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Poésie classique
Hananke : Pensée triste
 Publié le 05/09/13  -  12 commentaires  -  1009 caractères  -  362 lectures    Autres textes du même auteur

Au meilleur ami de l'homme.


Pensée triste



La pointe des roseaux ondule sous le vent,
Septembre se reflète au miroir de la mare,
Que j’aime recueillir sur ces berges, souvent,
Les restes d’un été que l’automne chamarre.
Il passe dans les airs en rayons la douceur
Qu’accompagnent, furtifs, mes rêves de penseur ;
La Nature, l’oiseau, ma chienne et les feuillages
Sont d’un songe témoins, qui hante ces voyages :
Irai-je en ce sentier quand tu ne seras plus
Ô Gipsy, ma sauvage et fidèle complice,
Toi me suivant, la truffe à terre qui se plisse,
Pleurer sur nos passés à mes yeux révolus ?
Car si tu moques l’heure, insensible, qui passe,
Moi, je sais être seul, un jour, dans cet espace…

Et même en te cherchant derrière le buisson
Ou jouer du sifflet l’identique chanson
Qui te faisait bondir, malgré mes espérances
Tu ne paraîtras pas… Fortes les apparences,
Cicatrices d’hier ouvertes pour un temps,
Ne combleront jamais le deuil de nos instants.


 
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   placebo   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je vois le texte comme très personnel, narrateur et auteur confondus, ici.

Ça commençait bien, les deux premiers vers m'ont plu, la suite moins à cause d'inversions assez fréquentes, c'est général pour moi, je trouve que ça manque de naturel. Autant certaines donnent un côté très solennel/antique (sont d'un songe témoins) qui peut rattraper, autant "dans les airs en rayons la douceur" m'est peu compréhensible et ",souvent" est forcé par exemple.

L'ensemble du texte a une certaine grâce, solennité. Je me suis perdu dans le rapport au temps (le narrateur pleure le futur sans sa chienne, ou celle-ci est-elle déjà en train de le quitter ? Je penche pour la première option et regrette que le texte n'invite pas à profiter des derniers instants passés sans songer aux futurs moins réjouissants).

"L'identique chanson" est amusante, les deux derniers vers offrent une forme de morale à fable pas déplaisante.

Bonne continuation,
placebo

   Alexandre   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Hananke… Le thème, l’homme et son chien, ne pouvait pas me laisser insensible car, comme je l’ai déjà dit par ailleurs, je partage mes promenades et plus largement ma vie, avec une chienne adoptée voilà cinq ans suite à un abandon.
Je retrouve dans vos vers mes propres pensées bien que ma « compagne » soit relativement jeune.

Pour ce qui est de la forme de votre poème, j’ai grandement apprécié certains vers de toute beauté ;
Par exemple, les deux premiers qui plantent le décor :

La pointe des roseaux ondule sous le vent
Septembre se reflète au miroir de la mare.

J’aurais plutôt vu un point-virgule après mare car ces deux vers ne sont pas vraiment liés aux deux suivants que par ailleurs j’aime tout autant.

Bien aimé également… Ô Gipsy, ma sauvage et fidèle complice…

Par contre « Sont d’un songe témoins, qui hante mes voyages » me semble quelque peu maladroit

Tout comme les deux vers de chute précédés de « Fortes les apparences » que j’ai bien du mal à interpréter…

Ne prenez ces remarques que pour ce qu’elles sont, le ressenti d’un autre amateur qui n’aurait sans doute pas fait mieux… mais comme vous le savez la critique est toujours plus facile après coup…

Cordialement, Alex

Ah oui, encore un détail : Le titre ! On doit pouvoir trouver mieux...

   Damy   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Que j’aime recueillir sur ces berges, souvent,
Les restes d’un été que l’automne chamarre."
Comme c'est beau !

Votre compagne n'est-elle plus ? Ou sa fin est-elle si proche que vous éprouviez déjà la nécessité de vous recueillir ? Le bonheur est si fragile...

Ce poème a pour moi l'enchantement d'un promeneur solitaire et celui d'un étang... la mélancolie.

Merci beaucoup, Hananké.

   Anonyme   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Hananke,

Avant de pouvoir apprécier votre poème à sa juste valeur, j'ai eu beaucoup de mal à trouver la sortie de ce dédale de grammaire et de ponctuation :

- " Que j'aime " au 3e vers introduit une exclamation. La phrase devrait donc se terminer tout logiquement par un point d'exclamation. Il devrait même y avoir un point après " mare ", une phrase exclamative étant normalement isolée, dans ce contexte précis où il n'y a aucun lien grammatical avec le vers précédent. Ce détail me semble important car il nuit à la compréhension du texte. En l'état, je lis : "la mare que j'aime recueillir " . On s'aperçoit tout de suite après qu'il s'agit en fait " des restes de l'été " .

- " Moi, je sais être seul, un jour, dans cet espace " . Ne s'agissant pas d'une réalité présente, vous voulez sans doute dire : " Moi, je sais, je serai seul, un jour, dans cet espace " . Là encore, la forme me paraît alambiquée, triturée au forceps pour trouver sa place dans un alexandrin.

- " Et même en te cherchant derrière le buisson
Ou jouer du sifflet l’identique chanson "
Là j'ai vraiment un big problème de concordance des temps. Faire jouer les deux verbes d'une comparaison, l'un au participe présent et l'autre à l'infinitif, ne me paraît tout simplement pas correct. Une forme grammaticale possible pourrait être :

" Même en te cherchant derrière le buisson
Ou jouant du sifflet l’identique chanson "

Cette remarque ne vaut que pour illustrer le registre de langue. Je ne souhaite pas me mêler de votre écriture poétique.

Je trouve également certaines expressions insuffisantes ou maladroites au niveau du lexique.
- Par exemple " Il passe dans les airs en rayons la douceur " . Est-ce que ce sont les airs qui sont en rayons, ou bien la douceur qui passe en rayons ? Pas facile d'en tirer queque chose.
- " Mes rêves de penseur " sont presque une tautologie.
- " Ou jouer du sifflet l’identique chanson " . Le mot " identique " signifie : semblable tout en étant distinct. Je pense que vous voulez parler de la chanson que vous siffliez à votre chien, de la même chanson, et non pas d'une chanson identique.
- Quant aux deux derniers vers, ils me semblent une évidence : comment des cicatrices ouvertes pourraient-elles combler un deuil ? Des souvenirs peut-être, mais des cicatrices ouvertes ?

Vous trouverez sans doute mes réflexions titilleuses, mais pour moi la poésie est un concentré d'émotions où chaque mot doit tenir sa place.
Je dégage de ce poème les deux premiers vers, et quelques autres, malheureusement noyés au milieu de ce dédale.

Cordialement
Ludi

   Miguel   
5/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'aime pas les chiens : ça mord, ça chie partout et ça infeste le voisinage d'aboiements. C'est très con. Mais je comprends qu'on puisse aimer le sien, sa fidélité, son regard confiant. Ce texte est plein d'un lyrisme digne à mon sens d'un meilleur emploi et révèle du talent et de la sensibilité. Quelques constructions cependant sentent l'artifice, ou sont aux limites de la grammaire. Quelques beaux vers, bien frappés, aussi.

   stony   
6/9/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour, Hananke,

J'ai lu les commentaires précédents et vos explications en forum, aussi je vous demande par avance pardon si j'enfonce des clous déjà posés par d'autres.

Sur le fond :
Même si je n'ai moi-même jamais hébergé d'animal, je peux imaginer et comprendre la complicité qui unit l'animal et son "maître", de même que le rapprochement avec la nature que cela induit chez l'humain, en promenades communes par exemple. Ceci est rendu dans votre poème, mais je trouve tout de même de manière relativement plate, dans ce sens que je n'y sens pas l'interaction entre les deux êtres; au mieux un regret programmé du "maître", où l'existence de l'animal me parait relativement absente, du moins impalpable.
En revanche, j'ai lu, dans vos explications en forum, quelque chose de particulièrement touchant, lorsque vous expliquez le déclin physique progressif de votre compagnon et la manière que vous avez d'en tenir compte pour le soulager et continuer de lui permettre de profiter de ce que la vie peut encore lui apporter. Je n'aurais bien sûr pas l'outrecuidance de réécrire pour vous votre poème, mais j'aurais été davantage touché s'il avait contenu ce genre de choses, alors que là, il ne me touche que très peu.

Sur la forme :
Ma lecture a été extrêmement laborieuse, même si j'arrive bien sûr à saisir le sens général.
J'entrevois deux raisons possibles pour expliquer cela :
1. je suis un lecteur laborieux, peu capable de saisir les subtilités de la langue.
2. la forme (syntaxe, conjugaison et ponctuation en particulier), propose des tournures alambiquées, voire fausses (involontairement; parce que les erreurs volontaires, c'est autre chose), que le lecteur doit essayer de corriger pour s'y retrouver.

Pour ce qui me concerne, j'attends avant tout des commentateurs qu'ils fassent une analyse littéraire de ce que je leur propose, dans la mesure de leur temps disponible bien entendu. S'agissant de vocabulaire, s'il faut appeler cela du pinaillage, j'attends, j'espère et je réclame donc du pinaillage, à genoux s'il le faut.
Me permettez-vous alors d'analyser votre travail comme j'espère que le mien le soit ?

"La pointe des roseaux ondule sous le vent"
Personnellement, je peux être touché par une évocation simple des choses, voire naïve, ou tout au contraire par un lyrisme magnifiant un sentiment ressenti ou la beauté d'un paysage, mais là, j'ai l'impression d'une évocation mole que j'ai pu lire mille fois ailleurs et qui ne me touche en aucune façon.
D'un point de vue géométrique, et nous sommes là en plein pinaillage, je suis perplexe. Un roseau, modélisé en première approximation par une tige souple, me parait pouvoir onduler, mais une pointe, ramenée (étymologiquement, d'ailleurs) à un simple point, c'est-à-dire une seule dimension, ne peut avoir de forme. De plus, le mot "pointe", au singulier, et surtout le verbe "onduler", à la troisième personne du singulier et non du pluriel, semblent suggérer que les roseaux se rejoignent tous en une unique pointe. C'est embêtant. Ma machine à cinéma a un peu de mal à se mettre en route.
"Les roseaux ondulent sous le vent" m'eût paru bien plus conforme à la réalité... mais il faut bien qu'un alexandrin, pour être nommé ainsi, comporte douze syllabes.
Pour le premier vers d'un poème qui en compte vingt, ce n'est guère encourageant.

Au deuxième vers, la substitution de "dans le miroir" par "au miroir" me parait plus acceptable, même si je soupçonne une syllabe excédentaire et la nécessité d'entamer le second hémistiche par une voyelle de vous avoir guidé dans ce choix, davantage que la recherche d'une forme alternative.

Dès le troisième vers, je ne comprends plus. Que remplace le pronom "que " ? S'il ne remplace rien et qu'il s'agit d'une exclamation, non seulement il eût peut-être fallu clore le quatrième vers par un point d'exclamation, mais surtout il eût fallu clore le deuxième par un point et non une virgule.

Le quatrième vers est assez joli.

Au cinquième vers, l'absence de ponctuation détourne le sens de celui que vous avez, je suppose, voulu lui donner.
Je suppose que le sens souhaité est "La douceur passe en rayons dans les airs", mais il me semble que vous avez écrit "La douceur passe dans les airs en rayons". "les airs en rayons", c'est curieux !

Au septième vers, vous faites un énoncé de quatre ensembles en les séparant par des virgules, c'est-à-dire de la même manière qu'ils auraient été réunis par des "et". Il eût fallu pour cela que ces quatre ensembles et/ou éléments fussent disjoints et contenus dans un ensemble plus grand. Or, ce n'est pas le cas, puisque trois éléments (oiseau, chienne et feuillages) sont des éléments contenus dans un ensemble plus grand contenu dans votre énoncé : la nature. Ceci constitue, me semble-t-il, une erreur flagrante de logique.

Au huitième vers, vous faites une inversion : "sont d'un songe témoins" au lieu de "sont témoins d'un songe". Ces inversions sont fréquentes en poésie, d'autant plus que les règles en sont exigeantes comme ici dans le classique, parce qu'il faut bien les respecter d'une manière ou d'une autre. Tant qu'à faire, je préfère alors que ces inversions soient l'occasion de formuler les choses de manière plus élégante que d'ordinaire, plutôt que d'éviter par une technique trop voyante de terminer le premier hémistiche par un "e" non élidé. Mais je reconnais volontiers qu'il s'agit là de goût personnel. Peut-être que cette formulation vous plait et plait à d'autres. Pas à moi.

Au dixième vers, vous placez la césure à un endroit où ni la logique ni la diction ne permettent de la placer.

Au onzième vers, je trouve la formulation "toi me suivant" peu élégante. De plus, il est assez difficile de savoir ce que remplace le pronom "qui". Il me semble assez évident qu'il devrait remplacer la truffe, mais la syntaxe fait ici pourtant plus que suggérer qu'il s'agit de la terre. Si ce qui précède avait été un groupe nominal, le "qui" aurait pu remplacer la truffe, mais "à terre" est ici un complément circonstanciel de lieu et, en l'absence d'incise ("la truffe, à terre, qui se plisse"), cela ne fonctionne à mon avis pas.

Douzième vers : j'ai été très surpris en découvrant un verbe à l'infinitif (pleurer). Du coup, je n'ai pas compris ce que vous vouliez exprimer. Il m'a fallu revenir trois vers en arrière pour comprendre la formulation. Il s'agit donc de "Irai-je pleurer sur nos passés", les onzième et dixième vers, ainsi que la presque totalité du neuvième ne constituant donc qu'une incise entre "irai-je" et "pleurer". Dans ce cas, il eût été obligatoire de placer une virgule après "irai-je", non seulement pour marquer correctement l'incise, mais encore pour éviter que le lecteur ne lise d'un trait "irai-je en ce sentier", ce qui est une forme parfaitement valable, mais signifiant tout à fait autre chose. En lisant le neuvième vers, on ne peut que comprendre que le narrateur envisage de ne plus du tout se rendre sur le sentier après le décès de son chien, alors qu'il ne s'agit pas de ça : le narrateur ira peut-être encore par ce sentier, mais il se demande s'il y pleurera.

Treizième vers : Je vous avoue humblement que j'ignorais que le verbe "moquer" pût être transitif. Je trouve donc cette formulation originale et élégante.

Quatorzième vers : l'expression "un jour" semble indiquer le futur, or on ne retrouve pas le futur dans la conjugaison de ce vers. C'est curieux. Peut-être est-ce une forme valable mais peu usitée, alors je m'abstiendrai de la déclarer fausse, mais cela sonne du moins on ne peut plus bizarrement.

La deuxième strophe est un véritable casse-tête.
Au deuxième vers, je me suis d'abord demandé s'il n'y avait pas une erreur et s'il ne fallait pas remplacer "ou" par "où", mais il me semble que non. Dès lors, l'erreur serait plutôt de faire cohabiter un infinitif et un participe présent dans deux propositions coordonnées par un "ou". Le pire, c'est que vous auriez pu utiliser le participe présent dans le deuxième vers sans rien sacrifier à la prosodie.
Siffler un air, d'accord, mais siffler une chanson me parait incongru dans la mesure où celle-ci se caractérise avant tout par ses paroles.
L'imparfait du troisième vers est également très surprenant. Je suppose que vous placez votre narrateur dans le futur, après le décès de son chien, et qu'il s'exprime dès lors au passé au sujet de son existence, mais tout cela est bigrement lourd et limite sinon incorrect.
Au quatrième vers, un futur complète le désarroi du lecteur.
Quant à "Fortes les apparences", je me demande toujours ce que vous avez bien voulu écrire.
Au derniers vers, "combler un deuil" est une formulation très curieuse. On peut combler un vide et, dans la mesure ou la notion de deuil est associée à celle du manque, du vide, on comprend ce que vous voulez exprimer, mais il faut pour y parvenir accepter bien des détours.

Je suis confus, Hananke, parce que vous avez accueilli fort aimablement la parution de mon premier poème, qui n'est pas non plus exempt d'erreurs, mais ma façon à moi de vous témoigner ma gratitude et surtout mon respect est je juger votre travail indépendamment de cela et de ne pas passer de cirage sur des chaussures qui me paraissent devoir avant cela faire un petit détour chez le cordonnier.

   Anonyme   
6/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Le texte tire davantage sa poésie de la musique des vers, plutôt que des figures de style (discrètes ici). L'automne chamarré me plaît particulièrement.
D'un lyrisme tout lamartinien : les thèmes de l'automne et du chien fidèle rappellent très vite ce poète qui n'est plus lu aujourd'hui.
L'ensemble ronronne bien et n'emporte pas.
C'est tout à fait honorable.

   Marite   
7/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je viens de relire ce poème ... les diverses interventions dans le forum qui lui est consacré m'y ont amenée. Je dois dire que je ne saisis pas très bien toute la polémique qui semble y être attachée.
Donc, indépendamment de tout cela, c'est un poème qui traduit agréablement l'attachement et la tristesse que l'auteur a éprouvés après la disparition de ce compagnon à quatre pattes. J'ai aimé l'ensemble du poème mais deux vers ont perturbé la lecture :

" Sont d’un songe témoins, qui hante ces voyages : "
Je trouve que l'emplacement du mot "témoins", choisi sans doute pour respecter le rythme, est maladroit.
...
" Car si tu moques l’heure, insensible, qui passe, "
Egalement dans ce vers c'est l'emplacement du mot "insensible" qui m'a perturbée.

Je pense aussi que le titre devrait être changé pour mieux introduire l'émotion qui a motivé l'écriture de ce poème.

   Robot   
7/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est le fond de ce poème que je trouve attachant. D'autres ont relevé les maladresses, je n'y reviendrai donc pas, seulement pour dire que ces inversions, ces ponctuations décalées procèdent probablement de l'émotion profonde suscitée je suppose au moment de l'écriture et en établisse la spontanéité. J'aime bien cette fraicheur du texte brut, non retouché. Cette fraicheur, même si vous avez peut-être à travailler la syntaxe, Hananke, cette fraicheur gardez là, c'est l'essence de vos écrits.

   Ioledane   
9/9/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J’aime la tonalité douce-amère de cet écrit, composé de belles images :
- « Septembre se reflète au miroir de la mare »
- « (…) la douceur / Qu’accompagnent, furtifs, mes rêves de penseur »
- « si tu moques l’heure, insensible, qui passe »
- « Cicatrices d’hier ouvertes pour un temps »
- « Ne combleront jamais le deuil de nos instants ».

La tristesse de la perte de ce compagnon est ici évoquée avec simplicité et douceur, sans pathos excessif.

Quelques points m’ont néanmoins dérangée :
- « Que j’aime recueillir sur ces berges, souvent, / Les restes d’un été que l’automne chamarre. » : « souvent » me paraît ici artificiel, faisant un peu cheville
- « Sont d’un songe témoins » : je n’aime pas l’inversion
- « Pleurer sur nos passés à mes yeux révolus » : « à mes yeux » me perturbe un peu ici, je n’en vois pas très bien la logique
- « Et même en te cherchant derrière le buisson / Ou jouer du sifflet l’identique chanson » : la tournure me paraît incorrecte, pourquoi un infinitif à « jouer » ? « Jouant » m’aurait paru plus approprié.
- « Fortes les apparences » : je ne comprends pas à quoi il est fait allusion ici.

Malgré ces détails, j’ai bien aimé l’ensemble.

   bonjour   
20/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananhé ! Nullement l'intention de disséquer ton poème que je trouve joliet que d'autres ont commenté je l'avoue savamment. septembre le 22 est mon anniversaire je suis soufflé quand je vois le nombre des bougies! Ton poème m'emplit de nostalgie et sentimentalement il est très touchant.

   jfmoods   
1/4/2018
Ce poème en alexandrins, composé d'une strophe de 14 vers et d'un sizain, est à rimes croisées, suivies et embrassées, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre masculines et féminines.

J'aurais mis un point-virgule en fin de vers 1, un point en fin de vers 2, un point d'exclamation en fin de vers 4, une virgule après l'adjectif qualificatif du vers 18.

Vers 1 à 4

Le glissement des saisons (jeu antithétique : "Les restes d’un été", "l'automne") sur la nature environnante (champ lexical : "La pointe des roseaux", "le vent", "ces berges", "la mare") prépare un retour sur soi (allégorie : "Septembre se reflète au miroir de la mare").

Vers 5 à 8

Une toile de fond s'esquisse (énumération : "La Nature, l’oiseau, ma chienne et les feuillages") sur laquelle l'introspection va trouver à s'alimenter ("mes rêves de penseur", "un songe... qui hante").

Vers 9 à 14

Le poète se projette dans le passé, évoluant au sein du même paysage (démonstratif : "ce sentier"), en promenade avec sa chienne (apostrophe : "Ô Gipsy", périphrase méliorative : "ma sauvage et fidèle complice", métonymie : "la truffe à terre qui se plisse"). Anticipant la mort prochaine de l'animal vieillissant (litote : "quand tu ne seras plus"), il s'interroge sur la nécessité de revenir bercer sa peine en ces lieux ("Irai-je en ce sentier [...] / Pleurer sur nos passés à mes yeux révolus ?").

Vers 15 à 20

De retour dans le présent, le locuteur mesure, dans le souvenir qui se lève (gérondif : "en te cherchant derrière le buisson", imparfait de l'habitude : "l’identique chanson / Qui te faisait bondir"), l'incommensurable poids d'une perte (concession : "malgré mes espérances / Tu ne paraîtras pas", métaphore : "Cicatrices d’hier ouvertes pour un temps", futur : "les apparences [...] Ne combleront jamais le deuil de nos instants").

Merci pour ce partage !


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