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Poésie néo-classique
Hananke : Spleen d'une journée
 Publié le 21/11/14  -  13 commentaires  -  845 caractères  -  269 lectures    Autres textes du même auteur

Tous les ans à la même époque.


Spleen d'une journée



La Poésie est morte en moi pour la Toussaint.
Peut-être que revoir ces tombes en pétales
Sous le déluge ingrat des averses brutales
M’a fait redécouvrir ce futur assassin

Où l’aurore n’est plus qu’illusoire matin
Et la postérité l’abîme qui s’étale ?
Elle que je couvais depuis l’ère natale
A fui de mon esprit vers un seuil incertain :

Dans un autre chercher l’hédonisme ou la joie,
Ces dispositions que mon cœur ne déploie,
Rongé par les regrets de ceux qui ne sont plus.

À mon âge il est trop de mânes que je pleure,
D’ascendants désignés par la Parque avant l’heure
Pour que je porte encor de lyriques influx ;

Mais de vivre sans elle et sa verve me navre,
Alors, je partirai du cimetière au havre
Aborder le bateau des émotifs exclus !


 
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   Michel64   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mort inexorable qui finit par éteindre même la poésie en soi.
J'ai bien aimé le premier quatrain et même plus encore le premier sizain. Dommage cette coupure qui paraît artificielle sous la contrainte, probablement, du style choisi.

La ponctuation me paraît aussi alourdir un peu l'ensemble, surtout les ";" et ":".

Mais l'ensemble a trouvé grâce à mes yeux.

Le 21/11

Je reviens à nouveau sur ce poème à présent qu'il est, à juste raison, publié.
C'est vrai qu'il m'a parut dommage de couper les 6 premiers vers:

"La Poésie est morte en moi pour la Toussaint.
Peut-être que revoir ces tombes en pétales
Sous le déluge ingrat des averses brutales
M’a fait redécouvrir ce futur assassin
Où l’aurore n’est plus qu’illusoire matin
Et la postérité l’abîme qui s’étale ?"

Et même si "l'ère natale" ne m'a pas trop plus, ainsi que la ponctuation, je pense, à la relecture de ce poème et des commentaires avisés qui l'accompagnent, avoir été un peu sévère. Je relève donc un peu la note et confirme mon impression que derrière cet écrit il y a un beau poète que je relirai bientôt j'espère.

   Lulu   
15/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce poème dont j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'un sonnet. Pourquoi n'avoir pas choisi cette dernière forme ? C'était bien parti.

Ce que j'aime dans ce poème, ce sont les émotions. Elles sont exprimées de façon simple et très fluide.

J'aime également ce vers :
"Où l’aurore n’est plus qu’illusoire matin"

Le ton est donné dès le premier vers. Le dernier lui répond bien.

   Francis   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme un bouquet déposé sur le marbre froid. Un marbre qui renvoie à l'éphémère de la condition humaine, au "futur assassin".
Les "tombes en pétales" sont les gardiennes du souvenir de ces mânes que nous avons croisés, aimés. La grille grince. De l'autre côté, la vie continue.

   Condremon   
21/11/2014
Lecture d'un matin brumeux
J'aime bien pour la pirouette du dernier tercet, un de trop pour un sonnet qui ne veut pas mourir, qui annonce un nouveau départ - allons mon pauvre coeur... - tercet facétieux promesse de futurs alexandrins et de futurs voyages

   Pimpette   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
je retrouve l'écriture précise et limpide de Hananke.....Chez lui c'est véritablement un style naturel dont je pressens qu'il demande bcp de travail!
Beau sujet bien déployé dans une suite d'images belles et bonnes

"À mon âge il est trop de mânes que je pleure,
D’ascendants désignés par la Parque avant l’heure
Pour que je porte encor de lyriques influx ;"

On saisit tout de suite les deuils et la séchresse d'inspiration qui les suit...

   papipoete   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Hananke; après le sonnet"marotique, peltier", on pourrait citer le sonnet"hananke" avec ses 3 tercets qui habillent ce spleen si chagrin! La teneur du vocabulaire m'enrichit de termes(hédonisme, mânes, parque) que je tâcherai de glisser dans mes prochains vers comme autant de savants synonymes pour de banales expressions!
Votre poésie serait morte pour la Toussaint, je dirais plutôt qu'elle fut arrêtée sur "pause"! A cette époque évoquée, contrairement à Vous, je ne suis pas envahi de tristesse, le cimetière ressemblant trop à un parc floral, si chatoyant.
Par contre, lorsque le spleen m'étreint, j'attends la nuit noire, et je vais sur la tombe de mes aimés disparus, je ne pleure pas(on dirait que je n'ai plus de larmes pour en avoir tant versé dans le passé), et je me souviens des jours heureux, puis je grille une cigarette comme un moment de partage avant de retourner vers les "vivants" qui dorment dans leur lit.

   Robot   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Les quatrains sont très beaux, mais j'ai encore plus aimé les tercets, comme trois conclusions d'une existence consacrée à la poésie. Une sorte de regret du poète sur l'exigence de la poésie d'antan qui lui paraît morte avec ses disparus. Une envie inatteignable. Il voudrait toujours plus et mieux sachant que l'un appelant l'autre le sublime il le sait ne pourra jamais être atteint.
J'ai apprécié ce très beau texte et tous ces excellents vers.

   Curwwod   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je dois bien contater que la poésie n'est pas morte en dépit de votre affirmation. Votre texte prouve le contraire et si le sujet d'une sombre mélancolie ramène le lecteur à son sort inéluctable, exprime un état d'âme désolé lors de cette visite pleine de tendresse au champs du dernier repos.
Le rythme, les sonorités sont parfaitement en phase avec l'esprit et si je regrette un peu quelques formulations un peu sybillines ou un peu trop datées (mânes, la parque, a fui de mon esprit vers un seuil incertain : l'oubli ? votre poème prouve le contraire.) l'ensemble est de très belle tenue, poétiquement et formellement parlant.
Merci

   leni   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème qui décrit le spleen qui nous donne un rendez-vous programmé L'écriture est sobre imagée précise Il y a une belle unité de ton que j'apprécie beaucoup

Mais de vivre sans elle et sa verve me navre,
Alors, je partirai du cimetière au havre
Aborder le bateau des émotifs exclus !

Vers magnifiques !! Bravo!
salut cordial Leni

   PIZZICATO   
21/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà bien la poésie telle que je l'apprécie : fluide, sans emphase, celle qui exprime le mieux la sensibilité de l'auteur.
De superbes images portant toute la mélancolie, pour ne pas dire tristesse, engendrée par ce jour, cette époque de l'année ; celle qui vient raviver " les regrets de ceux qui ne sont plus ".
J'aime beaucoup.

   pieralun   
23/11/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau poème, bien rythmé, musical.
J'ai adoré les vers 2 et 3, moins le 4 où je trouve le "futur assassin" un peu fort, un peu pathétique.
Le tercet final est magnifique, et le voyage par le cimetière du Havre me rappelle un certain voyage pas loin de Honfleur.

   Ioledane   
26/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis très partagée à la lecture de ce poème.
Certains passages recherchés et bien tournés, sont brouillés par d’autres plus confus voire maladroits.
J’ai aimé : le déluge ingrat des averses brutales, la postérité en abîme qui s’étale, et ces deux vers « À mon âge il est trop de mânes que je pleure / D’ascendants désignés par la Parque avant l’heure ».
En revanche la phrase qui s’étale des vers 2 à 6 est un peu trop longue, « l’ère natale » me paraît assez artificielle, le substantif « autre » au vers 9 n’est pas clair pour moi, la désuétude de « ne déploie » ou « encor » n’est pas ce que je prise ; enfin le dernier tercet me semble plutôt curieux, avec cette ouverture soudaine vers un havre et un bateau où se retrouvent des « émotifs exclus » dont je ne comprends pas bien le sens et dont la sonorité n’est pas très gracieuse.
Désolée si je suis passée à côté de quelque chose ...

   Anonyme   
15/2/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau spleen que ce poème ; en pleine Toussaint, parmi les tombes fleuries et la grisaille, avec ce futur irrémédiablement assassin qui nous mène tout droit à la mort. On naît, on vit et on meurt, et on n'y peut rien !


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