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Poésie libre
hersen : Absences
 Publié le 24/09/15  -  21 commentaires  -  588 caractères  -  471 lectures    Autres textes du même auteur

...


Absences



Envolée
Sa vie
Aux mille vents de sa mémoire
Ne restent que des bribes de
Ses jours
Désolés


Enfouis
Dans le repli
D'un cerveau lésé
Délaissés
Les souvenirs amputés
Et les images tronquées
Jaillissent
À l'envi


Perdue
Anéantie
Dans le cocon de son passé
Ni elle
Ni moi
Ne savons le chemin
Pour nous retrouver


Et quand
Le vent
Chargé de vestiges
De sa jeunesse
L'emmène
Loin de moi


J'en suis déchirée.


 
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   LeopoldPartisan   
28/8/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
grande économie de mots pour renforcer cette vacuité de l'absence au sens métaphysique de cette douleur.

J'aime finalement beaucoup ce traitement quasiment "zen" de la souffrance. Il y a quelque part du Verlaine qui contastait au vent mauvais qu'il s'en allait...

vraiment touchant

   lala   
31/8/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Voici des pensées et des mots, concis et incisifs, qui portent la douleur jusqu'au regard de l'autre.
De la séparation, il ne reste que des bribes de souvenirs et une souffrance déchirante.
Un thème universel bien sûr, qui laisse anéantis les survivants, souvent sans mots justement. Aucun long discours ne répondra au vide soudain, la brièveté du texte illustre les coups ressentis jusqu'au KO final.

   Anonyme   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien plus que ne l'auraient fait de longues phrases, cette économie de mots accentue la puissance émotionnelle du poème.
C'est très fort.

   Francis   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme un tableau inachevé que le temps vole peu à peu à la mémoire. Plus les souvenirs s'effacent, plus la déchirure est grande. " envolée, enfouis, perdue " des mots qui traduisent cette absence ressentie.

   Arielle   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai revécu dans ce poème les dernières années de ma mère que l'Alzheimer me volait peu à peu, ces éclairs de mémoire qui l'illuminaient parfois, de moins en moins souvent, son refuge vers l'enfance qu'elle garda plus longtemps que le reste ...

En quelques mots vous avez su dire la grande déchirure qu'inflige la maladie entre celui qu'elle touche et son entourage. C'est touchant sans pathos inutile, une vraie réussite !

   corbivan   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C’est un très beau poème dont les commentateurs précédents ont relevé la force et la concision.
Je vais alors juste relever les images qui m’ont parues les plus chargées de poésie, bien que le poème soit un tout.

« Aux mille vents de sa mémoire»

« Ne restent que des bribes de
Ses jours
Désolés »

« Les souvenirs amputés
Et les images tronquées »

« Anéantie
Dans le cocon de son passé »

en outre ces images-là me semblent, bien que simples, très justes pour évoquer cette perte progressive des repères de la mémoire, et la violence qu'elle comporte, et l'angoisse qu'elle suscite.

À vous relire en poésie.

Cordialement

C.

   Disciple   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le récit pudique, plein de justesse, de goût et de retenue, de l’état de délabrement d’un proche et de la relation qui le liait au narrateur. Quelques mots, simples, pour conclure et décrire la douleur de ce dernier - et le silence qui suit, et traduit mieux que n’aurait su le faire aucun mot sa détresse. Une forme parfaitement en rapport avec le fond. Une réussite poétique indéniable. Bravo, et merci !

   papipoete   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour hersen; le jour où tu ne sauras plus mon nom, quand mon visage te sera inconnu, quand tu prendras les clés de voiture pour déjeuner, je saurai qu'elle est là; cette dévoreuse de sens qui tue les souvenirs et remplit le cerveau d'absences.
" Et quand le vent chargé de vestiges de ta jeunesse t'emmènera loin de moi, j'en serai déchiré ".
Par moments, " la bête " rôde dans ma tête, mais elle n'a pas encore réservé sa place.
Je lis votre poème en scandant chaque ligne, et j'en perçois le poids.

   Damy   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelques notes de musique dans une simple et belle mélodie pour garder le lien malgré tout.

Peut-être trouverez-vous un interprète, je ne sais moi-même que fredonner. Est-elle sensible à la musique ?.

Merci beaucoup, Hersen, pour l'émotion intense dans cette triste mélopée.

   Anonyme   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ces mots sont des échos en mon cœur et mon âme!

   leni   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est une terrible maladie Ma chanson "temps d'hier" Traite du même sujet Votre sobriété est exemplaire pas un mot excessif Profondément humain
Bravo
Salut à vous
Leni

   Bidis   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poignant. L'auteur a trouvé les mots justes en même temps que très beaux pour dire la souffrance du témoin impuissant devant la fuite des souvenirs.

   PIZZICATO   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Enfouis
Dans le repli
D'un cerveau lésé " juste quelques mots qui ne laissent aucun doute sur le thème de ce poème. Des mots justes qui ciblent le drame psychologique de ce fléau.
" Et quand
Le vent
Chargé de vestiges
De sa jeunesse
L'emmène
Loin de moi " superbe de réalisme !

   Anonyme   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un poème à l'économie de mots, oui, mais d'une justesse implacable...

Les mots, donc, frappent comme une amnésie ("souvenirs amputés", "images tronquées"), "jaillissent" par bribes.

Impossible de retrouver le chemin de ce labyrinthe, et l'autre reste isolé, seul, à se chercher pour essayer de se trouver ("perdue, anéantie, dans le cocon de son passé" ; "ni elle ni moi ne savons le chemin")...

Chaque mot est pesé, posé avec exactitude sur la feuille...

Absolument sublime.

Wall-E

   emilia   
24/9/2015
La sobriété de l’expression donne en effet beaucoup de force à chaque mot utilisé avec art et justesse pour témoigner de cette inéluctable dégradation du lien comme la conséquence irrémédiable de cette terrible maladie qui transforme l’être cher en « mort-vivant »et conduit au triste constat d’une impasse : « Ni elle/ Ni moi/ Ne savons le chemin pour nous retrouver… » : une déchirure au cri bouleversant…

   phoebus   
25/9/2015
Commentaire modéré

   jfmoods   
25/9/2015
Le rythme, oscillant du dissyllabe à l'octosyllabe, épouse l'aspect chaotique du ressenti. La disposition du texte en grappes de longueurs variées donne l'impression d'une dispersion, d'une fuite impromptue des repères. Les champs lexicaux croisés de la déroute (« Ses jours / Désolés », « Anéantie », « Délaissés », « Perdue »), de la désagrégation (« bribes », « lésé », « amputés », « tronquées », « vestiges / De sa Jeunesse ») et de l'ensevelissement (« enfouis », « repli », « cocon ») jalonnent le poème, mettant en exergue les termes d'un déchirant échouage intime. Le choix initial du rejet, de l'inversion du sujet (« Envolée / Sa vie », « Délaissés / Les souvenirs amputés / Et les images tronquées »), agrémenté d'une tournure impersonnelle (« Ne restent que des bribes »), traduit le bouleversement profond de la perspective. L'hyperbole (« Aux mille vents de sa mémoire »), la personnification (« Le vent / L'emmène »), les formes négatives (« Ne », « Ni / Ni / Ne ») et l'échec avéré du verbe réduplicatif (« nous retrouver ») avalisent la densité d'une fracture incommensurable. Le titre, au pluriel (« Absences »), rend compte de cette mutuelle inaccessibilité. Les points de suspension de l'entête anticipent l'horizon d'attente introuvable du propos, tandis que le seul élément de ponctuation du texte lui-même, le point final, fait retentir le désarroi abyssal de la locutrice. Une allitération en « s » suggère le glissement désespérant de la perspective. D'autres allitérations (en « f », en « v ») matérialisent la violence de l'événement traversé. Des assonances en « i », plus rarement en « ou », appuient sur la douleur de l'évocation.

Merci pour ce partage !

   ameliamo   
29/9/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le style est excellent. Même s’il utilise peu des mots, ils sont bien choisis, parfaitement rythmés, en constituant un ensemble évocateur, d’une nostalgie troublante.

   hersen   
29/9/2015

   Condremon   
30/9/2015
Venu, lu.
Oui, des bribes de mot pour des bribes de mémoire.
Tout en retenue
Un bémol pour jaillissent à l'envi
Sinon c'est bien écrit et très juste

   Lulu   
19/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hersen,

j'ai bien aimé ce texte sur le thème de la distance à l'autre, l'absence... J'ai aimé qu'il soit fait de formules concises, comme autant de pudeur dans la manière de dire.

Un texte écrit sans doute simplement, sans recherche particulière. Tout étant dans le ressenti. Et cela passe formidablement auprès du lecteur.

   MissNeko   
22/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Peu de mots mais une grande efficacité de ces derniers.
La souffrance et la mort sont décrits avec tact et mesure.
Un beau moment de lecture.


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