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Poésie classique
Hananke : Le bouleau
 Publié le 01/07/15  -  12 commentaires  -  814 caractères  -  354 lectures    Autres textes du même auteur

Quand elle t’a quitté, des regrets fossoyeurs
Couvrirent tes vingt ans d’une barrière épaisse
Pour que son souvenir jamais ne disparaisse
Et hante par saison tes murs intérieurs.


Le bouleau



Tu t’allonges rêveur sous la ramure tendre,
Ombrage remuant issu du pilier blanc,
Et là, malgré l’abri d’un soleil accablant,
Le mirage renaît par ta voix d’un méandre
De ta vie : un prénom que nul ne doit entendre
Mais que lui seul connaît, ton vieux bouleau tremblant.
Et quand le soliloque émane des cellules,
Pour taire ou modérer les mots que tu fabules,
Penché sur ta pensée au comble de ses feux,
Il s’ébroue, il frémit et frôle tes cheveux
En un vif et discret frissonnement d’abeille
Qui doucement éteint tes engouements ardents.
Inestimable ami qui sait prêter l’oreille,
Il a dans le jardin des airs de confidents
Car même si le vent bat sa robe vermeille
Il se laisse cingler sans desserrer les dents !


 
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   bipol   
8/6/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
quelle délicate écriture

je suis vraiment touché

par tant de beauté

sans parler des estampes

que vous peignez avec grand soin

vos mots m'enchantent

j'ai vraiment adoré

   papipoete   
18/6/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
le bouleau est l'ami de cette âme en peine; ce confident qui garde pour lui ces secrets confiés. L'arbre l'abrite du soleil accablant pendant qu'il évoque ce prénom, objet de tous ses tourments.
Et même si " le vent bat sa robe vermeille ", jamais il ne rompra son serment.
Du coeur gravé à son écorce, aux souffrances confessées à son tronc, l'arbre écoute, tend sa ramure...
Bel exercice classique, avec par exemple les 2 derniers vers si forts!

   leni   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Inestimable ami qui sait prêter l’oreille,
Il a dans le jardin des airs de confidents

Et le bouleau écoute et puis il s'en rappelle LUI "Le pilier blanc".... Pour
taire ou modérer les mots que tu fabules

Belle écriture Sobre Paisible Dédié à votre confident
MERCI POUR CE MOMENT
Salut cordial Léni

   Anonyme   
1/7/2015
Bonjour Hananke
J'aime beaucoup les sonorités et l'harmonie de ce poème.

Peut-être aurait-il gagné à être découpé en strophes : deux sizains suivis d'un quatrain. Mais ça se discute et tu as préféré présenter ces seize alexandrins en bloc pour donner une impression de continuité dans le cheminement de tes pensées.

S'il fallait n'en retenir que deux vers, je choisirais ceux-ci

"Il s’ébroue, il frémit et frôle tes cheveux
En un vif et discret frissonnement d’abeille"

Ton papillon était déjà une incontestable réussite, mais avec ce bouleau, tu grimpes d'une marche sur l'escalier qui conduit au Parnasse.

Merci Hananke et bravo

   Robot   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Rien à redire sur la construction de ce poème. Seulement tiqué sur les derniers vers.
La robe vermeille du bouleau ? Je vois plutôt le bouleau gris avec des tâches sombres mais peut-être existe-t-il une essence de bouleau que je ne connais pas.
Les dents d'un bouleau ? Je comprends le bouleau qui prête l'oreille, qui semble écouter alors qu'un bouleau qui serre les dents ? je ne vois pas vraiment l'image ou la métaphore mais il fallait bien une rime à confident.
Mais tout ce qui précède est à mon goût.

   Alexandre   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Hananke, salut ! Au premier vers j'aurais préféré "tendre ramure" que j'aurais fait rimer éventuellement avec murmure... OK, j'ai rien dit ! La suite est agréable et j'imagine très bien ce bouleau en confident même si le vers suivant...Et quand le soliloque émane des cellules... ainsi que la robe vermeille et les dents qu'il ne desserre pas me laissent un peu dubitatif...
Ecriture classique sans faille et ces deux vers qui me plaisent beaucoup...
Inestimable ami qui sait prêter l’oreille,
Il a dans le jardin des airs de confidents...

Ce n'est sans doute pas le meilleur poème né de ta plume mais c'est un bon texte, sans surprise mais non pas sans charme...

Edit... Suite aux explications de l'auteur sur un point qui me chagrinait, la robe vermeille, je revois logiquement mon appréciation à la hausse... Errare humanum est, perseverare diabolicum !

   Francis   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des vers qui expriment la complicité entre l'arbre et celui qui en recherche l'ombre. L'homme et le bouleau partagent des secrets, des instants de vie, des confidences. Sa présence est apaisante. De belles images poétiques comme "car même si le vent bat sa robe vermeille...en un vif et discret frissonnement d'abeilles."

   Cristale   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tu t’allonges rêveur sous la ramure tendre,
Ombrage remuant issu du pilier blanc,
Et là, malgré l’abri d’un soleil accablant,
Le mirage renaît par ta voix d’un méandre
De ta vie : un prénom que nul ne doit entendre
Mais que lui seul connaît, ton vieux bouleau tremblant.

Et quand le soliloque émane des cellules,
Pour taire ou modérer les mots que tu fabules,
Penché sur ta pensée au comble de ses feux,
Il s’ébroue, il frémit et frôle tes cheveux
En un vif et discret frissonnement d’abeille
Qui doucement éteint tes engouements ardents.

Inestimable ami qui sait prêter l’oreille,
Il a dans le jardin des airs de confidents
Car même si le vent bat sa robe vermeille
Il se laisse cingler sans desserrer les dents !

Bonjour Hananké,
Pour mieux lire à l'écran, j'ai fait une coupe en strophes de 6/6/4. (ce qui n'enlève rien à la présentation de l'auteur qui est parfaitement correcte).
Je me suis régalée de ce soliloque sous cet arbre détenteur de tant de secrets. Soliloque car je pense que c'est l'auteur qui expose ses propres pensées, il pourrait s'agir aussi d'une autre personne désignée par ce "tu".
Fasse le sort que nul ne l'abatte jamais, que ce soit les mains de l'homme ou les doigts du vent.
Seize vers, cinq rimes, puis-je me permettre cette légèreté ? Joli "bouleau" Hananké !

Cristale

   Anonyme   
31/8/2015
Bonjour Hananke
Joli tableau, ce poète qui parle à la seconde personne du singulier de lui et de son confident.
« Engouements ardents. » là, j’ai eu du mal, il fallait une rime et qui ne s’est jamais trouvé face à ce dilemme.
La chute ne manque pas d’humour
Comme vient de le dire Cristale: « Joli boulot »

Merci pour ce partage.

   laralentie   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Non, non ! Surtout pas de coupe !
Laissons les vers/sens s’enlacer, s’entremêler, s’enchevêtrer. J’aime la douce confusion qui règne dans ce poème, l’impression que le bouleau évoque tout à la fois l’arbre, bien sûr, mais aussi l’homme lui-même avec« pilier blanc », « vieux bouleau tremblant » et la femme « la ramure tendre », « sa robe vermeille ».
L’usage de la deuxième personne renforce l’équivoque. Le « tu » qui dit à la fois « je » et « tu » donne l’effet d’une fusion entre les personnages masculin et féminin de manière très subtile.
J’aime moins les vers 3 et 7.

   lala   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,
Voilà un poème très respectueux de la forme classique, et plutôt fluide, même si je ne suis guère convaincue par les vers 7 et 12.
L'image du bouleau qui serre les dents pour conclure, renvoie à des images de puissance, de résistance, de fermeté. Je ne retrouve là ni "la ramure tendre" ni le "vieux bouleau tremblant".
J'ai aussi une remarque toute personnelle sur l'enjambement "De ta vie". Il me semble difficile de maintenir un e muet sur méandre pour lire dans un seul souffle "méandre de ta vie". Faut-il lire le vers 4 en treize pieds vocaux ?
Merci.

   PIZZICATO   
1/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Penché sur ta pensée au comble de ses feux," " Il a dans le jardin des airs de confidents ".

" un prénom que nul ne doit entendre Mais que lui seul connaît, ton vieux bouleau tremblant." Cet arbre a certainement connu celle qui est partie...
Un très beau poème.


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