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Poésie classique
Hananke : Un an, déjà [Sélection GL]
 Publié le 21/07/18  -  17 commentaires  -  1547 caractères  -  198 lectures    Autres textes du même auteur

Irai-je en cet endroit quand tu ne seras plus ?
Un an, déjà, en ce 22 juillet que Gipsy m'a quitté.


Un an, déjà [Sélection GL]




Des oiseaux bondissant comme des voltigeurs
Sont tentés par la graine aux barres des ramures ;
La mare et la forêt sous cuivres et rougeurs
Font un pèlerinage à l'hôte des voussures.

Quelques rayons épars s'égarent sur ma peau
À travers les piliers de la charpente épaisse,
De même que des glands tombant sur mon chapeau
Roulent sur le chemin pour propager l'espèce.

Je me sens épié, tout bouge... et je suis seul !
La sylve est un tombeau, la flache son linceul
Où gisent à couvert de longues promenades.

– Nous étions deux amis sur la sente, autrefois,
Deux esprits réunis, solitaires des bois,
Pour le temps imparti de quelques escapades. –

Un fantôme s'avance et se jette dans l'eau,
Éclaboussant l'oubli d'images en cascades,
Fulgurances d'hier étoilant le tableau :

Je me souviens de nous, allongés sur la mousse,
À l'ombre d'un vieux frêne il faisait bon rêver,
Lorsque j'ai ressenti la petite secousse
Du poids de ton museau dans mon cou se lover.

Et, quand tu ressortais suintant des ondes glauques,
Je me faisais tremper par tes séchages forts,
Tes roulades sur l'herbe et tes aboiements rauques
Se mêlaient dans l'azur à mes cris de stentors.


Mais le film est fini, la solitude règne
En maître dans mon cœur par le fiel habité,
Dans la mare et le bois des souvenirs, se baigne
Le dur instant présent de la réalité.


 
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   Mokhtar   
8/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Très beau poème en classique, peaufiné sans artifices tirés par les cheveux. Métrique, césures et surtout qualité des rimes remarquables.

J’ignore si ces tercets encadrés de quatrains correspondent à une forme de versification reconnue, ou bien tout simplement émanent de la fantaisie de l’auteur.

J’ai du chercher dans Valéry la signification de « sylve » et dans le …dico celle de « flache », qui voudrait dire mare, si j’ai bien compris.

Qui a eu et aimé des chiens se retrouve dans ce récit ému de ballade forestière. « Deux esprits réunis, solitaires des bois …» pourrait résumer le texte. La scène des ébrouements respire la joie. On touche dans ces souvenirs ce qu’est le bonheur simple

Pour faire le malin, j’incline la flèche de mon passionnément pour le « de même » du vers 7 que je n’aime pas trop, et pour « fiel » et « dur » du dernier quatrain, qui relèvent plus de l’amertume que de la tristesse nostalgique qui émane de ce superbe poème.

Mokhtar, en EL

   Gabrielle   
9/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Quand le souvenir se fait souffrance...

La perte d'un être cher, comme d'un animal de compagnie, est toujours douloureuse comme l'évoque l'auteur'e) dans ce poème.

Il se raconte, se souvient puis la réalité pour chute.

Merci pour cet instant de partage où la perte d'un animal de compagnie est évoquée comme celle d'un être cher.

Au plaisir de vous lire.

   Miguel   
9/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
De beaux vers dans l'ensemble, mais "stentors" au pluriel fait un peu figure de cheville, et "suintant" me semble appeler plutôt une diérèse. Mais surtout parler d'esprit pour un chien me semble une exagération, et ce beau souffle lyrique mériterait à mon sens un meilleur emploi.

   Anje   
10/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle maîtrise de la prosodie et de jolies images forestières en hommage à son compagnon.
Mon agréable promenade avec vous a légèrement trébuché sur les tercets. En raison sans doute de leur inégalité dans la succession des rimes. J'ai vu trop tard que l'alternance des genres l'avait provoquée. Peut-être qu'un tercet de plus… ou en moins ?
Puis j'ai pinaillé sur le pluriel de stentor marié aux cris forts sans perdre une once de mon plaisir.
Merci.

   sympa   
10/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est un bien bel hommage à votre cher gipsy et votre tristesse un an après se ressent dans votre écrit !
Ou qu'il soit , il sera fier de vous !
Un poeme émouvant qui me rappelle Ouralou de Jean Ferrat .

   Robot   
10/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bel hommage à un ami fidèle. L'histoire est bien racontée, encore que je lui trouve peu d'originalité par rapport à des récits du genre. Rien à dire sur la composition c'est cadré pour le classique. Le texte cherche à émouvoir et il y parvient sans user de grandiloquence et c'est une qualité.

J'ai d'abord été surpris par le S à stentors mais le mot étant sans majuscule j'ai supposé que le narrateur faisait référence aux singes hurleurs "alouates" appelés vulgairement stentors.

   Vanessa   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Outre la qualité technique de votre poème que je trouve personnellement sans failles, j'ai beaucoup aimé la progression de la narration.
Vous nous proposez un décor, ensuite ce qui manque à ce décor ( l'ami ) , ce fantôme éclaboussant les souvenirs, et nous comprenons seulement le vers suivant que ces éclaboussures sont celles d'un animal.
Et dans l'avant derniere strophe, vous unifiez ces deux être dans le cri.
Bravo.

   MonsieurF   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Parler de film en poésie classique...il faut oser.

Sinon le lyrisme pour célébrer un chien, je trouve ça vraiment trop.
Bref, je peux comprendre l'attachement fort, profond à un animal de compagnie, mais je pense que je ne comprendrais jamais l'emphase pour l'évoquer.

Je suis désolé de ne pas être convaincu.

   leni   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bjr HANANQUE
Qui a connu le regard d'un griffon et qui l'a perdu perçoit la tristesse du maitre Je comprends Hanaque

Quelques rayons épars s'égarent sur ma peau
À travers les piliers de la charpente épaisse,
De même que des glands tombant sur mon chapeau
Roulent sur le chemin pour propager l'espèce.

Le décors est planté
La tendresse s'exprime

Nous étions deux amis sur la sente, autrefois,
Deux esprits réunis, solitaires des bois,
Pour le temps imparti de quelques escapades. –

Rien n'est excessif la tristesse s'apaise

ET tombe le rideau


Dans la mare et le bois des souvenirs, se baigne
Le dur instant présent de la réalité.

C'est un bel écrit Merci Salut cordial Leni

   papipoete   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Hananke
Je retourne aujourd'hui,seul, faire un tour dans la forêt où gambadant à mes côtés tu m'accompagnais mon petit chien .
Je vois même ton fantôme sauter à l'onde glauque, et m'éclabousser alors que sur la mousse étendu, je songeais que la vie est belle !
Mais tu n'es plus là, et me manques tellement !
NB les alexandrins tissent la trame de ce drame et des images figées ou animées ornent le poème de l'auteur si triste !
Citer un passage est ardu, mais la 6e strophe me touche particulièrement !
J'ai un chien, n'en suis pas " gaga " comme sa maîtresse, mais comprend fort bien le vide immense, que son absence peut causer dans un coeur humain !
J'ai appris un nouveau mot, " flache " .
je ne ferai pas l'injure à notre poète, de vérifier la forme " classique " !

   LylianR   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Des vers que j'ai appréciés pour leur simplicité, leur sincérité :

– Nous étions deux amis sur la sente, autrefois,
Deux esprits réunis, solitaires des bois,
Pour le temps imparti de quelques escapades. –

...

Je me souviens de nous, allongés sur la mousse,
À l'ombre d'un vieux frêne il faisait bon rêver,
Lorsque j'ai ressenti la petite secousse
Du poids de ton museau dans mon cou se lover.

Mais l'ensemble est lyrique voire emphatique et ne convient pas vraiment, à mon avis, à un sujet de ce genre. (Très beau sujet par ailleurs).
Les deux premiers quatrains sont descriptifs : ll aurait été intéressant d'y glisser un sentiment fort comme l'absence, le vide.
Dommage que le poème ne soit pas dans la veine des beaux vers que j'ai cités ci-dessus, mais je salue le travail du poète.

   TheDreamer   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
La forme me semble inhabituelle : deux quatrains, puis trois tercets, puis trois quatrains.

Un poème émouvant en forme d'hommage qui dit la douleur de l'absence de celui qui nous manque et qui a partagé durant un long chemin notre vie. Quelque chose de ceux que l'on aime, qu'ils soient humains ou animaux leur survit, appelons cela l'âme.

Je peux comprendre tes mots. Je viens de perdre mon chat le 14 mars dernier . Il allait avoir 17 ans.

   PIZZICATO   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai beaucoup aimé ce poème.
Parceque l'état d'âme exprimé par l'auteur correspond tout à fait à mon ressenti face à ce genre de situation.
J'assimile la disparition d'un tel compagnon à celle d'un proche - si, si, je persiste et signe !-

" Deux esprits réunis, solitaires des bois,
Pour le temps imparti de quelques escapades." un beau passage.
Pour ma part, je considère que les animaux ont une âme, n'en déplaise à Mr Descartes et à ceux qui prétendent le contraire.

   Sylvaine   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je ne pouvais qu'être émue par un poème qui évoque le souvenir d'un animal aimé (comme, d'ailleurs, mon texte Anima vagula blandula dans la section nouvelles), et non, je ne crois pas, mais pas du tout que le deuil soit excessif sous prétexte qu'il ne s'agit pas d'un être humain, comme semblent le suggérer certains commentaires. La complicité avec le chien, la joie de la promenade sont bien rendues. C'est à la forme que j'achoppe : beaucoup de métaphores ne me convainquent pas ; et je trouve le ton solennel un peu vieillot et la phrase parfois trop lourde.

   Miguel   
21/7/2018
Commentaire hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Cristale   
22/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananké,

Vingt-neuf vers réguliers classiques sans erreur de prosodie auraient mérité quelques plumages. La technique est sans faille dans ces alexandrins de belle composition. Je suis également sensible au soin apporté aux mots à la rime, aux rimes elles-mêmes.
La première partie en forme de sonnet estrambot décrit le paysage dans ses deux quatrains et chaque tercet évoque successivement la solitude du promeneur, puis des souvenirs, et la perception d'une présence devenue invisible...La suite reprend en quatrains la description des lieux et les souvenirs s'animent dans un décor où la vie est bien présente. Le dernier quatrain laisse entendre la disparition définitive du compagnon d'un bout de vie nommé Gipsy, l'écho d'un glas de tristesse.

Le travail sur la forme l'emporte en amplitude et précision, l'écriture gagne en émotion.

Bravo et merci Hananké.
Cristale

   Vincendix   
23/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,
Sans égaler celle d’un être humain proche, c’’est vrai que la perte d’un « ami » fidèle cause de la peine.
Une peine parfaitement exprimée à travers ces vers avec le souvenir de promenades dans les champs et les bois, de bons moments de complicité.
Comme d’habitude, une versification sans faille et c’est un plaisir de lecture.
Vincent


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