Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Hananke : Une seconde chance [Sélection GL]
 Publié le 05/09/16  -  19 commentaires  -  1168 caractères  -  307 lectures    Autres textes du même auteur

On y a tous pensé un jour.


Une seconde chance [Sélection GL]




Partir ! Dire qu’un jour il me faudra partir !
Laisser dans leur coffret tant de perles si belles
Qu’aux pensers la douleur m’étreint, m’anéantir
En sol apprêté pour les siestes éternelles,
M’évanouir l’instant fugace d’un éclair.

Porté comme un fétu sur l’irréelle mer :
Le corps, dans la cabine étroite et sans bagage
Du bateau sans voilure ayant quitté le port,
Sera couvert de fleurs du pont au bastingage,
Et comme accoutrement ce qu’il suffit au mort.

Du Cœur et de l’Esprit, fâcheuse dissidence,
Terrible sanction d’un arrêt sans appel !
Sur la Terre l’humain s’imagine immortel…
Et, lorsque je serai du musoir en partance,
Si le temps ne m’est pas trop prestement compté,
J’adresserai, supplique à notre Déité :
« Accordez-moi, Seigneur, une seconde chance,
Faites-moi reconduire aux seins de mes mamans*,
Que je puisse accomplir enfin de grandes choses,
Des misères du Monde éradiquer les causes
Ou… Juste répéter les mêmes errements. »


* Je me reconnais deux mères :
une biologique et une nourricière.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   dom1   
18/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui ! Le rêve de la deuxième chance. Bien vu. Pour accomplir de grandes choses, où juste refaire les mêmes erreurs. Mais revivre.
Vaste rêve...

dominique

   Johannes   
25/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Effectivement, nous y avons tous pensé : "si je pouvais recommencer ma vie, que ne pourrais-je pas accomplir !"
La première strophe me fait penser à Mazarin qui, sentant la mort venir et contemplant les trésors artistiques qu'il avait collectionné, s'était écrié : "et dire qu'il me faudra quitter tout ça !"
La seconde parle du cercueil.
J'aime bien le dernier vers, où, après un envol vers de grands idéaux vers lesquels il pourrait s'élever, l'auteur reconnaît que ce qu'il veut avant tout, ce serait une seconde vie, quitte à ne faire rien de plus glorieux que dans la première.
Un détail : le mot "maman" me dérange un peu dans le langage très "classique" de ce poème où l'on aurait plutôt attendu "mère".

   Anonyme   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,

Je trouve ce poème très beau. J'aime cette histoire de seconde chance : répéterions-nous les mêmes errements ou éradiquerions-nous les causes des misères du Monde ?
Il se dégage une certaine grâce tout au long de ces vers...

Wall-E

   Anonyme   
5/9/2016
Bonjour Hananke

J’ai dû m’y reprendre à deux fois pour comprendre les infinitifs du début. Pas très gai ce poème, mais j’apprécie le fond : le constat d’une vie, l’esprit partagé entre ce que l’être a accompli et ce qu’il aurait pu faire. Mais éradiquer les misères du monde (joli vers au passage) est une gageure qui le restera.
Souvent, je fais sourire mon milieu avec des propos similaires au fond de ce poème. « Il faudrait avoir vécu avant de vivre »
J’adore la définition (d’une maman) et combien je partage ce respect que chacun devrait avoir envers sa mère.

Amicalement

   Robot   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis un peu trop cartésien pour prétendre réclamer une seconde chance, mais je n'ai aucune raison pour dénier à ceux qui le souhaite de solliciter cette faveur.
Cependant je ne pense pas que nous ayons TOUS songé à cela un jour.

Reste que j'ai plutôt apprécié positivement l'écriture de ce texte.

"Partir ! Dire qu’un jour il me faudra partir !
Laisser dans leur coffret tant de perles si belles"

Belle introduction qui porte bien le regret devant l'inéluctable.

j'aime bien ce vers:
"Et comme accoutrement ce qu’il suffit au mort."

Je me suis attaché à la strophe de sollicitation finale qui certes pour mon état d'esprit peu paraître naïve mais qui suppose avec franchise que même avec l'intention d'agir différemment, cette nouvelle chance pourrait n'être qu'un avortement de la volonté de se renouveler.
Les religions qui croient à la métempsychose affirme je crois que l'on ne conserve pas consciemment le souvenir des vies précédentes, donc difficile de savoir dans cette logique si l'on agirait différemment. Ceci conduit leurs adeptes, selon leurs préceptes, à inciter à faire le bien puisque si l'on est réincarné c'est que l'on a pas réussi sa vie précédente. L'enfer, ne serait-ce pas en fait la réincarnation comme l'affirmait une partie des gnostiques.

Ce texte m'a donc entraîné dans une série de réflexion et j'en suis fort aise.

   Ramana   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Allons, votre vie ne sera pas inutile, puisque vous écrivez de la poésie, et cela y suffit déjà !
J’apprécie le fait que votre dernier voyage soit un voyage sur l'eau, puisque c'est le symbolisme couramment utilisé par les anciens. Ne parle t-on pas de l'autre rive, de la barque de Charon sur le Styx, de la barque funéraire des pharaons traversant le Nil, etc...
Citation latine, le "memento mori" se traduit par "rappelle-toi que tu vas mourir". On se la répétait dans certains milieux, car il n'est pas bon d'oublier que l'on est mortel.
Sinon, remarquez bien que les réincarnationnistes n'ont pas besoin de supplier pour un retour ici-bas qu'ils considèrent comme naturel ; mais enfin, dans le doute...
Seul petit bémol, l'enjambement entre les troisième et quatrième vers me pose problème à la lecture, mais vous aurez bien l'occasion de réparer ceci dans le temps qu'il vous reste de vie !

   Cristale   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hananke,
Dans ce poème, les sentiments, les angoisses sont livrés avec grâce, force, sans retenue et c'est tout cela qui me touche tant le discours me paraît sincère.

De jolies formules, entre autres :

"Le corps, dans la cabine étroite et sans bagage
Du bateau sans voilure ayant quitté le port,
Sera couvert de fleurs du pont au bastingage,
Et comme accoutrement ce qu’il suffit au mort."

Je ne mettrais pas de virgule au vers 16 :
" j'adresserai supplique à notre déité :" (surement une erreur de frappe.)

La disposition aléatoire des rimes et des strophes me laisse un peu perplexe mais l'auteur sait mieux que moi ce qui sied à son écrit et cela n'enlève rien à mon appréciation pour cette longue et profonde réflexion sur la mort, et pas seulement, la question demeurant :
" si une seconde chance de vivre m'était donnée, qu'en ferai-je ?"

Merci pour ce beau partage.

Cristale

   PIZZICATO   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Depuis L'Egypte ancienne jusqu'à notre civilisation actuelle, cette " seconde chance " habituellement nommée réincarnation ou metempsycose a fait réfléchir bon nombre de philosophes, savants, poètes et bien d'autres penseurs.
Ici c'est surtout l'illusion de recommencer pour mieux faire ; une façon de bonifier son karma " Que je puisse accomplir enfin de grandes choses,
Des misères du Monde éradiquer les causes " utopique ambition.

Malgré cette quête d'espoir ce poème est un peu sombre mais bien exprimé.

" M’évanouir l’instant fugace d’un éclair " une image juste.

   plumette   
5/9/2016
de bien jolis vers, un propos qui me "parle", il n'en faut pas plus pour prendre plaisir à la lecture de ce poème, malgré certaines tournures et incompréhensions

comme:
"Qu’aux pensers la douleur m’étreint, m’anéantir
En sol apprêté pour les siestes éternelles"
que je n'ai pas su apprécier.

je ne sais pas ce qu'est le "musoir".

j'aime bien la supplique qui passe par un retour " aux seins de mes mamans", cette image est surprenante et ramène le poète à sa toute petite enfance

un agréable moment, teinté d'un peu d'ironie me semble -t-il.

Plumette

   FABIO   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
le sens ne me laisse pas indifférent.
de jolis vers, d'autres plus maladroits.
Surtout le début.

Pas trop prestement compté.(pas très poétique)
Sur l'irréelle mer(un poil lourd)

l'ensemble reste agréable et sonne très bien.

   Anonyme   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Hananke ! J'avoue avoir eu quelques difficultés avec le vers 3 et ses "pensers" mais je m'en suis remis.
Comme un commentateur précédent je n'ai jamais songé à cette "seconde chance" et en toute honnêteté je n'y tiens pas tout en respectant le choix de chacun.
Comme tout un chacun j'appréhende ce saut dans l'inconnu mais, l'âge aidant, je me suis fait une raison.
Celle et ceux auxquels je tenais le plus ne sont plus de ce monde et je pense que ça m'aide à préparer la sortie.
Ma conclusion...
Quand surgira la Mort, puisque c’est le destin,
Avant de revêtir son costume en sapin,
Je veux lui dire encor, la regardant en face,

Allons-y, je suis prêt, j’ai rempli mon contrat,
J’ai fait ce que j’ai pu de ma petite place,
Je m’en vais sans regrets... C'est mon tour, adieu vat !

Bien que ce poème ne me concerne pas directement je reconnais que c'est bien écrit, même si quelques points sont améliorables, et que la chute est très morale...
Merci et longue vie à toi ainsi qu'aux tiens !

   MissNeko   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J aime tout : le fond et la forme. Votre poème m a beaucoup émue. Votre plume est inspirée et belle.
Merci pour ce partage.

   bolderire   
5/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour, un poème plaisant et qui touche une ultime expiration comme une expiation, un renouveau comme une continuité; j'aime, bravo!

   Rain   
6/9/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Le premier quatrain me chiffonne et surtout cet enjambement "m'anéantir en sol ".
Pour ma lecture, le premier quatrain devient :

Partir ! je sais qu'un jour il me faudra partir
Laisser dans leur coffret tant de perles si belles
A ce penser m'étreint l'angoisse de mourir
La terre qui m'attend tout à côté les pelles
Et le sommeil profond synonyme d'enfer

Le vers "aux mamans" devient pour ma lecture :

"Faites-moi revenir aux doux commencements"

Peu habitué à lire en vos textes de telles "hésitations" (premier quatrain) je n'ai pas aimé ce poème où vous vouliez, je présume, dire vos regrets de ne pas avoir accompli certaines choses.

Le prochain texte retrouvera le style qui vous est particulier et que j'apprécie, j'en suis persuadé.

   leni   
6/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour HANAKE
Mort par arrêt de l'arbitre BRELj'ai avant de commenter ton texte
consulté mon KARMA C'est pas terrible Pense à ceci AUX boules on dirait qu'on va jouer la consolante Je suis hésitant Mais j'aime assez la méthode japonaiseOn tire son avenir possible au fond d'une urne Si l'avenir est moche on accroche la prévision à la branche d'un arbre
On la refuse J'ai gardé un horoscope que j'ai tiré à KYOTO j'enpossède trois traductions différentes JE SUIS AU MILIEU DE NULLE PART mon Ami HANAKE
TOn texte est superbement balancé J'aime vraiment beaucoup Je note
quelques perles
En sol apprêté pour les siestes éternelles,


Sera couvert de fleurs du pont au bastingage,
Et comme accoutrement ce qu’il suffit au mort.

et ta finale assez réaliste me semble un bon choix

Faites-moi reconduire aux seins de mes mamans*,
Que je puisse accomplir enfin de grandes choses,
Des misères du Monde éradiquer les causes
Ou… Juste répéter les mêmes errements. »


vraiment je ne m'attendais pas à ce texte Ce fut une belle surprise matinale
Merci à Toi et toutes mes Amitiés LENI

   Annick   
6/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un thème fort qui me touche car universel, évoqué avec délicatesse, dans les deux première strophes.
Un espoir que nous portons en chacun de nous : une deuxième chance. Espoir vain, utopique, formulé secrètement au plus profond de nous-même et qui n'aura jamais d'écho. C'est ce qui fait aussi la beauté de votre poème : cette supplique à Dieu, sans espoir d'être exaucé.
Des métaphores choisies avec pudeur : d'abord "coffret" (à bijoux), puis "cabine", (cercueil) enfin, "bateau" qui représentent l'enfermement.
Ou bien, "partir", "siestes éternelles", "m'évanouir", "sans bagage", comme des euphémismes de la mort.
Le dernier mot de la deuxième strophe, seul, évoque explicitement la mort, et annonce l'âpre réalité.
La dernière (grande) strophe révèle toute l'horreur de la situation. Les mots sont plus durs et explicites : "dissidence", "terrible sanction", "arrêt sans appel", "supplique". J'ai apprécié cette entrée abrupte dans la réalité après avoir évoqué, sous forme d'euphémismes et de métaphores, la mort.
Merci pour ce très beau poème finement ouvragé.

   Noran   
7/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai apprécié ce texte pour son aveu de faiblesse, pour cette intime vérité esquissant parfaitement le sens profond de l'existence humaine.

Une seconde chance : il y a des titres qui me restent, quand ils sont ainsi présentés.

Merci à vous.

Au plaisir de vous relire.

   Vincendix   
7/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hananke,
Je n’adhère pas vraiment à la philosophie exprimée dans ces vers. Jusque maintenant, j’estime avoir accompli et réussi ce que je voulais modestement entreprendre, une seconde vie ne m’apporterait rien de plus, au contraire peut-être.
Je ne m’imagine pas immortel non plus, je souhaite simplement partir en bonne santé physique et morale, ne pas « empoisonner » mon entourage.

Ceci dit, ce texte est une supplique bien écrite et fluide, un cri du cœur parfaitement dosé avec, comme d’habitude une réelle maitrise de la prosodie.

   Methos   
12/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tout le monde doit se reconnaître, consciemment ou inconsciemment, à travers ces réflexions fort bien retranscrites en un voyage poétique !

L'échéance est toujours trop hâtive, nous prenant de court, que de choses à faire ou à refaire ! Une vie d'homme ne suffit pas pour notre esprit si complexe, mais telles sont les règles du jeu !
Il faut bien cette étroitesse pour nous pousser de l'avant, pour ne pas stagner dans une vaine immortalité.
Eh oui ! Que de regrets et de remords ! Peu importe nos efforts, la vie nous apparait toujours comme un brouillon de ce qu'elle aurait dû être, mais n'est-ce pas finalement ce qui la rend merveilleuse ?

Et nous aurons droit à cette seconde chance ! Sur cette terre ou en d'autres lieux, à jamais ! Comment pourrions-nous disparaître dans l'infini, nous qui sommes à l'image de l'Infini ?

Un grand merci pour ce beau message, on ne rappellera jamais assez les choses essentielles !


Oniris Copyright © 2007-2018