Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Hiraeth : Fantasmagorie
 Publié le 02/01/18  -  10 commentaires  -  715 caractères  -  163 lectures    Autres textes du même auteur

"Aun en sueños no se pierde el hacer bien." Pedro Calderón de la Barca


Fantasmagorie



J’ai tellement péché que c’était irréel.
Les étoiles m’ont fui comme un troupeau de zèbres,
Et je me dévorais sous le feu des ténèbres,
Érysichthon damné par un rêve mortel.

J’étais comme Ixion dans sa luxure vaine :
Les frissons de l’Enfer parcouraient tout mon corps,
Et délirant tout seul d’une extase de mort,
J’ai connu que la Pomme est hallucinogène.

Ton étoile est lointaine, ô Toi qui fis le jour,
Et sans doute l’éclat de sa brève lumière
N’est que l’illusion d’une douce prière ;

Et pourtant même en songe il faut croire en l’amour.
Si le fruit défendu est une fausse oronge,
Nous y renoncerons pour un plus vrai mensonge.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Fowltus   
18/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Malgré les références antiques, je trouve très moderne votre poème classique.
Peut-être est-ce dû en partie (ou en quartier) à ' la Pomme est hallucinogène'.
On ne ressent pas votre poème construit autour des rimes.
C'est un point fort pour moi.
Je le trouve élégant, frais (eh oui!) en plus d'être profond.
Merci.

   solo974   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
J'aime moyennement - je dois l'avouer - votre sonnet.
Si le titre en est bien choisi, je trouve le mélange des registres sacré ("péché", "damné", "prière") et profane ("hallucinogène", "oronge") quelque peu dérangeant - sinon inadéquat. Mais ce n'est là, bien sûr, que mon point de vue.
Il en va de même, selon moi, de la comparaison "comme un troupeau de zèbres", très prosaïque, et de la tonalité parfois incantatoire de votre texte ("Ô Toi qui fis le jour").
Bien à vous.

   Miguel   
23/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un fort beau texte, à mon sens, riche de références mythologiques et d'images fortes, et d'un souffle puissant et soutenu ; une écriture mélodieuse et impeccablement rythmée. Une distanciation du meilleur goût pour traiter ce sujet. Il fallait penser à la fausse oronge comme fruit défendu ; au fond la pomme de la Genèse est bien aussi vénéneuse... Les rimes de ce sonnet en font un sonnet irrégulier ; nos plus grands poètes en ont ainsi composé des tas, et d'ailleurs cela ne l'empêche pas d'être un poème rigoureusement classique. On ne se lasse pas du "plus vrai mensonge" et encore moins du premier vers, hautement jubilatoire. Et que celui qui n'a jamais péché vous jette la première pierre. Bravo.

   Hananke   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un sonnet qui se tient, les références mythologiques sont agréables
et cet ensemble est vraiment poétique.
J'aime bien le troupeau de zèbres et la Pomme hallucinogène.
L'allitération Ixion et luxure.

Quelques bricoles quand même dans la prosodie :

J'aurais ajouté une virgule après pourtant et j'aurais remplacé
le mot songe par rêve pour ses échos avec les rimes.

Reste un texte agréable à lire.

   papipoete   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Hiraeth
Ce n'est pas une confession de Don Camillo au Seigneur, l'implorant de lui pardonner ses péchés tellement véniels, mais une prière de pécheur dont les feux de l'enfer lui tendent la main ; et tout cela pour avoir pris une fausse oronge pour une pomme qui lui faisait envie au jardin d'éden !
NB l'auteur nous montre son érudition au 4e et 5e vers, puis l'histoire nous ramène à un niveau plus terre à terre avec cette supplique, que tout homme peut lancer au ciel, après un moment d'égarement ...
Le 8e vers me surprend avec cette formulation archaïque " j'ai connu/que la pomme ... " par rapport à la haute-couture des autres vers !
Je ne sais sous quelle forme fut proposé le poème, mais
la construction de votre sonnet s'éloigne du :
ABBA ABBA CCD EDE du sonnet français Peltier
et
ABBA ABBA CCD EED du sonnet français marotique
et
au 13e vers le hiatus " défendu/est "
ne purent rentrer dans la forme classique .

   Damy   
3/1/2018
Dommage qu'il n'y a pas les astérisques explicatifs pour "Érysichthon "ou "Ixion", cela éviterait la fatigue des recherches sur internet pour les vieux non érudits.
Je 'ai pas très bien saisi le dernier tercet et je ne saisis pas non plus le rapport avec le titre. Mais bon, actuellement mes neurones ne sont pas très bien connectés.
Sinon, l'écriture est belle et sa musicalité me plaît.

   PIZZICATO   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
" J’ai tellement péché que c’était irréel "
Comme Érysichthon, jamais à satiété, mais pour une toute autre faim.
Sont-ce des remords qui hantent ses rêves, cette " fantasmagorie " du narrateur.
Je n'ai pas bien perçu le sens de cette " luxure vaine ".

   Gemini   
2/1/2018
Beaucoup de travail et de recherche pour un résultat que je trouve mitigé : 4 "et" dans les 4 strophes, et 6 verbes "être" (verbe fade par excellence) en tout.
Cela gache la qualité d'écriture, très bonne par ailleurs, et tout ce travail en amont qui donne tant de caractère à ce texte.
Excellent dernier vers-(cerise sur le gateau ?).

   sourdes   
3/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Hiraeth,

il faut une certaine audace pour se lancer dans un sonnet en se référant au dramaturge espagnol Calderon de la Barca. Surtout qu'il s'agit de rêve et d'irréalité du rêve ou de conflit entre passions et raison. D'ailleurs vos références mythologiques ont pour point commun des personnages qui ont pris des risques, y compris en s'opposant au dieu des dieux, pour des passions amoureuses.

Alors j'étais curieux de savoir comment vous entriez dans cette scénographie. Je dirai que vous y êtes entré avec la bonne dose de sérieux et d'humour qu'il convient me semble-t-il...aujourd'hui. L'irréalité du péché au premier quatrain et la Pomme hallucinogène du deuxième quatrain, celle que l'on emporte au Paradis, j'imagine. Le premier tercet est fort bien tourné pour présenter ce qu'est une illusion et donc les faux espoirs dont elle a les secrets. La chute du deuxième tercet vient à point, fruit défendu, fausse oronge, qui est une amanite tueuse, pour dire que pour ou par amour, on peut être prêt à tout, comme vos deux personnages mythologiques finalement.

Concernant le respect de la forme classique du sonnet, je n'irai pas plus loin que ce qui a été dit. J'observe que le classement que vous avez choisi retient la critique. N'avez-vous pas songé, sans jeu de mots, à une forme classique, parce qu'il "sonne" déjà pas mal?

Je n'ai pas pu m'empêcher de penser au "capricho' de Goya, "el sueno de la razon produce monstruos" (excusez mon manque d'expertise en Lexibar), "le sommeil de la raison engendre des monstres", dans un imaginaire proche de celui de Calderon; alors prenez soin de vous.

Merci pour ce bon moment passé à vous lire.

   Queribus   
7/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La première chose que j'ai remarquée en lisant votre poème, c'est la qualité de l'écriture et de la prosodie; vous avez choisi la forme néo-classique pour écrire un sonnet alors que le sonnet appelle le plus souvent la forme classique mais d'autres, et parmi les plus grands, ont aussi choisi cette forme néo-classique pour écrire des sonnets plus qu'honorables.

Quant à ce qui concerne le fonds, je l'ai trouvé très érudit, un peu comme réservé à une élite connaissant la mythologie, et assez peu accessible à la grande majorité des lecteurs. Toutefois, c'est une bonne chose, me semble-t-il de sortir des sentiers les plus courus: amour, temps qui passe, nature,... et on ne peut que vous féliciter pour le choix de votre sujet.

En résumé j'ai beaucoup aimé.


Oniris Copyright © 2007-2017