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Poésie contemporaine
Hiraeth : Ils sont et ils souffrent
 Publié le 24/10/20  -  11 commentaires  -  752 caractères  -  211 lectures    Autres textes du même auteur

Hôpital.


Ils sont et ils souffrent



Ils sont et ils souffrent, c’est là tout ce qu’ils font.
Un bandage pudique abrite leur demeure ;
Des outils de métal, anges gris de l’horreur,
Forment leur seul savoir de la vie extérieure.

Ils gisent séparés comme par des éons ;
La vérité pour eux n’est qu’un seuil de douleur
Qui sans cesse recule au rythme lent des heures.
– Des plantes isolées. – Nous existons ailleurs.

Car qui, quand il va bien, peut devenir son pied ?
Bobos et légers maux sont très vite oubliés :
Quelques instants plus tard nous sommes de retour,

Et croyons de nouveau que le réel est sain.
On souffre trop loin – seul le bonheur est commun,
Et la colère, et le fantasme de l’amour.


 
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   Myo   
12/10/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Un écrit qui pour moi...manque de poésie.
Cela nuit au propos et le ressenti reste terne.

Beaucoup de maladresses dans le choix de la sémantique
" Des outils de métal, anges blancs de l'horreur"
" Des plantes isolées"
"..peut devenir son pied ? " Là, je ne comprends pas où veut en venir l'auteur.

Les trois " et" du dernier tercet ne sont pas très heureux.

Désolée, même si le fond me parle, la forme fait défaut.

   papipoete   
24/10/2020
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour Hiraeth
une réflexion sur l'hôpital, où l'on est... que pour souffrir...
NB je trouve ces vers ( à la tournure très alambiquée ) bien réducteurs ! Certes, l'on ne se fait pas soigner " de bonne santé " ; on y souffre ; on y meurt aussi !
Mais personnellement, à part de pas encore être mort, j'y suis né, j'y fus soigné, des as du bistouri me réparèrent quelques malfaçons, et à chaque épisode après " bébé ", j'y guéris !
je connus, enfant, des dortoirs pour tout le monde ; j'y connus des infirmières sorcières ; j'y connus des docteurs infâmes mais je côtoyai des blouses blanches magnifiques ; des toubibs extraordinaires de simplicité et bons ; des " filles de salle " tellement serviables et y côtoyai des voisins de chambre odieux, mais d'autres comme frère !
Nous avons la chance d'avoir des hôpitaux ; d'autres ailleurs en rêvent...
je n'irais pas jusqu'à réserver une chambre pour me sentir bien, mais on ne fait pas ici, que " être et souffrir... "

   Robot   
24/10/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Ce texte manque d'universalité. Il n'a pas su embrasser (mais était-ce possible?) la globalité d'un tel sujet.
Il est aussi parfois confus dans sa réalisation. J'avoue m'être posé la question de savoir si le récit parlait des patients ou des soignants, ou bien des deux.

Le passage du "il" au "nous" m'a réellement dérouté et intrigué. Le narrateur nous parle-t-il de lui même à la troisième personne dans les quatrains ? Pourquoi tient-il à "nous" intégrer dans sa vision avec ce "nous" qui surgit inopinément dans les tercets ?

Je n'ai pas saisi non plus le sens à donner au tercet final.

   Pouet   
24/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Slt,

une métaphore de l'existence peut-être, du moins un parallèle entre le "réel", le dehors et le cocon de nos douleurs. L'extérieur et l'interiorite, le végétatif et la terne éclosion... Condition du patient impatient de reprendre le cours de sa vie qu'il aura rêvé plus radieuse qu'elle n'est, si tant est qu'elle soit. Hors du temps, la plongée en nous mêmes est-elle fructueuse. La souffrance en doux leurre...
La question de la désillusion semble au cœur (en double pontage). Peut-être celle du salut aussi...

Voilà, je pourrais continuer à débiter mes pseudo réflexions, mais bon.
Les mots sont toujours moins que le sens qu'on leur donne.

   Davide   
24/10/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Hiraeth,

Pour certains, je pense aux comateux, aux grands brûlés, mais il y a tellement d'autres exemples que je serais en peine de tout référencer ici, le corps-demeure est un corps-prison ; et même les plus doux pansements peinent à consoler l'opiniâtreté de leurs douleurs et l'infinie tristesse de leur isolement.

Je perçois en filigrane l'intention pudique de l'auteur, celle de nous faire voir l'horreur - celle, justement, que l'on ne voit pas, que l'on ne veut pas voir ou que l'on cache ! -, à côté de nos petits problèmes quotidiens, "bobos et légers maux (...) très vite oubliés", et bien insignifiants. C'est touchant !

Si j'ai bien apprécié certains passages, notamment le premier quatrain, je n'ai pas aimé :
- le vers 5, avec la comparaison des "éons", intéressante en soi, avec un effet SF, mais dans le contexte, elle n'est pas convaincante pour moi ; puis "comme par" n'est pas bien joli.
- au vers 6, je peine à comprendre le sens du mot "vérité", mot que j'aurais substitué par "expérience", "vécu" ou "existence".
- je n'ai pas compris l'image du vers 9 (?).
- je trouve le dernier tercet assez confusant, et dans le rythme et dans l'expression. Puis, le mot "commun", dans le sens de "ce qui englobe toute la réalité" (si j'ai bien compris) ne me paraît pas approprié. L'envolée "philosophique" du dernier vers n'était pas nécessaire non plus, vraiment pas.

   hersen   
25/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le traitement du sujet, difficile s'il en est sans tomber dans la sensiblerie.

ici, le décor, que je lis blanc, environne la douleur, l'installe dans une impersonnalité qui fait... mal.

je suis, en poésie, souvent séduite quand il y a originalité, quand je ne suis pas en train de lire des vers que j'ai l'impression d'avoir lus cent fois.
Complètement réussi ici.

Je salue particulièrement la deuxième strophe, sans pour autant ignorer les autres.

"on souffre trop loin- seul le bonheur est commun
Et la colère, et le fantasme de l'amour."

merci de la lecture.

   Provencao   
25/10/2020
 a aimé ce texte 
Pas
"Ils gisent séparés comme par des éons ;
La vérité pour eux n’est qu’un seuil de douleur
Qui sans cesse recule au rythme lent des heures.
– Des plantes isolées. – Nous existons ailleurs. "

Je n'y ai lu aucune forme de poésie.

Simplement vous confier, le sujet choisi me parle au plus haut point, à l'âge des médecines technologiques et autres, la présence des soignants au chevet des patients est un repère très fort et important qui nous rappelle "en passant" des grandeurs essentielles aujourd'hui tant menacées.


"Des outils de métal, anges gris de l’horreur,
Forment leur seul savoir de la vie extérieure."

La compassion, valeur indispensable de l'éthique de la responsabilité édulcore l'image du soignant au chevet...inexistant dans votre écrit...l'hôpital est tout cela en plus des machines, des technologies et des soignants et se métamorphose en une entité sezigue.

C'est tout cela que je souhaitais lire et savourer en votre poésie.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
25/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien
L'intention, qui m'a plu dans ce poème, est celle de dire combien la souffrance accapare l'entière conscience du souffrant, combien quand le mal est profond, constant, surplombant, l'être et sa douleur dans le malheur ne font alors plus qu'un. L'être devient sa propre douleur. Ainsi ce qu'exprime ce vers "Car qui, quand il va bien, peut devenir son pied ?" (sous-entendu "son pied" souffrant à l'extrême).

Ce poème a choisi le "lieu commun" de "l'hôpital" pour situer son endémie narrative, mais le lieu de fait est celui de l'esprit dont le corps est en souffrance, chaque malade envahit par une douleur massive perd le discernement. Dans un regard rétrospectif, une fois apaisé, il saura apprécier qui du cadre, qui des soignants, qui des proches aura su/pu lui vernir en aide. Cette conscience de la froideur du lieu où se produit la souffrance est une vision, une appréciation de ceux qui ne sont pas dans la souffrance extrême.

Ce que j'ai regretté dans ce propos, c'est que plusieurs types de souffrance cohabitent dans le lieu hospitalier évoqué pour ceux dont le corps est momentanément peu "hospitalier". L'hôpital y est donc vu à travers le prisme dérangeant, dérangé, du souffrant, ce n'est pas l'hôpital qui y est mis en question, ni son personnel, mais le regard du patient flouté crûment au travers de son trouble. Le poème ainsi exprimé invite à une confusion narrative dommageable à mon sens.

   Cat   
26/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Hymne à la souffrance, si j'ose dire...

Il y a un vrai flow dans ce poème. Il faut entendre la musique des vers ''Ils sont et ils souffrent, c’est là tout ce qu’ils font.'', avec le son ''on'' qui martèle et nous interpelle ; puis ''Ils gisent séparés comme par des éons ; '' avec son glissement de ''ze'' en ''sé'' en terminant par ''zé'', qui évoque bien, je trouve, le côté ''gisant esseulé''.

Ne peut parler de la souffrance, finalement, que celui qui souffre, celui qui l'a vécue ''devenu son pied''.

Par sa grande sagacité, la dernière strophe, avec son réel sain et son bonheur commun, me touche particulièrement.

Par contre, l'exergue me trouble, car c'est la souffrance plus que l'hôpital qui me semble être mise en avant dans ce poème. L'auteur saura m'en apprendre davantage...

Merci pour le partage, Hiraeth
à te relire bientôt


Cat

   Arsinor   
27/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ignore dans quel contexte historique ces malades vivent. Le préciser n'aurait rien enlevé à la valeur universelle du poème. Les formulations sont recherchées bien trouvées. Je me suis interrogé sur la signification de la question "qui peut devenir son pied ?" et il semblerait que selon le poète l'on devienne son pied quand on a très mal au corps, alors que le bien-portant l'oublie. C'est la seule vraie critique que j'apporterai dans ce commentaire, avec ce fantasme de l'amour, qui reproduit ce que le poète reproche. Et si vous proposiez votre œuvre à une association liée à la prise en charge hospitalière ?

   Cristale   
13/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai vu dans ces mots des blessés de guerre, de ceux qu'on ne voit pas, n'entend pas parce qu'ils sont loin, hors de notre vie, de nos écrans et pourtant, "ils sont".
J'ai compris qu'un pied déchiqueté peut devenir la seule réalité de l'existence dans la seule immonde douleur.
J'ai aimé l'originalité du jeu de rimes basé sur des assonances transgenres sur un rythme abbb abbb qui s'affranchit des quatrains du sonnet régulier.
Un poème qui n'a rien de banal, rien de commun. Une identité sans duplicata.
La réflexion se fait par la pensée profonde mais aussi dans le sens de "reflets brisés" d'un autre monde dans le miroir de la réalité.

Depuis le temps que je pensais commenter ce poème...

Cristale


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