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Poésie contemporaine
Hananke : Le canal de ma vie
 Publié le 26/04/16  -  22 commentaires  -  1620 caractères  -  375 lectures    Autres textes du même auteur

On a tous un lieu qui nous marque.


Le canal de ma vie



J'aime la flânerie au long de mon canal,
Cet ami de jeunesse où sur ses berges folles
Je fis mes premiers pas de promeneur ; banal
Est son aspect mais fort le chant de ses paroles.

Ce familier me parle, au présent du passé,
D'un temps qui n'est ici que dans ma souvenance
Et que mes soixante ans n'ont jamais effacé ;
Malgré l'hiver muet, il n'est point de silence.

Il sut le caractère imprudent de l'enfant
Penché sur la psyché de l'onde prisonnière
Pour cueillir la massette ou le roseau bouffant…
Et s'abîmant dans l'eau de fort belle manière.

Il vit l'adolescent, utopiste habité
Par l'idéal de voir la justice à son heure
S'étendre sur le lit de la société…
Les rêves sont passés mais le canal demeure.

L'amoureux confia ses tourments, désespoir
Qu'il croyait à son âge éternel, près des rives
Et leur apaisement, il vint triste s'asseoir :
Sa peine se tarit aux ondes sédatives.

Et voilà que pensif, s'avance l'homme mûr,
En désir permanent et fort de poésie,
Il s'approche, voûté vers le terme futur,
Courbe que l'horizon, là-bas, aura choisie.

Maintenant que les croix ont envahi son bord,
Que reste sans effets l'attrait de ses rivages,
Il me plairait assez de retourner au port…
Ma Vie est un désert hanté par ses mirages.

Et sur le tain changeant du miroir onduleux,
Des visages connus m'apparaissent, paisibles :
En fantômes troublant les cieux sombres ou bleus
Ils m'attendent aux seuils des mondes invisibles.


 
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   StayinOliv   
15/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai aimé de bout en bout votre poème et votre canal, où j'ai plongé dedans, si je puis dire, dès le premier quatrain. Il démarre à l'enfance pour se terminer à la vieillesse et au delà. Le fil directeur, à travers ce canal, est très bien exploité de par ses composants ( l'eau, sa couleur, le rivage, l'onde.. ) et personnalise le temps qui passe inexorablement. Bravo !

   troupi   
16/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un peu longuette cette poésie, pour mon goût, mais elle est assez bien écrite pour qu'on l'accompagne jusqu'au dernier vers qui clôt admirablement l'histoire.
"On a tous un lieu qui nous marque." je pense que c'est exact et quant-à-moi j'en ai même plusieurs et si je songe à l'un d'eux c'est à peu près avec les ressentis que me provoque votre écriture : un mélange de douceur nostalgique et d'images sépia.
Merci pour ce partage.

   GilbertGossyen   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce texte est magnifique empreint de poésie et d'une profonde mélancolie. Il y a un parallèle, je trouve, entre l'eau du canal et la vie. Toutes deux s'écoulent et leur cours est émaillé d'événements plus ou mois marquants.

"Et sur le tain changeant du miroir onduleux,
Des visages connus m'apparaissent, paisibles :
En fantômes troublant les cieux sombres ou bleus
Ils m'attendent aux seuils des mondes invisibles."

Un message de paix et d'espoir pour l' "après" ?

   luciole   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,


Bon, pour faire un piètre mot, je dirais que vos alexandrins sont de la plus belle eau !
Le poème dans son entier ne manque certes pas de charme, agréablement nostalgique sans tomber dans la mièvrerie.
Juste comme il faut.

   Marite   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke ! Dès le troisième quatrain votre poème m'a rappelé celui que j'avais écrit, un jour où, comme vous je suppose, m'était venu le besoin de me pencher sur le cours du Temps, de manière générale.
Au fil des vers vous nous faites parcourir les différentes étapes traversées par le canal de votre vie.
L'ensemble se parcourt sans difficulté mais j'ai eu un arrêt au quatrain suivant :
" L'amoureux confia ses tourments, désespoir
Qu'il croyait à son âge éternel, près des rives
Et leur apaisement, il vint triste s'asseoir :
Sa peine se tarit aux ondes sédatives."
Une difficulté à lier l'ensemble au troisième vers " Et leur apaisement, ..."
Mes strophes préférées sont la seconde et l'avant dernière.

   Robot   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
A la fois élément concret et métaphore, a la fois décor et cheminement j'ai aimé suivre le narrateur au long de ce canal ou l'on perçoit, nostalgie plus que regret, douceur plus que tristesse, volonté plus qu'apitoiement.
Un texte riche de ses vers, de son vocabulaire, de son expression, de ses images. Je dirais qu'on vogue de l'un à l'autre des quatrains sans anicroches.
Je suis enthousiaste.

   diptyque   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’ai beaucoup aimé ce poème, vraiment. Sa musicalité, son rythme lent, comme ralenti par le poids des années. Et puis les mots, très bien choisis cette fois…comme quoi certains sujets …
Vous rentrez au port ou plutôt vous revenez jeter l’ancre dans ce canal aux eaux calmes, psyché, il reflète vos changements mais également témoigne qu’au fond vous êtes resté le même. Chacun possède un lieu bien à lui que votre poème lui rappelle.
Le deuxième quatrain est superbe, il dit tout.
Merci pour cette lecture

   emilia   
26/4/2016
Les âges de la vie au gré d’un canal familier qui se fait miroir du temps passé et confident intime de l’enfant imprudent, de l’adolescent utopiste, de l’amoureux tourmenté jusqu’à l’homme mûr pensif et nostalgique qui fait le compte des parents et amis disparus, les prenant à son bord pour l’accompagner vers « le terme futur » avec le désir de retourner au port… » sur cette triste conclusion pleine de sensibilité poétique : « Ma vie est un désert hanté par ses mirages »…

   leni   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonsoir Hananke
Le canal qui est la référence d'un devenir L'auteur se confie un peu voire très nostalgique C'est un écrit qui coule de source avec tout
au log de très belles images J'ai beaucoup aimé


ces quatre vers situent le rapport affectif de l'auteur


Ce familier me parle, au présent du passé,
D'un temps qui n'est ici que dans ma souvenance
Et que mes soixante ans n'ont jamais effacé ;
Malgré l'hiver muet, il n'est point de silence.

et des tranches du passé sont évoquées
enfant adolescent l'amoureux l'homme mûr
ET en guise de conclusion
Il me plairait assez de retourner au port…
Ma Vie est un désert hanté par ses mirages.

Belle ouvrage Excellent moment de lecture
Merci Salut cordial LENI

   lala   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

L'eau qui coule et coule encore symbolise bien sûr la permanence du temps et le flux de la vie. Vous y avez ajouté des mots, des souvenirs, un pas un peu las mais une fois encore qui vous emmène vers votre fidèle confident pour décharger le poids de pensées douloureuses.

   Cristale   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir,

J'ai suivi les flots réguliers de ce poème et les pensées au fil de l'eau que délivre le poète avec pudeur et nostalgie.
Toute une vie se reflète dans le moiré des souvenirs, de l'enfant qui fait ses premiers pas aux visages flous des aïeux disparus.

De beaux quatrains assurément sur un thème qui me plaît particulièrement.
L'alexandrin est un vers en voie de disparition. À ceux qui l'aiment de le protéger de l'extinction :)

Bravo et merci Hananke !
Cristale

   papipoete   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour hananke ; Vous avez dit ne présenter vos poèmes dorénavant en " contemporain " pour ne point vous attirer les foudres de ceux que " l'alexandrin " parfait rebute ?
Je lis ci-dessous un texte à la forme que vous affectionnez, où je ne trouve pas de " faute " !
Et vous narrez votre flânerie dans un français, que j'aimerais manier avec d'aussi riches tournures que les vôtres !
Je ne puis relever un vers en particulier, sinon je les citerais tous !
Que voilà une écriture " classique " s'accommodant fort bien à cette toile moderne, que malgré votre " grand âge " vous nous peignez d'une plume de maître !

   Anonyme   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Hananke... Excellente suite de quatrains dont on se demande pourquoi ils ne figurent pas en Classique...
Passons sur la catégorie, qu'importe le flacon !
J'ai apprécié le parallèle entre le courant du canal et les différentes périodes de la vie... Chronologie bien menée !
Un seul point me chagrine... Je verrais bien l'inversion des deux derniers quatrains car il me semble que celui-ci ferait une meilleure chute :

Maintenant que les croix ont envahi son bord,
Que reste sans effets l'attrait de ses rivages,
Il me plairait assez de retourner au port…
Ma Vie est un désert hanté par ses mirages.

C'est toi qui vois, simple suggestion !

Merci pour cette balade au bord de ton canal familier...

   Anonyme   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Hananke,

Je tarde à commenter car je ne sais que dire... D'un si joli tableau que celui de la vie...

Ne vous laissez dicter aucune loi par d'autres... Et postez en classique en vers et contre tous !

Wall-E

   Vincendix   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je me joins au chœur des commentateurs pour vous féliciter !

Qui n’a pas dans sa mémoire un cours ou un plan d’eau et vos souvenirs ressemblent aux miens.

Quel plaisir de se promener sur le chemin de la vie au pas de ces vers bien construits et tellement évocateurs.

   PIZZICATO   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Ce familier me parle, au présent du passé, " voilà une jolie tournure pour évoquer le cheminement des époques de la vie : " L'enfant, l'adolescent, l'amoureux, l'homme mûr "

" Ce familier me parle, au présent du passé,
D'un temps qui n'est ici que dans ma souvenance
Et que mes soixante ans n'ont jamais effacé ;
Malgré l'hiver muet, il n'est point de silence. " j'aime beaucoup cette strophe.

" Penché sur la psyché de l'onde prisonnière " fort belle image, entre autres...

   Anonyme   
26/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Hananke

Superbe poésie !De beaux souvenirs et de belles confidences coulent le long des rives de ce canal .....comme s'écoule la Vie .
On peut y lire un soupçon de nostalgie du temps qui a jalonné cette vie de l'enfance ...à l'âge mûr !
Les trois derniers quatrains sont émouvants car ils font trait au terme futur ....au terme de sa longue flânerie !

merci

   Gemini   
27/4/2016
Merci. Je viens de comprendre pourquoi j'ai soixante berges.
Par pure curiosité (non malsaine), j'aimerais savoir combien il faut de temps pour peaufiner un tel texte.
C'est si bien tourné, et comme on ne parle pas tous comme on écrit, je me demande quel effort cela coute.
Comme tout le monde, je me joins aux louanges, et je vous laisse un passage de La Bruyère qui résume ce que je pense de cet écrit :
(2) Il faut chercher seulement à penser et à parler juste, sans vouloir amener les autres à notre goût et à nos sentiments ; c'est une trop grande entreprise.

   bolderire   
1/5/2016
Commentaire modéré

   jfmoods   
27/4/2016
La ponctuation du vers 21 m'intrigue. La virgule à l'hémistiche n'exige-t-elle pas une seconde virgule avant l'adjectif qualificatif « pensif » ? D'autre part, le rythme de cette strophe m'inclinerait à mettre plutôt un point virgule en fin de vers.

Ce poème de huit quatrains en alexandrins, à rimes croisées, suffisantes et riches, avec alternance de masculines et féminines, m'évoque immédiatement, par sa thématique, ce passage de "Art poétique" de J.L. Borges (traduction de Caillois)...

"Se pencher sur le fleuve, qui est de temps et d'eau,
Et penser que le temps à son tour est un fleuve,
Puisque nous nous perdons comme se perd le fleuve
Et que passe un visage autant que passe l'eau."

La métaphore du titre ("Le canal de ma vie") annonce l'assimilation, au fil du poème, de l'eau (champ lexical : "canal" x 2, "berges", "massette", "roseau", "rives" "rivages", "port", métaphores : "la psyché de l'onde prisonnière", "ondes sédatives", "le tain changeant du miroir onduleux") au temps qui passe (métonymies : "mes premiers pas", "mes soixante ans", périphrases : "l'enfant", "l'adolescent", "L'amoureux", "l'homme mûr"). Le contre-rejet ("banal / Est son aspect...") et l'antithèse ("Les rêves sont passés mais le canal demeure.") marquent la prégnance du lieu pour le locuteur, tandis que deux diérèses ("société", "confia") traduisent la charge d'idéal nourrie par ce dialogue intime sans cesse réinvesti (métaphore : « le chant de ses paroles », adjectif démonstratif : « Ce familier me parle », négation : « il n'est point de silence »). À l'entame de la cinquième strophe, le présentatif ("voilà que") prépare le basculement progressif de la perspective vers l'effacement (participe passé : « voûté », futur antérieur : « aura choisie », présence de la mort : « les croix », « fantômes », expression à sens figuré : « retourner au port », métaphores : « Ma Vie est un désert », « aux seuils des mondes invisibles »).

Merci pour ce partage !

   Lulu   
27/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

je trouve qu'un poème est réussi quand il projette et nous permet de projeter dans notre imaginaire des images. Ici, on y est. On vous suit dans la promenade, en y mêlant notre propre canal... et les sentiments affleurent.

J'ai ressenti une belle nostalgie dans ce texte qui a pour effet de nous entraîner.

J'ai beaucoup aimé le jeu des rimes, par ailleurs.

Plus je relis ce poème, plus je me dis qu'il est magnifique. Je le trouve très bien construit dans la forme, et très suggestif dans le fond.

Bravo.

   GuyMauve   
2/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Remarque préliminaire : je ne comprends pas le classement de ce texte en "poésie contemporaine".

Au premier vers, pourquoi n'avoir pas supprimé le hiatus en renforçant l'allitération en "l" évocatrice, en même temps que le rythme et la musicalité ( § LE Long des goLfes cLairs § ).
Ensuite, la construction des vers 2 et 3 me semble grammaticalement incorrecte, et je ne crois pas qu'elle puisse être considérée comme une licence ou une figure de style : écrite en prose, sans inversion et simplifiée, la section de phrase concernée donne : le canal où je fis mes premiers pas sur ses berges... "où" se rapporte au "canal", pas à "ses berges".
En revanche, le contre-rejet est habilement amené par les allitérations en "m" et "p", qui, imprimant au vers le rythme lent du marcheur, le conduisent tout naturellement à "banal". Bravo ! donc, Monsieur !

En deuxième strophe, la proposition incidente n'est pas "fermée" (il manque la virgule après "présent") et "souvenance", qui ne s'emploie que dans les expressions "à ma souvenance" et "avoir souvenance de", répond en grande pompe à l'appel de la rime.
En revanche, je trouve le "dialogue" en écho des premier (nostalgique) et dernier vers (mélancolique) remarquable de subtilité.

Avec la troisième strophe commence une chronique des âges de la vie de l'auteur au fil du canal.

Je ne suis pas sûr que "bouffant" et "de fort belle manière" qualifient au mieux, respectivement, le roseau et la chute de l'enfant (là encore... l'appel de la rime !) qui, par ailleurs, ne "s'abîm(e)" pas (il ne touche pas le fond), à moins qu'il faille l'entendre dans son troisième sens, mais alors, le lien avec le premier vers disparaît. MAIS, je crois que je viens de comprendre : les vers sont liés par paires, c'est bien ça ?... les pairs et les impairs ensemble !... je retire tout (sauf "bouffant") et applaudis, donc !
Toutefois, au vers 2, je trouve le premier hémistiche assez disgracieux, mais l'image de "la psyché de l'onde prisonnière" pleine de "VPA" ( Valeur Poétique Ajoutée ) !

La strophe 4 me semble assez faible, fade, rapportée au niveau de l'ensemble ; le thème, commun, de l'adolescence révoltée y est traité sans grande originalité sur le fond ni beaucoup de raffinement du langage.
En outre, le lien entre l'homme et le canal s'y distend fortement.

La ponctuation de la 5ème strophe nuit grandement à sa fluidité et sa compréhension...
Permettez-m'en donc cette correction :
<< L'amoureux confia ses tourments - désespoir
Qu'il croyait, à son âge, éternel - ; près des rives
Et leur apaisement, il vint, triste, s'asseoir... (...) >>
Au niveau syntaxique, il manque au premier vers le pronom personnel "lui" (pour le canal) et l'ellipse sur "de" (... "leur apaisement") ne fonctionne pas puisque l'article auquel elle se rapporte est au pluriel ("près DES rives et [des] leur apaisement" : non ; près DE la rive et [de] son apaisement : oui).
Au contraire, les contre-rejets des deux premiers vers illustrent adroitement le propos par la rupture de rythme qu'ils provoquent en coupant en deux les seconds hémistiches.
Enfin, le dernier vers est superbe !

En strophe 6 - je vous épargne la "fermeture" de l'incidente du vers 1 -, je crois qu'il faudrait marquer davantage la pause et la séparation à mi-chemin ( ";" pour clore le vers 2 ), bien que "s'approche" ne fasse que répéter "s'avance".

La chronique s'achève ici... mais, malgré "les cieux sombres", le meilleur reste à venir...

Sur les deux derniers vers, je ne vois rien d'autre à dire que : Beaudelairien !... Magnifique !
( ne laissez personne vous mettre des guillemets, Monsieur ! )

   Vincente   
22/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir Hananke,
Tenté à priori par votre titre, bien que légèrement inquiet par le mot canal qui n'est pas très excitant, j'ai cru, au début me perdre dans sa coulée, tant la mélancolie étouffait mon émotion. Et puis les trois dernières strophes, m'ont remis à flot dans votre pèlerinage, et graduellement, m'ont rendu au puissant plaisir du souffle final, avec en particulier ces 3 vers :
"Il me plairait assez de retourner au port...
Ma vie est un désert hanté par ses mirages.
Et sur le tain changeant du miroir onduleux,
etc..."
J'ai repris au début et en deuxième lecture, vos mots m'ont mieux parlé, m'ayant ouvert l'écoute que je n'avais adoptée la première fois. Peut-être est-ce moi qui n'était pas prêt, peut-être est-ce la cadence douce et mélodieuse qui n'a pas su attiser ma curiosité, dissimulant ainsi les attraits de votre texte sympathique ?
Concernant les différentes remarques syntaxiques et autres d'ordre académique, les lecteurs précédents me semblent avoir été exhaustif. Je ne vous donne donc que l'effet émotionnel que m'a produit cette très touchante évocation.


Oniris Copyright © 2007-2018