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Poésie néo-classique
Hananke : Les nuages
 Publié le 27/09/17  -  17 commentaires  -  759 caractères  -  328 lectures    Autres textes du même auteur

Tableau d'été.


Les nuages



Je suis émerveillé par ces grandes baudruches
Qui voguent au plafond des terrestres berceaux,
Allant comme autrefois les antiques vaisseaux
Sur l'océan semé de pièges et d'embûches.

Naissant à l'horizon, brumeuses ecchymoses
Conduites par le vent sur des sentiers brûlants,
Ils grimpent sur les toits, funambules élans
Et poursuivent, perchés, leurs courses virtuoses.

Alors toujours poussés par les mêmes courants,
Qu'ils soient du nord, du sud, la brise ou les tempêtes,
Sans jamais se poser, aventuriers errants,

Ils passent dans les airs et comme des poètes
Imprègnent par l'écrit un écran de blancheur,
Ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur.


 
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   Brume   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Poème agréable à lire, mais je suis assez mitigée.
Exemple la seconde strophe me pose question sur la crédibilité de la description des nuages. Cela est à cause du choix des images:

- "brumeuses ecchymoses
Conduites par le vent sur des sentiers brûlants "
- "leurs courses virtuoses"

Brumeuses? Je trouve que cet adjectif ne convient pas à un nuage qui a plutôt l'épaisseur d'un coton.

Ecchymoses? Un nuage respire le bien-être, il a un côté reposant.

Courses virtuoses ? Selon moi leurs courses sont plutôt linéaires.

Après la vision du lecteur ne peut être la même que celui de l'auteur. Mais je vous avoue que cela m'a un peu perturbée. Ce qui ne m'a pas permis d'apprécier totalement votre poème.

Malgré tout sous votre plume, j'ai passé un bon moment à admirer les nuages.

   Marite   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Hananke. Bien retrouvées dans ce poème les images de ces " aventuriers errants " qui, au gré des vents, parcourent nos cieux quelles que soient les saisons. Trois expressions m'ont gênée à la lecture :
- terrestres berceaux : l'inversion ne m'apparaît pas naturelle, mais je suppose que c'est la rime qui a commandé cette forme. Les berceaux terrestres auraient été mieux perçus par mon oreille.
- funambules élans : même sensation que ci-dessus.
- " Qu'ils soient du nord, du sud, la brise ou les tempêtes, " ce vers casse l'élan poétique je trouve, une référence à la rose des vents m'aurait séduit davantage.
C'est le dernier tercet qui satisfait pleinement ma soif de poésie du jour :
" Ils passent dans les airs et comme des poètes
Imprègnent par l'écrit un écran de blancheur,
Ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur.

   Alexandre   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut Hananke... C'est vrai qu'il y a tant à dire sur les nuages !
Chacun les perçoit à sa façon et je ne m'appesantirai pas sur la description que tu en fais.
Pour la forme j'aurais modifié quelques passages comme suit...

-Dans le premier quatrain, je pense que la virgule serait plus à sa place après le Allant du troisième vers

- Qu'ils soient du nord, du sud, de brise ou de tempêtes,

puis éviter le "Ils" du dernier vers en le remplaçant par "Et";

-Et versent en sanglots le trop-plein de leur cœur.

Un bon sonnet néo, agréable à la lecture même si le thème a été mille fois traité...
Merci collègue !

   Michel64   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Voici une façon bien...poètique...de décrire la nature, en l'occurence les nuages.
Je veux dire par là qu'il y a bien des libertés prises avec la réalité des choses. Ainsi les mots "ecchymoses" et "brûlants" me paraissent inadaptés. Peut-être le côté rouge des nuages éclairés par le soleil à l'horizon, vous a t'il inspiré ces "ecchymoses" ?

"Sans jamais se poser, aventuriers errants,". Oui, un nuage posé et statique ça existe, ça s'appelle le brouillard.

Ceci mis à part j'ai quand même bien aimé votre sonnet pour ces belles rimes et son phrasé qui va bien en bouche.

Merci pour ce partage.

Michel

   PIZZICATO   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Toujours fascinants à regarder, les nuages.
Ici, une perception personnelle de ces tableaux perpétuellement différents.

" Naissant à l'horizon, brumeuses ecchymoses " une image intéressante pour les décrire au lever ou coucher (?) du soleil.

   Vincendix   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,
C’est toujours un plaisir de lire tes poèmes, l’écriture est plaisante et la poésie est réellement présente.
Cette description de nuages d’été comme il est précisé dans l’incipit n’est peut-être pas assez « vaporeuse » à mon goût et le mot « ecchymoses » me semble ne pas convenir. Le nuage d’été est en effet un virtuose, c’est aussi un « transformiste », il change de forme et de nébulosité à volonté. J’aurais aimé lire qu’il défie le chaud soleil en le masquant momentanément plutôt que de se déverser en sanglots.
Vincent

   Francois   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Poème plaisant, assez original, sur un sujet trop souvent rabâché...

Je trouve les tercets meilleurs que les quatrains, où certains mots me gênent un peu, notamment dans le second quatrain : ecchymoses, virtuoses, perchés...

J'ajouterais une virgule au vers 12 :
"Ils passent dans les airs et, comme des poètes"

Le dernier vers est très réussi.

   papipoete   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Hananke,
L'auteur ne se lasse pas du paysage que la nature nous sert chaque jour, du sol au plafond de la Terre, et s'émerveille devant ces " baudruches qui voguent au plafond ... "
NB un sonnet pour peindre la toile du ciel, est méritoire pour " ces antiques vaisseaux " naviguant en l'air . Les nuages ne se posent jamais, mais il leur arrive de pleurer, " versant en sanglots le trop-plein de leur cœur " ; joli !
Cette scène me ramène un peu en arrière, quand nous dessinions Ninon et moi, tous les personnages que nous inspiraient les nuages ...
Je vais énerver certains lecteurs, mais je déclare ne pas voir ce qui s'oppose ici à la forme " classique " ?

   leni   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjr Hananke
Nous partons dans les nuages On y voit ce que l'on veut

Naissant à l'horizon, brumeuses ecchymoses
Conduites par le vent sur des sentiers brûlants,
Ils grimpent sur les toits, funambules élans
Et poursuivent, perchés, leurs courses virtuoses.


C'est joliment dit
le style est clair les images s'enchainent

J'aime beaucoup les trois vers finaux

Ils passent dans les airs et comme des poètes
Imprègnent par l'écrit un écran de blancheur,
Ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur.


Beau partage Merci Salut cordial LENI

   luciole   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Rien de plus poétique que ce thème : les nuages. Moi qui adore me livrer à la paréidolie en les observant, j'ai bien aimé votre poème. Le mot ecchymose ne me paraît pas hors de propos pour évoquer leur couleur à l'aube ou au crépuscule ( Aragon utilise le mot "équarrissage" dans un de ses poèmes, me semble-t-il, oui dans "la complainte de Robert le diable" : lambeaux du crépuscule)
Le premier quatrain est le plus fluide du poème mais le tout se lit avec plaisir.
Beau dernier vers.

   Marie-Ange   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Pour ma par, j'étais émerveillé par votre phrasé,
il est très délicat, harmonieux, imagé comme j'aime.
Il m'a transporté très agréablement, voyage dans l'univers
étendu et mystérieux des nuages, quel bonheur.

Toutes vos phrases, sont des petites pépites,
leur lecture me réjouisse à souhaite. Justes
quelques unes pour le plaisir :

- " Qui vogue au plafond des terrestres berceaux "
- " Ils grimpent sur les toits, funambules élans ... "

Et surtout le dernier tercet.

Superbe poème, plusieurs lectures de suite,
comme pour mieux "ancrer" ce beau moment
de partage.

   TheDreamer   
27/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Hananke, bonjour

"... Eh ! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ? - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !" Charles Baudelaire dans ses "Petits poèmes en prose".

Vous nous proposez un sonnet néo-classique sur un thème que plus d'un poète passé a travaillé, je pense en particulier à Louise Ackermann dans un poème de ses "Poésies philosophiques".

Au 1er quatrain, je ne saisis pas bien le sens de "terrestres berceaux", mais, la métaphore entre les nuages et des bateaux, même si elle n'est pas neuve, fait toujours son petit effet.

Le terme "sentiers brûlants" m'interroge lui aussi. Pourquoi ce choix ? J'avoue ne pas en saisir la portée. Les deux derniers vers me plaisent davantage me semblant mieux amenés.

Les tercets vont leur rythme sans trop me convaincre. J'apprécie le dernier vers : "Sans jamais se poser, aventuriers errants".

L'ultime tercet me laisse dubitatif sur "... et comme des poètes imprègnent par l'écrit un écran de blancheur", mais, j'adopte votre vers final : "Ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur".

   Ludi   
28/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Hananke,

Vous avez le goût affirmé de la personnification. Après les étangs, le papillon, la vigne-vierge, l’orchidée, le lilas, le bouleau, les feuilles mortes, voilà que vous en appelez aux nuages. Et ici il y en a beaucoup. Ma note vous dit assez que je suis déçu par ce texte dont le thème me laissait espérer une certaine élévation.

Si je commence par le vers de chute (Ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur), c’est que cette métaphore me semble planer dans la zone la plus basse de l’atmosphère poétique. Elle a au moins le mérite de pouvoir illustrer merveilleusement bien ce trope auprès des enfants.
Le tercet tout entier d’ailleurs s’emmêle les pinceaux dans les syntagmes, au point en l’état de paraître inintelligible :

Ils passent dans les airs et comme des poètes
Imprègnent par l'écrit un écran de blancheur,
Ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur.


Telle qu’elle est écrite la phrase signifie que les nuages passent dans les airs, imprégnant par l’écrit un écran de blancheur. Je ne pense pas que vous ayez voulu dire cela, je pencherais plutôt pour l’idée que ce sont les poètes qui imprègnent par l'écrit un écran de blancheur (la page blanche), et que vous établissez une comparaison avec les nuages qui passent et versent en sanglots le trop-plein de leur cœur. Il est donc indispensable de créer une incise, en mettant une virgule après airs :

Ils passent dans les airs, et comme des poètes imprègnent par l'écrit un écran de blancheur, ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur.

Dans le second quatrain le message est tout aussi confus. Il s’agit je pense de tracer le long parcours géographique des nuages à travers les deux hémisphères. Mais franchement, inventer des funambules élans ??? à côté des sentiers brûlants, pour dire qu’on est passé de l’hémisphère sud à l’hémisphère nord (c’est en tout cas ce que j’ai compris), faut avoir une âme de père noël. A vrai dire le sens du mot élan m'échappe totalement. Chacune de ses définitions me laisse un peu circonspect devant l'usage que vous en avez fait. Pas compris non plus le côté sanguinolent (les ecchymoses) du lever ou du coucher du soleil.

Les pièges et embûches du premier quatrain me semblent des termes trop génériques pour susciter la moindre idée poétique, quant au plafond des terrestres berceaux, je le trouve un peu bas. Désolé, mais l’ensemble me paraît d’un niveau très inférieur à certains de vos autres textes.

La seule prosodie ne suffit pas toujours à fabriquer du classique.

Ludi
sans élan

   jfmoods   
28/9/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, croisées et suivies, suffisantes, majoritairement masculines.

J'aurais mis une virgule après "Alors" (vers 9), une autre après "et" (vers 12).

Au-delà de la fascination qu'ils suscitent (adjectif qualificatif : "émerveillé", métaphore : "ces grandes baudruches / Qui voguent...", effet miroir : "au plafond" / "Sur l'océan", personnification : "Ils grimpent sur les toits, funambules élans / Et poursuivent, perchés, leurs courses", diérèse : "virtuoses"), de l'exaltant voyage métaphorique auquel ils nous convient (comparaison : "comme autrefois les antiques vaisseaux...", personnifications : "Sans jamais se poser, aventuriers errants", "Ils passent dans les airs"), les nuages invitent celui / celle qui, selon la formule de René Char, "déboise son silence intérieur" (source et flux de l'inspiration poétique : "Naissant à l'horizon", "Conduites par le vent", "toujours poussés par les mêmes courants, / Qu'ils soient du nord, du sud, la brise ou les tempêtes", image de la feuille blanche à remplir : "Imprègnent par l'écrit un écran de blancheur"), à un ruban de confidences (chant lexical de la douleur intime : "brumeuses ecchymoses", "sentiers brûlants", "Ils versent en sanglots le trop plein de leur coeur").

Merci pour ce partage !

   emilia   
27/9/2017
Je découvre avec plaisir la suite du sonnet dont vous m’aviez proposé le premier quatrain dans votre commentaire qui m’indiquait déjà votre émerveillement pour ces beaux nuages personnifiés, ces « antiques vaisseaux, aventuriers errants » et même « poètes » libérant leurs sanglots… ; certaines suggestions proposées précédemment me semblent pertinentes ( virgule après et, remplacer « ils versent » peut-être par déversent…, mais à vous de voir bien sûr) ; merci encore à vous pour ce partage lyrique et métaphorique …

   Cristale   
4/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comment n'ai-je point déposé quelques mots sur cet élégant poème ?
Moi qui regarde les nuages comme des merveilles offertes par le ciel...

Vous en parlez si bien que sous votre plume ils s'animent comme des entités vivantes venues d'ailleurs et pourtant fidèles compagnons de nos vies. Aucun tableau n'est plus mouvant et nouveau que celui-ci, vous l'évoquez joliement.

Vous les dites "vaisseaux" "naissant à l'horizon", "brumeuses ecchymoses", oui tous ces tons de gris foncé, gris-bleu, d'ocre, que le vent pousse au petit matin vers les terres, je les vois

"Ils passent dans les airs et comme des poètes
Imprègnent par l'écrit un écran de blancheur,
Ils versent en sanglots le trop-plein de leur cœur."

Votre écriture est un mélange harmonieux de douceur et d'âpreté, sereine et intranquille elle diffuse ce charme mystérieux et poétique qui m'interpelle bien souvent quand je lis vos poèmes.

Merci pour ce plaisir à vous lire.

Cristale
souvent dans les nuages :)

   Donaldo75   
8/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Je ne verrai plus jamais les nuages de la même manière.
Pourtant, l'image et la comparaison des nuages avec des vaisseaux semblent évidentes; cependant, je m'aperçois que la réalisation poétique est ardue. Ici, c'est passé tout seul, facilement, dans une forme classique mais jamais contraignante, du moins pour le lecteur.

Bravo !


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