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Poésie classique
Hananke : Panorama [concours]
 Publié le 18/12/19  -  13 commentaires  -  1238 caractères  -  271 lectures    Autres textes du même auteur

Hauteurs et précipices.


Panorama [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical apparaît à nos yeux.
Nous semblons effleurer le duvet des nuages
De nos fronts en sueur et nos pas en sillages :
L'immensité naissant des sentiers périlleux.

Plus près des cumulus ou de la sphère blonde,
Après avoir gravi des raidillons moussus,
Comme des bouquetins on domine le monde
Et les prés, les forêts, deviennent des tissus,
Les grands arbres des fleurs, les tuiles des pétales,
Et de la moindre route on dirait un ruisseau.
Patchwork développé telles des mers étales,
La campagne s'étend, grandeur en son berceau,
Où s'épousent les tons de la toile nature
Dans un tableau sans cadre et sans architecture.

La vérité surgit du vide et des hauteurs :
On sent le Créateur à sa taille réelle
Pour penser cette fresque aux aspects enchanteurs
Et l'emplir de fourmis grouillant sur l'aquarelle,
Âmes d'un univers de toutes les couleurs.


 
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   Lebarde   
28/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Les alexandrins sont bien là avec leur douze syllabes, leurs césures et leurs rimes correctes , les spécialistes jugeront si le classique est bien respecté.

Ne voulant pas être disert, la longue description aux images parfois confuses qui à mon avis privilégie trop la technique au détriment du fond, ne m'a pas vraiment enthousiasmé.

" Et de la moindre route on dirait un ruisseau.
Patchwork développé telles des mers étales
La campagne s'étend, grandeur en son berceau,"??

"La vérité surgit du vide et des hauteurs:
On sent le créateur à sa taille réelle" ??

Désolé mais mon appréciation est tempérée par ma relative déception même si la forme m'est apparue sans reproche.

A bientôt

   pieralun   
1/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un bon premier paragraphe, si ce n’est « de nos fronts en sueur »: l’image est belle d’effleurer le duvet des nuages, de nos fronts pourquoi pas, mais « en sueur » me ramène à la réalité d’un bon jogging, c’est dommage.
Second paragraphe agréable, bucolique, « comme des bouquetins » n’était-t’il pas évitable ?
Oui pour le dernier.

   plumette   
6/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Contemplation depuis les sommets.

Cela me parle, mais je trouve qu'il y a un peu de naïveté dans ce
" Comme des bouquetins, on domine le monde" .

J'aime bien le patchwork du paysage vu d'en haut et ce dernier vers qui le situe " Dans un tableau sans cadre et sans architecture".

La dernière strophe rend à César...
l'image du monde comme une aquarelle grouillante de fourmis m'a étonnée, mais pourquoi pas? C'est peut-être l'image la plus originale et personnelle du poème.

   ANIMAL   
7/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belle randonnée sur les hauteurs, ce poème exprime la sensation de se sentir si grand quand le paysage est si petit, la vallée si loin.

De très beaux vers tout au long de cette promenade montagnarde.

"Nous semblons effleurer le duvet des nuages"

"Comme des bouquetins on domine le monde
Et les prés, les forêts deviennent des tissus,
Les grands arbres des fleurs, les tuiles des pétales,
Et de la moindre route on dirait un ruisseau."

Les contraintes du concours sont respectées et se fondent sans accroc dans ce grandiose décor

"Où s'épousent les tons de la toile nature
Dans un tableau sans cadre et sans architecture."

Un poème panoramique inspiré.

en EL

   sympa   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,

Une marche harassante vers les hauts sommets des montagnes :
" Fronts en sueur, pénibles sentiers, raidillons moussus"
mais qui offre au final une récompense à la hauteur des efforts fournis par les randonneurs :
Un "panorama " à couper le souffle.
De très beaux vers et de belles images bien choisies pour décrire cette vue d'en haut que l'auteur(e) compare à un "tableau sans cadre et sans architecture".
Les exemples, nombreux, sont habiles :
Les humains ne sont alors que des fourmis, les routes des ruisseaux, les tuiles des pétales de fleurs etc...
Je ne citerai pas tout , mais cet ensemble est si bien dépeint et les détails si précis qu'on se prend à imaginer la vue que l'auteur(e) nous convie à découvrir :

"La vérité surgit du vide et des hauteurs :
On sent le Créateur à sa taille réelle
Pour penser cette fresque aux aspects enchanteurs
Et l'emplir de fourmis grouillant sur l'aquarelle,
Âmes d'un univers de toutes les couleurs."

Oui, la vérité surgit du vide et des hauteurs; finalement vu d'en haut les êtres humains sont comparés à des fourmis déposées de ça de là par le Créateur
(Dieu je suppose) qui a imaginé cette fresque miniature vue d'en haut , et qui donne aux randonneurs le sentiment de "dominer" le monde ( comme Dieu ) et peut-être de penser que finalement : nous sommes bien peu de choses quand on découvre ce "panorama", ce "cadre" enchanteur et beau
C'est ce que j'ai ressenti et imaginé à la lecture de ce poème révélateur et inspirant.
L'auteur(e) nous en dira eut-être plus au moment opportun.

Magnifique poésie qui respecte les contraintes du concours et dont la forme classique est parfaite.

Si l''auteur(e) semblait" toucher le duvet des nuages", je crois bien l'avoir touché aussi, mais au travers du rêve et de l'imaginaire.
Quand à la flèche accompagnant ce "passionnément", je la dirige avec enthousiasme vers les plus hauts sommets.

BRAVO

   papipoete   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour concurrent ( e )
les à-pics inspirent les auteurs, sur mer ou en montagne comme ici, où l'on ne craint pas la chute ( de l'histoire ) de façon dramatique !
Non, le poète nous emmène en file indienne, jusque dans les nuages au coton duveteux, et nous fait découvrir de tout là-haut, ce qu'un regard éberlué peut contempler, de merveilles de toutes les couleurs !
NB le thème est bien respecté, et l'on ne frémit pas, l'on vole avec ces vers de pinceaux sur la toile de Dame Nature, de toutes les couleurs.
la description du paysage en " macro-photo " les grands arbres des fleurs, les tuiles des pétales... " est fort bien ressenti ! et l'ultime strophe encense le Créateur comme un génial penseur !
Vos alexandrins servent votre plume sans coup férir, sans le moindre accroc classique !

   Corto   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le titre comme l'exergue appellent le lecteur vers l'immensité.

La première strophe poursuit cette aspiration pour "effleurer le duvet des nuages" jusqu'à nous emmener "Plus près des cumulus ou de la sphère blonde".

On se sent à la fois petit et grandi par la vertu de cette description.
Rien ne sert de s'extraire, les humains sont "Comme des bouquetins" pour voir le monde d'en haut "Dans un tableau sans cadre et sans architecture."

Cette vision de l'être qui vit, court, explore le monde selon ses capacités d'émerveillement est fort bien rendue et plaisante.

La dernière strophe nous fait entrer sans nuances dans la philosophie personnelle de l'auteur car, semble-t-il, certains ont vraiment besoin d'un "Créateur".

Vient ensuite une formule "fourmis grouillant sur l'aquarelle", vraiment malheureuse car tellement galvaudée, répétée à l'envi en toutes sortes d'occasions. Le poème méritait mieux.

J'aurais volontiers vu la seconde strophe scindée après "on dirait un ruisseau."

Pour les 14 premiers vers je dis bravo.

   CORRY   
18/12/2019
Plus les textes sont beaux plus les réticences apparaissent. Espérons que les juges n'en tiennent compte.
Les contraintes "vide vertical" et "de toutes les couleurs" sont on ne peut mieux justifiées. Les traités sont respectés, le texte "se tient" (on grimpe, on domine, on voit, on admire, on ressent), l'âme est Poésie. Encore un poète-peintre, qui dessine en écrivant et nous charme. Si le Beau est subjectif pour le commun des mortels, il ne l'est pas pour les artistes. Le Beau est évidence, il est constat.
Parfait, tout est parfait.

   Vincente   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je pense que ce poème est celui qui a le mieux "fondu" les deux formulations contraintes du concours. Il y a plus qu'une cohérence dans leur insertion, elles portent et argumentent par ses extrémités l'évocation.

J'aime beaucoup la poésie de la première strophe, et pourtant, j'ai dû "creuser" un peu pour adopter une bonne (belle !) raison de relier le v2 à la fin du v3, car en enlevant "De nos fronts en sueur", la syntaxe se trouve un peu chaotique quand on lit : "Nous semblons effleurer le duvet des nuages /… et nos pas en sillages".

J'ai trouvé peu harmonieux le début du v6, ce "Après avoir gravi" est lourd. Et puis le mot "tissus" au v8 me paraît pauvre, prosaïque ; l'idée chantée est belle et inspirée, le fait d'envisager le décor comme une toile déployée, la "toile nature" est une jolie trouvaille, bien décrite d'ailleurs.

Le côté descriptif du poème, parlons-en. Il m'est apparu simplement imagé mais l'expression se promène dans une allégorie assez vivifiante, c'est très plaisant, je dirais sans prétention mais elle en est d'autant plus sympathique. En effet, ce qui se raconte là émane d'une perception que nous avons tous eu plus ou moins dans nos balades en montagne, cette sensation de découvrir le monde, notre monde, de l'extérieur et cette impression de mise pas vraiment à plat mais en développement ; ce pourrait être décevant de banalité et pourtant par la sympathie du regard de l'auteur, on se trouve replongé dans une revisitation de ces bons moments à peine endormis parmi nos souvenirs. L'assentiment est complet justement grâce à cette modestie réaliste dans laquelle le poème se raconte.

Pour finir, ce vers improbable qui m'a fait sourire : "On sent le Créateur à sa taille réelle". C'est à la fois aberrant et pourtant une très belle trouvaille, une manière de représentation de notre dépouillement dans l'inconcevable conception de la nature…

   Donaldo75   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Voici un poème aux alexandrins bien trempés dans la prosodie; à la lecture j'ai senti l'application du poète pour respecter une forme tant célébrée ici. La tonalité est presque bucolique avec une fin un peu religieuse mais pas désagréable.

C'est fin, ça se mange sans faim pour paraphraser une réplique culte d'un film générationnel.

Merci pour le partage.

   Eclaircie   
20/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Un poème qui nous invite à prendre de la hauteur, à contempler le paysage.
le poème est présenté en classique ; non spécialiste de cette catégorie, je note cependant la qualité des rimes, riches pour certaines, toujours suffisantes, bien sûr.
Détails :
"la sphère blonde" e semble le soleil, l'adjectif me paraît trop doux.
"Les grands arbres des fleurs, les tuiles des pétales,", je me demande si des virgules ne manquent pas.
"Patchwork développé telles des mers étales," l'adjectif "étale" me surprend, je ne voyais pas tant de nuances de couleurs pour une telle mer.
"....fourmis grouillant sur l'aquarelle,
Âmes d'un univers de toutes les couleurs.", là aussi, le mot fourmi ne crée pas une palette de couleurs immense.

J'ai beaucoup aimé la lecture de ce poème, tout est fluide et harmonieux.
Le fond du dernier paragraphe appartient à ce promeneur, mais j'ai aimé qu'il m'amène à me sentir "fourmi" au cœur de cette nature

J'ai apprécié, en particulier :
"L'immensité naissant des sentiers périlleux."
"La campagne s'étend, grandeur en son berceau,"

Merci du partage,
Éclaircie

   Lariviere   
25/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un texte qui sans être ma tasse de maté poétique sur le fond, possède une belle facture sur la forme, un bon rythme global (juste un peu déçu par les v13,14 qui ponctuent la fin de strophe2, sur le rythme imprimé pour l'articulation avec la strophe suivante, mais aussi à cause de l'aspect très prosaïque, trop selon moi, de ces deux métaphores...).

Sinon, le propos est apaisé et apaisant. La lecture est tranquille, dans le bon sens du terme. Les images sont de qualité et ainsi elles sont très évocatrices à la lecture et à la découverte de ce petit monde champêtre et ses possibles alpages (car je n'oublie pas moi non plus que, quelque part, nous sommes tous des sortes de bouquetins se tenant en équilibre sur les royaumes escarpés des plus haut sommets, et que ça aussi, c'est beau !... ;;)) de ces possibles alpages et de leur contemplation, donc, une fois la parenthèse fermée...

Pour être sérieux, je crois que j'ai quand même été un peu gêné par la présence indésirable (pour moi bien sur!) et l'incruste de ce bon vieux "créateur" sur un texte de 19 vers ; j'aurais été lui (le créateur), sur ce texte qui dispensait largement ces féeries humaines sans besoin de plus et surtout sans besoin de lui, j'aurais été assez galant pour me faire oublier et ne pas prendre comme chaque fois toute la lumière ;)... donc, pour moi, le texte aurait été plus plaisant sans cette fin avec sa micro "morale créationniste" et cette curieuse "vérité qui surgit du vide et des hauteurs", dont nous parle le narrateur.

Pour conclure, j'adore les trois derniers vers :

"Pour penser cette fresque aux aspects enchanteurs
Et l'emplir de fourmis grouillant sur l'aquarelle,
Âmes d'un univers de toutes les couleurs."


En espérant que ce commentaire puisse être utile à l'auteur, je lui souhaite bonne chance pour le concours !

   Cristale   
29/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Alpinistes ou randonneurs chevronnés, ici les regards brossent le tableau en s'élevant vers les sommets. Le paysage urbain se fond puis s'évanouit pour laisser des images bucoliques où la nature emplit la toile...une perspective vue du haut où toute activité humaine semble s'effacer sous les couleurs de la création.

L'ensemble est d'un bel effet kaléidoscopique aux vertiges enivrants.

Je suis un peu moins séduite par la forme que j'aurais travaillée en "reflet" : un quatrain initiale et un quatrain final en abba, un corps de texte sur dix vers qui se reflètent : cddcaacddc . Mais ce n'est qu'un avis perso qui n'est pas forcément du goût de l'auteur(e).

Merci pour ce joli "point de vue" le vide vertical de votre belvédère poétique nous offre de bien belles couleurs.

Bonne chance pour le concours.

Cristale
qui va vite enfiler ses chaussures de randonnée pour rejoindre les bouquetins sur les hauteurs des Pyrénées :)


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