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Poésie classique
Hananke : L'orchidée
 Publié le 21/02/17  -  20 commentaires  -  696 caractères  -  500 lectures    Autres textes du même auteur

La plus belle de toutes ?


L'orchidée




Des papillons posés sur un mât de misaine
Éclairent de leur aube un gaillard élégant,
Sise comme la nef à la voile voguant
La fleur semble ondoyer sur la table d'ébène.

Des tropiques issue à l'époque lointaine
Pour apporter le rêve ou le charme opulent,
La belle conquérante a le geste galant
Qui la fait des séjours devenir souveraine.

Paraissant vivoter dans un pot de substrat,
De la hampe fragile affirmant l'apparat,
Une pure merveille émane de l'hybride,

Un mystère qui, seul, appartient au destin
Et qui cesse, éphémère expirant un matin,
Dans un flétrissement léger de chrysalide…


 
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   Donaldo75   
28/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Voici un sonnet très réussi, imagé au possible tout en restant compréhensible pour le vulgaire lecteur que je suis.

J'ai bien aimé les images navales (mat de misaine, aube, nef, voile, tropiques) ou qui incitent au voyage, le rôle des papillons, et plus largement le vocable utilisé (souveraine, hampe, apparat) pour décrire cette beauté. La communion avec la nature va également dans ce sens.

Bravo !

Merci pour la lecture,

Donaldo

   papipoete   
3/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Rapportée des tropiques pour égayer les salons opulents, l'orchidée semble vivoter dans son pot à l'étroit, jusqu'au jour où elle éclot, resplendissante !
Mais un matin, telle chrysalide ouverte, la belle aura cessé de vivre, à jamais flétrie .
NB la fleur est bien présentée comme il sied à son rang de merveille, là sur un mat de misaine comme autant de papillons ici posés, et s'envoleront pour laisser à nu la hampe défleurie .
Les alexandrins du premier tercet brillent particulièrement, mais les nombreuses inversions ( des séjours devenir ... ) par exemple, peuvent heurter les puristes !
papipoète

   Anonyme   
23/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'aime beaucoup cette orchidée qui devient le navire par lequel elle fut apportée dans nos salons.
L'image est gracieuse et bien rendue.
Je note toutefois quelque faiblesse dans le premier vers du premier tercet. Autant les quatrains nous emportent dans un monde onirique avec des images bienvenues, autant ce premier tercet nous ramène brutalement à des considérations terre à terre si j'ose m'exprimer ainsi et le vers "Paraissant vivoter dans un pot de substrat" ne me paraît pas heureux pour continuer la magie instaurée par les quatrains.

Le dernier tercet en revanche "reprend la main" sur l'esprit de poésie avec ce beau "flétrissement léger de chrysalide"

Bravo, c'est une belle poésie !

   Robot   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle description de cette fleur au multiple facette. Celle décrite ici vient des tropiques. J'ai apprécié la comparaison avec la voile et le mat pour cette splendeur qui hélas finira par s'éteindre, beauté disparue dont on attendra la renaissance.
Ce poème peut être aussi l'occasion de célébrer les orchidées plus discrète de chez nous, dont certaines peuvent être admirées dans la nature mais dont la disparition risque d'être définitive. Surtout, surtout, ne les cueillez pas ! L'orchis mascula protégée dans certaines régions, notamment dans les prairies de montagne.

Sur la composition, un des deux "qui" du second tercet aurait pu être évité.

   leni   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des papillons posés sur un mât de misaine
Éclairent de leur aube un gaillard élégant,
Sise comme la nef à la voile voguant
La fleur semble ondoyer sur la table d'ébène.

cette comparaison est d'une belle élégance Et l'orchidée est un leurre
pour les insectes En Provence on peut admirer l'orchidée bourdon

Mais surtout ne pas la cueillir
Helas tant de beauté est éphémère


Un mystère qui, seul, appartient au destin
Et qui cesse, éphémère expirant un matin,
Dans un flétrissement léger de chrysalide…


JOLI JOLI j'ai revu le parc de SINGAPOUR

MECI pour cette belle évasion


Salut amical Leni

   Mona79   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un sonnet aussi élégant que l'orchidée elle-même. Loin d'être aussi éphémère que vous le dites, la fleur s'épanouit pendant 2 longs mois au moins, ouvrant gracieusement ses fleurs l'une après l'autre pour le plus grand plaisir des yeux. Certaines variétés sont plus éphémères, en effet, et leur parfum est étonnant car cette fleur en principe n'en possède pas. Merci pour cette belle évocation de l'une de mes fleurs préférées.

   Michel64   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De très beaux vers que l'on peut dire à haute voix pour en apprécier l'élégance. Rien n'accroche en bouche. Voilà pour ce qui est de la musique.
Pour le sens, le mot "sise" très administratif, m'a gêné un peu.
J'ai moins aimé "Paraissant vivoter dans un pot de substrat, "
peut-être "S'accrochant à la vie dans son pot de substrat" mais bon, je chipote.
De même "affirmant l'apparat" me paraît un peu forcé.
Merci pour ce, néanmoins, beau poème.
Michel

   Cristale   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"La plus belle de toutes" ? Pour moi c'est oui incontestablement.

Voici un sonnet qui rend un bel hommage à cette fleur si différente des autres. J'ai le bonheur d'en rencontrer lors de balades dans les Pyrénées atlantiques. Elles sont toutes petites, comparées à celles issues de cultures sous serres qui trônent dans nos salons mais toutes sont magnifiques de délicatesse quelles que soientt leurs origines

Et la vôtre, ô combien jolie, a fleuri mon matin d'une poésie enchanteresse.

La technique ? bof, trop petits détails pour les souligner.

Je ne rajouterai donc rien, sinon que j'aime passionnément votre poème.

Bravo et merci Hananke !
Cristale

   Vincendix   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
L’orchidée, une jolie fleur mais je la préfère sauvage plutôt qu’en pot où elle parait artificielle. Une certaine espèce pousse sur un site proche de chez moi, une merveille !

Un beau sonnet, peut-être un peu « maniéré » dans les vers 3, 5 et 8, une préciosité qui s’oublie à la lecture des tercets, c’est l’’essentiel.
Vincent

   PIZZICATO   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'écriture et les images sont aussi élégantes que ces fleurs magnifiques.
" Des papillons posés sur un mât de misaine "
" Un mystère qui, seul, appartient au destin
Et qui cesse, éphémère expirant un matin,
Dans un flétrissement léger de chrysalide… " Un superbe tercet.

   plumette   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le premier quatrain est aussi élégant que la fleur qu'il décrit et permet d'entrer dans ce poème avec l'envie d'en lire plus.

J'ai pensé que l'aube était l'aube blanche du communiant. Il me semble que vous avez choisi de décrire une orchidée blanche bien que sa couleur ne soit à aucun moment évoquée de façon directe.

le mot éphémère au dernier tercet m'a un peu déroutée car je suis toujours stupéfaite de la résistance de ces fleurs et de la durée incroyable de leur fleurissement.
Par contre, il y a quelque chose d'étrange dans le fait qu'elles se flétrissent très vite. Un jour glorieuse et le lendemain piteuse!

une bien belle évocation!

   Anonyme   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke... J'ai bien aimé ton orchidée "domestique" et la comparaison avec une "nef à la voile voguant" même si cette inversion n'a pas mon suffrage. Sais-tu que l'orchidée est une plante vivace, tout au moins les sauvages qui repoussent chaque année sur nos dunes pour mon plus grand plaisir ?
Bref, un très bon sonnet à l'écriture classique sans faille pour décrire une merveille de la nature... Je n'en demande pas plus !
En attendant Mai et la repousse de mes sauvageonnes je garderai précieusement la tienne en mémoire...
Merci !

   emilia   
21/2/2017
Un bel hommage pour cette fleur de perfection qui évoque la séduction et l’élégance à travers sa riche palette de formes et de coloris, chacune pouvant délivrer son message de beauté et d’amour en se faisant admirer avec passion : une fleur « souveraine » aux ailes de papillon et qui n’est que « pure merveille »… ; merci à vous pour cette agréable lecture et cette belle composition…

   Anonyme   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Est-elle la plus belle ?
En tous cas moi j'adore les orchidées, elles m'inspirent, avec leurs formes en papillon, et comme si cela ne suffisait pas, les couleurs parachèvent la comparaison, pour finalement, ne faire qu'un.
Très jolie poésie, toute en finesse, colorée, à l'image de l'orchidée, et du papillon.
Il ne manque que l'arôme, mais en fermant les yeux...
Une bien belle description que vous nous offrez là, où d'une simple fleur posée sur la table, vous avez su peindre un tableau somptueux.

   Anonyme   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un sonnet savamment élaboré et très joli à la lecture. J'apprécie le travail autant que la délicatesse des vers, à l'image de l'orchidée.

Un grand bravo !

Wall-E

   archibald   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème d’un grand classicisme, à tel point que cela m’a évoqué Hérédia ; sans doute la métaphore du bateau, les tropiques, le rêve, la conquérante… Mais l’on peut aussi penser à quelque chose de plus moderne (le pot de substrat), comme si Francis Ponge avait décrit l’un de ses objets sous la forme d’un sonnet. Un style précieux cependant, qui nous éloigne du XXème siècle. Très joli dernier vers.

   jfmoods   
22/2/2017
Ce sonnet en alexandrins est constitué de rimes embrassées, suivies et croisées, riches et suffisantes, majoritairement masculines.

La perception initiale, métaphorique, de l'orchidée s'alimente d'un réseau de correspondances marines ("un mât de misaine", "gaillard", "nef", "voile", "voguant", "ondoyer", "tropiques") trouvant leur source dans la lointaine terre d'origine de la fleur. Cependant, l'homonymie du mot "nef" ouvre parallèllement le champ plus subtil d'un cérémonial mystique tel qu'il s'accomplit dans une église (éléments d'un décor : "aube", "table") et dont les lépidoptères butineurs endossent les rôles de communiants. L'orchidée, par la pureté de ses lignes, se mue alors en divinité à laquelle la nature rend un culte.

Parallèlelement, le topos de la femme-fleur se déploie dans toute son élective beauté
("élégant", "le rêve", rime signifiante : "charme opulent", "geste galant", périphrase : "la belle conquérante", nom commun éminemment élogieux : "souveraine"), tandis qu'un contexte historique et social se dessine en filigrane.

Construits en une seule phrase, les deux tercets ont pour fonction de rendre compte des processus d'efflorescence et de défleuraison de l'orchidée. Un jeu antithétique vigoureux (participes présents : "Paraissant vivoter" / "affirmant l'apparat") matérialise d'abord le miracle d'un épanouissement qui porte à son comble le ravissement du spectateur (hyperbole : "une pure merveille"). Un effet de contraste (double subordonnée relative marquant le changement de perspective : "qui", "Et qui") et la mise en incise de la métaphore ("éphémère expirant un matin") préparent, quant à eux, la chronique d'une mort annoncée.

Un jeu filé d'allitérations ("b" / "p", "f", "v") et d'assonances ("a", "é" / "è") contribue au charme particulier de ce sonnet. Au dernier vers, les trois occurrences du "l" et l'écho éloigné des deux dentales ("t", "d") emportent le mystère indicible de la fleur.

Merci pour ce partage !

   Proseuse   
25/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Ha! moi qui aime le charme, la discrétion et la désuétude de la pâquerette et du bouton d' or , voilà que vous me donnez la beauté impériale et la perfection de l' orchidée ! ( sourire)
Vous avez su en tout les cas lui donner l' envergure que certainement elle mérite et votre poème est tout à fait réussi !
me dresserez-vous un jour avec autant de brio, le portrait du charmant bouton d' or ou de la si attachante pâquerette ?? ( re- sourire!)
Merci en tout les cas pour le partage !
à vous relire bientôt

   Miguel   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a quelque chose de Ronsard dans la célébrations de la fleur et quelque chose de Heredia dans les métaphores de la navigation ; ces références font honneur à l'auteur de ce délicieux sonnet.

   Somnium   
5/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Le poème est très délicat, à l'image que l'on se fait d'une orchidée. Tout est superbement décrit, jusqu'à la toute fin, où l'orchidée se meurt.

J'ai pris énormément de plaisir à lire ce sonnet.


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