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Poésie classique
Hananke : Un sourire
 Publié le 20/12/17  -  23 commentaires  -  693 caractères  -  412 lectures    Autres textes du même auteur

À Tom, mon petit Angelman.


Un sourire



La Vie est un trésor mais elle est très étrange ;
Elle peut engendrer le juste et le voleur,
Ou, plus mauvaise encore, accabler de douleur
Le tout petit enfant à l'image d'un ange.

Dès la naissance il eut le geste qui dérange
Et la fragilité du cristal ; la pâleur
Du miroir que l'on casse et qui porte malheur
Illumina son front que couvrit une frange.

Comment s’imaginer que, dans le creux du bras
Ou la tiède chaleur de la douceur des draps,
L'aigle de l'injustice ait érigé son aire ?

Diaphane oisillon à l'envol hésitant
Dès l'éveil égaré dans la jungle ordinaire,
Son visage dispense un sourire éclatant…


 
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   BeL13ver   
1/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poème au style enfantin peut paraître rebutant, surprenant, délicat à classer comme un poème d'adulte, et c'est ce qui fait toute sa réussite. Le premier vers prend de court, mais me fait sourire agréablement. C'est rafraîchissant de le voir écrit dans un tel style. L'idée interne est de restituer la vie d'un enfant fragile à travers sa manière de parler. Et c'est absolument charmant.

Quelques détails : les rimes en "leur" sont à éviter dans un sonnet, afin de respecter la règle implicite de changement de la nature des mots à la rime. Et c'est à peu près tout.

BeL13ver en Espace Lecture

   solo974   
7/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
J'aime beaucoup votre sonnet pour les raisons suivantes :
- pour sa thématique même, en premier lieu, car le lecteur ne saurait rester insensible aux injustices qui peuvent toucher un "tout petit enfant" ;
- pour la façon judicieuse, d'autre part, dont le registre animalier (aigle/aire/oisillon/jungle) est développé dans les deux tercets ;
- pour le rejet du vers 6, enfin ("Et la fragilité//du cristal ; la pâleur") et l'enjambement externe qui le suit ("la pâleur//Du miroir") : ces deux procédés renforcent en effet - symboliquement - la fêlure que l'on perçoit dans votre poème.
Bien à vous

   papipoete   
8/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Dès sa naissance, " l'aigle de l'injustice s'est posé " au chaud des draps de ce petit Angelman . Malgré la maladie, il fait déjà un pied de nez au destin, il sourit ...
NB un cri de douleur contre le mauvais sort qui habille " prince ou malandrin ", et ici sur le premier est tombé, mais l'espoir sera plus fort que le remord !
Le 2e quatrain qui pose le triste décor, est mon préféré .
Ce sonnet me semble parfaitement " classique "
papipoète

   Mokhtar   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je pense que les spécialistes ne trouveront rien à redire sur la technique. Récit de la venue au monde d'un petit être handicapé ou malade,
Le premier quatrain est intéressant, bien construit et pas dépourvu d'élégance.
Pour le reste, la frange doit trop à la rime, la pâleur du miroir qui illumine m'est incomprise, et l'aigle de l'injustice s'est échappé de vers parnassiens.
Bon début, suite un peu plus laborieuse. Mais l'art du sonnet classique est très difficile

Dur dur de se relire, de considérer ses propos tenus à la chaine pour
remplir son quota de commentaires.
C'est le risque d'écrire en EL.
Simple avis technique, froid et banal, sur un texte personnel (comment le savoir ?) et si impliquant (comment ne pas l'avoir pressenti ?).
Pas de ma faute...mais un peu honte quand même. L'essentiel n'était pas dans les rimes.

   Louison   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne connais rien aux règles de la poèsie et ne jugerai donc pas la technique.

Vos mots m'ont embarquée, j'ai beaucoup aimé ce texte que j'ai relu plusieurs fois, émue.

   PIZZICATO   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" La Vie est un trésor mais elle est très étrange ;
Elle peut engendrer le juste et le voleur " ces deux premiers vers sont très réussis.

Un texte tout en retenue, sans pathos, avec un dernier tercet émouvant.

" L'aigle de l'injustice ait érigé son aire ? " j'ai trouvé un peu emphatique.

   Anonyme   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Parfois la "Vie" est ainsi faîte, elle prend d'une main, ce qu'elle
vous donne de l'autre.

Lorsqu'il s'agit d'un "oisillon", il n'est pas toujours aisé de
comprendre ce que l'on estime être bien "injuste", la dureté
de cette "Vie" qui lui est alors donnée, la douleur plutôt que la
douceur.

Un écrit qui parle de lui-même, alors laissons-lui tout la place
et captons, nous aussi ce "Sourire".

   leni   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
cette histoire de l'injustice de certains destins enfantiins set décite avc beaucoup de sobriété J'aime beaucoup

La Vie est un trésor mais elle est très étrange ;
Elle peut engendrer le juste et le voleur,
Ou, plus mauvaise encore, accabler de douleur
Le tout petit enfant à l'image d'un ange.

C'est triste pour
Diaphane oisillon à l'envol hésitant

BRAVO MERCI à vous Mes amitiés LENI

   LenineBosquet   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Un poème simple, sobre et délicat pour un sujet qui, justement, recommande d'éviter le pathos et le larmoyant, bien joué.
Je regrette un peu l'opposition juste/voleur, c'est "too much" pour le voleur je trouve.

   TheDreamer   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un sonnet Peletier en ABBA ABBA CCD EDE. L'une des 2 formes du sonnet classique français.

Une langue simple et sans apprêt pour dire la cruauté aveugle que peut parfois revêtir l'existence via le sort d'un enfant que la maladie a frappé.

La douleur est toujours injuste pour qui la subit quelque soit la forme qu'elle prend et particulièrement lorsqu'elle touche un enfant.

   Anonyme   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Hananke... Je sais ce que ce sonnet, que tu aurais tant voulu ne pas avoir à écrire, représente pour toi et je ne m'étendrai pas plus sur cette Vie que du fond du cœur je souhaite la meilleure possible pour Tom...
Fais lui la bise de ma part.

   Anonyme   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’ai trouvé beaucoup de pudeur et de délicatesse dans ce poème et une si grande tendresse en émane que je me suis senti touché.

Je n’analyse rien, de toute façon je n’en serai pas capable…néanmoins le second quatrain a ma préférence, en particulier cette partie : ‘Et la fragilité du cristal ; la pâleur du miroir que l’on casse et qui porte malheur illumina son front que couvrit une frange’…

et aussi le dernier tercet.

Cordialement

   silver   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé votre poeme
Je trouve que les émotions sont exprimées avec beaucoup de justesse et d'honneteté.
Le deuxieme quatrain m'a partculierement touchée...
Ainsi que la force surprenante du sourire du dernier tercet, dont l'image persiste...
Merci à vous pour ce partage

   Vincendix   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
C’est difficile d’exprimer ses sentiments sur un sujet aussi délicat, avec le risque de tomber dans l’excès ou au contraire de prendre trop de recul et ce sonnet est parfaitement dosé. D’ailleurs le choix d’un sonnet est judicieux.
L’injustice est réelle, voir des petits êtres innocents souffrir c’est insupportable, quand une telle injustice touche une famille, les proches subissent une véritable torture.
Vincent

   Cristale   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Hananké

Très touchée par ce poème où la poésie s'écrit à l'encre des larmes je ne puis dire rien de plus car mes mots seraient bien maladroits et inutiles.

"Son visage dispense un sourire éclatant…"

Le dernier vers est un rayon de soleil comme l'est cet enfant que j'embrasse tendrement.

Cristale

   Marite   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très émouvant ce poème car, dès la fin du premier quatrain nous percevons qu'il s'agit là, d'une confidence intime et douloureuse qui nous est faite. Au-delà de l'émotion, ce genre d'écriture témoigne d'une confiance de l'auteur envers nous, lecteurs et commentateurs d'Oniris. Pour cela je le remercie très sincèrement car je sais, pour l'avoir éprouvé, le bienfait que peut apporter ce genre d'écriture, surtout en ayant la possibilité de proposer en partage la douleur et l'émotion. Commencer par " Un sourire " et terminer par " ... un sourire éclatant" montre le chemin parcouru et toute la tendresse offerte en rempart à ce que l'on pourrait qualifier d'injustice ...

   sourdes   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke
un sonnet en forme de tombeau tel qu'il en existe en poésie mais aussi en musique. Un souvenir émouvant inscrit désormais dans les cœurs des lecteurs et un voile du ciel levé sur un enfant.
J'ai apprécié la structure, les premiers quatrain et tercet livrent une interrogation renouvelée sur la vie et les deuxièmes quatrain et tercet font toute leur place à l'enfant. Le dernier vers qui nous confie une dernière image est particulièrement bien senti et rythmé avec simplicité.

   emilia   
21/12/2017
Très touchée par l’hommage émouvant rendu à ce petit être fragile, au visage d’ange si souriant, mais frappé par l’épée d’injustice d’une douloureuse et rare maladie faisant encore davantage prendre conscience combien la santé dont le souhait est formulé dès la naissance prime pour chacun en tant que trésor précieux … Le portrait tendre du petit Tom laisse entendre les cris de révolte et les silences de l’accablement qui pèsent sur la famille éprouvée et qui doit affronter avec une solidarité bienveillante et beaucoup de courage le combat quotidien de la survie, quand chaque acquisition, le moindre progrès, deviennent une victoire à partager, à l’image de son « sourire éclatant »… ; merci à vous pour ce témoignage si sensible…

   Capricorne   
22/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,

Un sonnet de très bonne facture dans lequel l'auteur nous fait part du sentiment d'injustice qu'il éprouve devant le handicap du petit Tom.
La vie bien qu'elle soit un trésor, ne distribue pas sa fortune de manière égalitaire à la naissance.
Concernant la forme, au niveau du deuxième quatrain, je regrette un peu son manque de fluidité, mise à mal par la ponctuation.
Par ailleurs, l'illumination du front du bambin, ne me paraît pas très heureuse.
J'ai particulièrement apprécié le sourire de Tom qui nous offre une bouffée d'optimisme et d'espérance.

Une émouvante dédicace qui trouve le chemin du cœur.
Bonne chance à Tom.

   aldenor   
22/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J’aime la construction ; le passage de la constatation générale de la 1ere strophe, au cas particulier. Les derniers vers sont aériens.
J’aime aussi beaucoup la 2eme strophe, sauf la fin « que couvrit une frange » : d’abord ca fait trop de qui et de que, et puis je trouve que ce petit ajout rompt l’unité de l’image ; on ne visualise pas à la fois la pâleur du front et la frange qui va le cacher.
« La Vie est un trésor... » : Pourquoi d’emblée cette affirmation quand vous vous apprêtez à nous dire que la vie ne l’est peut-être pas pour tout le monde ?
« ...érigé son aire » : ériger, dresser à la verticale et aire, surface plane, ne vont pas ensemble.

   Miguel   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La peine est d'autant plus poignante qu'elle est exprimée avec pudeur. Une épreuve évoquée à mots couverts, une digne évocation des injustices de la vie, et une fermeté toute stoïcienne car malgré tout "elle est un trésor", et ce poème s'achève sur l'image d'un "sourire éclatant". Bonne leçon de courage pour nous tous. Un beau poème classique où les sentiments n'ont pas besson d'être étalés pour nous atteindre. Gide disait : "Le classicisme est un romantisme maîtrisé". C'est cela.
Une bise à Tom.

   EricD   
28/12/2017
Je vous félicite pour l'écriture et surtout la publication de ce sonnet, et ce n'est pas tant pour le soin que vous avez apporté à ces vers qui sont tout à fait honorables, mais pour la démarche consistant à faire en sorte, à votre niveau, que les handicaps soient visibles, et non plus dissimulés, tus, oubliés comme ce fut longtemps le cas.
La poésie doit aussi s’emparer de cette question très actuelle.

   Queribus   
1/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Je me permets tout d'abord de vous souhaiter une très année 2018 avec beaucoup d'écrits et d'échanges.

En ce qui concerne votre poème, que dire de plus? Sur la forme , vous frôlez la perfection mais plusieurs l'ont déjà dit; on peut noter toutefois que les mots en -eur sont tous les quatre des noms, bras et draps sont deux noms, hésitant et et éclatant sont deux adjectifs; il aurait fallu peut-être, essayer de varier un petit peu mais ceci est un détail qui n'enlève rien à la rigueur de votre prosodie.

Le fonds quant à lui était difficile à aborder pour éviter le ton larmoyant et le pathos, ce que vous avez admirablement réussi, de plus au travers du sonnet, art difficile à pratiquer s'il en est.

En un mot, votre poème est une belle réussite et témoigne d'une longue pratique de la versification. Ceci semble l'avis quasi unanime de vos lecteurs.

Bien à vous.


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