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Poésie classique
Hananke : Let it be
 Publié le 16/10/17  -  16 commentaires  -  1325 caractères  -  235 lectures    Autres textes du même auteur

Sans aucune illusion.


Let it be



L’automne me rappelle et je marche sans bruit
En ces heures d’octobre où l’on me vit paraître
Tel un rayon blafard de lune dans la nuit.

Le silence, l'ami des beaux jours, est un traître
Aujourd'hui qui me plante un couteau dans le dos
Et blesse en profondeur les fibres de mon être.

Les branches, fils à linge où sèchent en rideaux
Les belles frondaisons, sont comme les mirages
De ces instants de plus que je porte en fardeaux.

Ombres, vapeurs, brouillards sont autant de virages
Aveugles du destin et tels ces noirs sentiers
Qui déchirent le bois, j’en ressens les outrages.

Le Temps, ce laboureur, ravage mes quartiers
Et comme sur le tronc dépose sa veinule,
L'ustensile brillant et clair des miroitiers

Me désigne déjà proche du crépuscule.
Ma Vie aura passé, comète au firmament
Apparaissant un soir des cieux en funambule

Pour des ténèbres luire, imperceptiblement,
Avant d’évaporer aux rives de l’abîme
Ses traces en lueur, poussier d’écoulement.

Et mes Écrits seront la traînée à la cime
Ayant tranché l’éther sans vestige traceur,
Ils iront aux tiroirs du pupitre anonyme

Pour se noyer un jour dans l’oubli d’un classeur.


 
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   Provencao   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je reste un peu sur ma faim..
J'ai eu l'impression de découvrir une écriture sinueuse et rectiligne,une certaine forme de cynisme.
Comme si vous vous engagiez, vous vous désengagiez, vous vous extrayiez, vous vous défiliez:"Me désigne déjà proche du crépuscule.
Ma Vie aura passé, comète au firmament
Apparaissant un soir des cieux en funambule

Pour des ténèbres luire, imperceptiblement,
Avant d’évaporer aux rives de l’abime
Ses traces en lueur, poussier d’écoulement. "

Un peu comme un art sans artiste, un discours sans locuteur, nous transformant en lecteur anticipé.
"Ils iront aux tiroirs du pupitre anonyme" N'est ce pas une manière de s'en emparer et de s'en échapper?

Au plaisir de vous lire.
Cordialement.

   Michel64   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,

J'ai bien aimé dans votre poème cette manière de reprendre à chaque tercets, la rime deux du tercet précédent pour les vers un et trois.
Je ne sait pas si ce procédé porte un nom, mais ajouté à l'alternance féminin/masculin des rimes (nécessaire au genre "classique"), c'est très plaisant à la lecture.

Quelques formulations m'ont paru un peu étranges, comme par exemple :
"Apparaissant un soir des cieux en funambule"
Il m'a fallu parfois chercher les sujets des verbes.

Néanmoins un texte plaisant sur ce sujet éternel du temps qui passe emportant tout et même parfois les écrits.

Au plaisir de vous relire.

Michel

   Vincendix   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,
Une analyse plutôt sombre, un bilan qui pourtant ne doit pas être aussi négatif, ne serait-ce qu’à travers vos écrits sur ce forum.
Sans illusion, d’accord, la fin est irrémédiable mais chaque jour de plus est un cadeau, chaque printemps supplémentaire est un miracle.
Bon anniversaire et au plaisir de vous lire encore longtemps.
Vincent

   PIZZICATO   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quand L'automne de la nature survient, il nous fait parfois penser à celui de notre vie, lequel arrive si vite, sans même que l'on s'en aperçoive
"Ma Vie aura passé, comète au firmament ".

Un poème assez sombre ; mais c'est le ressenti de l'auteur.

" Et mes Écrits seront la traînée à la cime
Ayant tranché l’éther sans vestige traceur,
Ils iront aux tiroirs du pupitre anonyme ". Même s'ils n'auront pas eu la chance d'atteindre la notoriété, ils auront su intéresser.

Alors, "qu'il en soit ainsi ".

   Cristale   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Que voici une jolie "terza rima" parfaitement menée !
Une forme malheureusement rare en publication et un plaisir pour moi, qui l'adopte parfois, que de la découvrir sous votre plume.

J'aime, entre autres, le martèlement de la découpe de ces vers :

"Aujourd'hui qui me plante un couteau dans le dos"

"Ils iront aux tiroirs du pupitre anonyme"

Comme les tambours d'une "marche funèbre"

Le discours est tristounet, mais la poésie n'en est que plus profonde.

Bravo pour le travail d'écriture !

Let it be Hananke, it's good :)
Cristale

   Alexandre   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke... Question préalable, pourquoi ce titre dans la langue de Shakespeare ? "Ainsi soit-il" me semblait mieux adapté...

J'ai dû m'y prendre à plusieurs fois pour comprendre certains passages (because les inversions) mais si je saisis parfaitement le fond de ta pensée, c'est tout de même un peu noir...

Si ça peut te consoler, nos écrits seront tous soumis au même régime et connaitront l’oubli d’un classeur et c'est très bien ainsi, ça fera de la place pour les suivants !

Pas de regrets, l'ami, nous ne sommes que de passage... et nos écrits aussi, sans vestiges traceurs !

Salut et à plus...

   silver   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème où se mêlent amertume et fatalisme (l'un nuançant l'autre) et dont j'aime la mélancolie.
De ces mélancolies profondes (suscitée ici par un anniversaire coïncidant avec l'automne), auxquelles on se laisse aller parfois, le temps d'une apnée, pour mieux s'en délivrer...je vous livre ici mon ressenti qui n'engage que moi.
De belles images et de belles sonorités, j'aime particulièrement celles du 2ème et 3ème tercet qui m'évoque le bruissement et le craquement des feuilles et des branches sous les pas.

Ce dernier vers qui tombe du poème est le plus émouvant, la seconde mort du poète...

Merci pour ce partage

   Marite   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très sombre cet automne qui pour l'auteur, enfin je l'ai imaginé, est associé à l'ajout d'une année supplémentaire. La plupart des expressions ou images m'ont bien plu mais j'ai eu quelques difficultés, parfois, à lire les strophes, les mots ne se suivant pas naturellement et du coup j'ai été moins touchée par la magie des états d'âme évoqués. Je m'interroge aussi sur le titre : pourquoi dans une langue étrangère ?

   leni   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
br Hananke


Le silence, l'ami des beaux jours, est un traître
Aujourd'hui qui me plante un couteau dans le dos
Et blesse en profondeur les fibres de mon être.
ce texte mefait percevoir une profonde tristesse

Les belles frondaisons, sont comme les mirages
De ces instants de plus que je porte en fardeaux.

Les instants deviennent fardeaux

je n'ai pas trouvé un mot d'espoir

Mais c'est superbement bien écrit Je le reconnais

Merci et mon salut cordial

   papipoete   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir Hananke,
L'automne avec sa brume, et les feuilles qui tombent comme nos cheveux blancs, est propice à la mélancolie, écriture trouble mais lumineuse au fil de vos vers .
NB cette suite de tercets porte sûrement un nom, que je ne connais pas . Sa façon me semble un exercice complexe où le poète doit méticuleusement s'appliquer ?
Le 2e alexandrin indique qu'un an de plus vient de s'inscrire au compteur des ans, que l'auteur n'accueille pas de gaieté de cœur, mais ...
Le 3e tercet est particulièrement ouvragé avec ces " branches, fils à linge où sèchent les rideaux ... "
Un texte à ne pas donner en lecture à qui le moral " fout le camp ", mais ainsi va la vie !
Mais de la belle ouvrage !

   Alexan   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'avoue que j’ai eu assez de mal à lire ce poème.
Pourtant, il y de la beauté, et certaines images sont parlantes. Mais je trouve que cela manque de fluidité. Et il m’a fallu relire certaines strophes à plusieurs reprises pour en saisir le sens. J’aurai presque envie de dire que ce texte me fait l’effet de trop de mots « dominateurs » qui se battent entre eux au lieu de se compléter.
Cela dit, je n’exclu pas que c’est peut-être moi qui n’ai pas su le lire.
Voici tout de même une strophe qui, même si je m’interroge encore sur le sens, m’a pénétrée de sa force :
« Le silence, l’ami des beaux jours, est un traitre
Aujourd’hui qui me plante dans le dos
Et blesse en profondeur les fibres de mon être »

   Vasistas   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bel automne Hananke
Quel plaisir de mettre des mots sur les choses, de les assembler en phrases si bien composées tel des tableaux rythmé d’ombres et de lumières, elles se livrent à notre ressenti, nous touche et nous rapproche un instant, dans un bel équilibre de pensées. Ce sont ces instants qui me nourrissent, me font grandir, et avancer. Je n’ai pas très bien compris la dernière partie, je pense que rien ne se perd, le plus petit de nos atomes est « recyclé », nous sommes la matière de nos mots, ce sont eux qui nous tiennent. Il y a quelque chose de difficile dans ces contraintes d’écriture, ce qui rejoint le thème du texte, mais ça fonctionne, belle leçon de courage, superbe, merci.
Dans l'attente de te relire...

   Marie-Ange   
19/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah ! les titres en anglais, c'est à bannir.
Quand on lit ce texte, mais on se dit, quelle mouche
a bien pu piquer l'auteur pour avoir une telle idée.

J'ai lu, relu et re relu votre écrit.
Bien mélancolique et sombre ce poème.
Le Temps n'épargne personne, il faut se faire une raison,
et prendre chaque jour vécu comme un délicieux
gâteau, chaque part apporte son lot de bonheur, même
si minime soit-il.

Deux strophes ont retenu mon attention, et ont
ma préférence :

" Les branches, fils à linge où sèchent en rideaux
Les belles frondaisons, sont comme les mirages
De ces instants de plus que je porte en fardeaux. "

" Me désigne déjà proche du crépuscule.
Ma Vie aura passé, comète au firmament
Apparaissant un soir des cieux en funambule "

Le poids des ans ne semblent produire le même
effet en chacun de nous, pour vous, cela ressemble
à une "souffrance" intolérable "blesse en profondeur
les fibres de mon être".

Très belle écriture, soignée, de qualité, tout cela,
apporte à la lecture, un réel plaisir, malgré le côté
"cafardeux".

   Darques   
22/10/2017
J'ai beaucoup aimé les quatre derniers vers.
J'a buté sur le quatrième :
Le silence l'ami/ des beaux jours est un traître.
L'abus de métaphores nuit au texte, à mon avis. Peut-être une publication trop rapide de ces vers qui demandaient sûrement plus de temps de ciselage.

   Queribus   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Voilà une terza rima très réussie et il est tellement rare, de nos jours, de retrouver cette bonne vieille forme, qu'il faut pleinement savourer ce plaisir. En ce qui concerne le titre, avez-vous eu l'autorisation des Beatles? Ainsi soir-il aurait très bien pu faire l'affaire. De toute façon, un grand bravo pour la rigueur de l'écriture, la forme, les rimes, (ça ne court pas les rues de nos jours).

Le fonds est très sombre mais c'est bien normal vu le sujet choisi: la vieillesse qui vient avec le temps qui passe (sujet Ô combien classique et de tous temps). N'y pensez pas trop car, comme vous le savez, la nostalgie finit par intoxiquer comme l'a chanté J-R Caussimon en son temps et puis, ne frappez pas trop là où ça fait mal: on ressent tous la même chose.

Quoi qu'il en soit, votre poème inspire le respect par son sujet et la rigueur de l'écriture et j'ai passé un bon moment à vous lire.

Bien à vous.

   kreivi   
25/10/2017
Bonjour
Le titre Let it be est à mon avis très réussi. C'est une expression forte, bien frappée et chargée de nostalgie (Beatles et l'atmosphère de cette époque)
De plus elle n'a pas de traduction convenable en français.
Je trouve son utilisation dans ce cas très réussi.

D'une façon générale, à mon avis, un emprunt à une langue étrangère n'est pas un appauvrissement de la langue mais tout le contraire, un enrichissement.


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