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Poésie classique
Hananke : Le planeur [Sélection GL]
 Publié le 04/08/20  -  18 commentaires  -  984 caractères  -  326 lectures    Autres textes du même auteur

Tableau d'été.


Le planeur [Sélection GL]




Notre ciel est empli de luisances stellaires
Qui naissent des lointains ou des noirs dénuements,
Mais plus proches aussi de charmes éphémères.

Toujours à rechercher parmi les éléments
L'endroit imperceptible où la beauté se cache,
Le poète est au guet des moindres mouvements.

Loin des exhalaisons que la ville recrache,
En ces lieux parcourus de cumulus ou d'or
Un planeur divaguait dans un éther sans tache.

D'un vol majestueux en orbes de condor
Il fissurait les cieux de la voûte estivale
Scintillement frappé du solaire décor.

Et, quand il s'exposait, nez contre la rafale,
Un sifflement strident de rapace excité
Accompagnait ses tours dans l'arène idéale.

Flambeau d'argent tenu par la légèreté,
Il mandait le témoin vers l'esthétique vraie
Faisant lever les yeux au dôme illimité,

Du grand tableau d'azur, insaisissable craie.


 
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   Eclaircie   
18/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un poème qui emporte mon enthousiasme, par le thème, par la forme (qui n'est pas celle que je préfère en poésie).
Présenté en classique, je lui souhaite de répondre à tous les critères, sans pourvoir en juger vraiment.(Je me suis cependant demandée si l'alternance des rimes féminines et masculines était obligatoire, en classique, et si les vers depuis le 16 à la fin étaient conformes)

Bien sûr, le mot éther est un peu récurrent en poésie; mais il me semble le seul de ce genre.
Tout est aérien dans ce texte, harmonieux et musical.
Le dernier vers est très, très beau.

J'ai vraiment apprécié la progression dans la description du ciel, du plus lointain à l'environnement proche du "Planeur" (qui plus est, est silencieux, détail important, pour moi).

Merci du voyage et du partage,
Éclaircie

   Lebarde   
20/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le sujet, très original, sur les évolutions d'un planeur dans un ciel pur éloigné des exhalaisons ( peut être y avait il mieux à trouver que ce vocable inélégant?) de la ville, est superbement traité par ce poème classique a priori sans faille.
De belles images poétiques, visuelles et sonores qui me plaisent bien.
" Un sifflement strident de rapaces excités" ( beau rendu avec cette succession de sons "s" sifflants).

A coup sûr l'oeuvre d'un(e) auteur(e) ayant une grande maîtrise de la poésie classique.
Je ne regretterais que quelques expressions qui donnent à l'ensemble un ton un peu trop emphatique à mon gré .

Joli travail d'une belle perfection d'écriture.

Merci

En EL
Lebarde

   Anje   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique

Une terza rima qui épouse bien la fantaisie du poète. A lire sur un fond de flûte de pan...

Le troisième tercet m'a paru laborieux. Peut-être à cause de "cumulus ou d'or" qui fit tituber ma langue. Ou bien mon esprit s'est-il égaré "loin des exhalaisons", "en ces lieux" et "dans un éther" ?
Au quatrième tercet, la rime interne (majestueux/cieux) mériterait d'être modifiée car elle peut faire ressentir une rupture de rythme.
Bien qu'alternant correctement les rimes féminines et masculines, les derniers vers de sonorités très proches (é, ê) me paraissent dommageables. En effet, elles apportent une sorte de lourdeur contraire au thème de la légèreté qui se ressent tout au long de la balade des yeux. Elles m'ont sorti du rêve alors que j'aurais aimé me réveiller doucement.

   Robot   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis laissé prendre à ce tableau du ciel animé par les courbes et les orbes d'un planeur. Je fais miennes les remarques concernant les 4 vers de fin, mais il ne m'ont pas empêché de gouter agréablement cette vision... en attendant que nous soit proposées les évolutions colorées d'une montgolfière !

   papipoete   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Hananke
Non point " dans la lune ", mais au contraire très éveillé et les yeux au ciel, le poète rêvait quand vint à passer un planeur dans un azur immaculé.
NB il faut " savoir " regarder au ciel, et s'extasier sur ses nuages aux formes animales ; voir un vol de rapace majestueux qu'un cri accompagne ; et ce planeur imitant le fameux oiseau " fissurer les cieux de la voûte estivale "... mais tout le monde ne sait pas lire dans les nues.
L'auteur si, et sans sonnet estrambot, sans sonner faux, il nous livre ici un bel ouvrage !
le sifflement de l'oiseau artificiel me revient en mémoire ; oui, oui le planeur siffle !
la 4e strophe est ma préférée, et l'ultime vers si bien trouvé !
Un " classique " dont je n'ai pas besoin de vérifier l'exactitude ; ce serait comme tâter si l'eau mouille !

   PIZZICATO   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Du grand tableau d'azur, insaisissable craie. " Une fort belle image pour clore ce joli poème où elles foisonnent.

" D'un vol majestueux en orbes de condor
Il fissurait les cieux de la voûte estivale
Scintillement frappé du solaire décor. " Un petit + pour ce tercet.

" Le poète est au guet des moindres mouvements. " Et vous avez su bien saisir celui-ci.

   Provencao   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dans ce ciel imperceptible, tel un poète aux aguets, je relève délicieusement : « Le vol majestueux en orbes de condor"


Dans ce flambeau d'argent, votre regard qui luit dans l'esthétique vraie, est la révélation de la contemplation .

Le chemin du tableau d'azur se dessine, sur la page blanche, comme le chemin de la vérité sans limites, sans fin.

Merci.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Corto   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Hananke,

A la fin de ce poème j'ai vérifié s'il n'y avait pas cachée une mention: 'à la manière de...' Par exemple 'comme on aurait pu déclamer au château de Versailles il y a quelques siècles'. Suis-je étourdi, il n'y avait pas de "planeur" à l'époque.

Le charme désuet des mots ici choisis me paraît incongru pour évoquer ce "planeur". J'apprécie éventuellement "l'éther sans tache" mais vraiment "la voûte estivale" ou le "solaire décor", c'est trop !
L'occasion me semble manquée de faire coïncider la forme et le fond.

L’antépénultième vers est un sommet du style adopté.

Je garde en positif "Le poète est au guet des moindres mouvements."

Bonne continuation.

   Myo   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une forme sans faille qui nous faire lever les yeux vers cet oiseau d'argent et en mesurer pleinement toute la légèreté et la beauté du vol.

Quelques choix sémantiques me semblent alourdir un peu l'ensemble
"L'endroit imperceptible..."
"Loin des exhalaisons..."
"Scintillement frappé..."

Mais du grand art, assurément.

Merci du partage.

   Cristale   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout semble avoir été dit alors c'est en planant que je passe au milieu des circonvolutions poétiques de cette jolie terza-rima assez peu présentée sur les colonnes oniriennes.

Il y a longtemps que je n'ai pas vu de planeur dans mon ciel, mais je peux admirer le vol des éperviers qui tournent en silence en décrivant, eux aussi, des cercles qui s'élargissent et se rapprochent, comme votre planeur :
"D'un vol majestueux en orbes de condor
Il fissurait les cieux de la voûte estivale
..."

Touchant de précision :
"Et, quand il s'exposait, nez contre la rafale,
Un sifflement strident de rapace excité
Accompagnait ses tours dans l'arène idéale."

L'on voit bien le poète :
"Toujours à rechercher parmi les éléments
L'endroit imperceptible où la beauté se cache,"

Un écrit éthéré qui laisse un sentiment de sérénité.

   GraddyChristine   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé la profondeur, le rythme( à la manière musicale ) dans ce texte...

bravo pour ce texte et
bonne continuation.

   solo974   
5/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
J'aime beaucoup votre terza rima.
Le ton est donné dès l'incipit : "Tableau d'été".
Ce tableau - donc - est extrêmement vivant et coloré ("luisances stellaires", "de cumulus ou d'or", "Scintillement", "Flambeau d'argent"), ce qui constitue un gros plus selon moi.
J'ai particulièrement aimé le second tercet, car il définit bien la quête du poète :
"Toujours à rechercher parmi les éléments
L'endroit imperceptible où la beauté se cache,
Le poète est au guet des moindres mouvements."
Bravo à vous et à vous relire !

   sympa   
5/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Tableau d'été original, une très belle description poétique et imagée des voltiges et acrobaties de ce planeur inspirant le poète "au guet des moindres mouvements"
La forme est parfaite, et le dernier vers magnifique, ainsi que le sixième et l'intégralité du quatrième tercet .
L'ensemble est beau, harmonieux, on se prend à rêver, on se laisse charmer par ce" grand tableau d'azur, insaisissable craie".

   Davide   
5/8/2020
Bonjour Hananke,

Beaucoup de belles choses dans cette terza rima, dont ce poète "au guet" des mouvements d'un planeur qui craie (ou crée) un sublime tableau d'été (oui oui, le verbe "crayer" - écrire à la craie - existe bel et bien !), la belle musique des alexandrins (coutumière de l'auteur), leur grâce un peu désuète, mais toujours aussi plein de charme.

Ce poème me fait beaucoup penser, en raison du point de vue adopté, au poème "Élévation" de Baudelaire, les derniers en particulier :

"...
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
"

Maintenant - et c'est ce qui me retient de vraiment l'apprécier - je lui trouve un air grandiloquent ; la beauté aérienne de l'évocation semble, paradoxalement, se noyer dans un trop-plein de "faste" et de "lustré", une emphase du verbe. C''en est presque trop... lourd. Enfin, c'est ainsi que je l'ai ressenti, et ce, même après plusieurs lectures... ;)

   Zeste   
6/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je rejoins tout à fait Davide quant à l’évocation du poème" élévation", le titre est séant à merveille et au fil de ma lecture il m'est revenu en mémoire, de façon toute naturelle, cette citation du même Baudelaire « ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière ».
Le planeur est de toute évidence l’esprit voltigeur du poète…

   pieralun   
6/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très joli poème qui m’encourage au commentaire.
Le propos léger ne suscite pas d’émotion particulière, mais le rythme, l’association des mots, les tournures grammaticales en font un texte très agréable à lire.
Juste une remarque infime si je puis me permettre, « rapace excité » ne colle pas avec le reste.
Sinon, bravo Hananke

   Anonyme   
6/8/2020
Bonjour Hananke,

Je ne vais pas noter ce texte pour cette raison idiote que pratiquant la discipline du vol en planeur mon avis serait vraiment mal venu pour d'évidentes raisons.

Il y a plusieurs contresens qui échappent au commun des terrestres mais rien que cela m'empêche d'avoir un avis débarrassé de toute subjectivité.

D'une part un planeur ne "divague" pas ; imaginer que lorsque vous êtes aux commandes de cet oiseau majestueux vous pouvez divaguer au gré des vents est une erreur ; c'est une discipline rigoureuse qui ne peut se satisfaire de cette description.
Quant à l'image du rapace excité c'est tout au contraire une image proche du "luxe calme et volupté" qu'il faudrait donner car il y toute raison et nécessité d'être calme et serein en altitude.
En revanche vous avez raison d'évoquer le sifflement de l'air qui est très présent en vol !

Quant à naviguer dans un éther sans tache, il vaut mieux tout de même quelques cumulus propres à créer des aspirations bienvenues pour faire durer le vol ! Les champs de blés mûrs sont certes aptes à provoquer de beaux ascenceurs mais tout de même !

Quant à figurer une craie sur le tableau d'azur soyons raisonnables, nous n'en sommes pas à laisser des chemtrails comme un avion à réaction :)

   Donaldo75   
6/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Rien à dire, il y a de la maîtrise dans ces vers qui ne s'arrêtent pas à la forme mais véhiculent un message - planant ? c'était trop tentant - dont je ne te ferai pas l'offense de le disséquer en long en large et en travers. Ce que j'aime dans cette poésie, ce sont les images transportées par un champ lexical riche et qui ne sent pas le préfabriqué au prétexte de sonner poétique. C'est quand même beau la forme classique quand elle est traitée de la sorte, qu'elle sert un fond magnifié par une prosodie sans failles et une tonalité indéniable.

Bravo !

Donaldo


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