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Poésie classique
Hananke : Les seins
 Publié le 13/12/14  -  23 commentaires  -  1207 caractères  -  1507 lectures    Autres textes du même auteur

"Quand Margot dégrafait son corsage…" G. Brassens


Les seins



Ah le buste galbé de bronze ou de pâleur !
Il montre fièrement ses formes gémellaires
Et tels les papillons s’enivrant à la fleur
On voudrait aux pistils se gorger des anthères.

Les seins doivent frémir au toucher du baiser
Et se dresser altiers, tremblant sous la caresse,
Mais non pas s’effriter ni se décomposer
Comme ces vieux trésors dans une forteresse.

Source des premiers jours, ils se lèvent, gonflés
Par la sève où l’enfant connaît son ambroisie
Et l’homme subjugué près de ces fruits doublés
S’abreuve du désir ou de la Poésie.

Car nous avons le choix, et le demi-citron
Conteste la saveur exquise de la poire
Et même si les deux sont dépendants du tronc
Chacun trouve à sa soif la pulpe du ciboire.

Mais ne me parlez point des œufs cuits sur le plat !
Ou des durs oubliés dans le gant de cuisine,
Non ! Le corsage doit se rembourrer d’éclat
Pour offrir aux amants l’aréole divine.

Parmi tous les métiers que j’aurais adorés,
Loin des clichés fictifs de la pornographie,
C’eût été de palper ces tétons vénérés
Pour devenir le roi de la mammographie.


 
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   Robot   
26/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Texte plein de verve et d'humour et de finesse.
Sur la forme, des rimes le plus souvent bien appuyées sur leur consonne renforce les vers.
"Car nous avons le choix, et le demi-citron
Conteste la saveur exquise de la poire
Et même si les deux sont dépendants du tronc
Chacun trouve à sa soif la pulpe du ciboire."
On se délecte de la trouvaille "les deux sont dépendants du tronc"
L'avant dernier quatrain et celui d'un expert et le dernier celui d'un gourmet.
un autre, un autre !

   Anonyme   
30/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

La fin m'a fait éclater de rire. Je n'y connais rien en technique et ne vous serai donc d'aucune aide, quoi qu'il en soit ce poème m'a bien plu.
Un gros bémol pour "s'effriter", pire encore "se décomposer" ma foi, ceux d'une statue peut-être mais de grâce, épargnez à nos pensées l'effroi de cette fin dramatique ! Il suffit déjà de les user aux baisers des voraces ou bien à ceux qui s'en détournent pour en convoiter de plus frais ou de plus "altiers."
Les durs oubliés dans les gants de cuisine, l'image n'est pas évidente au premier abord mais elle m'inspire et devient belle et triste.
Merci pour cette lecture

   margueritec   
2/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De l'humour, appréciable. Attention aux féministes (sourire).

Le sein vu dans tous ses états, du bébé :

"Source des premiers jours, ils se lèvent, gonflés"

au poète en passant par l'homme :

"Et l’homme subjugué près de ces fruits doublés
S’abreuve du désir ou de la Poésie"

et sous toutes ses formes selon les clichés (citron, poire, œufs cuits sur le plat) - mais sacralisé (ciboire, aréole divine, tétons vénérés). Mais cela fonctionne.

Et quelle chute (non de reins) ! Ah ! fantasmes, quand vous nous tenez.

Merci de m'avoir fait sourire.

   Alexandre   
13/12/2014
Bonjour Hananke. La tirade suivante ici n'a pas sa place, "Couvrez ce sein, que je ne saurais voir. Par de pareils objets les âmes sont blessées,; Et cela fait venir de coupables pensées.", car point de tartufferie dans cette jolie suite de quatrains parfaitement maitrisés tant pour le fond que la forme tout à fait classique... avec en prime beaucoup d'humour sans jamais dépasser les limites de la bienséance. Quant à la chute aussi savoureuse qu'inattendue, je veux bien parier qu'elle décidera du choix de quelques carabins !
Un poème de grande qualité, de la bel ouvrage auquel j'attribue un Très Bien +
Merci et bravo Hananke...

   leni   
13/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hahane
Mariage du classique et de l'humour Très fignolé en suggestif

J'aime le ton de ces quatre vers

Mais ne me parlez point des œufs cuits sur le plat !
Ou des durs oubliés dans le gant de cuisine,
Non ! Le corsage doit se rembourrer d’éclat
Pour offrir aux amants l’aréole divine.

Et tu as bien mérité ton certificat de disciple d' Esculape


Merci à toi et salut cordial Leni

   Pimpette   
13/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
TU as trouvé un ton parfait et, comme toujours, la forme est extra...la forme du poème s'entend...celle du sein est plus changeante!

A propos des oeufs sur le plat, tres classique, chez nous on dit:
-Deux lentilles sur une ardoises!
Ahahahaha!

Chez toi, la petite révérence affectueuse à Brassens me va toujours droit au coeur!

   Francis   
13/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un subtil mélange d'humour et de poésie digne de Brassens ! La plume caresse le sujet avec délicatesse et l'aborde sous toutes ses formes. "Oui, oui vous saurez tout sur le sein." (Ce que pourrait chanter Pierre Perret).
Les derniers vers m'ont fait sourire !

   Jano   
13/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah oui, très bon, fallait oser cet exercice ô combien périlleux ! Un florilège d'images évocatrices, je ne sais pas pourquoi je me suis vu un moment arpenter une plage en plein été avec des yeux concupiscents.
À mon avis ce vers est en trop ("Loin des clichés fictifs de la pornographie") car il dénote avec le reste, respire trop la justification et nous ramène au contraire à ce que vous voulez éviter.

Le vocabulaire est riche, châtié, sans être spécialiste la forme me semble de qualité. Ça manque peut-être de virgules au milieu des vers, parfois on ne sait pas où reprendre son souffle. Vous pensez-bien, fichtre, avec toutes ces poitrines !

   PIZZICATO   
13/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une première strophe très belle pour nous décrire ce qu'un corps de femme nous offre de plus beau.
Tour à tour, des images qui font rêver, d'autres parsemées d'humour gentil.
Et la 'morale' de l'histoire :
" Car nous avons le choix, et le demi-citron
Conteste la saveur exquise de la poire
Et même si les deux sont dépendants du tronc
Chacun trouve à sa soif la pulpe du ciboire." Excellent !
Grand bravo, Hananke

   Lulu   
13/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Superbe ! C'est magnifiquement écrit. Les images se succèdent les unes aux autres, toujours de façon délicate et précise. Cela m'a fait penser à la réflexion récente d'un élève de quatrième qui m'a demandé, face à une photo d'une statue d'Apollon, si les êtres humains avaient des habits à l'époque...
Le nu inspire dans toutes les formes d'art.
Je trouve jolie votre composition que j'aurais été bien incapable d'écrire de la sorte, soit tout en alexandrins.
Votre poème me fait penser aussi à la poésie de Francis Ponge qui a écrit notamment "les mûres" en poème en prose. Je trouve, bien que le genre soit différent, qu'il y a la même puissance d'évocation dans l'art de votre description. Vous allez même plus loin, car vous ne vous contentez pas de décrire.

   Pussicat   
13/12/2014
oh le beau texte que voici !
Tout mignon tout plein... d'humour et de fantaisie et d'adresse dans le style sans jamais une fois verser dans le gras et ridicule machisme des odes à la féminine poitrine.
J'adore !

   papipoete   
13/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Hananke; on m'adressa dernièrement un diaporama mis en musique, sur le thème des "nichons", avec son florilège de mots bien gras, à chanter en faisant "tourner les serviettes"! Beurk...J'espérais la parution de votre poème dont vous m'aviez parlé, où vous traitiez du même "sujet", en plus joli? Le voici enfin, avec ce buste glorifié dès les regards enfantins, et aux yeux des adultes gourmands!
Ces deux cônes inertes se révèlent "volcans", lorsqu'un zéphyr vient à les effleurer du bout des doigts. Ces nobles puits de vie inspirent les poètes, les peintres et jaillissent sous le burin du sculpteur.
Mais cher Ami, peut-être vous méprenez-vous sur le pouvoir des "oeufs cuits sur le plat"; ils peuvent se montrer redoutables sous un corsage! Je n'aurais point rêvé d'être mammographe de peur de voir de tristes paysages...
Votre poème est exquis, de délicatesse, et si gentiment coquin!
Vous prouvez qu'on peut évoquer la chair sans être forcément vulgaire, et étalez un chapelet d'alexandrins que même un prêtre aimerait égrainer!
Dans cette mine de pépites, j'aime particulièrement son premier quatrain.

   fugu   
13/12/2014
Désolé mais sans vouloir casser l'ambiance, j'ai trouvé ce poème un peu "beauf" .
Je peux comprendre l'envie de louer les seins dans un poème (et forcément avec le titre j'ai de suite cliqué) mais autant dans la première moitié du poème vous faites ça bien, autant dans la deuxième ça change de ton et tourne un peu à "l'entre potes" où l'on fait l'éloge des gros nichons.
Bon je comprends bien qu'il est ici question de faire sourire mais je ne suis pas franchement fan au final.

   Curwwod   
14/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une verve, un humour bien gaulois sans la vulgarité. Les images, les expressions, la chute sont d'une bien agréable saveur, quant au rythme il souligne cette espèce de jouissance que vous avez éprouvée à évoquer ces objets emblématiques de la féminité et du désir. Les oeufs, c'est vache quand même!
Bravo.
C.

   pieralun   
14/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Un commentaire tardif que me permet le repos dominical.

Deux premiers vers magnifiques ou le mot " gémellaire " prend toute sa saveur.
Les deux suivants me semblent un peu tirés par les cheveux.

Un peu le même problème sur le 2ème quatrain où les vers 7 et 8 ne semblent pas à la hauteur des deux premiers.

Le 3ème quatrain est un chef d'œuvre qui ne dépareillerait aucune de nos plus belles poésies françaises. Il porte la beauté de l'enfant, de la sève, magnifique ambroisie, la finesse de la comparaison entre le désir et la poésie que suscitent ces fruits doublés. Bravo!

Un très beau quatrième, où ( je n'ai pas de doute sur le bien fondé ) explique moi la légitimité classique de la rime : citron-tron(c)

Je trouve très dommage les deux derniers quatrains, surtout le 6 eme, très commercial certes quand l'apothéose d'un si beau texte se termine dans la farce, mais dont la beauté de l'ensemble s'accommode dommageablement de chaussures de clown.

   myndie   
14/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah, les seins!Il y en aurait encore encore tellement à dire !
On sait bien que les femmes ne sont pas les propriétaires exclusives de leur poitrine : elle fait rêver les hommes, il n'y a qu'à voir les regards ou commentaires concupiscents qu'elle suscite, puis elle est nourricière pour l'enfant, et puis l'art aussi se l'approprie à tout bout de champ, peinture, sculpture, littérature, photo, cinéma...
Freud voyait dans l'intérêt et la convoitise masculins pour les seins, le désir de sucer le sein maternel. Je prétends donc que vous, messieurs, n'êtes en somme que de petits enfants, ah ! Ce sont vos fantasmes qui le disent!^^
Hananke, j'ai beaucoup aimé votre poème, son parti pris assumé et son humour bien loin du graveleux que ce thème appelle parfois. Ici, c'est un besoin d'impudeur délicatement exprimé, l'implicite explicitement suggéré, une taquinerie et ça ne fait pas de mal.
Et puis, les oeufs au plat auront toujours leurs défenseurs ; Papipoete en est un, qui leur rend justice avec une plume pleine d'élégance !
D'ailleurs, historiquement, certaines époques ont plutôt valorisé à travers leur mode les poitrine plates.
J'ai trouvé votre texte remarquablement écrit, la prosodie est impeccable, c'est un niveau d'écriture auquel je ne me hisse pas et franchement bravo.

   Edgard   
14/12/2014
Bonsoir Hananke
Désolé que mon petit bémol vienne un peu gâcher ce concert de louanges, mais je trouve l’ensemble un peu inégal. Autant les premières strophes délicates et amusantes m’ont bien plu, autant les deux dernières me semblent appartenir à un registre un peu plus grivois et genre « consommation », un brin poncif…
Pour moi c’est un peu dommage. Le dernier vers ne me fait pas l’effet d’une chute bien élégante… comme on aurait pu attendre. Je trouve la chanson de Brassens bien au-dessus.
Il n’en reste pas moins que c’est gonflé d’aborder ce thème difficile. Les délicats après tout n’ont qu’à aller se faire voir ailleurs. Et vous avez bien du talent.
Bien cordialement.

   Michel64   
15/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un beau texte pour un sujet qui intéresse (presque) tous les hommes.

Quelques maladresses à mon avis :
Les anthères sont une partie mâle de la fleur,
Il y a peu de chance que des seins s'effritent ou se décomposent,
Dépendant du tronc me semble un peu imposé pour la rime,
Enfin une mammographie (racontée par ma femme) n'a rien de glamour, les plus beaux seins se retrouvant aplatis comme des galettes.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé le premier et le troisième quatrain et l'ensemble des alexandrins arrive bien en bouche.
Et puis le sujet même s'il n'est pas neuf, est loin d'être usé.

Au plaisir de vous lire encore.

   Anonyme   
20/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème en alexandrins aux mots finement ciselés aux images et métaphores belles et humoristiques. Agréable à lire attirant comme des seins fermes ! Des défauts ? Ben non je ne vois rien qui est à retirer, très beau poème à lire, bravo !

   Beaufond   
10/2/2015
Précurseur du dernier concours sur Oniris, cet écrit s'apparente plus à un exercice de style qu'à un poème. Je comprends qu'un poète écrive ce genre de chose pour s'amuser et pour amuser, mais je trouve malheureux que de pareils mots se retrouvent au milieu de poèmes qui tendent vers quelque chose de supérieur.

   Pieds-enVERS   
16/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour !

Quel humour rondement mené! A la fin entre le fromage et la poire...on ne sait plus à quel sein se vouer ! :)) Un poème bien articulé qui a dû donner faim à plus d'un !

   Anonyme   
16/2/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème érotique absolument sublimissime ponctué d'humour ; on s'y croirait !

De plus le vocabulaire est riche et les alexandrins de grande qualité.

Absolument parfait !

   RebeccaVogel   
15/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'aime assez la petite touche humoristique de ce poème , ni éxagérée ni étouffée qui change de certains autres poèmes . En plus , c'est assez bien écrit et d'une fraîcheur très agréable .
J'aime particulièrement le dernier quatrain , le plus drôle je trouve .
Juste pour cela je mettrai une bonne (je pense) appréciation car ce poème le mérite , c'était une très agréable et légère lecture .


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