ne pas douter de l'humain, il est légendaire.


Senglar de Brabantie

   emilia   
11/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après un premier poème déjà dédié au petit Tom intitulé : « Un sourire » et quel éclatant sourire pour votre petit « Angelman », malgré la douleur et l’injustice révoltante exprimées, se succèdent d’inquiétantes interrogations sur son avenir : que va-t-il devenir, qui lui prendra la main à « ce petit cœur courage » ?
L’angoissante question se renouvelle au dernier tercet, au plus fort de l’émotion, car c’est elle qui nourrit le plus d’anxiété, ce que l’on comprend et partage quand on sait l’immense tendresse et l’affection déployées autour de cet être fragile et qui sensibilise davantage sur le fait que tant de réformes sont encore à réaliser pour soulager les familles démunies quand rien n’est encore prévu pour prendre le relais après elles…

   Miguel   
12/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau poème où l'amour crie plus fort que l'angoisse. C'est lui qui domine, et on le sent dans tous les termes qui caractérisent ce malheureux enfant. Les questions demeurent, et renforcent le pathétique du texte. On éprouve à le lire une émotion qui n'est pas seulement esthétique mais qui relève de l'affect. On est ému. je retrouve ici, sous une forme poétique, les inquiétudes récurrentes d'une voisine qui vit ce drame. Cette réalité, hananke l'exprime ici avec un art que ne peut atteindre que la sincérité, le vécu.

   jfmoods   
12/3/2019
Ce sonnet quinzain en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement féminines et presque exclusivement consonantiques.

J'aurais mis une virgule en fin de vers 10.

Les futurs et futurs antérieurs, associés à trois questions ouvertes et et à une question fermée, esquissent de poignantes lignes de fuite. Les allitérations (r, v/f) manifestent la violence, la rudesse de la perspective tandis que les deux seules rimes vocaliques du poème (vers 11 et 14), rimes grinçantes, véhiculent l'immensité abyssale d'une douleur. Le locuteur est réduit à la passivité face à cette situation inéluctable (allégorie et pronom personnel sous sa forme complément : "Le doute m'interroge, avide et délétère").

Merci pour ce partage !

   Lhirondelle   
13/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Particularité de ce sonnet avec un quinzième ver venant souligner presque marteler « l'après » et toutes les interrogations légitimes qui en découlent.
Des mots qui vont droit au cœur, des métaphores pleines de douceur malgré cette injuste punition génétique. Des alexandrins impeccables servent subtilement la situation, les métaphores comme une caresse sur ce questionnement grave qui revient en leitmotiv. Nul dilemme, seule une question. Beaucoup d'humanité, de tendresse, d'amour transpirent à l'encre de vos mots qui ont touché mon cœur de maman et de mamie.
Bien à vous et à votre petit rêveur.


Oniris Copyright © 2007-2019