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Poésie néo-classique
Hananke : Seul [Sélection GL]
 Publié le 07/09/17  -  25 commentaires  -  1677 caractères  -  281 lectures    Autres textes du même auteur

À Gipsy, ma chienne adorée qui s'en est allée vers un monde réputé meilleur au soir du 22 juillet dernier.


Seul [Sélection GL]




Nous avons fait ensemble un pont de quatorze ans
Avant que les décrets de l'âge et sa sentence
N'appliquent sans pitié leurs arrêts malfaisants
Sur l'ombre de ma route et de mon existence.

On l'appelait la Doune ou Louloutte ou Gipsy
Avec sa robe noire et ses yeux de gitane,
Elle avait sous le crâne et dans le cœur aussi
De l'amour à donner comme une courtisane.

On ne résistait pas à ses regards hantés
Par la flamme et l'espoir d'une offrande en caresse,
Elle pliait les plus terribles volontés
Par un art consommé de la délicatesse.

Nous étions amoureux, sans affres ni tourments,
D'un amour le plus grand, le plus beau, platonique,
Qui jouait tous les jours les mêmes mouvements
Comme deux violons d'orchestre symphonique.

Mais ce soir je suis veuf… Si mon habit de deuil
N'émotionne pas la foule indifférente,
Je reste solitaire et triste sur le seuil
Où toute une maison me parle de l'absente.

Sur ma jambe, mes doigts recherchent son museau
Pesant assidûment aux repas, sous la table,
Le poids s'est envolé du nid comme l'oiseau,
Et ma main ne rejoint qu'un vide insupportable.

Je suis las de la vie et de ses hallalis,
Las de voir s'en aller pour toujours ceux que j'aime,
Mon cœur a beau semer la graine des oublis,
Sans ma Doune, il me manque une part de moi-même.

Mais, bien que mon esprit se moque des chrétiens
Ou des religions qui prônent le séisme,
Au plus profond de moi je sais que l'animisme
Compte une âme de plus au paradis des chiens.


 
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   Louison   
23/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Touchée!

Pas de pleurnicherie, mais des mots justes: "Et ma main ne rejoint qu'un vide insupportable", ou "Je reste solitaire et triste sur le seuil
Où toute une maison me parle de l'absente".

Peut-être un peu simple, des rimes pas très recherchées, mais ce qui compte pour moi, c'est qu'un texte nous parle, nous émeuve.

Merci beaucoup

   Cristale   
27/8/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Un chien, comme tout animal, est un être doté d'une telle sensiblilté qu'il est capable de vivre toute sa vie auprès de son maître avec une fidélité et une confiance que l'on ne retrouve que rarement chez les humains.

L'auteur pleure son chien et je comprends son attachement à cet être faisant partie intégrante de la famille. Je comprends ce deuil et ce sentiment de solitude, de manque.

Et c'est bien écrit. Le classique semble n'avoir aucun secret sous votre plume.

Ce poème m'a beaucoup touchée.
Merci à vous.
Cristale

   Alexandre   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour ! Je suis très touché par la mort de Gipsy et je partage votre douleur car je sais que ce poème reflète une réalité...
L'écriture est belle, la prosodie classique respectée et les deux derniers quatrains expriment parfaitement ce que j'ai moi-même ressenti en pareilles circonstances... Un poème écrit avec le cœur au travers des larmes sert aussi de thérapie et vous avez bien fait de coucher noir sur blanc ce départ qui vous ronge...

Bon courage et merci !

Edit
Salut Hananke... Je n'avais pas reconnu ta plume en EL et je ne comprends pas pourquoi ce poème est passé du classique au néo.

   Francois   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mort d'un chien qu'on aime est toujours difficile à vivre... Je l'ai déjà vécu et c'était à chaque fois un déchirement.
Votre poème évoque avec pudeur et délicatesse cette complicité, ce long chemin parcouru ensemble, cette tendresse...

J'aime beaucoup, par exemple :
"Nous étions amoureux, sans affres ni tourments,
D'un amour le plus grand, le plus beau, platonique,
Qui jouait tous les jours les mêmes mouvements
Comme deux violons d'orchestre symphonique."

Par contre, je n'aime pas trop le vers :
"N'émotionne pas la foule indifférente"

Merci pour ce partage et j'espère que Gipsy, ou Doune, est heureuse au paradis des chiens...

   Soruf   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je n'ai pas lu la dédicace avant de lire le poème ; je n'ai pas saisi au premier abord qui était cette courtisane. Tout cela s'est éclairé ensuite, mais ça ne m'a pas dérangé.

Le poème parlera à tous les propriétaires de chien, dont je fais partie. Mon passage préféré :

" Je reste solitaire et triste sur le seuil
Où toute une maison me parle de l'absente.

Sur ma jambe, mes doigts recherchent son museau
Pesant assidûment aux repas, sous la table,
Le poids s'est envolé du nid comme l'oiseau,
Et ma main ne rejoint qu'un vide insupportable."

Le poème est classique, j'aurais aimé d'autres images belles comme celles-là, mais il reste beau et très sympa à découvrir.

Merci beaucoup pour ce partage

   leni   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour HANANKE
Plus je regarde les hommes et plus j'aime mon chien
Perdre son chien c'est perdre une partie de soi-même c"est perdre sa connivence dans un regard Ce manque est écrit sobrement Pas de pathos et ce texte me touche

Sur ma jambe, mes doigts recherchent son museau
Pesant assidûment aux repas, sous la table,
Le poids s'est envolé du nid comme l'oiseau,
Et ma main ne rejoint qu'un vide insupportable.

C'est simple et touchant

MERCI et mon salut cordial LENI

   Michel64   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme nous les aimons nos animaux de compagnie qui jamais ne nous déçoivent et comme leur disparition nous peine.
Votre poème parle très bien de cela.
Voilà pour le fond.
La forme me parait sans erreurs et je ne trouve pas ce qui empêche le "classique" mais c'est sans importance finalement.
Je n'ai pas bien compris le "séisme"

Un poème que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire.
Merci pour ce partage.
Michel

   TheDreamer   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli et émouvant poème en quatrains de rimes croisées.

La disparition d'un être aimé, qu'il soit humain ou animal est un moment difficile à vivre, vous ne faites pas la différence, je ne l'a fait pas non plus.

Vous décrivez bien l'absence qui pèse dans le cœur, l'âme et la maison.

Je retiens particulièrement ce vers :

"Le poids s'est envolé du nid comme l'oiseau".

Une réticence :

"qui jouait tous les jours les mêmes mouvements
Comme deux violons d'orchestre symphonique".

Ce passage (et d'autres que je ne relève pas) me semble par trop "naïf" et m'apparaît fragiliser la tenue du texte.

   AUDEVAL   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le "doux ronron" de l'alexandrin convient parfaitement à ce poème. Sans avoir lu d'abord la dédicace, je n'ai pas compris d'emblée qu'il s'agissait de votre chienne. Les deux premiers quatrains peuvent s'appliquer tout autant à un être humain. Façon de montrer que les sentiments que l'on porte à ses proches et à un animal peuvent être identiques. Vos rimes sont belles et le rythme mélodieux. La fin est triste, trop peut-être. Mais je me console avec l'espoir que savoir, pour vous, l'âme de votre animal au paradis des chiens vous apporte, je l'espère, un peu de réconfort. Merci.

   Ramana   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La maitrise de la prosodie telle qu'ici présente est toujours pour moi un plus. Non pas que l'art de composer de bons vers libres soit plus "facile", mais pour moi, le rythme régulier des mètres et les rimes qui se répondent constituent un tempo qui met en valeur, à mon entendement, l'expression poétique. On pourrait en dire de même de la musique, et plus globalement de la nature où tout est rythme, cycles et vibrations.
Je n'ai jamais eu de chien, mais j'ai perdu des chats qui sont, dit-on, moins attachés, ce qui reste à prouver.
A la lecture, on ressent bien votre émotion, et puis qui donc a prétendu que les animaux n'avaient pas d'âme ? Certains, de-ci de-là, ont même douté que les peuples premiers, ou même les femmes, en aient une... Alors mettons nous d'accord, soit l'âme existe et tout ce qui vit possède une âme, soit l'âme n'existe pas et nul être n'en est doté !

   PIZZICATO   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout est vrai dans ce poème. La façon de dire est émouvante, digne.

Depuis mon adolescence des chiens ont accompagné ma vie (plus tard, aussi des chats). A chaque départ, c'est un effondrement.
Le dernier, un petit Shih-Tsu, m'a quitté à Noël 2016. J'ai beaucoup, beaucoup de mal à supporter son absence qui englobe aussi toutes les autres...
Bon courage à vous.

   bipol   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
tu étais chat d'amour
tu es au paradis
nous y serons un jour
prépare notre lit

bonjour,

j'ai beaucoup aimé votre texte

qui représente bien cette douleur

nous sommes passés par celle-ci

que vous décrivez si bien

   papipoete   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Hananke,
Celle qui au ras du sol, était toujours dans mes jambes, me suivait partout, me comprenait sans que je ne dise mot, n'est plus là ; ma Doune, ma Louloute a rejoint les bêtes qui ne sont plus, et j'en ai mare de voir partir tous ceux que j'aime !
NB l'auteur parle d'une amie très chère, d'un " amour le plus beau, plus grand, platonique ", et " toute la maison me parle de l'absente " ;
J'ai un nouveau chien après la mort de Câline, et la peine s'est adoucie, mais je comprend la détresse de ce maître à présent bien seul !
C'est si bien écrit, et cela marque le retour de notre " poète disparu " ; nous en sommes enchantés !
" re/li/gi/ons " froisse un peu l'oreille, mais diérèse oblige !

   Marite   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Agréable à lire par le rythme, les rimes et les mots choisis simplement pour dire la douleur de l'absence définitive d'un être pour lequel on a éprouvé une profonde affection. Ce poème me fait penser aussi que ces attachements envers nos animaux familiers me semblent naître et se développer lorsqu'il y a manque ou difficulté de communication entre êtres humains. En lisant la seconde et la troisième strophe, l'image de Gipsy m'est apparue nettement et la suite n'en a été que plus réelle et émouvante, en particulièrement avec ces vers :
" On ne résistait pas à ses regards hantés
Par la flamme et l'espoir d'une offrande en caresse,
Elle pliait les plus terribles volontés
Par un art consommé de la délicatesse."

Le choix de centrer les vers forme une sorte d'ornement à son souvenir, enfin, je trouve ...

   Bidis   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème qui m'ennuyait profondément tant que je le croyais dédié à une femme. Mais heureusement la joliesse de l'écriture, son envolée, sa grâce, m'ont fait continuer ma lecture. Après que le "museau sur la jambe" m'ait mise sur la bonne piste, à la fin du dernier quatrain, je me suis écriée : "J'adore !".

   widjet   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je vais encore jouer mon rabat-joie.

Si on fait fi du sujet évidemment très rassembleur (qui n'a pas vécu personnellement le drame de la perte de son chien ? Qui ne s'émeut pas de la mort de cet animal - et tout ce qu'il représente dans notre conscience collective et émotionnelle - aimé par je pense 80% des gens dans le monde ?) pour ne parler que du texte, objectivement, j'ai trouvé beaucoup mais alors beaucoup de vers convenus, "bateaux" et parfois grandiloquents (l'incipit a déjà, d'après moi également, bien "fonctionné").

"les décrets de l'âge et sa sentence"
"de l'amour à donner"
"la flamme et l'espoir"
"sans affres ni tourments"
"Comme deux violons d'orchestre symphonique"
"Je reste solitaire et triste sur le seuil
Où toute une maison me parle de l'absente"
"Mon cœur a beau semer la graine des oublis"
"Le poids s'est envolé du nid comme l'oiseau"
...

Et j'en passe.

J'ai noté le pas très gracieux ce "n'émotionne pas la foule"
aussi la lourdeur de l'adverbe ("assidûment")
la redondance "animisme" et "âme" se succède

En conclusion, c'est tendre et sincère oui,
Sobre et "léger" (dans le traitement) pas vraiment.

Une nouvelle preuve que l'exercice de rendre hommage à nos proches, quand ça nous touche vraiment dans notre chair, il nous manque souvent une certaine distance (cette fameuse distance) quand il s'agit de faire de l'autobio.

Y'a qu'à lire d'autres textes de Hananke pour constater que la plume est pour moi autrement plus convaincante et inspirée sur des textes moins "intimes".

Si ce poème est affectivement majeur et que l'intention est belle, artistiquement il est à mon sens très très mineur.

W

   Recanatese   
7/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
un bien joli poème que voilà. Vous êtes parvenu à me faire partager votre douleur, à moi qui n'ai jamais eu d'animal de compagnie, pour ça chapeau bas.
Pour la forme, les vers sont très bien ciselés et empreints d'une grande force évocatrice.
J'ai tout particulièrement aimé les quatrains 6 et 8, magnifiques.
Merci et au plaisir de vous relire.
Recanatese

   Damy   
8/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si je n'avais pas lu l'incipit, j'aurais pensé qu'il s'agissait de votre femme ou votre amante:
"Elle avait...
De l'amour à donner comme une courtisane."
...
"Nous étions amoureux, sans affres ni tourments,"
...
"Mais ce soir je suis veuf…"

une déclaration d'amour ( qui ne me semble d'ailleurs pas "platonique" du tout) pour une Maîtresse.

Ce n'aurait été alors qu'au 6° quatrain que j'aurais compris qu'en fait, c'est vous le maître.

Dès lors je ressens une sorte d'exacerbation dramatisée de votre sentiment. Une exagération un peu pathologique qui pourrait me choquer.

Mais j'ai eu, moi aussi, il y a bien longtemps, un chien à qui mes enfants, ma femme et moi avons réservé une cérémonie d'enterrement presque religieuse, les larmes au bord de l'âme. Il s'agissait d'un mâle et, si l'idée d'un poème m'était venue, j'aurais dû adapter en conséquence les mots de Maître de votre propre sentiment, ceux, peut-être tout aussi exacerbés de la perte d'un Ami.

Votre sentiment, je le comprends donc; je le respecte. Et son expression littéraire est très belle.
(a parte: je n'aime pas les 2 1° vers du dernier quatrain: un autre mot aurait pu être trouvé à la place de "se moque" et ce n'est pas l'Islam lui-même qui prône le séisme mais sa récupération par des fous. Ces 2 vers ont, je l'avoue, un peu gâché mon plaisir de lecture).

   jfmoods   
8/9/2017
Ce poème en alexandrins est composé de huit quatrains à rimes croisées, suffisantes et riches, égalitairement réparties entre masculines et féminines.

I) La mesure du temps

1) Un amour sans réserve

Un jeu d'assimilation s'exerce : la chienne a les caractéristiques d'une séductrice à la fois habile et passionnée. L'image d'une Carmen pleine de douceur se dessine ("Gipsy", "robe noire", "gitane", "courtisane", "la flamme", superlatif : "Elle pliait les plus terribles volontés", complément de manière : "Par un art consommé de la délicatesse").

2) Des échéances différentes

L'espérance de vie d'un être humain est nettement supérieure à celle d'un chien ("quatorze ans"). Notre animal de compagnie est destiné à quitter ce monde bien avant nous. Ainsi l'exigent les lois intangibles, imprescriptibles, de la nature (personnification : "les décrets de l'âge et sa sentence / ... appliquent sans pitié leurs arrêts malfaisants").

II) La démesure de la perte

1) Une épreuve douloureuse

Une comparaison ("Comme deux violons d'orchestre symphonique") traduit la puissance d'un attachement que le deuil vient tout à coup terrasser (hyperbole : "toute une maison me parle de l'absente", adjectifs qualificatifs : "veuf", "solitaire", "triste", "las" x 2, locution restrictive : "la main ne rejoint qu'un vide insupportable", litote : "s'en aller pour toujours").

2) Anima vagula blandula*

Bien que peu porté sur le fait religieux, sur la croyance en une divinité (verbe à visée dénigrante : "mon esprit se moque des chrétiens"), le poète se plaît malgré tout à croire avec ferveur (superlatif : au plus profond de moi") que son animal décédé accédera à un bonheur mérité de l'autre côté du miroir (groupe nominal : "le paradis des chiens").

Merci pour ce partage !

* Titre d'une nouvelle de Sylvaine publiée sur Oniris.

   emilia   
8/9/2017
La compagnie d’un animal familier prend bien toute sa place dans le cercle familial et lorsque nous la perdons, au même titre que celle des êtres très chers, son absence laisse place à la désolation en faisant davantage encore prendre conscience de cette relation si fidèle établie au quotidien et qui, désormais, va manquer terriblement : son regard si profond qui savait « parler », sa quête de tendresse partagée, cette complicité sans parole qui permettait de communiquer et de jouer la même partition au point de déclarer : « Sans ma Doune, il me manque une part de moi-même » et je ne doute pas de la sincérité de cette confession… ; si la religion ne permet pas d’apporter un peu de consolation à l’esprit qui doute ou refuse les croyances, l’âme humaine aspire malgré tout à partager encore dans l’au-delà cet éternel espoir d’un univers paradisiaque où se retrouveraient les âmes qui se sont côtoyées avec bonheur… ; courage à vous pour faire face à ce deuil auquel je compatis, en sachant que vous avez honoré votre Gipsy qui le méritait bien, avec une prosodie très soignée et de façon fort émouvante…

   Robot   
8/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce n'est pas pleurnichard, il y a du sentiment, j'aime bien la réflexion sur l'animisme. C'est vrai ça, si les hommes qui sont des mammifères ont une âme, je ne vois pas pourquoi on contesterait aux chiens d'en avoir une.

Cette vie quotidienne évoquée avec Gipsy est émouvante, et la construction du poème n'y est pas pour rien. Ici le travail ne transparaît pas, l'émotion l'emporte sur la technique et c'est fort bien réussi.

   luciole   
11/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Si je reconnais que dans ce poème figurent des vers bien frappés :
"Et ma main ne rejoint qu'un vide insupportable. "(entre autres) j'en trouve quelquefois d'autres qui me paraissent tarabiscotés.
Ce verbe émotionner ne m'a pas paru très heureux.
Belle métaphore que "la graine des oublis"
Animisme et âme au dernier quatrain me dérange.
Quelquefois émouvant, ce poème ne m'a pas plu dans son entièreté.
Mais je salue votre retour.

   Proseuse   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,

Un poème qui ne peut que toucher le lecteur bien sûr, et vous abordez le manque et l' absence de ce compagnon qui fut le votre avec un ressenti bien personnel qui fait de votre texte un écrit, un témoignage et un hommage plein de tristesse et de sincérité !
Merci pour ce partage que j' ai bien aimé lire

   Marie-Ange   
18/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je commencerai par vous citer :

" De l'amour à donner comme une courtisane"
" Sans ma Doune, il me manque une part de moi-même. "

C'est tellement vrai, que ces animaux affectifs et
affectionnés, tiennent une place immense en nos vies.

J'ai aimé votre écrit par petites touches, j'en ressens mieux la tendresse qui l’imprègne, parce que aussi certains de vos mots
rejoignent davantage ma sensibilité.
D'autres me semblent bien plus personnel.

Ce "Seul", est un cri du cœur plaintif et déchirant, que je comprends aisément, j'ai perdu mon chien depuis un long
moment déjà, et malgré les arguments des uns et des autres,
je ne peux encore à ce jour, offrir mon affection
à un autre.

   Soulyne   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un très beau poème évoquant la perte d'un compagnon aimé.

"Je suis las de la vie et de ses hallalis,
Las de voir s'en aller pour toujours ceux que j'aime,
Mon cœur a beau semer la graine des oublis,
Sans ma Doune, il me manque une part de moi-même."

Ce compagnon est présenté comme étant la moitié de l'auteur, une sorte d'âme soeur. On ne peut qu'empathiser avec un tel sentiment quand on a soi-même vécu des jours heureux auprès de son chien.
J'ai aimé la manière douce et belle que vous avez eue d'évoquer cet amour pur et inoxydable. Comme j'ai aimé la manière dont vous nous parlez de ce deuil comparable à celui d'un être humain.
L'ensemble n'est jamais mièvre mais emprunt d'un sincère sentimentalisme qui ne peut laisser le lecteur indifférent.
Vous dépeignez la féminité de Doune au gré de belles images : "ses yeux de gitane".

Votre composition est fluide et mélodique.

Merci de ce partage !


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