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Poésie néo-classique
Hananke : Pèlerinage
 Publié le 19/11/16  -  18 commentaires  -  894 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur

Au terminus des vanités.


Pèlerinage




Que volent les stratus aux farouches museaux !
Que s'essoufflent les vents dans les branchages vides
Ou le ciel en fureur me frappe de ses eaux !
Je vagabonderai sur mes routes humides.

Spleen et mélancolie, infâmes sentiments,
Vous occupez ensemble une âme si pensive
Qu'elle ne perçoit plus les moindres crissements
De mes pas assaillant leur cible possessive.

Après l'efflorescence annuelle, il m'attend :
Le cimetière avec ses stèles abritant
Comme des troncs moussus les nids de mes colombes,

Ces enclos de l'esprit rarement visités
Où gisent des parents qui sont ressuscités
Lorsque l'humeur voyage au bord des catacombes…

Et, loin des grondements du monstre citadin,
J'embrasse d'un regard la tendresse des tombes
Où brillent souvenirs les fleurs de mon jardin.


 
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   Ora   
24/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vous avez traité ce thème de la "visite aux morts" avec beaucoup de délicatesse et de justesse aussi me semble t'il: les tristes sentiments qui emplissent les pensées, le cheminement dans le cimetière avec "ces enclos de l'esprit rarement visités"…
La tendresse qui teinte la dernière strophe est également bienvenue, elle finit d'ancrer la délicatesse qui pour moi émane de votre poème. Une belle réussite, merci :)

   Anonyme   
1/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Le premier quatrain est magnifique, un petit bémol à mon goût : je crois « que le ciel au lieu de ou» continuité de la répétition volontaire des deux premiers vers conviendrait mieux grammaticalement.
Le second tercet avec « où gisent » au second vers donne une lecture incomplète. Le verbe embrasser est employé au dernier tercet, peut-être que remplacer « où gisent » par « étreignent » puisque c’est le fond du poème donnerait un tercet correct.

Cela dit j’adore ce poème.

Cordialement

   Anonyme   
19/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Hananke,

J'ai aimé cette visite - que dis-je, ce pèlerinage - à travers les tombes d'un cimetière où demeurent nos proches.

"les nids de mes colombes"... "les fleurs de mon jardin" décrivent les êtres qui nous sont chers et l'endroit où ils demeurent (je me répète un peu)...

"Spleen et mélancolie", des pensées vagabondes qui imprègnent le poème tout entier où chaque vers est une poésie en soi.

Wall-E

   Alexandre   
19/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Hananke. L'incipit aurait pu servir de titre et vice et versa mais ton choix est respectable. Je n'ai pas trouvé le pourquoi du néo mais c'est sans importance. Tout ceci est très bien écrit mais j'ai tout de même une petite préférence pour ce tercet...
Ces enclos de l'esprit rarement visités
Où gisent des parents qui sont ressuscités
Lorsque l'humeur voyage au bord des catacombes…

Une visite sans surprise car tant de fois évoquée mais de la bel ouvrage !

Bravo et merci collègue...

   leni   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un pèlerinage tout en délicatesse affective teinté de mélancolie Et
l'esprit du poète part en voyage dans ces trois vers joliment ciselés

Ces enclos de l'esprit rarement visités
Où gisent des parents qui sont ressuscités
Lorsque l'humeur voyage au bord des catacombes…
j'aime en finale:Les fleurs de mon jardin

J'ai aimé le ton serein de ton poème
Merci à toi Mo salut Amical LENi

   MissNeko   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poeme qui inspire le calme : on se sent apaisé après sa lecture.
Beaucoup de délicatesse et d élégance dans les vers.
J ai buté ici : "Spleen et mélancolie". Je trouve plus agréable à l'oreille d enlever le "et":

"Spleen, mélancolie, infâmes sentiments "
Merci pour ce partage

   Lulu   
23/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananke,

c'est avec grand plaisir que j'ai parcouru ce poème, tant je l'ai trouvé beau. Cette beauté émane d'abord de sa musicalité ; elle est telle qu'on a le sentiment de faire pas à pas cette visite à vos côtés. Le rythme est en effet très prenant, et très agréable. C'est à la fois le jeu des rimes, de la justesse des alexandrins, mais aussi de la ponctuation dont je pense qu'elle est impeccable.

Pour le fond, le moment que vous nous contez, je le trouve très beau également de par sa sincérité, semble-t-il, et les images choisies. Si le "cimetière avec ses stèles" peut effrayer, vous le personnalisez avec cette belle comparaison "abritant / Comme des troncs moussus les nids de mes colombes".

En fait, plus je relis ce poème, plus je le trouve magnifique avec de vraies perles. Il est à mon sens, et selon mes goûts, parfait. J'aime assez que vous personnifiez le spleen et la mélancolie comme suit : "Spleen et mélancolie, infâmes sentiments, / Vous occupez ensemble une âme si pensive". De la sorte, vous semblez poser un regard posé sur l'instant et sur vous même (ou le narrateur) et j'y suis sensible.

J'ai seulement été à peine gêné par "Où gisent les parents" du fait du verbe employé, mais peut-être dites-vous simplement une vérité qui me dérange et que j'ai du mal à admettre...

Le dernier tercet clôt bien le poème, et cela merveilleusement, avec toujours cette même tonalité qui fait que cette visite relève du pèlerinage, effectivement.

J'ai déjà apprécié nombre de vos poèmes, mais celui-ci me touche davantage autant par le fond que par la forme.

Bonne continuation.

   papipoete   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke,
Quand l'automne aura déshabillé tous les arbres, je prendrai la route, pèlerinage vers le grand jardin fleuri de chrysanthèmes . De tombe en tombe chérie, ressusciteront devant moi " mes colombes, mes parents " . Je les embrasserai d'un regard, et me souviendrai ...
NB un sonnet estrambot riche de lumineux alexandrins, tel " comme des troncs moussus les nids de mes colombes "
Pourquoi " néo-classique " ?

   PIZZICATO   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'arrive un peu après coup mais mieux vaut tard...

Ce " pélerinage ", visite annuelle aux disparus, est décrit avec une ceraine sérénité ; mélancolie, bien sûr, mais sans profonde tristesse
" Après l'efflorescence annuelle, il m'attend "

" Et, loin des grondements du monstre citadin,
J'embrasse d'un regard la tendresse des tombes
Où brillent souvenirs les fleurs de mon jardin." joli tercet final.

   Anonyme   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai été très émue à la lecture de ce beau poème. Tout d'abord parce que sa forme, aboutie et impeccable au niveau de la prosodie, m'a paru fluide et propre à traduire avec douceur spleen et mélancolie.
Et puis j'ai ressenti ce recueillement non pas triste, mais apaisant que j'éprouve moi-même, lorsque je visite un cimetière.

Merci pour cette belle lecture.

   Marite   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La sérénité nous accompagne à la lecture de ce poème. Je n'y ai pas perçu de tristesse, seulement une paisible démarche parmi les stèles fleuries. Le rythme et le choix des mots font glisser nos pensées en douceur vers ceux qui nous ont quittés. Le dernier tercet correspond à ce que j'ai ressenti cette année lors de ma visite en ce lieu si particulier :
" Et, loin des grondements du monstre citadin,
J'embrasse d'un regard la tendresse des tombes
Où brillent souvenirs les fleurs de mon jardin."

   Damy   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai juste tiqué sur:
"De mes pas assaillant leur cible possessive."
n'ayant pas su identifier la cible;
et sur:
"Où brillent souvenirs les fleurs de mon jardin."
où l'élision de l'article "les" (souvenirs), me gêne un peu.
Sinon, la lecture est agréable et le sentiment que j'en ai eu assez poignant, mais, je ne sais vous dire exactement pourquoi, mon émotion n'a pas été très profonde, je suis resté un peu en retrait, observateur, sans réussir à éprouver : "Spleen et mélancolie, infâmes sentiments," ni une grande "tendresse" pour les "tombes / Où brillent souvenirs les fleurs de mon jardin."

J'espère que vous ne m'en voudrez pas Hananké, ce commentaire tout personnel est écrit dans l'état d'âme dans lequel je l'écris en ce moment: assez désenchanté.

   jfmoods   
20/11/2016
Sonnet estrambot en alexandrins, à rimes suivies, croisées et embrassées, suffisantes ou riches, majoritairement masculines.

Ce poème sonne comme un clin d'oeil à "Demain, dès l'aube" de Victor Hugo. En effet, le locuteur est guidé par une détermination sans faille (exclamatives des vers 1 à 3, futur soulignant la résolution, au vers 4, métonymie : "mes pas assaillant leur cible possessive", au vers 8). C'est ensuite l'introspection qui s'impose (marqueur d'intensité : "une âme si pensive", superlatif : "ne perçoit plus les moindres crissements"), une méditation pleine de recueillement ("Spleen et mélancolie", métonymie : "l'humeur voyage au bord des catacombes"). Le déplacement s'effectue dans les deux cas à pied ("marcherai" / "vagabonderai"), sur une distance apparemment longue. Il a un point de destination identique et le locuteur laisse, en hommage, avant de repartir, un témoignage de son passage ("Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur" / "les fleurs de mon jardin").

Plusieurs éléments, cependant, se démarquent de Hugo. Ce pèlerinage se situe au printemps (groupes nominaux : "branches vides", "mes routes humides", complément de temps : "Après l'efflorescence annuelle"), "Demain, dès l'aube" en automne (poème écrit le 4 octobre 1847). Il ne s'effectue pas, comme là-bas, sur une seule sépulture (groupes nominaux : "mes colombes", "des parents", périphrase désignant les tombes : "Ces enclos de l'esprit rarement visités"). D'autre part, la dernière demeure de chacun s'apparente ici à un cocon protecteur (comparaison : "Le cimetière avec ses stèles abritant / Comme des troncs moussus les nids de mes colombes").

Merci pour ce partage !

   HadrienM   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Une plaisante esthétique gothique. Le lecteur est embarqué sur un navire en larmes. Mais comment distinguer les larmes de l'océan ?

Le ciel est ombrageux, dans cette écriture. Quelques maladresses sont présentes (le fait de différencier le spleen et la mélancolie est par exemple très discutable, ou bien "j'embrasse d'un regard", une répétition inutile) n'empêchent aucunement de profiter d'un spectacle où le soleil se couche. En sang.

On perçoit une agréable sensibilité ; quelques teintes élégiaques et un sentiment de pâleur. Les routes sont humides, le cimetière est proche ; la mort rôde dans ce poème. Il y a une certaine théâtralité du texte.

Plaisant.

Bien à toi,

   Robot   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La lecture de ce sonnet de forme particulière m'a ramener aux rêveries du promeneur solitaire. Un texte qui s'accorde à l'humeur saisonnière que j'ai eu plaisir à parcourir en raison de "l'atmosphère" qu'il reproduit.
Sur la forme je trouve la construction bien réussie.

   Cristale   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Ce sonnet estrambot, rare ici, retient mon attention consciente du soin que cette forme exige.

Les tercets respectent bien la forme, la rime solo du premier est reprise en écho dans les deux autres.
J'aurais préféré des quatrains plus "classiques" dans la correspondance des rimes mais c'est vous "l'orchestrateur".

Le dernier vers mériterait une petite reprise.
J'aurais écrit :
"Où brillent souvenirs et fleurs de mon jardin."

L'ambiance générale me laisse un sentiment d'inexorable : ils sont tous là mais vivent dans les pensées.

Un pèlerinage dont on revient, péniblement seul.

Beau poème.

Merci Hananke.

Je suis revenue rehausser ma notation parce que l'auteur a osé le sonnet estrambot irrégulier. Cette forme peu banale demande du soin, de la précision. Bravo !

   Morgan   
20/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour
Je salue la prosodie
mais beaucoup moins le fond et la manière dont il est traité.
Certains expressions sont 'mal venues', comme "infâmes sentiments", "les moindres crissements", "au bord des catacombes"... un peu loin de l'émotion d'un pèlerinage.

Je ne comprends pas bien l'avant dernier tercet et son dernier vers.

Donc ce sera un peu.
Cordialement.

   emilia   
22/11/2016
Un pèlerinage qui s’effectue coûte que coûte et quel que soit le temps, comme un rendez-vous incontournable pour rendre hommage à nos chers disparus, le cœur étreint par le chagrin et les pensées nostalgiques… ; j’ai bien aimé vos métaphores « nids de colombes » et « enclos de l’esprit » qui renvoient à cette « tendresse des tombes », évocatrices d’un sentiment qui perdure au-delà de la mort et auquel je suis très sensible… ; il nous attend tous ce cimetière et apporte comme un réconfort de le voir ainsi resplendir, à l’occasion de cette fête des morts, de toutes les fleurs du souvenir qui témoignent d’une commémoration et d’un recueillement, même si celles qui sont délaissées se remarquent alors davantage…


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