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Poésie classique
Hananke : Le lys
 Publié le 28/02/21  -  11 commentaires  -  990 caractères  -  228 lectures    Autres textes du même auteur

https://www.la-couronne.org/histoire/veritable-histoire-couleurs-drapeau-francais/

Bannière astrale.


Le lys



Blanc, rose, or, nuancier d'un peintre allégorique,
Les coloris diffus sur les horizons verts,
Comme des arlequins, égayent l 'univers
Des jardins et gazons de la maison classique.

Agrémentant les lieux avec subtilité,
En misant sur l'attrait d'une fleur en trompette,
Le lys archangélique à la ligne parfaite
Suscite le regard du flâneur invité.

Il élève très haut la hampe de sa coupe
Qu'il tend comme une offrande au peuple bruissant,
Essaim d'azur, des prés, des bois, effervescent
Par les allers-retours continus de sa troupe,

Où chaque baladin se gorge de senteur,
Bouquet harmonieux fleurant des étamines
Qu'il pille de larcins, voltigeantes rapines,
Au calice dans l'air enivré de liqueur.

Et par les attributs de sa beauté florale,
De son rayonnement dans les enclos étroits,
Il est depuis jadis le symbole des rois,
Étoiles embrasant une bannière astrale.


 
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   Donaldo75   
19/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai trouvé dans ce poème une bonne composition, agréable à suivre et propre au niveau de la forme, sur un thème pas souvent traité. L'exergue m'a appris quelque chose et le poème l'a bien accompagné. Certes, l'ensemble sent parfois l'exercice de style mais si c'est le cas, si ce poème s'avère le résultat d'un exercice d'atelier d'écriture poétique, et bien il est réussi car la forme, la rigueur du classique, les règles ancestrales appliquées à quatrains n'empêchent pas la lecture, ne la rendent pas engoncée dans un carcan apoétique. C'est un peu comme de la pure peinture figurative; le regard du spectateur - ici le lecteur en espace lecture - accroche ou pas.

   Myo   
28/2/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un écrit complexe, aux phrases longues et un peu alambiquées notamment l'ensemble du 3e et 4e quatrain.
Il m'a fallu plusieurs lectures pour bien discerner à qui se rapportaient les adjectifs, les compléments.

Cela a gâché mon impression de l'ensemble.
Le travail est minutieux et fouillé mais les mots sont engoncés dans un carcan guindé.

J'aime beaucoup "l'essaim d'azur, des près, des bois" et les " voltigeantes rapines"

Moins poétique la diérèse de bruissant

   Angieblue   
28/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Hello,

Le lys est joliment conté par une écriture qui dévoile tous ses attraits comme le ferait un peintre sur un tableau.
C'est majestueux.

En ce sens, j'ai trouvé parfait le premier quatrain.
Bien vu ce "peintre allégorique" et la comparaison avec des "arlequins".
J'ai beaucoup aimé cette envolée picturale.

Joli également le second quatrain et particulièrement:
"Le lys archangélique à la ligne parfaite
Suscite le regard du flâneur invité."

Excellent aussi les deux premiers vers du 3ème quatrain:
"Il élève très haut la hampe de sa coupe
Qu'il tend comme une offrande au peuple bruissant."
On retrouve le côté majestueux du "lys archangélique".
Très beau aussi ce "peuple bruissant" qui invite à la rêverie comme plus haut cette image de "flâneur invité".

Jolie aussi la description de l'effervescence de ce "peuple bruissant" pour clore le passage.

La quatrième strophe, j'ai eu du mal à la comprendre même si j'ai trouvé très belle, et dans la continuité de ce qui précède, l'image du calice. Le 3ème vers est un peu lourd avec cette histoire de larcin et de pillage.

Et enfin, superbe la dernière strophe où éclot divinement toute la splendeur royale du lys.
La symbolique royale a subtilement été amenée par la description majestueuse contenue dans les strophes précédentes.

C'est vraiment du très bel ouvrage!

   Arsinor   
28/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Grammaire sinueuse plutôt qu'alambiquée, richesse canalisée plutôt que corsetée. Un beau poème... au le sujet un peu maigre. On aurait lu l'arrachement des lys à la Révolution.

   papipoete   
28/2/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
Le lys, fleur des rois qui s'élève tout en haut de sa hampe, comme pour dire " voyez-vous alentour plus beau que moi, plus majestueux que moi ? " Mais le bel ne fait pas la fine fleur, quand de toute part on le butine, s'approchant ainsi tout près du Roi...
NB il y a bien un cousin à ce fier végétal, le liseron que l'on pourrait annoncer à la cour " Monsieur Convolvulus
- pour vous servir Majesté ! "
Mais ce pâle parent, traîne la savate au ras du sol, et jamais ne s'étalera sur un étendard... malgré ses trompettes !
L'auteur nous peint de savantes couleurs cette fleur, particulièrement gâtée par Dame Nature, de par son allure, ses senteurs...
La 3e strophe est particulièrement démonstrative, à travers ce point de rendez-vous des butineurs de tout poil !
Techniquement, je vérifie au cas où... une diérèse loupée, une césure pas à sa place, singulier/pluriel ; rien n'a faire ! tout colle, comme d'habitude !

   ferrandeix   
1/3/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
J'avoue que ce poème me paraît préfabriqué pour la rime. Je ne vois que des phrases bizarres au sens approximatif. L'inconvénient est que le lecteur - pour ce qui me concerne - ne peut adhérer à aucune image car apparaît toujours un terme qui paraît rapporté, déplacé, incongruent. Le poème, si l'on se réfère à la finale, est censé expliquer en quelle circonstance le lys est devenu la fleur des rois, ce qu'infirme le contenu du poème dans son ensemble car on n'y voit nulle explication claire. L'ensemble donne l'impression d'un poème mallarméen, hermétique, mais je ne pense pas que c'était le but de l'auteur.

En positif, néanmoins, la prosodie sur laquelle je ne vois rien vraiment à redire, et sur le plan euphonique rien non plus ne me choque vraiment. Pourquoi finalement ne pas le concevoir comme un pur exercice de prosodie, voire une démonstration également d'euphonie (pas totalement tout de même sur l'euphonie, mais presque)

   sympa   
1/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Belle description poétique et très imagée de cette fleur, symbole de la royauté historiquement parlant, mais aussi, comme précisé dans ces vers classiques parfaits, le lys, par ses " coloris diffus", sa forme en trompette, "sa ligne parfaite" et son parfum, suscite le regard et l'admiration des passants, et décore les jardins.

J'ai beaucoup aimé, entre autre, ces vers:

"Comme des arlequins, égayent l 'univers"

"Il élève très haut la hampe de sa coupe
Qu'il tend comme une offrande au peuple bruissant" et le 4è quatrain .

Une description complète et fidèle du lys dont j'ai apprécié le rappel historique dans les deux derniers vers.

Écrire une poésie, ici sur le lys, n'est pas chose aisée (du moins pour moi), l'auteur s'en est très bien sorti .

   Robot   
1/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai hésité à me prononcer sur ce poème. Globalement j'en ai apprécié le thème et la composition. Cependant je me suis interrogé sur certaines expressions qui ont désorienté ma lecture.

Par exemple:
C'est quoi une "maison classique" ?
Beauté florale, pour un lys est-ce que ça ne fait pas un peu pléonasme ? Un peu comme dire beauté aquatique pour de l'eau.
Piller de larcins: Je ressens la même tendance au pléonasme.

Concernant Bruissant,
C'est souvent le problème avec les diérèses en fin de vers, mais ici Bru-i-ssant, est tout à fait conforme à la règle classique

Je rapporte ci-dessous ce que j'ai trouvé dans Littré:
"Bruissant:
L'imparfait ancien et grammatical de bruire est je bruyais ; toutefois l'usage commence à en introduire un autre :
Les insectes bruissaient sous l'herbe, BERNARDIN DE ST-PIERRE ...
La ville.... Bruissait à ses pieds comme une ruche pleine, LAMARTINE...
Ce serait absolument un barbarisme si cet imparfait ne s'appuyait sur son analogie avec bruissement. Pour que bruissement se soit établi, il faut supposer une conjugaison irrégulière et fautive, qui a pris ce verbe comme si, s'écrivant bruir, il se conjuguait sur finir, et d'après laquelle l'imparfait je bruissais s'est formé.
C'est de la même façon qu'on a fait un participe bruissant, et un subjonctif que je bruisse.


Finalement, un texte que j'ai aimé parcourir plusieurs fois, également pour son thème, preuve qu'il ne m'a pas laissé indifférent.

   Jackim   
1/3/2021
Je sens l'effort, l'application, la contrainte des rimes et constate un manque évident de fluidité. Nuancier sans diérèse, je ne l'aurais pas cru, mais l'auteur semble maîtriser son sujet. Quelques "accrocs" arlequins- égayent, bouquet harmonieux. Des liaisons à faire, type --étoiles embrasants-- qui gênent la lecture. De plus on est à la frontière de l'emphase. C'est une histoire de goût, sûrement mais ce poème ne m'a pas séduit.

   emilia   
1/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une fleur tellement magnifique, au parfum puissant et si riche par sa symbolique qu’il semble bien difficile d’en cerner toutes les facettes, depuis sa floraison au jardin, où elle se distingue par sa taille et son allure majestueuse, la variété de ses coloris, l’offrande généreuse de son pollen aux insectes, brièvement sa pureté définie par le terme « archangélique »… ; seuls les deux derniers vers font référence à l’exergue explicitant l’origine de son symbole royal, autant de raisons de figurer en bonne place sur de nombreux tableaux, religieux ou historiques, que le nuancier du peintre a pu célébrer d’une façon stylisée et allégorique…

   emilia   
1/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une fleur tellement magnifique, au parfum puissant et si riche par sa symbolique qu’il semble bien difficile d’en cerner toutes les facettes, depuis sa floraison au jardin, où elle se distingue par sa taille et son allure majestueuse, la variété de ses coloris, l’offrande généreuse de son pollen aux insectes, brièvement sa pureté définie par le terme « archangélique »… ; seuls les deux derniers vers font référence à l’exergue explicitant l’origine de son symbole royal, autant de raisons de figurer en bonne place sur de nombreux tableaux, religieux ou historiques, que le nuancier du peintre a pu célébrer d’une façon stylisée et allégorique…


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