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Poésie classique
Hananke : Un souvenir
 Publié le 05/07/20  -  16 commentaires  -  1453 caractères  -  233 lectures    Autres textes du même auteur

Qu'elles soient Aphrodite, Elsa, Diane, Elvire,
Il est des souvenirs qui hantent les esprits
Et nous rendent joyeux ou nous laissent aigris
Par l'accent des échos que leur puissance inspire.


Un souvenir




Bien que là loin de toi, je sens battre ton cœur.
Mon âme qui se meut à travers les années,
Imperceptible oiseau, franchit les destinées
Et dépose à ton âme une pensée en fleur.

Saisis la rose rouge et sa senteur puissante
Qui te parle des jours anciens et rajeunit
Les instants merveilleux où j'occupais ton nid
Trouvant la passion, cette hypnose naissante.

Ô printemps, printemps fou qui me remplit d'émoi
Comme un arbre en sommeil de sève et de verdure,
J'avais trouvé ma nymphe à la source mature
Et mes vingt ans disaient : n'aime-t-elle que moi ?

Tu mariais ensemble aurore et crépuscule,
Je fus ensorcelé par éblouissements
Et je connus la joie... et peine des amants,
Emmêlé dans des rets d'éphèbe ridicule.

Mon âge me voyait possesseur de ton corps,
Gardien de tes plaisirs et maître de ton âme,
La jeunesse accompagne une bêtise infâme
Lorsque l'amour en plus se fond dans les décors.

Comment garder au vase une rose coupée
Au jardin de Vénus sans la voir dépérir ?
Et le dernier pétale échu vit se mourir
Sur un concis chemin de temps notre épopée.

Si j'ai cueilli des fleurs qu'il ne faut pas cueillir
Et séduit sottement ma déesse Aphrodite,
C'est que mon cœur brûlait d'une ardeur inédite,
Le poète est l'enfant qui ne sait pas vieillir.


 
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   Harvester   
22/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,


Je ne suis pas capable de juger techniquement la forme "classique" ou non d'une poésie, je me contenterai donc de dire mon ressenti sur ce qui est ici proposé.

"Bien que là loin de toi" me gêne à l'oral, je trouve cette formulation un peu lourde surtout avec ce "là loin" disgracieux à l'oreille (à mon oreille tout du moins)

Le répétition du mot "âme" au premier quatrain ne me semble pas très heureuse.

Le second quatrain n'est pas laid en soi mais en revanche l'idée d'une passion vue comme hypnose me semble inadéquat. La "passion" est étymologiquement une "souffrance" et je ne vois pas comment une souffrance pourrait se vivre comme une hypnose.

"J'avais trouvé ma nymphe à la source mature", ici j'ai du mal à voir l'image ; est-ce la nymphe mature que l'on trouve à la source, est-ce la source que l'on dit "mature", dans les deux cas, l'idée de fraîcheur de l'une comme de l'autre me semble ne pas se satisfaire de ce "mature" dont je sens bien qu'il est mis pour la rime plus que pour le sens (simple ressenti)

Le quatrain suivant est plus alerte bien que le dernier vers me semble laborieux et peu convaincant.

Mon âge me voyait...jusqu'à "décors" est assez lourd et peu travaillé. Je pense qu'on pourrait faire valoir l'idée (qui n'est pas sotte) avec plus de légèreté ou à tout le moins plus de finesse.

"Concis" pour évoquer la brièveté du chemin me semble peu efficace et mal choisi.

Le dernier quatrain me semble le plus équilibré et le moins "fabriqué" de tous.

Le côté positif de ce poème est que l'auteur/trice trace un chemin bien balisé pour nous conduire à travers ses souvenirs teintés de regrets mais très sincèrement je trouve beaucoup de lourdeurs à ce texte non dénué d'esprit de poésie par ailleurs. Disons que si j'en étais l'auteur je le remettrai sur le métier pour en reprendre non la trame, mais le tissé.

Bravo tout de même pour cette proposition intéressante au fond.

Commenté en E.L

   Myo   
22/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La nostalgie d'un souvenir d'amour-passion, dans une "pensée en fleur"

Une poésie mélodieuse et chaude de ces sentiments.
Même si le temps et surtout l'immaturité du protagoniste ne souffrant aucun partage aura eu raison de cette histoire, il en est marqué pour toujours.

Une versification très bien construite, des rimes souvent riches.
Une poésie claire, sans complexité mais qui atteint son objectif.

Juste un petit bémol,
l'hémistiche du dernier vers du 6e quatrain me semble bancal
" Sur un concis chemin de temps notre épopée"

Le dernier quatrain me plait beaucoup

En EL Myo

   Queribus   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire devant une telle perfection d'écriture où il est impossible de trouver la moindre faute de prosodie, le tout dans un langage clair qu'on saisit à la première lecture sur le thème délicieux de la nostalgie et des souvenirs. J'ai trouvé un côté Marcelline Desbordes-Valmore et Anna de Noailles à votre écrit (au masculin bien-sûr), un genre d'écriture plutôt rare de nos jours. J'espère que vous allez vite nous en "commettre" d'autres de ce tonneau-là.

Bien à vous.

   Donaldo75   
24/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Rien à dire, il y a de la tenue dans ce poème. Le lecteur sent la maitrise du verbe, de la prosodie, du genre propre à la poésie classique dont les codes sont respectés. On sent le spécialiste de la catégorie, jusque dans le choix du thème. Je ne m’épancherai pas plus loin dans un commentaire composé dont d’autres commentateurs sont friands et généreux.

Bravo !
Merci pour le partage.

   solo974   
5/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
Outre la qualité indéniable de l'écriture et une maîtrise non moins indéniable de la métrique, que je tiens à saluer, j'ai beaucoup aimé l'évocation de ce souvenir à la fois tendre et mélancolique.
Ma strophe préférée est la suivante :
"Tu mariais ensemble aurore et crépuscule,
Je fus ensorcelé par éblouissements
Et je connus la joie... et peine des amants,
Emmêlé dans des rets d'éphèbe ridicule."
Le dernier vers m'a également beaucoup plu.
Bravo et à vous relire !

   Malitorne   
5/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Autant Truisme était sombre et donnait envie de se tirer une balle dans la tête, autant celui-ci respire la vie et la fougue qui caractérisent les vertes années. Vous avez bien de la chance Hananke de pouvoir vous exprimer ainsi, quand la technique semble si facile qu’elle ne s’aperçoit pas à la lecture. Des années de travail j’imagine…
Un vers peut-être en dessous des autres ici : « Lorsque l'amour en plus se fond dans les décors », mais un superbe là : « Le poète est l'enfant qui ne sait pas vieillir. »
Vous avez su évoquer avec justesse ces amours passés impossible à oublier, qui nous poursuivent à travers les âges et que l’on pleure comme l’on pleure une jeunesse enfuie.

   Vincendix   
5/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke
C'est toujours un plaisir de vous lire, la qualité d'écriture s'accorde parfaitement avec le thème, quel qu’il soit.
Le sujet développé n'a rien d'exceptionnel mais vous avez l'art et la manière de lui donner une réelle profondeur, de l'enjoliver.
"J'ai trouvé ma nymphe à la source mature" Un vers que beaucoup de jeunes garçons pourraient déclamer!
Vincent

   Angieblue   
5/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Belle maîtrise de la prosodie classique.
Le thème est courageux car il a tellement été exploré par les poètes qu'il n'est pas évident d'y apporter sa pierre sans tomber dans le déjà entendu.
Vous n'innovez pas, mais vous vous en sortez très bien.

J'ai bien aimé les vers suivants:
"Comment garder au vase une rose coupée
Au jardin de Vénus sans la voir dépérir ?"

Et tout le dernier quatrain:
"Si j'ai cueilli des fleurs qu'il ne faut pas cueillir
Et séduit sottement ma déesse Aphrodite,
C'est que mon cœur brûlait d'une ardeur inédite,
Le poète est l'enfant qui ne sait pas vieillir."
Par contre, j'aurais mis un point après "inédite" pour mieux faire ressortir le vers final.

Certains vers pourraient être améliorés.

"Bien que là loin de toi, je sens battre ton cœur"
J'aurais trouvé plus fluide d'écrire:
"Même si loin de toi..."ou "Même très loin de toi..."

"Et dépose à ton âme".
Je trouve "âme" un peu maladroit. J'aurais préféré:
"Et dépose à tes pieds".

"Lorsque l'amour en plus se fond dans les décors."
Je n'ai pas bien compris le sens de ce vers. Le mot "décors" semble avoir été choisi pour la rime. Le "en plus " est également maladroit.

"Et le dernier pétale échu vit se mourir
Sur un concis chemin de temps notre épopée."
"concis chemin de temps", je ne trouve pas cela ni fluide ni poétique.

Dans l'ensemble, j'ai bien aimé. Juste quelques vers sont à retravailler.

   papipoete   
5/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hananke
une fois n'est pas coutume, point d'estrambot cette fois-ci, pour dire en vers classiques ces souvenirs d'amours du temps où l'on n'est qu'amant ; l'on papillonne d'une fleur à l'autre, jusqu'au jour l'on se prend au piège, de ne vouloir plus d'autre merveille que cette sublime, rien que pour soi... " n'aime-t-elle que moi ? "
NB un langage suranné pour un sujet éternel ( certes aujourd'hui, l'on aime toujours ainsi à 20 ans, mais le SMS ennemi infernal des tendres déclarations, fait bien pâle figure avec LA lettre que l'on écrivait... n'attendant que le retour de réponse ! ( comme on aimait le facteur ! )
J'aimerai toujours ce phrasé pour dire les choses du coeur, et l'auteur comme d'habitude nous éblouit !
En cela, l'avant-dernière strophe est ma préférée.
Un bémol au 5e quatrain ; ( bêtise INFAME ) l'adjectif n'est-il pas exagéré ?

   Cristale   
5/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est beau, c'est bien écrit, c'est poétique, que demander de mieux d'autant plus à un auteur aussi exigeant avec lui-même?
Je me garderai bien de donner quelque conseil que ce soit à une plume dotée d'une parfaite et longue maîtrise de la versification.
Ce poème exprime de bien jolis sentiments et met en valeur l'importance des souvenirs, surtout des meilleurs qui empêchent de vieillir.
J'aime beaucoup cette ambiance nostalgique sentimentale avec son petit côté rétro.
Merci Hananké.
Cristale

   Lebarde   
5/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Hanancke

Joli poème classique, suranné, d’une autre époque , peut être et après, sur un sujet tellement rabâché, et alors vous rabâchez tellement bien.
Un poème avec toutes ses rimes parfaites, avec ses alexandrins bien rythmés sans faille aucune, écrit avec vos images à vous, avec vos mots à vous , que ce serait un grave péché que de remplacer quoique ce soi.
Bien sûr qu’on aurait pu écrire différemment, changer une virgule, mettre un mot à la place d’un autre, mais pourquoi faire. Un autre poème sans doute, heureusement le sujet n’est pas encore épuisé ...
Vous avez présenté un poème classique magnifique, jugeons le avec une vision, avec un œil classique, et surtout n’y changez rien parce qu’il n’y a rien à changer.
J’avais vu passer avec intérêt votre poème en EL mais pas assez longtemps; il avait disparu de mon écran avant que je pose mon commentaire!!
Merci d’écrire si bien et si juste!

Merci je suis emballé et je m’emballe.
Lebarde

   sympa   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,

Nostalgie et souvenir un amour de jeunesse enfermés dans un très beau poème aux vers classiques parfaits, comme d'habitude chez l'auteur .


"Ô printemps, printemps fou qui me remplit d'émoi
Comme un arbre en sommeil de sève et de verdure,
J'avais trouvé ma nymphe à la source mature
Et mes vingt ans disaient : n'aime-t-elle que moi ?"

Ce quatrain a ma préférence, non parcequ'il se démarque des autres, mais parcequ'il éveille en moi quelques souvenirs de mon adolescence et d'un premier amour, un "coup de foudre" où je me posais moi-même cette question : N'aime t-il que moi?.

Le dernier vers est magnifique.

   Miguel   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De fort beaux vers et d'autres plus faibles, comme le 1 avec son "là" assez peu heureux, très prosaïque, le 8, et le biscornu 24. Le lyrisme sonne avec grâce, et l'aspect très classique de l'ensemble est fait pour me plaire. Mais le dernier vers (pourquoi une virgule ?) quoique plein de charme, me semble peu en rapport avec le reste.

   emilia   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli souvenir d’amour de jeunesse qui a laissé dans l’âme du poète de tendres pensées, la trace d’instants merveilleux » et passionnés pour l’amante qui a su « l’éblouir et l’ensorceler »…, des instants qui font naître un regard nostalgique, source de regret sur « ces amours qui ne durent qu’un moment », jusqu’au « dernier pétale échu / de cette rose coupée au jardin de Vénus » dont l’exergue offre un beau quatrain en hommage… ; le poète est-il vraiment « l’enfant qui ne sait pas vieillir » ou celui qui cultive la source de l’émerveillement spontané de l’enfant ? Merci à vous pour ce partage sentimental écrit avec délicatesse…

   Davide   
6/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hananke,

"Un souvenir" qui dévoile l'élégance de sa parure romantique...

Malgré quelques accrocs, j'ai beaucoup aimé la fluidité narrative mariée aux alexandrins, ressuscitant avec lyrisme une jeunesse ardente et florissante.

Sublime dernier vers, où affleure toute la nostalgie de ces fièvres lointaines :

"Le poète est l'enfant qui ne sait pas vieillir."

Je parlais d'accrocs ; les voici :
- v1 : "Bien que là loin de toi", au lieu de, par exemple : "Bien qu'ici, loin de toi" ou "Bien que trop loin de toi"... ;
- v20 : le mot "décors" ne me semble pas approprié ;
- v24 : "concis chemin de temps" trouble la musicalité du vers (pourtant, j'aime bien l'image !).

De plus, les deux premiers quatrains me semblent un peu "laborieux" en comparaison des autres, beaucoup plus chantants. Non ?

Beau travail.

   IsaD   
8/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne fais qu'un petit passage, sans commenter ni la forme ni le fond car je ne suis pas assez experte au regard des annotations précises et très argumentées que je lis dans cette catégorie de la poésie.

Simplement, j'ai aimé le rythme, je me suis laissée porter, bercer, par les mots sur lesquels à aucun moment je n'ai trébuché. Je me suis baladée dans les regrets, les tourments, dans une presque douceur. Merci pour ce partage.


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