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Poésie classique
Hananke : Les nénuphars
 Publié le 11/02/18  -  21 commentaires  -  807 caractères  -  301 lectures    Autres textes du même auteur

Giverny.


Les nénuphars



Comme des cœurs gravés sur un miroir mouvant,
Affleurant aux confins d'artères invisibles,
Ils battent sur les eaux dormantes ou paisibles
Lorsque le courant naît d'un tourbillon de vent.

Minuscules îlots où la nymphe se pose
Et calme ses ardeurs de danses en ballets,
Ils sont le paradis de l'onde et des reflets :
L'aube pâle épousant le crépuscule rose.

Semblant tombé des cieux céruléens ou gris,
Sur le havre moiré des saules, se dévoile
Un calice de fleur brillant comme une étoile
Dont la beauté sauvage obsède les esprits.

Un peintre en détourna le cours d'une rivière ;
Possédé par l'attrait des hôtes de ses lieux,
Tenace, il s'adonna jusqu'à perdre les yeux,
Aux lois de la série et des jeux de lumière.


 
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   Miguel   
31/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne suis pas expert en peinture, mais je crois bien qu'on évoque Monet. En tout cas ce poème d'un classicisme rigoureux et limpide est un plaisir ; les images, les rythmes et les sons charment l'amateur de beaux vers et l'emportent dans l'univers enchanteur du peintre. Cela me rappelle ma fascination devant les Nymphéas. Bravo pour cette rencontre de deux arts.

   Mokhtar   
3/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Sujets obsessionnels de Monet en sa fin de vie, les nymphéas sont ici …peints avec délicatesse. Voir les feuilles comme des cœurs alimentées par les fonds de l’étang est une image superbe. Et devenir reposoir à insectes…
Est-elle vraiment « sauvage » cette fleur nacrée ? Je la vois plutôt virginale, précieuse et…royale. Trop géométriquement parfaite pour être sauvage. Presque artificielle
Je me revois sur le pont de l’étang de Giverny, émerveillé par la beauté paisible, ému de voir les saules pleurer. Je me revois, saoulé, dans la grande salle du musée de l’orangerie.
Trésor que ce poème, évoquant un trésor naturel, et un trésor artistique.
Texte écrit avec une grande maîtrise technique, donnant une impression d’aisance (mais sûrement très « travaillé »). Qui deviendra, je pense, un des classiques du catalogue du site.

   leni   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hananke
c'est fluide gravé sur un miroir mouvant

Ils sont le paradis de l'onde et des reflets :

L'aube pâle épousant le crépuscule rose.
j'aime ces eux vers


Un calice de fleur brillant comme une étoile

le peintre était possédé par les hôtes de ces lieux


ce texte est fignolé et curieusement ma lanterne magique
me projette une image -que j'ai vue il y a vingt ans.

C'était -une grenouille verte qui posée sur une fleur de de nénuphar
Elle se chauffait au soleil UNE JOLIE REINETTE


Merci pour ce moment de sérénité Merci et mon salut amical LENI

   papipoete   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
tantôt pinceau, tantôt Lumix, votre plume parle de cet endroit où décor rime si bien avec calme et plénitude . Les nymphéas sur l'eau tranquille où l'ombre des saules s'étale lascivement, donna l'envie à Monsieur Monnet d'en avoir une parcelle, " rien que pour lui " .
NB Giverny et sa rivière Epte, puis son jardin privé sont majestueusement peints dans ce poème où les alexandrins se sentent bien ! Certains rutilent, tel le premier et le 11e paraissant " coquelicot au milieu des blés " !
Cependant, le dernier vers " aux lois de la série " m'empêche d'en saisir le sens .
le virgule après " tenace ", avant dernier vers, bien que judicieusement placée, rend l'élision du "e" difficile à l'oreille .
Mais ce n'est que broutille !

   PIZZICATO   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ces derniers jours, de belles plumes dispensent leur talent pour nous offrir des morceaux choisis, des poésies aux allures de peintures.
Après l'Afrique, le sud algérien, voici un endroit magnifique décrit de très belle façon.
Les images sont raffinées, la musicalité omniprésente, et ce clin d'oeil à Monnet pour clore cette poésie.

Fort bel écrit.

   Marie-Ange   
24/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Comme votre plume se fait délicate et gracieuse, au fil des mots. Sous mes yeux ébahis, se dessine un superbe tableau, bien apaisant et fascinant.

J'ai lu et relu votre, poème, le fond tout comme la forme procure au lecteur que je suis, un immense plaisir.
C'est le tracé, le phrasé, sans faille, d'une plume bien élégante. J'ai retenu mon souffle pour que rien ne dérange la contemplation de cette œuvre.

C'est magnifiquement que chacun de vos mots, bouleverse et submerge d'émotion, ce moment d'enchantement offert par dame nature.

   Donaldo75   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,

Je ne suis pas un fan des poèmes sur les œuvres picturales ou architecturales parce qu'ils peinent souvent à retranscrire au lecteur ce qu'il pourrait ressentir en regardant l'œuvre elle-même.

Ici, le point de vue du poète évite cet écueil, surtout grâce au dernier quatrain.

Bravo !

Don

   Vasistas   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
J'ai toujours douté de l'usage des codes et des règles pour la créativité dans les arts, mais leurs maitrises donnent souvent de très belles choses, la tenue n'est pas forcément l'inverse de la liberté, ce qui donne peut être l'étrange beauté de ce havre "sauvage", fixé pour l'éternité par l'obsession de l'artiste.
Aveuglant ?
Grande classe !
Merci

   Vincendix   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,
Comme d’habitude avec vous, et pour mon plaisir, ces quatrains sont parfaits.
Ils sont apaisants aussi, comme le sont les multiples tableaux de Claude Monet représentant les nénuphars.
Vincent

   Hiraeth   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé lire ce poème à la technique impeccable, quoiqu'au charme parnassien légèrement suranné.

L'image de la gravure au premier vers me paraît trop pesante, là où la légèreté devrait être de mise.

"cieux céruléens" est un pléonasme d'autant plus désagréable que l'adjectif utilisé fait quand même très pédant.

Au plaisir de vous relire,
Hiraeth

   EricD   
11/2/2018
Une préciosité à la Samain et un ensemble de vers délicats d'où émane une douce musique.

   Damy   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
À la fois charmé et interrogatif.
Charmé par la qualité du vocabulaire, la référence aux Nymphéas et surtout parce que votre poème, Hananke, me ramène à l'un des miens où il s'agit aussi d'un calice, celui d'un arum sur les rives de mon étang.
Interrogatif, d'une part parce que des expressions toutes faites telles que "les hôtes de ces lieux" gâche un peu (pour moi) l'originalité authentique de votre écriture, et d'autre part, parce que (moi non plus) je ne comprends pas "les lois de la série" du dernier vers.

Mais surtout je retiens la qualité musicale de vos alexandrins ponctués de mots dont la préciosité (à moi) me plait, tel "céruléens". Lu à haute voix, Les nénuphars résonne dans cette musique classique et douce qui me berce (et me rassure).

   Cristale   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,

Voilà un poème comme je les aime sous votre plume. Musicalité, couleurs pastelles, une touche de lyrisme et la toile se dessine pour le plaisir de mes yeux.

J'emporte la beauté de vos nymphéas sous mes paupières jusque dans mon sommeil.

Et si je parlais technique ? .....Non, décidément non, je n'ai rien à dire qui puisse vous apporter quelque chose de plus que vous ne savez déjà.

Merci poète pour ce joli moment de lecture.
Cristale

   Francois   
11/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Poème un peu précieux, "impressionniste", à l'impeccable prosodie, très bien écrit.
J'aime beaucoup les deux premiers quatrains, pleins de délicatesse.
Magnifique vers :
"L'aube pâle épousant le crépuscule rose."

J'aime moins le vocabulaire un peu pédant du 3ème quatrain : "céruléens", "moiré"...
Le vers
"Dont la beauté sauvage obsède les esprits"
ne me paraît pas trop réussi.

Le dernier quatrain est agréable, sans plus. Il aurait sans doute été possible de terminer ce texte avec quelque chose de plus lyrique ?

Une bien jolie évocation, digne d'une peinture de ce bon vieux Monet.

   Queribus   
12/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire de plus: tout a été dit: la perfection de la prosodie (allez, faites un effort la prochaine fois: juste une petite faute pour nous faire plaisir!). Le fonds est quasi parfait sauf peut-être quelques mots surannés, presque à la limite du précieux: cieux céruléens, havre moiré,mais pour finir un modèle de poème qui pourrait servir de référence.

Bien à vous.

   Anje   
14/2/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Merveilleux tableau qui se dévoile sous les yeux du lecteur. J'avais presque l'impression de lire les yeux fermés tant les couleurs et les formes devenaient évidentes.
Trainant mes guêtres sur les bords de Seine, j'ai découvert, outre les jardins de Monet, les toiles d'un de ses élèves auquel j'aurais aimé savoir rendre aussi bel hommage.
Merci de ce très très joli partage.

   eskisse   
20/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'aime la douceur du premier alexandrin, invitation majestueuse à entrer dans le tableau. J'aime la paix qui émane de l'ensemble peut-être née de la maîtrise et de la régularité des vers qui nous invitent à prendre le temps de la contemplation. Merci.

   Louise   
21/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Loin d'être une experte en poésie, j'apprécie tout de même en lire et celle-ci m'a beaucoup plu. La deuxième strophe un peu moins que les autres, sans que je sache dire pourquoi. Connaissant Giverny et sa beauté, j'y suis retourné le temps de ce poème.

   troupi   
22/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke.

Devant un si beau jardin comment s’étonner que Monet trouve une inspiration si profonde.
Vos vers classiques dépeignent agréablement ce lieu sans cesse mouvant, aux couleurs changeantes selon l'heure du jour.
On le voit ce jardin tel que l'a peint Monet ou à peu près.
Merci pour cette belle lecture.

   jlouisgillis   
22/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai admiré Monet au travers de ses tableaux, tantôt avec joie, tantôt avec réserve, selon les moments présents marquants de ma vie.
En ce jour, grâce à vous , au travers de la meilleure expression de votre âme par le "Verbe planant au dessus des eaux", je découvre un autre Monet...

Merci et bonne continuation,
JLG

   Eki   
3/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des mots délicatement glissés sur le miroir de la poésie...
Jolies fleurs exotiques, on comprend pourquoi monsieur Monet en était fou. Il leur a consacré plus de 250 toiles tout de même !
Eki aime pour la grâce du poème


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