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Poésie classique
Hananke : Nuances
 Publié le 18/05/16  -  20 commentaires  -  977 caractères  -  381 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs d'une semaine à Saint-Malo.


Nuances



Il s'élève des flots de saumâtres parfums
Et le vent déchaîné qui pousse les embruns
Exhale sa fureur sur les côtes celtiques.
La clameur des oiseaux s'unissant à ses cris
Fait un rugissement dans les espaces gris
Tel celui qui grondait des arènes antiques.

Planté comme un poignard au ventre de la mer,
Le cap de rochers fend la vague qui s'entête
À revenir se battre et se jeter dans l'air,
Formidable rouleau porté par la tempête
Qui refuse la mort que la terre lui tend.
C'est dans l'enceinte humide un duel exaltant.

Mais là-bas à l'abri de la forte mêlée,
Dans la lande sauvage et de fleurs constellée,
Tel un ciel de décembre exhibé par le gel,
Avec ses ajoncs d'or et ses bruyères mauves,
Ses fougères coiffant les dolérites chauves,
Un camaïeu paisible est posé sur Fréhel,
Imageant qu'en tous lieux sur notre sol immense,
La douceur se marie avec la violence.


 
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   Curwwod   
29/4/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème très descriptif construit sur l'opposition catégorique entre le déchaînement des éléments marins et de la sérénité d'un paysage de campagne pourtant voisin de la tourmente. L'impression que vous évoquez est réaliste, j'ai pu l'expérimenter (j'habite non loin de Fréhel). On y trouve des expressions heureuses et poétiques curieusement concentrées dans la troisième strophe qui reste de loin ma préférée.
"Avec ses ajoncs d'or et ses bruyères mauves,
Ses fougères coiffant les dolérites chauves,
Un camaïeu paisible est posé sur Fréhel..."
Je suis toutefois plus réservé sur la solennité que je juge excessive (sans doute à cause de la catégorie choisie) de ce texte de bonne qualité, qui le prive peut-être du naturel, de la simplicité qui eussent davantage touché.

   Ramana   
6/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime autant votre poème que je n'aime pas Saint-Malo. Cette ville bombardée et reconstruite n'a plus l'âme que l'on voudrait y retrouver lorsqu'on évoque son passé corsaire. Les quelques vestiges authentiques encore debout ne suffisent pas à nous laisser entendre les appels des hommes de la mer et les rires des filles dans les tavernes.
Mais bref, je trouve votre poème fort bien construit, et des tournures comme celle-ci très fortes :
"Planté comme un poignard au ventre de la mer,
Le cap de rochers fend la vague qui s'entête"
Ou encore :
"Formidable rouleau porté par la tempête
Qui refuse la mort que la terre lui tend."
Je n'aurais pas mis ce titre là, car l'écart entre la fureur de la mer et la scène paisible du camaïeu, relève plus d'un paradoxe que d'une simple nuance.
Enfin, pour extrapoler, disons que le principe de la polarité est identifiable en toute chose, au delà de celle de douceur et violence que vous exprimez avec talent.

   Raoul   
8/5/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Le poème est bien écrit et maîtrisé de bout en bout, on n'échappe pourtant pas au ronronnement des alexandrins - malgré la tempête -.
Beaucoup d'images sont belles - bien que souvent conventionnelles -, mention particulière pour l'excellent "Planté comme un poignard au ventre de la mer," pour sa violence, son expressivité…
Jolis jeux de rimes en troisième strophe.
Ce texte n'est pour moi ni "contemporain" ni "moderne", il est de facture bien trop classique. Les ref. celtiques / antiques, n'aident pas à en faire un poème d'aujourd'hui, seul peut être le scientifique et précis "dolérites" font qu'on devine qu'il a été écrit après Apollinaire.

   Pimpette   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Saint Malo!
Tant mieux me dis-je...

je ne suis pas déçue car, très descriptif, le texte répond bien au titre!
Avec Hananke, c'est normal

Mais
Si tu supprimes le tatata des rimes
Et les majuscules obligatoires des début de vers, tu obtiens quoi,?

Un très bon poème en poésie LIBRE!
tes mots eux soutiendraient facilement le poème, sans rustines,
Et Saint Malo mériterait ça...sans empaillage inutile...

Mon com est un compliment!
Ne te trompe pas!

   Lulu   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

j'aime beaucoup votre poème qui nous plonge avec bonheur dans ces paysages magnifiques que vous décrivez à merveille. Contrairement à Pimpette, je ne vous suggérerai pas de recomposer en vers libres. Chaque catégorie a ses spécificités et ses qualités. Ici, je trouve que l'expression classique est superbe. On voit que vous vous êtes appliqué, mais en même temps, il y a une telle liberté des éléments que vous décrivez qu'on aurait presque l'impression que vous vous êtes libéré des contraintes. En somme, c'est vraiment bien rendu.

J'ai aimé, pour ma part, chacune de vos strophes qui se complètent bien et que l'on pourraient même compléter encore, tant les paysages que vous décrivez inspirent... dès le premier vers avec les parfums qui, personnellement, me font rêver de repartir en Bretagne...

Merci pour cet agréable moment de lecture.

   Alexandre   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke... Nuances, douceur et violence, la Bretagne est très bien définie par ces termes. Ce texte, et particulièrement la dernière strophe, reflète assez bien cette terre du bout du monde qui est celle de mes racines...

La comparaison avec le rugissement des arènes antiques est peut-être un peu excessive mais soit...
Un terme assez peu courant, les dolérites chauves, est ici très bien employé.

De beaux vers, un bon texte sur la mer écrit par un "terrien" qui ne trahit pas ce que je ressens moi-même...
Bravo et merci pour ce poème tout en nuances.

   papipoete   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke ; comme le coquillage collé à l'oreille, qui diffuse les bruits de la mer ( si, si ! ), votre plume à travers ces lignes, diffuse des sons et des images saisissantes de l'océan . " planté comme un poignard au ventre de la mer ... ) est vraiment spectaculaire !
Eloignant la coque de ma tempe, et fermant les yeux, je vois cette lande et le bleu du ciel posé à la verticale du cap, se marier pourtant à la furie des flots .
Narratif certes ( je ne sais faire que cela ), mais en quel termes ! Des alexandrins au vocabulaire sobre mais non banal, illustrent ce poème dont l'assemblage ne fut sûrement pas si simple que cela !
NB au 14e vers, " dans la lande sauvage / et de / fleurs constellée " me trouble un peu

   bouloche   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De ce poème puissant, réaliste, la troisième strophe est je pense la meilleure, car très poétique et transporte le lecteur, nous y sommes à Fréhel !
Les deux premières sont réussies, il suffit pour s’en rendre compte, des les réciter à haute voix.

   luciole   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Joli poème descriptif. Belle image au début de la seconde strophe.
J'émets d'infimes réserves pour ce qui concerne les trois derniers vers de la première où nous trouvons " fureur, clameur et surtout "fait un rugissement", là je pense qu'il faudrait revoir la construction.
La fin avec ce "imageant que" me plaît un peu moins ( j'ai du mal avec ce verbe )
Dans l'ensemble c'est quand même un joli coup de pinceau.

Belle diérèse au vers final.

   leni   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananque
voici un joli poème contraste entre la mer déchainée et la campagne paisible Vous jouez le jeu du pêcheur d'images et comme à l'accoutumée faire un choix c'est éliminer

Fait un rugissement dans les espaces gris
Tel celui qui grondait des arènes antiques.
J'aime beaucoup cette comparaison
J'aime aussi beaucoup le deuxième groupe de vers et l'image du poignard

et les trois vers finaux qui sont superbes


Un camaïeu paisible est posé sur Fréhel,
Imageant qu'en tous lieux sur notre sol immense,
La douceur se marie avec la violence.


Merci pour ce moment de lecture J'ai l'impression que vous l'avez écrit dans un moment de grande sérénité

Mons salut amical LENI

   Arielle   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Une évocation bretonne de belle qualité. L'armor, l'argoat s'y opposent avec noblesse mais la carte postale ne me transporte pas vraiment cependant.
Les ajoncs d'or et les bruyères mauves de la lande sauvage sont un peu surfaits à mon goût.
Dans les vers 5 et 6 le rugissement qui grondait me parait redondant je le verrais mieux monter (même si le verbe est plus banal il me semble plus approprié)
Je ne vois pas nettement ce que représente cette "enceinte humide" du vers 12. S'agit-il des remparts de la ville ? Si la vague les heurte, elle n'y pénètre que très exceptionnellement et donne ici l'impression de s'y enfermer.
J'ai, bien entendu, beaucoup apprécié ce poignard planté en pleine mer ainsi que les dolérites chauves (bien que coiffées de fougères) mais l'ensemble est un peu froid et impersonnel, pas vraiment caractéristique de Saint Malo et de sa région. Quant au cap Fréhel il est loin d'être aussi paisible et à l'abri des tempêtes que vous semblez le suggérer !

   mina   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai aimé :
"Planté comme un poignard au ventre de la mer,
Le cap de rochers fend la vague qui s'entête.."

mais une certaine monotonie dans le rythme.

   PIZZICATO   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne connais pas la Bretagne, mais je me promets de combler cette négligence ; d'autant que les belles images qui enluminent cette poésie incitent à m'y rendre.

" Planté comme un poignard au ventre de la mer,
Le cap de rochers fend la vague qui s'entête
À revenir se battre et se jeter dans l'air "

" Tel un ciel de décembre exhibé par le gel,"

" Un camaïeu paisible est posé sur Fréhel "

   Vincendix   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Rien que le nom de Saint-Malo est un poème, on pense aussi à Surcouf.
Nous avons eu le plaisir de passer une semaine dans cette ville, logés « intra-muros » et, malgré un temps maussade, nous avons apprécié son ambiance contrastée. Le calme et la douceur de vivre dans la vieille ville (bien reconstituée) et l’agitation du port et du bord de mer.
Une ambiance que je retrouve un peu dans ce texte et que le dernier vers résume.

   Anonyme   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Hananke,

La description de cette formidable tempête est belle, haute en émotions et en couleurs... "Vent déchaîné", "embruns", "fureur", "rugissement" "rocher qui fend la vague", "formidable rouleau" (compresseur, si j'ose dire), "duel"... et même "la clameur des oiseaux"... J'aime par dessus tout ce déchaînement des éléments ; cette force de la nature qui gronde et rugit jusqu'au paroxysme.

Le contraste entre cette fureur et le calme de la lande (pourtant sauvage) est saisissant. La nature semble figée par le gel d'un mois de décembre. "Ajoncs d'or", "bruyères mauves", "fougères", "dolérites chauves" (j'ai particulièrement apprécié ce terme), etc.

Le dernier vers résume bien à lui seul la dualité entre douceur et violence, donc bravo.

Il n'est pas aisé d'écrire sous une forme dite classique, car les contraintes techniques peuvent parfois - sinon souvent - heurter à la lecture. Or, ici tout coule de source, et les vers sont d'une fluidité qui laissent pantois.

Un véritable tour de force !

Bien à vous,

Wall-E

   Cristale   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Je me sens chez moi ici : "des flots de saumâtres parfums", "le vent déchaîné qui pousse les embruns", "La clameur des oiseaux ", "un poignard au ventre de la mer," "Le cap de rochers fend la vague qui s'entête", " la lande sauvage", " ses ajoncs d'or et ses bruyères mauves,"
"Ses fougères coiffant les dolérites chauves,"...je pourrais citer plus encore mais tout le poème se retrouverait ici.

Je me sens chez moi également dans cette forme classique qui, lorsqu'elle est parfaitement tissée sur une trame de qualité avec une plume aiguisée par les soins attentifs du poète, ne peut que me réjouir.

Vos sizains s'enchaînent sur des alexandrins qui semblent suivre le rythme des vagues, puis des bourrasques de vent, le calme apparent, puis à nouveau la fureur des éléments...
La dernière strophe en huitain se pose là, comme un joyau sur son écrin, un contraste avec les images précédentes tout à fait réaliste.

Merci Hananke pour cet agréable moment à vous lire.

Cristale

   Anonyme   
18/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai aimé ces vers mais je m'attarderai paradoxalement sur les petits défauts que je lui trouve :

"Tel celui qui grondait des arènes antiques."

Incorrect : il eût fallu écrire : "Tel celui qui grondait DANS les arènes antiques". On pourrait remplacer le verbe "grondait" par "montait" ? D'ailleurs, est-ce qu'un "rugissement" "gronde" (d'après les premiers vers de la strophe) ? . Il y a là une lourdeur et une maladresse à corriger.
Les "arènes antiques" : l'expression ressemble à un truisme.

Enfin, je goûte peu ce verbe "imageant", qui se présente comme une mauvaise surprise clôturant une belle strophe. Il y a à cette occasion un effet assez indéfinissable pour moi, mais déplaisant en tout cas.

Beau poème, à la rime commune mais très correcte, et aux accents de l'exil hugolien.
L'ouverture philosophique finale est bien amenée par ce qui est mis en scène précédemment.

A.

   Jano   
19/5/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je trouve cette poésie vraiment froide et austère, même sa forme en trois blocs compacts n'est pas engageante. La description des éléments déchainés y est sans doute pour beaucoup, avec cette accumulation de termes durs (« rugissement, poignard, mort ») à peine tempérés par la dernière strophe qui se veut apaisante. 
Une description sans âme, où l'auteur assène des images fortes mais apparait étrangement absent. Au bout du compte je ne sais pas si vous appréciez la Bretagne tant est flagrant votre désengagement affectif.
Les alexandrins, à l'image de l'ambiance générale, sont pesants, d'un académisme qui encore une fois étouffe l'émotion.

   Ioledane   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup ce poème, que les phrases assez longues ne rendent pas indigeste pour autant. Il est écrit avec beaucoup de grâce, et nous offre un tableau riche et joliment imagé, sans tomber (à mon goût) ni dans l'excès, ni dans la facilité.
Le second paragraphe est mon préféré, ainsi que le le "camaïeu paisible" posé sur Frehel.
Seul le verbe 'imager' ainsi employé me gêne un peu, mais je n'ai pas de meilleure idée.

   FABIO   
28/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'adore cette ville donc je suis plutôt exigent, surtout que la poésie classique et souvent pour moi enveloppé de jolis papiers mais vide
en comparaison de son emballage.
Et bien bravo, ce texte est ouvert a tous et si il utilise des images des mots d'un style classique, il ne se veut pas condescendant.
Tout y est, la guerre des remparts et de la mer,l'odeur de la ville, les couleurs du décor.
Je dis bravo, surtout pour décrire des images avec tant de justesse dans les mots et le style choisis.


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