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Poésie contemporaine
Hananke : Sur la falaise [Sélection GL]
 Publié le 21/09/15  -  17 commentaires  -  637 caractères  -  282 lectures    Autres textes du même auteur

Calligraphie. Je laisse aux lecteurs/commentateurs l'appréciation de la forme.


Sur la falaise [Sélection GL]



Le
Bleu
De l'onde
Profonde
Vient d'azur
Clair-obscur.
La mer est belle
Dans la coupelle
Que tient l'Univers.
La nef par travers
Quitte le nid tranquille
Du havre et de la ville.
On croit voir un goéland
Au vol séraphique et lent
D'un irréel et trouble geste
Lézarder la voûte céleste.
Elle emporte à l'horizon
Les heures de la saison
Tel un octobre enfume
Ses dates par la brume.
Ainsi vont nos jours
Sans autres détours
Au crépuscule
De la cellule
Du passé.
Nuancé
D'abîme
Intime,
Soir
Noir.


 
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   fugu   
25/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne suis pas fan du calligramme en général, mais j'apprécie ce court poème tout en finesse dont la forme sert plutôt bien le propos avec ses vers doux-amers.

   Anonyme   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème dégage une infinie douceur, tant par ses sonorités que par ses belles images, toutes en demi-teintes :
Clair-obscur, On croit voir..., vol séraphique et lent, irréel et trouble geste, la brume, passé nuancé, abîme intime...

C'est très doux, feutré en même temps qu'un peu mélancolique.

Réel plaisir esthétique, à la lecture de ce poème.

EDIT : Je n'avais pas lu l'incipit. Désolée. Mais même si les calligrammes m'épatent, en général, je me suis davantage attachée aux mots et au rythme qui m'ont bercée.

   papipoete   
30/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'imagine le rendu de ce poème, écrit à la plume sur un parchemin, avec des caractères gothiques par exemple.
Sans lire le texte, j'aime déjà l'image; aussi lorsque je descend prise après prise l'aplomb de la falaise, je reste accroché à des vers tel " la mer est belle dans sa coupelle ".
J'aurais pourtant bien imaginé une " poésie libre " à cet endroit?

   Anonyme   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke ! Je vois que tu as plusieurs cordes à ton arc... poétique ! J'apprécie l'exercice tant pour la forme que le fond.
Juste un détail concernant le vers suivant :

Ses dates par la brume.

J'aurais préféré... Ses dates dans la brume.

Joli travail, merci pour cet intermède maritime...

   cervantes   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien que beaucoup plus sensible à l'émotion et/ou la musique dégagées par un texte, je ne peux qu'applaudir à cette prouesse poétique qui nous donne à voir la voile avant de la lire.
Sur le fond, peu de choses à dire, si ce n'est la douceur que le mois d'octobre distille et qui est très bien rendue.

Merci

   ameliamo   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie intéressante qui a beaucoup de musicalité et de rythme. Les images suggérées sont belles. Quelle est la signification de sa forme extérieure ? Un sein de femme où seulement un arrangement des mots?

   Francis   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette quille renversée m'a séduit par ses images, sa musicalité. J'ai aimé ces jeux de lumières, ce vieux gréement quittant le port ou encore ce goéland lézardant le ciel. C'est un univers auquel je suis toujours sensible.
Merci pour ce partage.

   Anonyme   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

En ce qui concerne l'appréciation de la forme : c'est une forme que j'apprécie. Elle me fait penser à une falaise, ou au sein d'une femme qu'on aimerait caresser...

Quant au fond, les vers se succèdent au rythme de cette nef tranquille et majestueuse (je l'imagine ainsi), sans toutefois me transporter dans l'émotion, dommage.

Bien à vous,

Wall-E

   jamesbebeart   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli texte qui m'a fait penser aux Djinns de Hugo (mis en musique par gabriel Fauré pour 4 voix mixtes et piano). Votre pari est réussi et le charme opère.

   Luz   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup. Ce poème m'a également immédiatement rappelé celui de Victor Hugo.
Le passage "La mer est belle
Dans la coupelle
Que tient l'Univers." est superbe.
Merci.
Luz

   leni   
22/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un calligramme raffiné Un jeu très plaisant
Bravo pour la construction
Merci et salut cordial Leni

   Vincendix   
22/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Un calligramme assez simplet dans sa forme, les plus élaborés sont ceux d"Apollinaire mais cette présentation originale d'un poème remonte à l'antiquité. Quelques petits défauts dans la régularité du dessin mais je comprends que c'est difficile, je ne m'y essaye pas. Le contenu sauve le contenant.

   Gemini   
22/9/2015
J'aime bien la rime le / bleu ; je ne l'ai jamais vue et je n'irai pas voir dans le dictionnaire, mais elle plait à l'oreille et à l'esprit.
J'admire aussi la construction. Il y a dû avoir des tréteaux, mais on ne les voit plus. Je ne reconnais pas une falaise dans le dessin, celles que j'imagine sont celles d'Astérix et les Normands où la peur donne des ailes. On a la culture qu'on peut. Par contre, tout le vocabulaire, marin et naturel, participe à leur présence.
Beaucoup de sonorités en "elle", peut-être même en manque-t-il ?
PS : Peut-être aussi, dans une rigueur un peu trop excessive, je crois savoir que le jour comporte deux crépuscules. Ce qui, selon, peut changer le sens.

   Anonyme   
23/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Hananke

Ce n'est pas la forme d'écriture que j'aime le plus .....bien que votre calligramme reste original et que j'y vois comme d'autres lecteurs la forme d'un sein ( et pourquoi pas le symbole de l'île du même nom ,extrapolons , extrapolons )

Pour moi cela fait une lecture un peu saccadée et je n'y éprouve pas de plaisir! Il reste cependant de belles images telles que
"On croit voir un goéland
Au vol séraphique et lent"

Merci

   LEO-P   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci pour ce poème tout aussi beau qu'original. Comme d'autres l'ont déjà noté, il n'est pas sans rappeler "Les Djinns" de Victor Hugo. Cette forme me séduit et devant les exigences qu'elle impose, j'estime que le travail est réussi.

Un premier point fort est la musicalité permise par la variation du rythme dans le nombre des syllabes, d'abord croissant puis décroissant. Lorsque je lis ces vers, j'ai l'impression de devoir mobiliser le même intervalle de temps pour lire chaque vers (c'est-à-dire que je mets autant de temps pour prononcer "Le" que pour prononcer "Lézarder la voûte céleste"). J'ai donc un effet d'accélération du début jusqu'au vers 15, puis un effet de décélération du vers 16 jusqu'à la fin. J'adore particulièrement tout le mouvement et le relief que donne cette structure.

J'ignore si l'objectif premier est de réaliser un calligramme. Si tel est le cas, on peut effectivement deviner un sein, mais je préfère y voir tout simplement une saillie rocheuse sur le flanc d'une falaise. De toute manière, il s'agit bien d'un calligramme au sens étymologique du terme...

J'aime l'alternance des rimes masculines/féminines qui, selon moi, apporte beaucoup à l'euphonie d'un poème. Je trouve les images très belles, notamment "La mer est belle / Dans la coupelle / Que tient l'Univers" et "On croit voir un goéland (...) / Lézarder la voûte céleste". Je note l'intelligente présence d'une couleur dans chacune des rimes monosyllabiques. Ce choix (dé)peint un dégradé du bleu au noir, du jour à la nuit, et ceci accompagne l'évolution dramatique du poème, elle-même sous-tendue par le rythme des vers ainsi que par le vocabulaire simple et feutré. Je vois justement dans cette oeuvre une unité fluide dénuée toute brutalité, dans la composition comme dans la versification. Cette délicatesse se superpose justement à l'évolution progressive du "crépuscule".

Bravo pour ce poème Hananke, au plaisir de te relire.

Léo

   TheDreamer   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Je lis et je pense à certains auteurs ayant écrit sur la falaise. En particulier à Albert Mérat et son sonnet éponyme extrait du recueil Les Chimères paru en 1864.

Le thème est beau. La forme ferait presque penser au rouleau d'une vague qui va s'échouer sur la grève.

   letho   
16/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien
chapeau pour le calligramme ! et merci
j'aime beaucoup certains passages de cette "voile", qui m'entraîne irrésistiblement vers le large de la rêverie..."la mer est belle dans la coupelle qui tient l'univers" et "elle emporte à l' horizon les heures de la saison", "ainsi vont nos jours sans autres détours".
En poésie, j'apprécie beaucoup qu'on utilise des mots simples, qui, par leur contact ou leur mélange inhabituel,font jaillir l'image poétique, et vibrer nos neurones


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