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Poésie classique
Hananke : Les objets de la chine
 Publié le 12/04/18  -  22 commentaires  -  1456 caractères  -  267 lectures    Autres textes du même auteur

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme [...] »
A. de Lamartine


Les objets de la chine




Ils sont sur les étals comme des expulsés
Du grenier, de la cave ; ou des choses futiles
Offertes aux regards des badauds versatiles ;
Ou d'anciennes amours les amants délaissés.

Et du carton fossile enneigé de poussière
Les vieux livres tentant de nouveaux bouquineurs
Dérobent la moitié de leur titre aux flâneurs,
Faisant retravailler la mémoire écolière.

Des cadres animés de visages abstraits
Montrent la portraiture aux ors ostentatoires
Dont l'esprit musardant invente les histoires
D'un temps déjà lointain qui lui semble si près.

La faïence racée étale sa toilette,
Vernissage divers qui conte les terroirs,
Et la commode antique exhibant ses tiroirs
Séduit le promeneur indécis, en coquette.

Qu'ils soient d'ici, d'ailleurs, exotismes natifs,
Souvenirs oubliés ou fripes mal choisies,
Changeant de domicile au gré des fantaisies
Ils sont de nos instants les témoins fugitifs.

Compagnons d'une vie, intimes d'une année,
Ils passent dans nos murs à l'ombre leur destin
Mais, quand les désamours les prennent un matin,
C'est sans compassion qu'ils fuient la maisonnée

Jusqu'au moment précis où le collectionneur,
L'épris, le vrai, le pur qui cache sa névrose,
Leur fait apercevoir enfin l'apothéose
En leur abandonnant un coin de son bonheur.



 
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   Cristale   
22/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poème me semble respecter parfaitement les règles de prosodie exigées dans cette catégorie. Je n'ai rien à ajouter sur la forme que l'auteur maîtrise parfaitement.

D'une main d'expert, il nous entraîne dans les allées des brocantes et vide-greniers, sur les étagères des antiquaires en brossant le portrait, le destin, de ces objets inanimés qui, d'anodins, deviennent sous la plume du poète, personnages principaux, acteurs sortis de l'ombre et de la poussière.

Excellent !

Cristale (en E.L.)

   David   
31/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,

Un joli hommage aux collectionneurs, plein d'esprit, depuis le titre et son jeu de mot, comme si la brocante était un voyage vers un autre continent. La petite musique des vers ne carillonne pas de ses rimes, et ce n'est pas plus mal, les vers peuvent quasiment être lus sans connaitre les arcanes du classiques tout en restant dans ses clous, c'est un avantage. La dernières strophes est vraiment très bien, avec ce "moment précis" alors qu'auparavant, il y a tout un vocabulaire du flou qui parcoure les vers (ombre, fugitif, indécis, musardant, enneigé, versatiles) C'est un effet un peu cinématographique, du plan large au zoom en quelques sorte :)

   Anonyme   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Hananke, salut et bravo ! Séduit par ce texte tant pour la forme que pour le thème traité, je ferai simplement deux petites remarques...
Dans ce vers...

Qu'ils soient d'ici, d'ailleurs, exotismes natifs,

... je verrais bien une virgule après exotismes et pourquoi pas plutôt exotiques en lieu et place de exotismes.

Ensuite, le titre ! Les objets de la chine.

Cette chine là doit effectivement figurer dans le titre mais je trouve le terme objets un peu trop simpliste. Il doit y avoir d'autres formules plus... poétiques !

Pour le reste, j'ai beaucoup aimé depuis la citation de Lamartine qui sert d'introduction jusqu'à l'ultime quatrain même si, là aussi, le dernier vers demande peut-être à être revu...

En évitant de tomber dans cet excès que je condamne depuis un certain temps, je ne peux décemment pas laisser passer ce texte sans y accoler une appréciation...

Merci l'ami Hananke et au plaisir !

   Vincendix   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
Un sujet original prétexte à un poème bien construit et agréable à la lecture.
Pour fréquenter à longueur d’année (à titre professionnel) les brocantes et autres vide-greniers, je retrouve le décor de ces étalages souvent pittoresques, l’ambiance spécifique que créent les chineurs et les vendeurs, deux familles « complices ».
Certains objets doivent avoir une histoire intéressante à nous raconter. « Objets inanimés pourquoi n’avez-vous pas la parole ? ».
Vincent
J’ai déposé une photo sur diaponiris pour illustrer ce texte.

   troupi   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke.

J'ai bien aimé ce poème qui raconte si bien l'aventure de ces objets délaissés par les uns, mis au rang de trésors pour les autres.
"Séduit le promeneur indécis, en coquette." Coquette ? vraiment ? Je me demande si vous ne vouliez pas dire "goguette" plutôt, ou alors il y a une subtilité que je n'ai pas saisie.
Amateur de vides-greniers et autres brocantes vous m'avez fait passer un très agréable moment ce matin.

   Robot   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce texte au style élégant nous embarque dans un domaine particulier de l'objet-découverte, des vide-greniers ou des puces. Que deviennent-ils une fois acquis, une fois déposé sur une tablette ou un guéridon. Voilà ce que la curiosité a éveillé en moi. L'impression de visiter une boutique d'antiquaire avec son mystère et ses découvertes.

Excusez moi de ne pas être désagréable... [:-)
...mais j'ai vraiment une belle attirance pour ce texte !

   Anje   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Joli vide-grenier où malheureusement tous ces objets de chine beaux de leurs secrets ne retrouvent pas toujours un coin de bonheur. Dans ce fatras hétéroclite, nul besoin de guide ni de dictionnaire pour se promener au fil de la rime parfaitement dessinée malgré un "-traits/près" qui me paraît un peu lointain pour un auteur de votre trempe. Je n'ai pas su bien comprendre "ou d'anciennes amours les amants délaissés" mais vous prêterez sans doute votre lampe-tempête à un admirateur du beau verbe.
Merci pour cette découverte et au plaisir de retrouver votre plume. Mais pas à la chine !

   papipoete   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
On se promène dans votre sillage, au fil des étals d'une brocante, d'un vide-grenier et l'on songe comme vous, à la " vie " de ces objets exposés . Dire qu'on les a aimés, et maintenant ils nous sortent par les yeux ! Mais un chaland avisé viendra à passer, et cette commode antique le touchera en plein coeur ; touché, coulé !
NB l'avant-dernière strophe est celle que je préfère, au milieu de toutes ses soeurs évoquant d'anciennes amours, aujourd'hui mortes ...
Des images originales ornent cet inventaire, telles " et du carton fossile enneigé de poussière " // " la faïence racée étale sa toilette " .Est-ce nécessaire que je vérifie votre construction " classique " ? allez, juste un petit tour de chantier pour voir !
Je vois plein de faut...euils dans les allées ! rien à faire, pas la moindre fautinette ...

   leni   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bjr hANANKE
Voici un écrit qui coule et qui s'écoule comme de l'eau de roche
Il est riche en images

Et du carton fossile enneigé de poussière

La faïence racée étale sa toilette,

Ils sont de nos instants les témoins fugitifs.

Compagnons d'une vie, intimes d'une année,

tous ces vers m'ont plu et aussi

ET AUSSI L'épris, le vrai, le pur qui cache sa névrose,je ne deplore qu'une choseJ'auaris aimé qu'un objet ou l'autre soit présenté avec un peu d'humour Il y avait tant d'occasions à saisir OUi je suis persuadé
qu'on aurait pu sourire et reire
Merci pour pour ce bel ecrit
Mon salut très cordial Leni

   PIZZICATO   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai pris grand plaisir à " chiner " les belles images de ce texte, portées par des alexandrins élégants.

Parmi mes passages préférés : "La faïence racée étale sa toilette "
" Et la commode antique exhibant ses tiroirs
Séduit le promeneur indécis, en coquette "
" Ils sont de nos instants les témoins fugitifs ".

Et puis, un superbe dernier quatrain !

   Francois   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les objets ont-ils une âme ? Ce poème, par ailleurs très bien écrit, donne la réponse...
Vocabulaire riche, prosodie parfaite.

Par exemple, j'aime beaucoup le premier quatrain :
"Ils sont sur les étals comme des expulsés
Du grenier, de la cave ; ou des choses futiles
Offertes aux regards des badauds versatiles ;
Ou d'anciennes amours les amants délaissés."

Je note des expressions heureuses :
"enneigé de poussière"
"La faïence racée étale sa toilette"

J'aime moins, par contre :
"Ils passent dans nos murs à l'ombre leur destin"
(Ne devrait-on pas écrire : ils passent leur destin à l'ombre de nos murs ?)

Je ne suis pas fan du dernier quatrain :
"qui cache sa nèvrose" est un peu étrange, et le vers
"Leur fait apercevoir enfin l'apothéose"
pourrait être meilleur.
Je me suis posé des questions sur le nombre de pieds de "collectionneur", mais il en fait bien 4...

Je rejoins Alexandre quand au titre, qui pourrait être plus évocateur.

Un beau poème, réssuscitant les objets du passé avec bonheur !

   Lulu   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,

Je suis conquise par ce poème magnifique.

Je l'ai d'entrée lu à haute voix, pour le jeu et le plaisir, notamment du fait qu'il s'agisse d'un texte classique, et je n'ai pas été déçue par ce poème qui m'a franchement enchantée.

Tout vit dans ce texte, tant les objets qui peuvent être "du carton fossile enneigé de poussière" dont les "vieux livres [tentent] de nouveaux lecteurs, ou des "témoins fugitifs" des vies qui sont les nôtres, ou encore ce regard porté sur "la commande antique exhibant ses tiroirs"... C'est si vivant que cela se rapprocherait presque du conte ou de la fable.

Puis, je trouve que tous les mots s'accordent en harmonie à la fois dans la forme et le propos. Les vers coulent d'une manière joueuse avec le lecteur tout au long du poème. C'est notamment sensible au niveau des rimes et de la ponctuation tout à fait adaptée.

Que l'on aime ou non chiner, il se dégage une atmosphère sensible et touchante à l'égard des objets. Ces derniers ont une histoire, et finalement, une dimension poétique selon le regard que l'on peut leur porter.

J'ai tout aimé, mais ma préférence va au dernier quatrain, notamment pour ce vers : "L'épris, le vrai, le pur qui cache sa névrose". Cette dernière strophe me semble être le bouquet final d'un beau travail d'écriture.

Mon seul bémol : le choix du titre. Je le trouve peut-être trop plat, pas à la hauteur du poème.

Je relirai ce poème avec grand plaisir. Bonne continuation.

   EricD   
12/4/2018
C'est la saison des brocantes qui redémarre et ce poème est de circonstance.

Au sujet du titre : Je ne peux m'empêcher de relever que le verbe "chiner", qui désigne traditionnellement une si charmante occupation, correspond aujourd'hui, dans le langage banlieusard de notre jeunesse, à la drague insistante des filles par les garçons : de là à songer que pour beaucoup de ceux qui l'emploient dans ce contexte, la femme n'est qu'un objet...

Une nature-morte écrite avec adresse, assez froidement - mais comment faire autrement avec un tel sujet ? - et dont l'inspiration se réchauffe au dernier quatrain.

Une tendresse particulière pour le troisième quatrain.

   Jmeri   
12/4/2018
Bonjour Hananke
Très bonne idée de donner une âme à tous ces "objets de la chine" (ou ces objets qui pèsent sur l'échine),
cette odeur si spéciale des marchés aux puces et autres brocantes...
Chez moi, il n'y a que de ça, jusqu'à la maison qui a des ancêtres mérovingiens.

Par contre mettre des la brocante en vers.... c'est un peu comme un marché aux puces à Auchan, les objets bien rangés sur des étagères
étiquetés, code barrés, et datés de péremption...

Bon vous avez compris je suis allergique à la versification, de même aux oiseaux en cage.

Je ne mettrai donc pas d'apréciation mais je garderai pour ma bouche quelques grains de cardamome de votre récit.
En toute amitié

   sympa   
13/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Avec le printemps, les brocantes reviennent à mon plus grand plaisir.
Adepte de la Chine, vous décrivez parfaitement l'univers des brocantes .
Merci pour cette agréable lecture.

   jfmoods   
13/4/2018
"Les trésors fabuleux d'un passé qui n'est plus" ("Drouot", Barbara)

Ce poème est composé de 7 quatrains en alexandrins, à rimes embrassées, suffisantes et riches, les féminines et les masculines s'encadrant tour à tour.

J'aurais clôturé de virgules les participiales des vers 6 et 15, mis un point-virgule à la fin du vers 22.

À l'inventaire non exhaustif dressé ici (titre générique : "Les objets de la chine", indifférenciation de l'origine : "Qu'ils soient d'ici, d'ailleurs, exotismes natifs", éléments disparates : "Les vieux livres", "Des cadres animés de visages abstraits", "La faïence racée", "la commode antique", "Souvenirs oubliés ou fripes mal choisies") répond, comme en écho à l'entête lamartinien, un jeu filé de personnifications ("tentant de nouveaux bouquineurs / Dérobent la moitié de leur titre aux flâneurs", "Montrent la portraiture aux ors ostentatoires", "étale sa toilette", "exhibant ses tiroirs / Séduit le promeneur indécis, en coquette", "Changeant de domicile au gré des fantaisies", "Ils passent dans nos murs à l'ombre leur destin").

Ces objets personnels, dont les circonstances de la vie nous amènent à nous défaire (compléments de lieu : "sur les étals", "du carton fossile enneigé de poussière", suite de comparaisons : "comme des expulsés / Du grenier, de la cave ; ou des choses futiles / Offertes aux regards des badauds versatiles ; Ou d'anciennes amours les amants délaissés", subordonnée de temps et sa principale assortie d'un présentatif : "quand les désamours les prennent un matin, / C'est sans compassion qu'ils fuient la maisonnée"), qui ont déposé en nous leur empreinte (antéposition du complément d'objet indirect : "Ils sont de nos instants les témoins fugitifs", personnifications en gradation avec coupe à l'hémistiche : "Compagnons d'une vie, intimes d'une année") et nourrissent l'imaginaire du badaud ("Faisant retravailler la mémoire écolière", "l'esprit musardant invente les histoires / D'un temps déjà lointain qui lui semble si près"), retrouvent, chez des nostalgiques invétérés ("le collectionneur [... ] qui cache sa névrose", gradation hyperbolique : "L'épris, le vrai, le pur"), une nouvelle jeunesse (complément de manière : "En leur abandonnant un coin de son bonheur", vocable à visée élective : "apothéose").

"Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes / Mais les choses murmurent si nous savons entendre" ("Drouot", Barbara)

Merci pour ce partage !

   emilia   
13/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ces bibelots divers, objets de brocante exposés « aux regards des badauds versatiles », « témoins fugitifs et souvenirs oubliés » d’un autre temps ont été pour certains « les compagnons intimes d’une vie », ce qui les rend d’autant plus attachants et porteurs souvent d’une valeur sentimentale inestimable, chacun avec son histoire liée à l’épopée familiale parfois et qui se transmettaient pour certains de génération en génération avant de se retrouver sur un étal pour être vendus au plus offrant… Mais c’est tout de même un regain de vie que peut leur offrir un collectionneur passionné et proche de l’addiction, en quête permanente de la perle rare, et toujours plus valorisant que de finir à la déchetterie… ; merci à vous pour l’attention portée à cet univers particulier et bien décrit qui peut susciter un questionnement plus profond…

   Queribus   
19/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

En ce qui concerne la prosodie, votre texte est un modèle du genre et tout a été dit à ce sujet; j'ai tout de même remarqué que vous faisiez souvent rimer des adjectifs avec des adjectifs:futiles-versatiles,natifs-fugitifs, mais surtout des noms avec des noms: poussière-écolière, bouquineurs, flâneurs, toilette-coquette, terroirs-tiroirs, année-maisonnée, destin-matin, collectionneur-bonheur, névrose-apothéose); je pense que l'ajout de verbes, d'adverbes et autres auraient pu apporter un peu de variété mais, au sens strict, ceci ne constitue pas une faute. Je pense aussi que le capharnaüm des brocantes est le contraire de la rigueur de la poésie classique mais ceci peut être voulu et créer un effet de style.

Quant au fonds, s'il décrit bien, l'ambiance des brocantes, il manque, selon moi (et d'autres) d'un peu de fantaisie qui s'accorderait bien avec le désordre des objets étalés.

En conclusion, de la fort belle ouvrage et une prosodie quasi parfaite qui inspirent l'admiration et le respect.

   Miguel   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un ouvrage aussi travaillé que ces petits bijoux d'arts divers que l'on trouve en chinant. Ce texte ne dépare pas l'exergue de Lamartine qui le précède ; la personnification des objets telle que l'exprime notre grand poète trouve ici son développement. Cette prosodie rigoureusement classique et cette esthétique toute parnassienne s'accordent à merveille sans la moindre fausse note, et nous font voir nos propres objets d'un autre oeil, plaçant sur un pied d'égalité la statuette précieuse et le brimborion de trois sous qui est peut-être appelé lui aussi à une multitude de vies, qui demeurera alors que nous passerons. Un fort beau poème.

   Jema   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte vivant où je me voyait déjà déambulant aux grès des allées et des étales. Ensemble construit avec talent où les mots sont bien choisis et la rime jolie. Une réussite.

   virgo34   
15/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli poème qui décrit bien l'univers de la chine, avec de belles images très expressives ("enneigé de poussière, la faïence racée"...). Tout y est de ce que, dans nos villages du sud, on appelle "vide-greniers, "des choses futiles, des vieux livres, des cadres, de la faïence, des souvenirs, des fripes...".
Le poète déborde d'émotion pour ce collectionneur qui va donner à ces objets une seconde vie, un peu de son bonheur personnel.

   erratum   
31/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir, Hananke !

Très agréable poésie en alexandrins parfaitement rimés et à la prosodie impeccable que j'aurais, personnellement, intitulée :
"Les trésors de la chine" mais, bon...
Cependant le son "é" répété dans "La faïence racée étalée..."
heurte un peu mon oreille et, dans le dernier quatrain, le mot
collectionneur mérite une diérèse (collecti-onneur)...
Belles images poétiques dans une ambiance badaude...
Amicalement, D.G.


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