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Poésie néo-classique
Hananke : Les feuilles mortes
 Publié le 06/12/13  -  11 commentaires  -  1018 caractères  -  306 lectures    Autres textes du même auteur

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.


Les feuilles mortes



Voici l’heure des crépuscules :
Octobre court, novembre suit,
Avec crochets et tentacules
Surgit le poulpe de la nuit.

Sans rideau claire est ma boulaie :
Les dépouilles gisent en rond,
Aquilon viens ! Ou je balaie
Les victimes de ce Néron.

Je ne veux plus en ma pelouse
De ces troubles épanchements,
Les arbres ont perdu leur blouse,
Pourquoi garder ces vêtements ?

(Mon cerveau est une campagne
Où la Nature avec ses lois
Régit mes châteaux en Espagne
Comme le feuillage d’un bois.)

Sur l’herbe verte de mon âme
Pourquoi garder un souvenir
Qui me brûle telle une flamme
Ronge le tronc, quitte à mourir ?

– Jetons la feuille et son symbole
Au vent glacé de la saison,
Qu’elle disparaisse et s’envole
Dans les vapeurs de l’horizon !

Je renaîtrai, dès lors, candide
Et purifié des instants
Où j’ai souvent frôlé le vide
Avec l’Amour en passe-temps.


 
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   HELLIAN   
24/11/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dommage que le titre ne soit pas un peu plus recherché. La métaphore est judicieuse et bénéficie d'un traitement superbe. Un beau jardin à la française bien ratissé. La quatrième strophe, celle entre parenthèse,s ne me parait pas nécessaire. L'entrés directe dans l'analogie ontologique me parle plus. J'ai aimé ce poème.

   senglar   
6/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,


Mettre le coeur en jachère sur une musique de Prévert, excellente idée Hananke, et "l'Amour" renaîtra au printemps sur un terreau scarifié propre aux nouvelles récoltes.

De nombreux bonheurs d'expression. "...", "...", "... ... ...", allez, un petit dernier pour la route :
"Les arbres ont perdu leur blouse",
et en viatique :
"Sans rideau claire est ma boulaie"

:)

Senglar-Brabant

   socque   
6/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est bien fichu, sans conteste : le rythme est bon, les rimes soignées, le mouvement net... Je regrette d'avoir à dire que je me suis plutôt ennuyée. Le poème décline les figures obligées de l'automne, avec ses crépuscules et le narrateur saisi par la nostalgie et décidé à se secouer. Bon.
Mais rien à faire : je relis, et l'ensemble ne m'intéresse pas. Le seul vers que je trouve intéressant est le quatrième, avec son "poulpe de la nuit" qui évoque une avancée sournoise, tentaculaire de l'obscurité. Bien vu. Sinon, en essayant d'analyser ma désaffecon pour ces vers, je me dis qu'il manque peut-être de quoi me faire toucher des sens l'automne : après les deux premiers quatrains, on ne parle plus que des impressions du narrateur, d'une manière qui ne représente pas grand-chose pour moi ; quels sont les troubles épanchements sur sa pelouse, des feuilles mortes ? Mais ce n'est pas liquide, comme matière. S'il s'agit de boue apportée par les pluies, il aurait été préférable à mon avis de les mentionner.
Ensuite, le cerveau du narrateur, régi par la Nature, d'accord, l'herbe verte de son âme (image peu claire à mes yeux), enfin deux quatrains en forme de morale, de bonne résolution. Dans tout ça, pour moi, l'automne est passé à l'as.

Oui, je crois que ce qui m'a gênée, comme souvent, c'est que le poème soit centré sur un narrateur, ses états d'âme, non ses perceptions sensorielles...

   Edgard   
6/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke.
J’aime toujours les octos qui sont légers et dansants même quand le fond est un peu nostalgique.
D’accord avec la quatrième strophe, un brin didactique et qui raye un peu la fluidité de ce beau poème, très agréable à lire.
Admiratif pour le classique ( les arbres z ont perdu… purifi-é ) j’étudie les maîtres , et peut-être qu’un jour…
Sans rideau claire…une petiote virgule ?
Vivement le printemps. (sauf la tondeuse, peut-être, mais chaque galère en son temps)
M’a beaucoup plu. Une musique… (Quand la musique est belle...)
Bon courage.

   PIZZICATO   
6/12/2013
Bonjour Hananke.
Une façon personnelle d'appréhender l'automne.
Il est vrai qu'avec ses jours courts, son temps maussade, cette saison ne peut guère engendrer l'euphorie.

" novembre suit,
Avec crochets et tentacules
Surgit le poulpe de la nuit." Un peu exagéré je trouve.

Mais quel beau spectacle que l'on n'hésite pas à qualifier "d'ors ". Pour moi même les feuilles mortes sont belles... Et pourquoi donc les assimiler toujours à des regrets ou une peine !

Ne partageant pas ce point de vue, je m'abstiendrai d'émettre une appréciation.

   Miguel   
6/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une tonalité lamartinienne du plus bel effet. Aimable trouvaille que la métaphore filée du cerveau-campagne, sauf ... que le mot "cerveau" choque un peu. Samain écrit : "Mon âme est une infante...", c'est quand même moins clinique, et plus poétique, que "cerveau" ; d'autant que ce fâcheux mot, du fait de l'hiatus, prive un si joli texte de la catégorie classique à laquelle tout le rattache (on ne saurait chicaner sur "rond/Néron"). Belles sonorités, belles images, et pour le titre je rejoins Hélian.

   Anonyme   
6/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Hananke. Un très beau poème, une métaphore tout à fait de circonstances avec de fort jolis vers...
Le poulpe de la nuit du premier quatrain est sans doute un peu excessif mais rien à dire pour la suite.
Pourquoi ne pas avoir mis en incipit le quatrain entre parenthèses ?
Je pense qu'il aurait très bien annoncé la teneur du poème... tandis que placé où il est, il semble un peu incongru.
C'est vrai que dans le quatrain précité "esprit" était mieux à sa place que cerveau (assez peu poétique) et de surcroît évitait le hiatus... Un très bon texte si l'on oublie ces peccadilles. Bravo !

   pieralun   
7/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Toujours un bel exploit, pour ma part, d'écrire de belles choses en octosyllabes.
J'ai beaucoup aimé les quatrains 1, 3 et 6, surtout le 6 aux très belles sonorités.
Les vers 7 et 8 transgressent le rythme de l'ensemble, moins dommageable dans l'alexandrin, mais là.....
Bravo pour l'ensemble Hananke

   ikran   
9/12/2013
Bonjour,

c'est bien fait et plein de lyrisme poétique mais je n'ai pas été touché. Je me suis perdu entre plusieurs choses pourtant simples mais inefficaces sur mon esprit.

Il y a tout de même certaines choses qui m'ont marqué : "le poulpe de la nuit", "mon cerveau est une campagne" entre autres. Ce genre de ton m'aurait suffi pour tout le texte en fait.

   Ioledane   
11/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un délice, ce poème aux octosyllabes enlevés. Dès le premier quatrain, me voilà happée par les "crochets et tentacules". L'ensemble se déroule avec beaucoup de fluidité et de vivacité, pour nous amener a un "carpe diem" résolu et libératoire. Les deux derniers vers sont excellents.

J'ai cherché pourquoi ce poème n'était pas publié en classique, avant d'identifier un hiatus qui est sans doute le fauteur de troubles. "Cervelle" eût sans doute permis d'aplanir la chose, mais l'effet était peut-être moins élégant.

Nonobstant ce défaut aisément réductible, je vois dans ce poème un très beau morceau de poésie classique comme j'aime à les savourer. Merci pour cette belle lecture.

   FrancoisT   
22/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce genre de poésie : musicale, intelligente , invitant à découvrir le sens des images proposées.


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