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Poésie néo-classique
Hananke : Sagesse
 Publié le 21/04/14  -  16 commentaires  -  893 caractères  -  356 lectures    Autres textes du même auteur

Elle vient avec l'âge.


Sagesse



En n’ayant maintenant ni regrets ni désirs,
Enfin je me retrouve et je porte au pinacle
Ma liberté si chère ; et comme par miracle
Tous les chagrins d’hier ressemblent aux plaisirs.

Aujourd’hui, je renonce aux sommets à gravir
Qui pourraient m’entraîner trop loin, dans la débâcle,
Favorisant la foule heureuse du spectacle :
Elle aime tant des maux de chacun s’assouvir.

Loin des courants humains, solitaire à ma guise,
Sainement je vivrai de peu, sans convoitise,
En découvrant la paix du corps et de l’esprit.

Ô souvenirs, maudits ou grands, je vous évince,
Jamais ne plus subir les fers de votre pince
Est un luxe que j’offre à mon cœur de proscrit.

Tout devient simple et beau quand on a la largesse
D’ériger un autel intime à la sagesse
En bénissant les ans de nous l’avoir prescrit.


 
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   RB   
5/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce poème alors que je suis très peu porté sur la chose classique ou néo-classique.
Tout de go : la dernière strophe est absolument claire, limpide et simplement très très très belle.

La forme est parfaite. Au niveau contenu, je déplore un peu le vers : " Elle aime tant des maux de chacun s’assouvir."... l'aveu d'un état d'esprit encore légèrement revanchard... le contraire de cette sagesse ?

   troupi   
10/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Elle vient avec l'âge ; pas si sûr, "vieux con des neiges d'antan" disait très justement Brassens.
Nous en connaissons tous des gens âgés qui semblent n'avoir acquis au cours d'une longue vie aucune parcelle de cette sagesse qui fait toute la "beauté" du grand âge.
Heureusement que ceux dont vous parlez existent aussi et l'intérêt de votre poème s'il est lu par des "jeunots" de 60 ans sera de leur offrir l'espoir d'un paisible échouage sur des berges tranquilles où le dénuement suffit au simple bonheur de vivre.
Merci pour cette leçon bien écrite, pleine d'espoir.

   Anonyme   
11/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ici, c'est poème qui fait du bien.
On se sent heureux de lire l'apaisement.
Tout simplement...

   Anonyme   
21/4/2014
Salut Hananke

Une écriture comme je les aime, fluide, respectueuse des règles de la syntaxe et de la prosodie. Chaque strophe est une phrase, les rimes sont souvent riches, mais s'inscrivent naturellement dans le discours. C'est du beau boulot.

Votre "sagesse" n'est pas un choix philosophique, mais un renoncement. Le second quatrain est à cet égard sans ambiguïté.
Et le second tercet en remet une pincée pour ceux qui ne l'auraient pas compris.
Dés lors, le troisième tercet, qu'on pourrait croire inspiré par la méthode Coué, me semble plutôt relever de l'auto-dérision. Et l'on quitte ce poème avec un petit sourire en coin.

Merci Hananke et bravo

   Lulu   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme le dit Iloa, c'est un poème qui fait du bien. Personnellement, j'ai envie de le relire, non pour le comprendre mieux car il est très fluide et simple, mais pour le plaisir d'y retrouver la douceur qui se dégage tant du rythme que du sens.

   PIZZICATO   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke.
J'aime beaucoup ce poème. Sobre, qui dit bien ce qu'il souhaite traduire, sans grandes envolées lyriques.
Je cite les vers, entre autres, qui m'ont séduit :
" ...et comme par miracle
Tous les chagrins d’hier ressemblent aux plaisirs "
" Ô souvenirs, maudits ou grands, je vous évince,
Jamais ne plus subir les fers de votre pince ".

   Arielle   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bizarrement et contrairement à la plupart des commentateurs je lis de la tristesse entre les lignes de cette "sagesse" convoitée plutôt que ressentie par son auteur.
Que serait cet état dans lequel on ne ressentirait ni regrets ni désirs, dans lequel les chagrins et les plaisirs seraient équivalents, dont tout souvenir serait aboli ? Je ne vois guère que la mort qui puisse nous offrir cette "paix du corps et de l'esprit" et la prescription finale me semble un peu amère et bénie au second degré ... Ce n'est que ma façon de ressentir les choses

   senglar   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Hananke,


Ce poème aurait pu être écrit par quelqu'un(e) de ces gens d'importance du XVIIè S (écrivain, dramaturge ou ministre, grand serviteur) qui se retiraient dans leurs terres, ayant atteint à l'âge mûr, pour réfléchir à leur vie, leur action et en faire le bilan, écrire leurs mémoires avant que de mourir.

L'alexandrin y est d'ailleurs dans la semblance d'un Racine ou d'un Corneille. Peut-être me paraît-il un peu saccadé dans sa tournure et dans son agencement comme l'allure d'un cheval gênée par un trop alambiqué caparaçon :
"... maintenant...
Enfin..."
"... tant de maux de chacun s'assouvir."
"Jamais plus ne subir..." ([Ne plus jamais subir] ?)

"grands" m'a paru faible.

(-) à cause de tout cela.

lol

brabant

   Anonyme   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hananke, bonjour ! Deux quatrains, trois tercets auxquels il n'y a rien à reprocher quant à la forme.
Juste une proposition concernant le vers qui suit...

Elle aime tant des maux de chacun s’assouvir.

J'aurais bien vu à la place "de chacun", "de l'autre" s'assouvir;

Pour ce qui est du fond, je suis un peu plus réservé...

S'il est vrai que, pour le plus grand nombre, l'âge apporte une certaine sagesse, il n'empêche pas, sinon les désirs, tout au moins les regrets et n'efface pas les souvenirs, bons ou mauvais.
Bon, je parle pour moi mais je suppose que je ne suis pas le seul dans ce cas...
Par contre je vous rejoins dans le tercet qui suit :

Loin des courants humains, solitaire à ma guise,
Sainement je vivrai de peu, sans convoitise,
En découvrant la paix du corps et de l’esprit.

Ces remarques n'enlèvent rien à la qualité de ce poème car je respecte la vision de l'auteur quand bien même elle diffère de la mienne... Merci et à la prochaine

   merseger   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cher Hananké, voici un beau poème dont l'ordonnancement ne souffre guère de critique et épouse une structure originale. L'expression en est à la fois noble et simple, ce qui permet à l'idée force de se développer sans obscurité à travers des alexandrins bien rythmés, fluides, à la tonalité apaisée.
Je ne tique un peu que sur le vers 8 dont l'idée se comprend aisément, qui coule bien, mais qui manque de rigueur syntaxique.
Au plan du thème, je rejette votre proposition du second tercet qui bannit le souvenir de votre aspiration à la paix. Ce que nous avons vécu, peu ou prou, dans la douleur ou le ravissement, constitue la chair qui habille la charpente de notre bref passage ici bas. C'est le bagage doux amer que l'on emportera de l'autre côté du Styx, et pour ma part, je me refuse à l'abandonner sur la berge. Croyez moi, la vivacité de certaines émotions sait persister bien longtemps après ce qui les a suscitées, leur mérite étant de nous accorder le privilège de vivre plusieurs vies en une et, sans doute, de limer bien des aspérités d'une existence décevante ou cruelle au quotidien.
Merci pour cette belle lecture. Shalom!

   widjet   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime tout. Voilà. Chaque vers, chaque mot drapé dans sa simplicité et l'émotion qu'il véhicule fait de l'ensemble une vraie réussite. Oui, c'est idéalisé, oui, ça n'a l'air de rien (mais je défie d'en faire autant en préservant cette humilité et cette grâce), mais ça marche, ça (me) parle et (me) touche. A l'heure où beaucoup se masturbent la cervelle et s'enorgueillissent avec des grandes envolées lyriques ou passent pour des intellos en employant des mots abscons, qu'il est bon de lire un texte de ce type, humble et apaisant.

Hananke vient de signer un des (ses) plus beaux poèmes.

Si j'en avais le droit - et si l'auteur devait m'y autoriser - je le copierais sur mon mur de Facebook.

Bravo

W.

   Miguel   
21/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ces vers mélodieux et lents semblent donner forme à la pensée qu'ils portent. A leur lecture, quel apaisement ! Je sens que c'est ce à quoi il me faut atteindre. Des images et métaphores, un lyrisme serein, une impression d'achèvement, de quête fructueuse après laquelle le repos est permis, comme un calme sommet atteint après bien des traverses, et d'où le sage contemple sa vie. Merci Hananke pour ce moment de pur bonheur.
Le seule chose qui me gêne est le gérondif du début :"En n'ayant" ; il y a ici une cause alors que le gérondif exprime plutôt une action simultanée à une autre ; j'aurais mieux vu ici : "N'ayant plus..."
Mais ce point de grammaire n'ôte rien au charme, à la puissance d'évocation, à la beauté du poème.

   Edgard   
23/4/2014
Je n’ai pas eu le « déclic » en lisant ce poème. Le thème peut-être… ? Le renoncement ne me paraît pas être une sagesse. Mais sans doute aussi cette lourdeur, voulue bien sûr, mais… « En ayant maintenant » « elle aime tant les maux… » « Jamais ne plus subir les fers de votre pince »…de l’ensemble, cette tristesse aussi un peu…mais je venais de lire le texte de Tizef juste avant, c’est peut-être ça…C’est une belle écriture pourtant, ciselée, mais tu ne peux pas goûter un Bourgogne Charme Chambertin après un bonbon réglisse menthe. J’ai peut-être le palais qui déconne !
Mais ce n’est que mon humble impression.
Bien cordialement

   Ioledane   
2/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Sur le fond tout d’abord, je trouve cette ‘sagesse’ assez caricaturale, c’est dommage car ce texte a des allures de ‘méthode Coué’.
« Ni regrets ni désirs » : que faire dans ce cas d’une « liberté si chère » ?
« Tous les chagrins d’hier ressemblent aux plaisirs » : la réflexion qui me vient inévitablement, c’est que le narrateur ne doit pas avoir connu de bien grands chagrins pour écrire cela.
« souvenirs, maudits ou grands, je vous évince » : un peu étrange également. La sagesse exigerait-t-elle que l’on n’ait plus de mémoire, que l’on efface les beaux souvenirs comme les mauvais ?
Dans l’ensemble je comprends la philosophie développée dans ce texte, et en partage la tendance, néanmoins les traits sont trop gros pour qu’elle soit réellement crédible à mes yeux (mais peut-être tout simplement parce que je n’ai pas moi-même atteint cette sagesse ;-)).

Sur le plan formel, c’est un sonnet néoclassique plutôt bien écrit, l’écriture est fluide, hormis dans ce passage sur lequel j’ai buté : « Jamais ne plus subir » - j’aurais plutôt écrit « Ne plus jamais subir ».
Deux petits heurts à l’oreille par ailleurs : « je renonce aux sommets » (SO-SO) et « quand on a la largesse » (LA-LA).
Mais l’ensemble est de bonne facture, même si la magie n'a guère opéré en ce qui me concerne.

   Anonyme   
22/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke, j'ai fortement aimé ce poème. Une merveilleuse dédicace à la Sagesse, sous des vers subtiles, où le temps, les souvenirs silencieux, ne sont qu'a attendre et garder, afin que l'attendue sagesse ne vienne...

Des mots bien posés,avec une ponctuation finement glissée pour les mettre en valeur...
En lisant ce poème, j'ai ressenti une sensation de bien-être; les vers eux-même parlent de l'apaisement de l'esprit, et c'est bien mon ressenti...

De même, j'ai entre aperçu un peu de lassitude, je m'explique : l'être humain, a toute sa conscience de sa propre finitude, il n'a'plus qu'à l'attendre,patiemment, c'est dans ce contexte là que je parle de "lassitude". J'espère mettre expliqué correctement sans froisser personne...
Merci pour cette lecture des plus agréables, ce poème est juste...magnifique.

   Bleuterre   
25/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a pour moi une beauté et une sérénité dans les mots choisis et dans la forme de ce poème qui est parfaitement maîtrisée.
La sagesse se fait désirer dans ce texte comme un trésor, un bien précieux, et la sagesse c'est aussi prendre le temps et le recul de l'écrire, merci.


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