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Poésie néo-classique
Hananke : Lilas
 Publié le 09/05/14  -  12 commentaires  -  852 caractères  -  335 lectures    Autres textes du même auteur

Tous les ans à la même époque.


Lilas



L’éclatement du vide
Sur la pelouse avide
De sentiments joyeux
Déchaîne l’esthétique
Dans l’agence rustique
Des adhérents ligneux.

Qu’il soit blanc, qu’il soit mauve,
Le lilas dans l’alcôve
Des thuyas, des fusains,
Jette comme en vendange
À l’œil qui le dérange
Ses grappes de raisins.

La vague de la brise
Sur les thyrses se grise
De parfums si distincts
Qu’en ouvrant la fenêtre
Elle me fait renaître
Des souvenirs éteints.

Lilas de mon enfance
Si j’ai commis l’offense
De l’oubli personnel,
Le Printemps chaque année
Par sa mémoire innée
Accomplit le rappel

Et je revois le môme
Courant dans son royaume
De la naïveté,
À l’heure où le mirage
N’a pas subi l’outrage
De la réalité.


 
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   RB   
27/4/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
thyrses... j'ai appris un nouveau mot : pour le scrabble, il sera utile !

Je n'ai pas bien compris la signification que l'auteur voulait donner à ses trois premiers vers. J'ai, en revanche beaucoup apprécié la poésie simple, franche, "bien trouvée" dans ses images :
"Déchaine l’esthétique
Dans l’agence rustique
Des adhérents ligneux."

J'aime aussi l'évocation de la grappe mais je ne serai pas allé jusqu'à l'associer aussi étroitement au lilas. Un peu de créativité aurait été du meilleur aloi tout en gardant la suggestion.

Idem pour "l'oubli personnel" (forcément personnel...) et "accomplit le rappel" (le verbe est "plat" ne trouvez-vous pas?).

Mais c'est un beau poème de saison !

   Anonyme   
9/5/2014
Bonjour Hananke

Votre poème arrive à point nommé car les lilas sont en fleurs. Leurs inflorescences rappellent en effet les grappes de raisin. Du moins les lilas mauves.

Je n'irais pas jusqu'à prétendre, comme Brassens que "quand je vais chez la fleuriste je n'achète que des lilas", mais c'est une fleur que je classe dans mon Top 10.

Vos sizains en hexasyllabes ( 6 fois 6 ) ont la légèreté qui convient au sujet (ce terme étant compris comme contraire de lourdeur) Cette sensation est particulièrement vive au dernier vers, qui prend si peu d'espace qu'il faut le lire à haute voix pour vérifier qu'il a bien le bon nombre de syllabes. J'aime bien.

Mais si vos vers sont légers (pour la forme) ils ne le sont nullement pour le sens. Au contraire, ils expriment une douloureuse nostalgie de l'enfance.

Et j'en reviens à la chanson de Brassens : "si ma chanson chante triste, c'est que l'amour n'est plus là"

Merci Hananke et bravo

   wancyrs   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke,

Pour moi la vraie poésie commence à la deuxième strophe, peut-être parce que j'ai eu du mal à comprendre la première... et dites, est-elle vraiment nécessaire au reste du texte ?

Ma préférée est la dernière strophe ; j'aime bien les souvenir d'enfance. On dirait qu'y retourner nous apporte toujours quelque chose de positif...

Merci

   leni   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
Le lilas parfume l'enfance et l'enfance cueille son lilas Votre poème est simple teinté d'un peu de nostalgie En effet comme l'écrit un collègue votre poème débute au 2ègroupe de vers L'écriture quoique conventionnelle a du relief Et l'ensemble s'enchaine bien en sensitivo-bucolique Merci pour ce bon moment Salut cordial Leni

   Anonyme   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,
Je ne peux que vous mettre un "Exceptionnel" pour le beau cadeau que vous venez de m'offrir. Grâce à votre exquise poésie, vous venez de réveiller en moi de magnifiques et lointains souvenirs que j'avais complètement occultés. Permettez-moi d'ailleurs, de vous les conter ici. Je serai bref.

Enfant, je m'empressai durant les mois précédant les grandes chaleurs, de monter discrètement mais non sans courage au vu du danger qu'il me fallait affronter, sur la murette de mon voisin afin d'y couper quelques branches de son lilas et ce, dans l'unique but de les offrir le coeur en liesse, à ma regrettée maman. Lorsque je courrai vers la maison côté jardin tout en l'appelant, de la voir sourire sur le pas de la porte, m'attendant les bras ouverts, illuminaient mon coeur et mon âme, alors si innocents et facilement émotifs. Ma cueillette fut parfois si foisonnante qu'il lui fallait les éparpiller - non pas façon puzzle - mais dans toute la maison par petits bouquets tout en s'inventant des vases improvisés. Tout y passait. La flute à bière, le vase à conserve... Le blanc et le mauve se mariaient à merveille. Le délicieux parfum qui se dégageait de notre humble demeure lui donnait le temps de quelques jours, un côté château de campagne, enchantant ainsi notre esprit. Ironie de l'histoire : ma mère n'avait pas d'odorat. Que c'est bon parfois de replonger corps et âme dans ces moments si magiques...

En fait et pour en revenir à votre poésie, c'est l'atmosphère qui en découle qui m'a permis de faire ce flash-back dans cette infime partie de mon enfance. Et même si quelque vers me sont restés quelque peu incompris, peu importe. L'ensemble m'a permis de m'évader et je vous en remercie infiniment.

Grand coup de coeur pour cette strophe :

Lilas de mon enfance
Si j’ai commis l’offense
De l’oubli personnel,
Le Printemps chaque année
Par sa mémoire innée
Accomplit le rappel

Merci pour le partage !
Olivier

   Anonyme   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut Hananke. A mon avis la première strophe de ce poème n'est pas utile... Le reste est de qualité et de saison si j'en crois mon propre lilas dont les "grappes" commencent à fleurir.

Quelques observations qui découlent d'une lecture à haute voix mais n'engagent que l'auteur de ces lignes :

-Des thuyas, des fusains,... Des thuyas et/ou fusains me semble plus coulant.

-Jette comme en vendange... pourquoi pas Comme vendange ?

-Le personnel de l'avant-dernière strophe ne me semble pas très poétique et je suis convaincu que l'on peut trouver mieux tant les mots en "el" sont nombreux.

-encore un point peut-être améliorable sans toutefois changer le sens d'une chute par ailleurs superbe.

Courant dans son royaume
De la naïveté,

... j'aurais bien vu... Courant dans le royaume de sa naïveté

C'est toujours facile de critiquer après coup mais les commentaires sont faits pour ça... n'est-ce pas ?

   chVlu   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un bon moment passé le nez en l'air, les pupilles dilatées et les pensées légères !
A ce sujet je partage,avec certains lecteurs, la sensation du rugosité de la première strophe j'ai tiqué sur l'esthétique du rustique et l'évocation de l’écorce rude du ligneux qui m'a causé des démangeaisons légères. L'ex professionnel du jardin, que je suis, a ensuite glissé comme sur un pentagliss joyeux jusqu'à la fin......porté par ses souvenirs. Même si ils étaient d'âge moins tendre que ceux de l'auteur ils emmenaient la même saveur que celle évoquée.

J’espère que la critique que j'ai voulu constructive ne heurtera rien.

   Anonyme   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Je vais reprendre le terme de Leni, un poème sensitivo-bucolique, car c'est exactement cette impression que m'offre votre poème.
je trouve que la 1ère strophe n'a rien à voir avec le reste, je n'y trouve pas cette sensation visuelle.

Le décor est superbe, vous ne vous êtes pas contenté de nommer les fleurs, vous nous contez leur essence, ce que leur existence apporte à nos sens et à notre être, c'est ça l'exploit, c'est aussi ça l'émotion.
Et puis la dernière strophe on dirait le générique de la Petite maison dans la prairie, l'innocence et ce parfum de bonheur à l'état pur. Quand on parle de souvenirs d'enfance je suis toujours happée par ce brin de nostalgie.

Je trouve les sonorités des rimes très discrètes, j'aime beaucoup cette sonorité là qui est pourtant simple mais offre une sensation de bercement:

"La vague de la brise
Sur les thyrses se grise"

Je trouve que ça donne vie au parfum des thyrses.
Votre poème m'a enveloppé de parfum fleuri.
Petit détail mais je vais le relever quand même, il manque la ponctuation après "Accomplit le rappel" mais je pense que c'est un oubli.

   Robot   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Il pleut aujourd'hui sur mon lilas violet pâle qui commence à passer hors saison. Mais il me reste vos vers pour me réconforter. La 3ème strophe est ma préférée. Par contre je n'ai rien compris à la première, aussi bien en fonction de son sens et surtout de son utilité. Pas grave, la suite est suffisamment belle pour me satisfaire.

   newman   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour,
votre lilas à lui tout seul fait renaître en chacun de nous une certaine nostalgie.
cette belle poésie est imprégnée de couleurs printanières et de souvenirs.Je pense que le premier paragraphe est personnel et difficilement compréhensible pour nous tous.
ce n'est qu'un détail car le reste est très beau.

   David   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Hananke,

Je trouvais ça délicat le vers de six syllabes qui donne une grande place à la rime, mais leurs choix qui alternent leurs sonorités évite la répétition de l'alternance classique (alterner "sommeil" et "merveille" serait classique mais peu sonore, par exemple, alors que "avide/joyeux/esthétique" est plus audible). Et j'aime bien les o ouvert de mauve/alcôve et môme/royaume.

J'ai lu les commentaires précédents et je voudrais dire quelque chose du sens de la première strophe, comme je l'ai compris en jetant un œil à sa parution : J'ai pris "agence rustique" dans le sens d'agencement rustique, le poème parlera de différentes fleurs (lilas, thuyas, fusains) qu'il comparera à de la vigne, d'où l'image précédente qui les réunit sous le terme "d'adhérents ligneux", l'adjectif décrirait le bois particulier de la vigne, plus ridé que lisse, et le nom "adhérent" m'a évoqué des plantes grimpantes qui "adhèrent" à quelque chose pour se développer. La vigne peut se développer autour d'un genre de pergola, pour l'image, mais les fleurs de la même façon sont souvent placées contre ou autour de quelque chose.

La narrateur parle de souvenirs et ligneux renvoie aux rides, au-delà d'une image du décor simplement, c'est peut-être ce même narrateur qui se reconnait, vieilli mais de façon "noble", comme un pied de vigne, dans son paysage familier. Adhérent renvoie bien entendu à l'attachement végétal ou sentimental, de la même façon.

Bon, je devrais tout mettre au conditionnel, je ne veux pas lire le poème comme du marc de café non plus, mais l'incompréhension ne peut venir d'une syntaxe ou d'un vocabulaire abscons, les images de la première strophe sont peut-être difficiles à suivre mais elles m'ont semblé parlantes.

   luciole   
10/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

il y a de belles strophes dans ce poème sensible. La première ne me plaît pas beaucoup, elle utilise des mots très précis que je ne trouve pas poétiques. Dans celles qui suivent se trouvent de jolies images. Je n'aime pas trop non plus le verbe "accomplir"
Pourquoi n'avoir pas écrit à la fin : dans le royaume de sa naïveté ?

Quelques broutilles me dérangent un peu mais il n'en reste pas moins que ce poème est globalement bon - pour moi s'entend- et que j'ai aimé le lire.


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