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Poésie néo-classique
Hiraeth : Les Sans-Yeux [Sélection GL]
 Publié le 13/09/18  -  14 commentaires  -  845 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

Un poème de jeunesse... Un archidémon s'adresse à une masse d'êtres humains modernes, qui ne le voient pas.


Les Sans-Yeux [Sélection GL]



Je suis le Torturé, descendant du Retors,
J’aime les corps vautrés et le mal qui dévore
Des catins édentées, des bouchers aux doigts tors ;
Mon étreinte est tout sexe, ô luxe carnivore !

Vous ne me voyez pas ? Idiots sans pareils,
Je darde sur vous tous mes yeux rouge groseille :
Lorsque de ces brasiers fument les vents vermeils,
La Sainteté se tait et la Bête s’éveille !

Vous ne me voyez pas ? La lumière fuit-elle
Vos sens en léthargie ?… Voyez-vous l’Éternel ?…
Pauvre aïeul ! Ignoré toi aussi ! Leur cervelle
Ne connaît ni ton fils ni celui d’Azazel…

Alors dormez, enfants. Tous les esprits sont morts.
Vos âmes ne sont plus que de vides amphores
Où ne coule plus rien, pas même le Remords,
Et vous errez sans yeux au pied des Sémaphores.


 
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   izabouille   
23/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Voici une poésie orgiaque, ou satanique. Je ne sais pas. Je ne sais même pas dire si j'aime bien ou pas. Elle est bien construite, bien écrite mais le thème ne m'intéresse pas trop alors je ne sais pas quoi en dire.
J'ai quand même apprécié certains passages:
"Je darde sur vous tous mes yeux rouge groseille
Lorsque de ces brasiers fument les vents vermeils"

   Gemini   
26/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a des erreurs de prosodie : deux vers féminins à la suite v8,9 et deux vers masculins v12,13 ainsi qu'une césure non élidée v10 (léthargie), et un hiatus v11 (toi aussi).
Pour le texte, un peu d'emphase quand même (j'ai eu du mal à comprendre la majuscule de Remords). J'ai bien aimé le principe des rimes de même sonorité à l'intérieur de chaque quatrain. C'est une contrainte supplémentaire qu'il faut apprécier.
La diatribe a du caractère. On espère que les hommes (disons les lecteurs), à défaut de le voir, entendront l'ange noir.
Dommage de n'avoir fait qu'un constat de la cécité humaine sans en avoir abordé la cause.

   Vanessa   
27/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Pour la forme, je peux dire que ce texte est travaillé et réussi.
Vers 11, peut-être que simplement déplacer le point d'exclamation après "ignoré " vous aurait permis de respecter les césures, jusqu' à lors très justes me semble t'il.
Pour le fond, je n'aime pas du tout .
Je n'aime pas lire le mépris à l'égard de celui qui pense ou voit differemment.
J'évalue ce texte avec un "bien ", même si je ne prendrai aucun plaisir à le relire.
Bonne continuation.

   Damy   
27/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Le poème est puissant et prend aux tripes. Il ne laisse pas indemne.La forme et la musique adoucissent heureusement son côté dérangeant, provocateur, angoissant.
Mais (je deviens moraliste) quand on ne croit ni au Diable ni à Dieu sommes-nous pour autant aveugles ?

J'ai apprécié les rimes alternées du même registre phonétique à chaque quatrain (or, eil, el, or à nouveau).
Le rejet:"La lumière fuit-elle
Vos sens en léthargie ?"
et le contre rejet:"Leur cervelle
Ne connaît ni ton fils ni celui d’Azazel…"
glissent parfaitement bien.

Je n'ai juste pas compris "les vents vermeils" alors que l'on s'attend à des tornades.

Merci pour cette lecture qui m'a profondément touché.

   BlaseSaintLuc   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
ça part bien, ça finit pas mal ,mais au milieu ça tangue ,

et "Je darde sur vous tous mes yeux rouge groseille"'
rouge groseille ? on est plus trop chez les démons torturés là ,

"Je darde sur vous tous mes yeux noirs de corneille"
et oui on change la couleur si ça pas marche rime en eil

sinon y avait
"rouge salsepareille ..."

"Lorsque de ces brasiers fument les vents vermeils,"
Le vermeil est un métal précieux constitué d'argent recouvert d'or

ce 2éme quatrain déséquilibre tout le reste , dans les 3 autres l'idée et le sens du texte sont respectés .

   Miguel   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Il y aun eu de Baudelaire dans ce poème ; ce n'est pas une mauvaise référence, mais la prosodie fait des entorses aux règles classiques ; ce poème a sa place en néo. On apprécie le jeu de l'assonance unique de chaque strophe, dans le respect de l'alternance des rimes masculines et féminines ; belle trouvaille.

   papipoete   
13/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Hiraeth
Dans la lignée de vos précédents récits, où il ne fait pas bon sortir seul le soir, vous évoquez le Diable qui n'aime que " catins édentées " et " sexe en toute étreinte " !
<< Vous ne le voyez pas qui guette votre moindre faux-pas, alors que vos sens entrent en léthargie ? allez près du port, et ouvrez grand vos yeux, débouchez vos oreilles ; il va venir vous prendre ... par le coeur ! >>
NB Brrrrrrrrr, heureusement, j'ai ma médaille de la vierge, et un crucifix pas loin de ma main, au cas où ?
Un poème qui secoue, et ne laisse tranquille que celui ... qui n'est plus !
Les rimes " masculine/féminine " se joignent dans un écho propice à l'atmosphère ténébreuse du récit .
je ne vois pas de faute dans ce " néo-classique " ( il ne put prétendre au classique, en raison de hiatus et " e " sonore en césure )

   LylianR   
13/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le Diable s'adresse à un peuple qui ne semble voir ni Diable, ni démon, ni Dieu. Ni Dieu, ni Diable, sans foi ni loi. Comme une sorte d'amoralité où tout est permis.
Un poème bien construit qui interpelle, montre du doigt, condamne. Et c'est le Diable lui-même qui met en garde ce peuple qui semble atteint de cécité.

J'ai aussi apprécié les interrogations, les exclamations qui mettent en mouvement le monologue.

   PIZZICATO   
13/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle écriture au service d'un sujet noir.
Le Mal prépondérant.
" Je suis le Torturé, descendant du Retors,
J’aime les corps vautrés et le mal qui dévore
Des catins édentées, des bouchers aux doigts tors ;
Mon étreinte est tout sexe, ô luxe carnivore ! "

Ce Mal qui taxe les humains de cécité devant lui
" Vous ne me voyez pas ? La lumière fuit-elle
Vos sens en léthargie ? "

" Et vous errez sans yeux au pied des Sémaphores."...

   Bidis   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai trouvé la dernière strophe percutante.
Par contre, le deuxième quatrain, à mon ressenti, ne va pas du tout. "Idiots sans pareils" me semble très faible par rapport aux autres invocations et les "yeux rouge groseille" un peu malvenu, je ne sais trop pourquoi, peut-être parce que les groseilles me sont bien sympathiques et donc leur évocation, même en tant que couleur, me gêne dans ce texte tout en noirceur. Les "vents vermeils" qui suivent dans la foulée m'évoquent aussi quelque chose de beau, de lumineux et là encore, pour moi, ça ne va pas.
Mais la dernière strophe m'emballe vraiment.

   Brume   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hiraeth

Un poème fort, qui percute, grâce aux choix des vers aux accents toniques.
Petit bémol pour "mes yeux rouge groseille " - l'adjectif "groseille " fait trop doux dans le contexte, parmi des vers sombres. Bon je sais c'est pour la rime avec "vermeils"

Une tonalité méprisante qui va bien avec l'esprit du narrateur.
Et les ponctuations accentuent bien ce caractère.

Les images sont claires, des mots qui frappent, ça secoue le lecteur.
J'aime beaucoup le thème, le fond et la forme sont bien maîtrisés par une écriture de belle qualité.

   Donaldo75   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hiraeth,

J'ai trouvé ce poème gothique mais pas trop, avec une pointe d'humour qui dénote par rapport au thème. Il y a un vrai ton, un style certain et le tout m'a beaucoup plu.

"Je suis le Torturé, descendant du Retors,
J’aime les corps vautrés et le mal qui dévore"

D'entrée de poème, j'ai su que ça allait me plaire.
Et la fin est tout aussi réussie.

Bravo !

Donaldo

   Quidonc   
14/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pauvres hommes, le diable lui-même les prendait-il en pitié? Les hommes sont-ils a ce point aveugles ou désenchantés qu'ils ne voient même plus leur turpitude.
Mais peut-être est-ce cela l'enfer, le vrai...
Un poème de jeunesse qui prend de plus en plus de sens.
Bravo

   LenineBosquet   
15/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Ce que je retiens de ce poème est l'originalité des rimes. C'est une vraie bonne idée que ces rimes de même son alternativement féminines et masculines.
Sinon le fond ne me cause pas trop mais le sens est clair, c'est bien fait quoi.
Vraiment, même si cela a déjà été dit, la rime "rouge groseille" rate complètement son effet, elle atténue par son côté enfantin, donne un côté presque ridicule.


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