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Poésie classique
Hananke : Toussaint
 Publié le 01/11/18  -  14 commentaires  -  721 caractères  -  202 lectures    Autres textes du même auteur

À mes parents nourriciers décédés en 1977 et 1989.


Toussaint




Lacis de croix, forêt du repos éternel.
Un automne flambant m'entoure de ses charmes,
En place de la feuille il tombe quelques larmes
Des yeux du visiteur pensif et fusionnel.

Ils sont là, témoignage émouvant de l'enfance,
Intimes nourriciers au milieu des tombeaux
Qui surent m'éviter par tendresse l'offense
D'immuables éclairs d'orages parentaux.

Dans un recueillement que la mémoire embaume,
J'éveille à la Toussaint le palais du royaume
Et le grès fleurissant s'arrête de brunir.

Loin des airs ennuyeux de la tombe funeste,
Une aura renaissante illumine d'un geste
Les vestiges de jours brillant du souvenir.


 
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   Anje   
14/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
Un joli sonnet qui rend un très bel hommage à vos parents qui ont certainement laissé de bons souvenirs pour le mériter. On ne peut que respecter le recueillement.
Sur la prosodie, je ne ferai qu'une remarque. Fusionnel : diérèse ou synérèse ?
Toussaint approche, le printemps des tombes va fleurir les cimetières de ses traditionnels cyclamens et chrysanthèmes.

   INGOA   
15/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Veille du jour où l'on se recueille pour les morts, la Toussaint est bien la fête permettant d'honorer nos chers défunts. Oui votre poésie est fusionnelle, mais elle n'est pas triste et vous n'êtes pas tombé dans le piège facile du lyrisme pathétique. J'aime votre poésie pour ce qu'elle dégage avec simplicité et efficacité.

   papipoete   
18/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
classique
La Toussaint m'amène près de ce tombeau, où dorment paisiblement ceux qui m'élevèrent alors qu'ils n'étaient pas ma mère, pas mon père . Mais ils m'aimaient autant que je les aimais, et leur départ me creva le coeur !
Aujourd'hui, je suis là, une ultime larme m'échappe mais leur souvenir me rend heureux, en paix ! Cette pierre brunie va retrouver son lustre de grès, et la lumière " illuminera " leur repos .
NB Il en va de même pour moi, qui souffris tellement quand Papa, puis Maman ( très jeunes ) partirent ; quand je me rends au cimetière, je suis comme assis sur un banc, à discuter de la pluie du beau temps !
Ces parents " adoptifs " surent éviter les orages, et le héros s'en souvient, leur en est reconnaissant !
Le dernier tercet efface comme une gomme, " l'air ennuyeux de la tombe funeste " ; belle image !
techniquement, je vois un sonnet qui déroge à la forme du sonnet marotique, et évoque la façon de Rimbaud . Les alexandrins sont corrects .
papipoète

   PIZZICATO   
1/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un hommage sobre, empli de sensibilité ; sans larmoiement qui souvent accompagne les écrits sur le sujet.
Au contraire, il en ressort une certaine sérénité au cours de cette visite du souvenir.
" Une aura renaissante illumine d'un geste
Les vestiges de jours brillant du souvenir."


" Qui surent m'éviter par tendresse l'offense
D'immuables éclairs d'orages parentaux." une image débordant de sens.

   Luz   
1/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est tellement difficile (pour moi du moins) d'écrire un sonnet qui "sonne" la poésie. Elle est là, simple, claire, émouvante, et tellement là que l'on oublie les rimes, les césures, etc. C'est admirable d'équilibre et de beauté.

Merci.

Luz

   jfmoods   
1/11/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, croisées et suivies, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement féminines et presque exclusivement consonantiques. Quelques allitérations (f/v, d/t) et assonances (an, i) jalonnent l'évocation.

Une phrase nominale composée de deux métaphores juxtaposées ("Lacis de croix, forêt du repos éternel") présente le cadre que préparait le titre du sonnet ("Toussaint") : celui d'un cimetière qui s'étend aussi loin que porte le regard. Une allégorie ("Un automne flambant m'entoure de ses charmes") suggère au lecteur une palette de couleurs représentatives de la saison. Un jeu de substitution figure un paysage état d'âme douloureux ("En place de la feuille il tombe quelques larmes") qui plonge le poète dans l'introspection (métonymie : "Des yeux du visiteur pensif et fusionnel").

Devant la tombe, la mémoire opère une résurrection du passé. À la manière d'une vague qui vous submergerait, les souvenirs lointains refluent avec toute leur charge affective ("Ils sont là, témoignage émouvant de l'enfance, / Intimes nourriciers au milieu des tombeaux"). On comprend alors que ce couple aimant, en se substituant à l'autre, a protégé l'enfant du malheur, lui apportant tout le bonheur nécessaire à son épanouissement (métaphore inquiétante : "Qui surent m'éviter par tendresse l'offense / D'immuables éclairs d'orages parentaux").

Au fil des deux tercets, le poète évoque l'hommage rendu chaque premier novembre à ces deux êtres qui enchantèrent sa vie, la modelant de leur douce empreinte. Chaque année, oubliant l'austérité du lieu ("Loin des airs ennuyeux de la tombe funeste"), il se voit propulsé dans ce temps ancien et heureux qui forgea son identité d'homme (métaphore élective : "Dans un recueillement que la mémoire embaume / J'éveille à la Toussaint le palais du royaume", image d'une transfiguration : "le grès fleurissant s'arrête de brunir", personnification : "Une aura renaissante illumine d'un geste / Les vestiges de jours brillant du souvenir").

Merci pour ce partage !

   Cristale   
1/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Sonnet de forme irrégulière dont les quatrains s'affranchissent des formes habituelles : ici un quatrain à rimes embrassées, l'autre à rimes croisées.
Tout cela est parfaitement correcte, autant le mot "fu-si-on" s'écrit en 3 syllabes donc diérèse pour la poésie, autant le mot "fu-sion-nel" fait synérèse, selon Littré.

Un ensemble poétique, sobre, empreint de tendresse et de reconnaissance dont les meilleurs souvenirs sont plus fort que la mort.

Merci Hananké.
Cristale

   Francis   
1/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai franchi la grille du cimetière, royaume des souvenirs où les marbres brunis ravivent la mémoire. Un parfum mêlant sérénité et nostalgie s'élevait des tombes fleuries. J'ai aimé ce poème pour ce qu'il suggère avec délicatesse et simplicité. Comme vous le savez, il m'est difficile de faire une remarque sur la prosodie. Merci pour ce partage.

   sympa   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Un bel homage à vos parents nourriciers .
Il ressort de votre poème beaucoup de tendresse, de reconnaissance.
Le second quatrain( mon préféré) est émouvant .

   leni   
2/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjr Hananke
Classique rigoureux

Un automne flambant m'entoure de ses charmes,
En place de la feuille il tombe quelques larmes

C'est la première image qui donne la tonalité

Dans un recueillement que la mémoire embaume,
J'éveille à la Toussaint le palais du royaume
Et le grès fleurissant s'arrête de brunir.


La versification est d'une précision parfaite

bel exercice de style MERCI SALUT cordial Lzni

   Donaldo75   
4/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,

Une fois n'est pas coutume, voici un poème bien composé, dans le respect de la prosodie dont tu es un des garants sur ce site (sans vouloir te flatter). Le thème est bien porté aux yeux du lecteur, avec la qualité des mots et des images que ce dernier pourrait attendre d'une forme classique.

Bravo !

Donaldo

   Miguel   
4/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelque mauvais commentateur que je sois (sans rancune hananke) je vais risquer mon avis sur ce poème. Il évoque un sujet qui m'est cher et qui est la fidélité à la mémoire des morts. Tout y est dit avec tendresse et dans un lyrisme maîtrisé qui n'en est que plus touchant. Il est assez imagé pour qu'on se voie soi-même dans ce rituel sacré et émouvant. Il y a du romantisme et du Parnasse. C'est très beau. Mais attention, je peux me tromper, une fois de plus (lol, comme écrivent mes jeunes).

   HTFelize   
9/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sonnet agréable à lire malgré le thème du souvenir des défunts. Ce n'est pas un sonnet classique à proprement parlé, plus un sonnet contemporain à cause de la forme poétique de la deuxième strophe. Mais cela ne me chagrine pas pour autant, car il m'arrive d'écrire de cette manière.

   Eki   
20/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un recueillement touchant, le poème est sensible, sans pathos.
Garder dans nos coeurs ceux qui nous ont quittés, c'est pérenniser leurs beaux souvenirs.


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