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Poésie néo-classique
Hananke : Les jambes
 Publié le 25/09/13  -  9 commentaires  -  1240 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur

C'est ce que les hommes regardent en premier !!!


Les jambes



Les jambes : les plus beaux de vos appas, mesdames !
Ces longs ou courts chemins enfouis aux secrets
Furent-ils exaltés par les épithalames ?
Je ne sais, mais je goûte aux sentiers des forêts.

Mystérieux ils vont, de l’abri des chaussures
Où le talon bobine en dessine faîtier
Le sommet, pour se perdre, et les choses sont sûres,
En l’espace où se met plus la main que le pied.

De la cheville au muscle et pendant la veillée
J’aime passer les doigts câlins de haut en bas
Sur l’herbe de velours par le rasoir taillée
Bien que je sois de ceux qui regrettent les bas.

Plus je m’avance et plus la courbe de la route
Me donne le vertige en montant, le genou
Poli comme un galet de rivage m’envoûte
Avant les bois ombreux et leur feuillage flou.

À couvert, le layon s’élargit et se glisse
Vers des endroits touffus où somnole divin
Le gouffre du désir flambant, près de la cuisse,
Et qui s’apaise au creux humide du ravin.

Toutes les jambes sont un escalier céleste
Pour toucher dans l’éther « les bonheurs interdits »
Et même si petite une mort me moleste
C’est que la tombe fut ouverte au paradis !


 
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   Robot   
25/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte m'a globalement plu. Je le trouve bien conduit et sans les dérapages qu'aurait pu induire le sujet.
Côté réserve, je trouve le premier vers qui introduit le texte trop direct et gâche un peu l'entrée dans le texte
Le vers "Et même si petite une mort me moleste" arrache un peu à la diction "mortmemolest" est difficile à dire.
C'est le troisième quatrain qui me paraît de la meilleure facture. Les autres se laissent lire agréablement.

   Anonyme   
17/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un blason d'un traitement extrêmement classique mais charmant : faire dans le charmant sera synonyme de mièvrerie pour certains, pour moi, c'est l'objectif de ce genre-là, et on peut se féliciter qu'il soit atteint, car les vers son globalement satisfaisants.
(le deuxième quatrain étant un peu brouillon à ma lecture)

Quelques vrais beaux vers :

"Je ne sais, mais je goûte aux sentiers des forêts."
Belle clôture.

Les poètes ont célébré les cheveux, les bras, les mains des femmes... Je n'ai pas conservé le souvenir d'un qui aie chanté les jambes (mais sans doute il existe)

   Arielle   
25/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Si je ne suis pas aussi sensible au sujet traité que ne le serait un lecteur masculin, je trouve plaisante cette célébration et son allégorie forestière.
Je me perds un peu dans les halliers de la deuxième strophe qui me laisse perplexe mais j'apprécie le talon qui bobine.
J'aime moins la précision trop anatomique du "muscle" dans la troisième. Un bémol aussi pour l'herbe taillée au rasoir mais elle est rachetée par le vers suivant avec lequel je suis tout à fait en phase.
Le galet poli du genou me semble, hélas, avoir été un peu trop souvent caressé par les mêmes mots ...

L'ensemble est agréable, on sent monter la fièvre du narrateur à mesure qu'il gravit son "escalier céleste" mais j'aurais bien aimé plus de mystère, moins de précipitation à nommer dès le titre et le premier vers l'objet de son désir.

Je ne peux m'empêcher de citer ces quelques vers de Baudelaire faisant la même promenade qui, à son époque, se révélait bien plus aventureuse, l'imagination devant palier aux limites de la vision :
"Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent,
Tourmentent les désirs obscurs et les agacent,
Comme deux sorcières qui font
Tourner un philtre noir dans un vase profond."

   Jano   
25/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Il est audacieux ce poème et bien amené, un tantinet fétichiste mais avec beaucoup de grâce. Rien de vulgaire, que de la délicatesse. Je n'aime pas trop que l'on découpe le charme féminin en parties anatomiques mais ici ce n'est pas choquant.

Par contre je dois être très bête mais je ne comprends pas les deux derniers vers. J'ai beau les tourner dans tous les sens, rien à faire !

   Rowley   
26/9/2013
 a aimé ce texte 
Pas
"Appas" ne seraient-ils plus appaTs ?
Dommage, ou plutôt non : tout est de ma faute car je n'avais pas
à poursuivre au-delà , me traînant avec ennui dans tout ce factuel
que les mots en jonglerie ne sauvent pas.
Je ne savais pas que des jambes pouvaient à ce point ne
m'attirer plus.
Et j'en suis désolé.

   Gemini   
26/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sans doute inspiré de 'L'homme qui aimait les femmes" où Denner est excellent en mourant (renversé) de son obsession, et où, pour Truffaut, le mot "appas" est remplacé par "compas", plus visuel à mon sens. Il n'en reste pas moins que ce poème est excellent aussi avec ce que je devine un travail de documentation et de réflexion qui donne beaucoup de clarté au fond. Un choix de mots bien pensés qui démontre qu'on n'est pas dans l'amateurisme banal. Belles précautions oratoires. Un plus, en ce qui me concerne, pour l"escalier céleste" qui m'a ramené à Stairway to heaven; va-t-en savoir pourquoi ?

   Alexandre   
26/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke... Jolie balade toute en délicatesse sans jamais tomber dans le vulgaire le tout servi par une belle écriture ; seuls le muscle et le rasoir manquent sans doute un peu de poésie mais le reste est plaisant. J'ai bien aimé l'emploi d"appas", parfaitement à sa place dans ce contexte, ainsi qu'épithalame, un mot qui se fait rare dans la poésie moderne.
Juste un détail qui me chagrine, le dernier quatrain et surtout les deux vers de chute un poil (sans jeu de mots !) alambiqués.
Pour la petite mort, c'est OK mais qui "me moleste", je donne malangue au chat... (toujours sans jeu de mots !)
Un bon moment de lecture, que demander de plus ?

   HELLIAN   
28/9/2013
Ce qui me fait défaut dans ce poème, non dépourvu d’images riches, c'est une construction, une progression. On est trop vite "dans le sujet" chaque strophe évoquant ou désignant l'objet du désir :

l’espace où se met plus la main que le pied.
l’herbe de velours par le rasoir taillée
es bois ombreux et leur feuillage flou.
creux humide du ravin.
la tombe fut ouverte au paradis !

Aussi, pas étonnant que le poème frôle la juxtaposition de clichés. En fait, cela vient de l'empreinte donnée par le premier vers qui trop tôt donne le la :

Les jambes : les plus beaux de vos appas, mesdames !

La notion "d'appât, Madame", déjà me rend chien et me hérisse les poil du dos. On ne peut invoquer image plus convenue que celle-là, avec cette effet que d’emblée, il s’agit d'une adresse à la connivence masculine qui a vocation à mettre à distance le lectorat féminin. Bref, il y a là quelque chose qui me gêne et qui plane sur tout le poème de telle sorte que je ne parviens pas à discerner le tissu d'une ode ou d'une célébration, mais plus une sorte de catalogue de cette partie du corps féminin que son les jambes et cela sans la vertu métonymique, puisque ce faisant la partie ne peut être prise pour le tout. Du coup tout ceci, faute d'être métonymique s’apparente un chouïa au fétichisme...

Navré de cette approche qui ne remet nullement en cause votre aptitude à écrire, mais plus précisément l'angle par lequel vous avez approché le thème.

Bien cordialement vôtre.

   Damy   
28/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Un bon moment de lecture que ce blason.
Juste une remarque sur la performance "chaussures / choses sont sûres". Bravo.
Le 4° quatrain me plaît vraiment beaucoup. Le 5° me plaît beaucoup.
J'aime moins, comme d'autres, "muscle" et "rasoir".

Sans être fétichiste (encore que... et même si...), je crois que c'est les jambes que je mate en premier (à moins que d'autres atours s'étant mis en valeur...) et, ma foi, votre vision des "choses" me fera peut-être porter un regard renouvelé.
Il me manque cependant un brin d'érotisme envoûtant de plus.

Merci Hananké.


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