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Poésie classique
Hananke : Le peuplier [Sélection GL]
 Publié le 24/08/18  -  17 commentaires  -  828 caractères  -  229 lectures    Autres textes du même auteur

Hauteur, hauteur.


Le peuplier [Sélection GL]




Souvent enraciné le long d'une rigole,
Zébrure d'un canal saisissant le lointain,
L'arbre aux rameaux dressés, à la feuille créole,
Exhibe le maintien du serviteur hautain.

L'avez-vous découvert, l'apothème d'espace
Entre la veine d'onde et le flanc du terroir,
Celui qui tend son doigt comme un premier de classe
Et prend son compagnon de berge pour miroir ?

– Le peuplier, pilier des longues perspectives,
Sentinelle d'un temps qui passe voyageur
Quand il est arrimé, sévère sur les rives,
Olympien sous le vent tel un peintre songeur.

Avec son mât qui porte encor plus haut la cime,
Le grand arbre se lance à l'assaut des éthers,
Brigantine bravant la tempête sublime,
Symbole de fierté méprisant les éclairs.


 
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   Eclaircie   
7/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un peuplier ne saurait se passer de mathématiques...(apothème, que je ne connaissais pas, merci !) mais pas non plus de la marine (brigantine, quel beau mot !)

Un très bel arbre, très bel écrit ; à lire et relire je ne sens pas de fausse note, de feuille ou rameau qui ne glissent harmonieusement.
J'en suis entourée des ces peupliers, alors plus sensible à votre écriture ?
J'aime le vocabulaire employé, soutenu sans être trop savant.
L'allitération du vers "Le peuplier, pilier des longues perspectives," n’était peut-être pas indispensable, son rendu enlève de la noblesse à l'ensemble ?

"méprisant les éclairs", ils ont tort, de nombreux spécimen vers chez moi ont disparu grillés par la foudre.

Bravo et merci du partage,
Éclaircie

   lucilius   
11/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, voici un texte à la belle verticalité et aux rimes perpendiculaires à ce peuplier exhibant sa crâneuse domination. J'ai beaucoup aimé la personnalité dont vous le parez mais attention : la brigantine étant une voile, pas un mât, fait de l'ombre au grand arbre et douter du sujet "symbole de fierté méprisant les éclairs".

   Damy   
11/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Vous m'aurez appris du vocabulaire: apothème et brigantine.
Il y a des expressions que je ne saisis pas très bien: la feuille créole (pourquoi créole ?); le serviteur hautain (le peuplier est au service de qui, de quoi ?); Olympien sous le vent tel un peintre songeur (j'ai du mal à trouver un peintre songeur olympien).

Autrement, dans l'ensemble, je trouve cet hommage au peuplier de bon goût et l'envolée du dernier quatrain tout à son honneur.
Merci.

   papipoete   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Parfois seul au bord d'une rigole, ou sentinelle veillant sans broncher, le peuplier au mat de Caravelle, se dresse fier dans l'éther et méprise les éclairs .
NB le grand arbre à qui rien ne fait peur, à part la tronçonneuse, semble un majordome que rien ne peut décrisper, un " Welsh Guard " de sa Gracieuse majesté, et tel le roseau de La Fontaine plie sous la tempête mais ne rompt pas !
Pas besoin d'en rajouter, l'arbre sous la plume de l'auteur, dépasse et surpasse tout alentour, en vers éloquents !
la forme classique me parait sans faute !
papipoète

   leni   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjour Hananke
j'ai enrichi mon vocabulaire
C'est un bel hommage au peuplier qui flirte aux cimes
Et voici le personnage

L'avez-vous découvert, l'apothème d'espace
Entre la veine d'onde et le flanc du terroir,
Celui qui tend son doigt comme un premier de classe
Et prend son compagnon de berge pour miroir ?

J'aurais préféré
Celui qui lève un doigt comme un premier de classe

mais cette remarque est banale

Ce que j'ai aimé c'est l'ambiance créée bravo et grand merci

Salut cordial LENI

   PIZZICATO   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une kyrielle de belles images pour honorer cet arbre magnifique ; dont celles-ci que j'ai trouvées originales :
" Exhibe le maintien du serviteur hautain "

" Celui qui tend son doigt comme un premier de classe
Et prend son compagnon de berge pour miroir "

Une fort belle lecture.

   Willis   
25/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Apothème d'espace. Un segment d'espace ?
J'aurais préféré :
L'avez-vous découvert, dans ce petit espace
Entre la veine d'onde et le flanc du terroir,
Celui qui tend son doigt comme un premier de classe
Et prend son compagnon de berge pour miroir ?
La question est plus claire, ainsi.

Le peuplier garant, mieux que pIlier.
Brigantine est correct puisque vous parlez, là, de tout ce qui n'est pas le tronc.
En somme, vous avez la maîtrise de la versification, sans doute aucun, mais un style (sur ce poème) qui cherche par trop le lyrisme.

   TheDreamer   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli thème que celui-ci. Je songe aux vers de Victor Hugo dans son poème "Printemps" extrait du recueil : "Toute la lyre" qui évoque succinctement cet arbre :

"Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes".

J'aime ces vers en particulier :

"Celui qui tend son doigt comme un premier de classe".
"Le peuplier, pilier des longues perspectives".

Merci pour la découverte d'un mot. Je connaissais l'apophtegme, mais l'apothème je découvre (un terme de géométrie apparemment).

   Vincendix   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
Un plaisir de lire de tels vers bien ciselés et quand le sujet est un arbre, pour moi, ce plaisir est multiplié.
Le peuplier n’est pas mon arbre favori mais quand on le voit, rarement seul, on est certain qu’il borde une rivière ou un plan d’eau. Il abrite des nids de corbeaux mais il est souvent parasité par le gui.
Vincent

   sympa   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bel hommage au peuplier avec des images magnifiques.
Votre description est superbe, quand à la forme , rien à redire elle est parfaite !

   Cristale   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien loin de l'image des yeux rivés sur des écrans de toutes sortes, ici le narrateur élève nos regards vers ces grandes sentinelles en perspective.
Quelques termes que je n'ai pas compris "Zébrure d'un canal saisissant le lointain". J'ai beaucoup aimé "Entre la veine d'onde et le flanc du terroir," moins aimé "Olympien sous le vent tel un peintre songeur." Bien aimé aussi "Le grand arbre se lance à l'assaut des éthers,"

L'ensemble dessine un joli tableau bucolique où les mots pastels déposent délicatement leurs touches prosodiques et leurs couleurs poétiques.

Bravo et merci Hananké.
Cristale

   Mokhtar   
25/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce peuplier mérite bien d’être comparé au mât porte voile. Car c’est un seigneur du vent dont la feuille « tremble»à la moindre risée et qui se courbe sous la rafale, comme dans les tableaux de Monet (Serait-ce lui le peintre songeur ?).

Aligné par l’homme, l’arbre habille les canaux et en« zèbre » le cours, rangé au garde à vous (sentinelle) devant l’eau qui chemine. « Entre la veine d’eau et le flanc du terroir » : superbe.

Dans sa raideur de majordome, il se dresse. On dirait que c’est son métier : se dresser. Comme le doigt impatient. Sa rectitude et sa verticalité sont géométriques, comme ses alignements en perspective fuyant pour « saisir le lointain ».

Belle perception de la personnalité de cet arbre, avec bien des images évocatrices et parlantes.

Même si l’allitération ne me convainc guère, je trouve ce poème bien tourné. J’attends toutefois les explications pour ces feuilles « créoles » qui dépaysent, tant l’environnement naturel de cet arbre respire le septentrional.

Mais beau bouleau !(pardon).

   jfmoods   
25/8/2018
Ce poème en alexandrins est composé de 4 quatrains à rimes croisées, suffisantes et riches, alternativement féminines et masculines.

J'aurais mis une virgule en fin de vers 10.

Même si le titre lève d'emblée tout mystère, un effet d'attente est ménagé avant la révélation du vers 9 (question fermée : "L'avez-vous découvert", périphrases : "L'arbre aux rameaux dressés, à la feuille créole", "l'apothème d'espace").

Le peuplier constitue le point d'ancrage d'un territoire bien défini (cadre spatial du marais : "enraciné le long d'une rigole", "Entre la veine d'onde et le flanc du terroir") et propre à l'inspiration picturale (métaphores : "Zébrure d'un canal saisissant le lointain", "pilier des longues perspectives", comparaison : "tel un peintre songeur").

L'obsédante verticalité (personnifications : "Exhibe le maintien du serviteur hautain", "Celui qui tend son doigt comme un premier de classe / Et prend son compagnon de berge pour miroir ?", "il est arrimé, sévère sur les rives, / Olympien sous le vent", "se lance à l'assaut des éthers", métaphores : "son mât qui porte encor plus haut la cime", "Brigantine bravant la tempête sublime", groupe nominal à visée laudative : "Le grand arbre", allégorie : "fierté méprisant les éclairs") et la prodigieuse durée (personnification et allégorie : "Sentinelle d'un temps qui passe voyageur") confèrent au texte une dimension éminemment épique.

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
25/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
ce poème me rappele un passage de la bible: le bon blé porte l'ivraie!
malgré quelques infines erreurs, ce poème, harmonieusement écrit, est très doux, très fluide quand on le lit.

dommage que j'aie d'autres portraits à finir, si non, je resterai là à le lire et relire jusqu'à ce qu'il cesse d'éveiller en moi une nouvelle harmonie à chaque lecture!

jerusalem
merçi

   Donaldo75   
27/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Je ne peux qu'applaudir devant cette poésie si bien composée dans la forme, si évocatrice, une merveille du genre. Le souffle classique est omniprésent et il séduit l'oreille et l'œil du lecteur que je suis.

Bravo !

Donaldo

   INGOA   
30/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
votre texte me rappelle un poème de Paul Verlaine, notamment dans ces deux vers :
Les peupliers profilent au lointain
Droits et serrés leurs spectres incertains…
Vous avez ajouté une personnalité et une âme au vôtre, noble et orgueilleuse. En tout cas, c'est ainsi que je le ressens.
Juste une observation que j'ai personnellement relevée, il est rare qu'un peuplier soit solitaire, surtout en bordure de canal ; mais je suis chipoteuse parfois.

   Castelmore   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Nous sommes transportés en Provence ... nous promenons en Toscane ... vibrons avec van Gogh devant cette majesté verticale dont vous personnifiez si bien les caractères et décrivez en termes appropriés l'apport si singulier aux paysages qu'il structure.
La rigidité du classicisme parfait de votre forme est à la mesure de ce géant à la fois familier et distant.


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