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Poésie classique
Hananke : Les fesses
 Publié le 07/03/16  -  25 commentaires  -  1487 caractères  -  757 lectures    Autres textes du même auteur

Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant,
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité,
Gloire à celui qui dit toute la vérité.

G.Brassens


Les fesses




J'aime égoïstement les fesses féminines.
Quand elles tentent l'œil d'un profil ondulé
Ou la main, mon regard mesdames prend des mines
Devant ce fondement au port dissimulé.

La grosseur n'est jamais le sens de mes invites,
Non ! La robe tendue, inopportunément,
Qui les fait ressembler aux rondeurs des marmites,
Me déçoit ; amples, oui ! Mais sans débordement !

C'est l'agrume affleurant au verger des délices
Sous le voile tissé de la jupe qui vêt
Les arches plus ou moins vigoureuses des cuisses
Où naît au confluent une ombre : le duvet.

Il faut choisir : croquer les poires ou les pommes
À l'arbre de la chair ou celui des amours ?
Les sondages me sont approbateurs, les hommes
Préfèrent la reinette et sa peau de velours.

Que passent les étés sous les rayons de lune
Étendus sur un lit ! Marmoréens, les fruits
Deviennent par le rêve et la main dans la brune*
Un des sommets galbés de la chaîne des Puys.

Et, sur l'immaculé des cimes enneigées
Où la courbe du dos façonne le tremplin,
Sans les skis, je m'envole aux pistes imagées
Par les illusions du concave et du plein.

Ivre sur les hauteurs des doubles hémisphères
Je monte et redescends des espaces chéris
En recherche d'élans aux gloires éphémères
Qui ravissent les corps, les cœurs et les esprits.



* La nuit.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Ramana   
14/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je confesse que votre titre m'a interpelé. Quelle merveille que le corps de la femme, célébré par les peintres les photographes et les poètes... et aussi par tous ceux qui ne sont ni peintres, ni photographes et ni poètes, mais qui ont tout simplement le sens de la beauté plastique. Alors bien sûr, les goûts changent avec les époques, les peuples, les individus, et peut-être auriez-vous aimé les rondeurs affirmées si vous étiez né jadis.
Ayant comme vous cultivé cette passion depuis mes premiers boutons d'acné, je suis maintenant si féru en ce domaine que je peux y lire certains traits de personnalité, ce qui n'est ni plus ni moins qu'une forme de morphopsychologie !
Votre poème un brin coquin ne tombe pas dans le vulgaire, il est bien construit, et votre passion pour la cueillette et l'alpinisme est entretenue sans discontinuité d'une strophe à l'autre.

   GilbertGossyen   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Déjà que je les aimais beaucoup, là je les aime encore plus.
Quel bel hymne.

"Et, sur l'immaculé des cimes enneigées
Où la courbe du dos façonne le tremplin,
Sans les skis, je m'envole aux pistes imagées
Par les illusions du concave et du plein."

C'est superbe.

   Mauron   
18/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Juste un sourire à propos de votre astérisque, qui me semble tout de même des plus coquines!... Vous avez bien fait de préciser "in fine", qu'il ne s'agissait que de nuit et non de l'origine du monde. Certains, moins regardants, auraient pu lire "prune"...

   Alexandre   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Hananke ! Que tout ceci est bien dit sans jamais tomber dans la vulgarité... Tout comme toi, je suis un homme, rien qu'un homme, aussi quoi de plus naturel en somme que d'aimer ces rondeurs qui nous font tant rêver depuis qu'Adam croqua la pomme !
Une preuve supplémentaire s'il en était besoin que le classique peut s'appliquer à tous les sujets !
Bravo et merci !

   Anonyme   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Passer après l'ami Georges, que j’idolâtre et dont je connais bien l’œuvre, est un pari risqué : vous vous en tirez remarquablement.

Tout se lit avec plaisir ; des formulations heureuses abondent ; vous demeurez élégant et poétique sur ce sujet scabreux, comme aurait dit Bassens, justement.

Vous me permettrez cependant deux remarques :

"J'aime égoïstement les fesses féminines." : l'adverbe m'interroge ; je n'en saisis pas bien le sens dans ce contexte-là.

"Ou la main, mon regard mesdames prend des mines" : vers faible pour moi : il y manque d'une part des virgules encadrant "mesdames", et d'autre part, il me semble incomplet : "prend des mines" reste en suspens, il y faudrait une épithète.

A.

   papipoete   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Hananke ; vous aimez les fesses, féminines particulièrement ( c'est vrai que dans la glace, je me fais peur ) ; et vous les célébrez de manière savoureuse, non point graveleuse . Vous nous embarquez dans un voyage, où les découvertes sont érotiques, et même acrobatiques !
Je vous avouerai, pudiquement, que le buste ( féminin ) est d'Eve, l'atour que je chéris, que je vénère ! Il est, beauté, image symbolique ; et c'est tout contre lui, que le coeur gros, on vient se blottir .
" C'est l'agrume affleurant au verger des délices ", délicieux !

   Vincendix   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L’apologie des fesses féminines déclinée dans un poème très évocateur, je ne peux qu’adhérer à cet hommage flatteur et sans vulgarité.
La description de ce merveilleux paysage vallonné est sublime, le troisième quatrain est mon préféré.
Bravo et merci Hananke.

J’aimerais lire une version féminine de ce texte, nos « compagnes » sont également, parait-il, sensibles à cette partie de notre anatomie.

   PIZZICATO   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'autres l'ont dit déjà et je corrobore, une poésie un tantinet coquine sans jamais de vulgarité.
" amples, oui ! Mais sans débordement ! " Tout à fait d'accord ! La rondeur juste ce qu'il faut.

" Deviennent par le rêve et la main dans la brune* " Gare au quiproquo!


Amusant et plein de finesse.

   Francis   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Courbes, galbe, concave...se dévoilent sous un éclairage poétique qui évite le piège de la vulgarité. Abricots, reinette... parler de vous ainsi n'est pas un péché, le fruit est si mignon ! Chaque strophe célèbre sous un angle différent mais avec le même talent ces courbes qui fascinèrent sculpteurs, peintres et poètes.

   lala   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
Pas beaucoup de commentaires féminins...
J'apprécie vos mots et vos images, sensuels, troublants, mais délicats et dignes.
Ne vous sentez pas égoïste dès le premier vers, d'autres regards se partagent les mêmes fruits !
"... Marmoréens, les fruits
Deviennent par le rêve et la main dans la brune*
Un des sommets galbés de la chaîne des Puys."
Il me semble que "dans la brune" encadré de virgules, éviterait de lire "la main dans la brune" ...

   leni   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
a Hananke
ce qui me plait dans ton poème c'est le contraste entre l'idée et le mode d'expression rigoureuxJe vais citer les passagesqui m'ont beaucoup plu

C'est l'agrume affleurant au verger des délices
Sous le voile tissé de la jupe qui vêt
Les arches plus ou moins vigoureuses des cuisses
Où naît au confluent une ombre : le duvet.

Et ET


Et, sur l'immaculé des cimes enneigées
Où la courbe du dos façonne le tremplin,
Sans les skis, je m'envole aux pistes imagées
Par les illusions du concave et du plein.

C"est fignolé oui je m'envole aux pistes imaginaires
Je m'envoie en l'air apparait très grossier

Bravo l'artiste! ! !Merci et à laprochaine Salut amical Leni

   widjet   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Après "les jambes" et "les seins", l'auteur poursuit ses hommages anatomiques à la gente féminine. .

Voilà un texte qui, déjà supérieur au deux pré-cités (qui étaient déjà de bonne tenue) vaut bien également celui de Pierret Perret et sa chanson "Celui D'Alice" hymne au sexe féminin ! Hananke, je le savais déjà, est un auteur vraiment brillant, mais là je trouve qu'il s'est littéralement surpassé.

Sans lui faire offense, je ne m'attendais pas à ça de sa part.

C'est fin, délicat. Un plaisir des yeux doublé d'un hommage respectueux qu'une femme (intelligente, j'entends) devrait prendre comme tel.

Si tout est formidablement bien écrit, ce quatrain surpasse les autres

Et, sur l'immaculé des cimes enneigées
Où la courbe du dos façonne le tremplin,
Sans les skis, je m'envole aux pistes imagées
Par les illusions du concave et du plein.


Bref, un bijou d'élégance.

Widjet
(auteur K.O)

   Pieds-enVERS   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke

On ne peut que vous pardonner d'aimer égoïstement nos fesses ....vous le faites si bien !
Quel éloge superbe , peut-être même à faire naitre des vocations de marmiton
"qui les fait ressembler aux rondeurs des marmites "! rire !

il y a certains quatrains qui m'ont bien fait rire ..tel que
"Et, sur l'immaculé des cimes enneigées
Où la courbe du dos façonne le tremplin,
Sans les skis, je m'envole aux pistes imagées
Par les illusions du concave et du plein."

Excellent d'humour et de poésie ....et puisque vous parlez
" du sommet galbé de la chaine des Puys "...je me permets de compléter

"Le moins hardi se contente de les admirer de loin
l'audacieux se risque à approcher ses douces courbes
l'insensé ose caresser ses pentes
le fou se glisse au plus profond se son intimité
cette belle sait qu'elle en tentera plus d'un " ( Nicole Voilhes ....sur les Bala Dômes )

   Anonyme   
7/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Hananke,

De délicieuses fesses... enfin, des fesses "ondulées", pour reprendre vos propres termes, qui "tentent l'oeil", certes, comme vous le dites très justement...

De belles images, finement ciselées, pour un poème "classique" de haute volée, donc bravo !

Bien à vous,

Wall-E

   Cristale   
8/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Vous nous présentez un superbe "blason", poème qui a pour sujet une partie du corps telle que jambes, seins, visage etc... Albert Mérat (1840-1909) a consacré tout un recueil de sonnets élégants à cette forme assez peu connue.

Un poème, qui ne souffre pas de sa forme est dans le fond bien agréable :)

De jolies tournures et des formules bien rondes donnent à votre plume une élégance gironde.

Bravo et merci !
Cristale

   Arielle   
8/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dès le titre on entre d'emblée au coeur du sujet, l'auteur n'y va pas par quatre chemins : il les aime, il le dit et le dit bien.
Tout le verger y passe, agrumes, pommes et poires rien n'est trop savoureux pour évoquer son Eden, même pas les sommets galbés de la chaîne des Puys. On peut voir grand, mais sans excès : j'ai bien aimé le spectre grimaçant des marmites qui débordent ...
Voilà un blason qui devrait en ravir plus d'une en ce jour de la fête des femmes !
Mais, que voulez-vous, à chacun(e) son credo, le mien se tournerait plus de ce côté-là :

Effrontément jailli d’un caleçon
ferme croupion ou gentil popotin
je suis, j’avoue, jusqu’aux nues transportée
quand s’offre à moi un beau fessier velu.

Quand ils voulaient célébrer la beauté
hardie d’un cul ils évitaient l’écueil
de l’onctueuse pêche veloutée
reconnaissez que les Grecs avaient l’œil !

   Lefablio   
8/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bel hommage aux rondeurs de la femme,
en ce jour à elle consacré

C'est fin et galbé à souhaits,
tremplin pour un saut olympique...

Lefablio

   luciole   
8/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites !
J'ai un faible pour l'avant dernière strophe mais franchement tout le poème me plaît. J'en suis restée sur le ...

   Automnale   
9/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je dois être stupide car ce texte ne m’a même pas fait sourire. Puisque nous célébrons, ce 8 mars, la Femme, je vais me permettre - une fois n’est pas coutume - de dire franchement ma façon de penser. D’ores et déjà, je demande pardon à l’auteur.

Pour ce qui concerne l’écriture, j’ai trébuché sur le premier quatrain. A l’image d’un commentateur précédent, je ne comprends pas la signification, dans le contexte, de « égoïstement ». Pourquoi serait-ce égoïste d’apprécier les fesses féminines ?... En outre, il manque une virgule avant et après « mesdames ».

Par ailleurs, le nombre de fois où la conjonction « et », à partir de « Préfèrent les reinettes… », a été utilisé m’étonne… La reinette Et sa peau… par le rêve Et la main… ET, sur l’immaculé… du concave ET du plein… Je monte ET redescends… Les cœurs Et les esprits…

Ce qui suit ne me semble pas poétique : « fondement », « grosseur », « inopportunément », « Où naît au confluent une ombre : le duvet »…

A propos, pourquoi une robe tendue le serait inopportunément ?

Mais arrivons au fait… Au contenu… L’auteur en effet, qui n’apprécie ni la rondeur des marmites, ni les débordements - c’est son droit le plus strict -, compare les fessiers féminins à des agrumes, des poires, des pommes. Ce qui ne fait pas des grandes surfaces ! Surtout pour, après, skier sur leurs cimes enneigées !

Bref, j’ai toujours entendu dire que les seins étaient en forme de poire ou de reinette. Et, sur ce genre de comparaison, je suis entièrement d’accord. Mais les fesses, à mon sens, ressemblent plutôt à des grosses – ou moins grosses - pastèques ! Si j’ai tort, l’auteur aurait donc, proportionnellement, un penchant certain - encore une fois, c’est son droit le plus strict - pour les petits seins aux allures de noisettes, cerises ou autres groseilles… J’en conviens, tous les goûts sont dans la nature !

Si je n’ai pas apprécié ce texte, c’est que je ne vis pas dans le monde des Lilliputiens. Ni des Lilliputiennes ! Mais, promis, la Femme étant célébrée une seule fois dans l’année, je tenterai de m’abstenir, jusqu’à l’année prochaine, de juger aussi négativement.

   Anonyme   
9/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
désolé d'être un peu rabat-joie après cette liste de belles appréciations mais pour moi ce texte, quoique bien écrit, ne me paraît pas atteindre des sommets.
Déjà le thème: il n'y franchement pas de quoi faire tout un poème pour , disons le mot puisque c'est de cela qu'il s'agit, un cul. S'extasier devant ne me semble pas très... bof. Nous passons notre temps à faire l'apologie des formes féminines, de leurs chevelures, de leurs regards, de leurs lèvres charnues... Mais quel intérêt à tout cela ? La femme est-elle un objet ? Un support de bazar, un étalage, une vitrine brillante où ses atours sont mis en valeurs bien souvent excessives pour faire tourner le commerce. N'avons-nous pas autre chose à faire ? Entrer dans ces jeux de la séduction orchestrés par la pub et les grandes marques (ah matez-moi ce cul, parce qu'il le vaut bien ! ) est vraiment puéril et le pire est que de trop nombreuses femmes subissent cette dictature du plaire. Combien d'entre elles dépriment car leurs seins ne sont pas assez gros, ou leurs fesses trop grosses ? C'est affligeant. Faire l'apologie des fesses me semble quelque peu naïf, inutile, et même quelque part un peu dangereux.
Pour ce qui est du style, des formes : "le profil ondulé, le port dissimulé", et d'autres passages qui ne m'ont pas semblé très heureux et parfois peu clairs ; et le coup du corps féminin comparé aux paysages montagneux, un bon gros cliché.
Pour tout dire, cher voisin, je n'ai pas aimé ce poème. Mais là ce n'est que mon avis.
Désolé.

   Anonyme   
9/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour

le sujet étant ce qu’il est, difficile d’être à la hauteur, de le transcender en quelque sorte.
Mais c’est en même temps un sujet facile et porteur. En effet, les fesses et quelques autres parties du corps monopolisent souvent l’attention…et c’est naturel mais un peu dommage car cela limite d’autant la perception de la personne.
C’est ainsi qu’on ne regarde pas les trop gros, un peu cagneux, etc., et qu’on passe à côté des êtres.
Il y a donc là un appauvrissement de la conscience de l’autre (et de la sienne propre, un peu comme quand on se regarde trop le nombril).

Comme pour moi un des rôles de la poésie serait au minimum un rôle d’éveil, je suis déçu.
En même temps ce n’est pas votre propos.

Alors, à y regarder de plus près, je trouve que vous restez un peu entre deux eaux, ou comme assis entre deux chaises si vous préférez.

Vous auriez pu troubler votre lecteur, mais l’érotisme est trop absent.
Vous auriez pu l’outrager, mais le respect est trop présent.
Vous auriez pu l’amuser mais le sport c’est trop d’effort pour être rigolo.
Vous auriez pu le faire rêver mais pour rêver il faut pouvoir fermer les yeux en toute sécurité or entre amateurs de bonne pomme, et alpinistes obsessionnels il vaut mieux garder un œil ouvert, on ne sait jamais…

Donc pas convaincu, pas converti.

Heureusement à chacun son culte en la matière.

À vous relire.

Cordialement.

   diptyque   
9/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Mise à part la forme classique, je cherche encore la poésie dans ce texte. J'ai beau le relire...Le vocabulaire employé entrave ma lecture.
La "rondeur des marmites", certes une expression qui déçoit.
"Une ombre: le duvet" !! Pas mieux.
Agrume, pomme ,poire... peu d'originalité pour un sujet ô combien"délicat".
Pour finir "la chaîne des Puys", "pistes", "cimes enneigées", "tremplin" "sans les skis"évoquent plus les sports d'hiver que la chaleur d'une caresse.
Mais si les sondages sont approbateurs, alors...

   Coline-Dé   
9/3/2016
Commentaire modéré

   Iloa   
10/3/2016
Commentaire modéré

   framato   
10/3/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour Hananke,

J'ai lu votre poésie avec quelque attention, que ce soit sur la forme, que ce soit sur le fond(ement ?)...
Sur la forme, pas grand chose à dire si ce n'est une accumulation toujours regrettable de ces "petits mots de liaison" qui permettent de régler correctement le nombre de syllabe pour tenir l'alexandrin mais qui au final provoquent une accumulation malvenue de sonorité. Dans ce texte, ce sont le "et" (6 fois) et les "ou" "où" (six fois aussi).
Vous avez en plus la fâcheuse tendance à parfois les grouper, ce qui renforce l'impression sonore.
Trois vers de suite avec répétition de "ou". Je vous cite :
"Les arches plus ou moins vigoureuses des cuisses
Où naît au confluent une ombre : le duvet.
Il faut choisir : croquer les poires ou les pommes"
Quatre fois "et" dans les deux derniers quatrain et les 6 fois ou dans les quatre premier.
C'est une chose à laquelle il faudrait essayer de faire attention, du moins à mon humble avis. Cela donne non seulement une sonorité répétitive, mais également une impression d'utiliser des "astuces" pour arriver au bon nombre de syllabe. Bref, c'est dommage d'un point de vue technique.
Pour le fond, je dois dire y avoir eu peu d'intérêt. La faute sans doute à trop de finesse et trop peu d'humour. On perçoit malgré tout que le narrateur du texte aime les fesses charnues, mais pas trop grosses, et surtout qu'il les aime glaciales et blanches (à l'image des sommets enneigés de la chaine des Puys, qui a le grand avantage pour un amant jaloux d'être beaucoup moins fréquentés que ceux de la chaine des Alpes ou des Pyrénées). La première fois que j'ai rencontré cette image pour les fesses, c'était dans le film "Et la tendresse, bordel!" Bref, que du neuf !
Je n'ai pas goûté non plus l'image des fruits, sans doute m'a-t-elle donné une impression de déjà vu ou d’inapproprié - dans mon imaginaire, elle m'a renvoyé vers des rondeurs situées en principe à une altitude un peu supérieure...
En résumé : forme correcte mais perfectible et fond sans autre fondement que lui-même. Une plaisanterie donc (dans le sens d'une chose qui est faite pour plaire sans autre but que celui-là, quelque chose de léger) mais qui ne va donc guère très loin et qui aurait sans doute gagné à titiller un peu plus nos zygomatiques.

Je suis donc au final fort déçu.

   Mourmansk   
11/3/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Sur la forme, je n'ai pas grand chose à dire. Il y a du rythme.
Quelques images peu poétiques: "rondeurs des marmites" ...

Sur le fond, ce texte me semble vide et un brin superficiel. On dirait un bel écrin totalement vide. Aucune émotion, rien.

On dirait un exercice de style.

   Vincente   
26/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un titre un peu cru, façon "écorché anatomique", un texte au lyrisme débridé, parfois un peu déplacé ! ("rondeurs des marmites..." - "Les sondages me sont approbateurs, les hommes préfèrent..." - "...et la main dans la brune*..." même avec l'astérisque pour se dédouaner de ce douteux jeu de mots), je comprends pourtant que la brutalité d'une telle opposition ne peut être que voulue. "Fesses", un vilain mot pour décrire une chose tellement multiforme ! Responsable de rien, sujet à tout. J'ai l'impression que vous en avez abusé quelque peu et je ne sais toujours pas ce qui a activé ma curiosité, me poussant à cliquer sur votre lien ? Peut-être celle de voir ce que l'on peut faire "derrière" ce genre de titre.
Le déroulement de la suite m'a séduit par quelques belles saillies (oserais-je ?) avec en particulier :
"Ivre sur les hauteurs des doubles hémisphères
Je monte et je redescends des espaces chéris
En recherche d'élans aux gloires éphémères"
Bousculer son lecteur "pour la bonne cause", pourquoi pas ? Mais je vois là une conséquence qui tombe un peu à plat (vous les aimez plates dites-vous ?) où le raffinement n'a pas compensé ce qui m'avait dérangé. N'auriez vous pas joué un peu au feu avec ces fesses-là !? En fait, j'aurais bien aimé vous suivre dans ce clin d’œil souriant qui a été, j'imagine, à la source de votre intention. Dommage ! Ce sera pour une autre fois, vos outils et votre matériau me semblent de belle qualité, j'irai à nouveau vers vos poèmes avec intérêt.


Oniris Copyright © 2007-2018