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Poésie contemporaine
Hiraeth : Mousse
 Publié le 20/10/18  -  8 commentaires  -  831 caractères  -  147 lectures    Autres textes du même auteur

Mousse !


Mousse



Ô mousse de la bière, ô mousse de la mer,
Ô mousse couronnant la masculine envie :
Tels mille béliers blancs se ruant vers l’éther,
Vous êtes les aînées de l’imprudente Vie !

Et les mousseux troupeaux et l’apprenti marin,
Propulsés des lointains par l’Obscur Pulvérin
Vers l’horizon doré qui déjà les enivre,
Ont ceci en commun : c’est la hâte de vivre !

J’ai vu le velours vert, la toison d’émeraude
Se moquer de la mort, et sur la tombe chaude
Faire éclater la vie à la face des cieux…
Je t’ai connu, ô Monde, et sais que tu n’es vieux

Que pour le philosophe et l’austère savant…
Qui donc t'a comparé à une triste horloge ?
Qu’il fréquente la mousse, il comprendra l’éloge ;
Ça grouille et ça frémit ! L’Univers est vivant… Il déborde !


 
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   izabouille   
27/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je n'ai pas tout compris dans cette histoire mousseuse. On passe de la bière à la mer, puis on arrive à la mort... Je me suis un peu perdue en lisant cette poésie, je n'arrive pas très bien à saisir où veut m'emmener l'auteur. Soit. J'ai quand même bien aimé
"J’ai vu le velours vert, la toison d’émeraude
Se moquer de la mort, et sur la tombe chaude"
et
"Que pour le philosophe et l’austère savant…
Qui donc t'a comparé à une triste horloge ?"

Merci pour le partage

   Willis   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien écrit, belles rimes, mélodie qui s'envole... Splendide !

quelques modifs, car "bière" et "aînées" me gênent un peu.

Ô mousse de la RAGE, ô mousse de la mer,
Ô mousse couronnant la masculine envie :
Tels mille béliers blancs se ruant vers l’éther,
Vous êtes MOUVEMENTS donc PREUVES de la vie

....................Il déborde...........( sur une ligne)

   Miguel   
5/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
La mousse, c'est des bulles ; et les bulles, c'est de l'air. La mousse, c'est bien du volume en apparence pour une densité zéro. Alors cet épicurisme de bistrot n'est sauvé que par quelques vers bienvenus (je ne parle pas de l'image douteuse du vers 2).

   lucilius   
20/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Entre la mousse et le mousse gerbe l'écume, dans tous les sens. Mais que vient donc faire la poudre noire de la flibusterie dans cette affaire ?
J'en perd le fil conducteur et c'est dommage car l'amalgame du départ est original.
On passe du moussaillon au vieux brisquard dont les pensées philosophiques sont toujours puisées dans la mousse. Une ode aux boit-sans-soif.

   jfmoods   
20/10/2018
La tonalité héroïque du propos ("Ô" x 4, "couronnant la masculine envie", "Tels mille béliers blancs se ruant vers l’éther", "Propulsés des lointains par l’Obscur Pulvérin / Vers l’horizon doré qui déjà les enivre", "Se moquer de la mort, et sur la tombe chaude / Faire éclater la vie à la face des cieux…") rappelle vaguement "Les conquérants" de Hérédia.

Le poète procède par un jeu d'assimilation des différents sens (féminin et masculin) du mot mousse. Une ivresse initiale (celle de l'alcool) en génère une seconde (celle du voyage) elle-même portée par une troisième (celle des mots).

Il n'en faut pas plus pour que les richesses à venir surgissent devant nos yeux émerveillés, comblant déjà toutes nos attentes (métaphores : "le velours vert, la toison d’émeraude").

Il n'en faut pas plus pour que l'Aventure prenne son envol dans la fougue et l'exaltation (majuscule élective : "l’imprudente Vie", présentatif : "c’est la hâte de vivre", locution restrictive : "tu n’es vieux / Que pour le philosophe et l’austère savant…", gradation anaphorique : "Ça grouille et ça frémit !", éclatement de l'alexandrin à la chute).

Merci pour ce partage !

   PIZZICATO   
20/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je n'ai peut-être pas saisi l'idée profonde de ce texte, hormis la " hâte de vivvre ".
Mais cet élan vers les mousses - différentes de sucroît - ne m'a pas convaincu.

Sans puritanisme aucun, j'ai trouvé un peu lourde l'allusion du deuxième vers.

A vous lire une autre fois.

   Lulu   
20/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Hiraeth,

J'ai bien aimé lire et relire ce poème qui laisse entrevoir toujours un peu plus à chaque lecture.

J'ai vraiment beaucoup aimé le premier vers qui est à lui seul si évocateur. Il constitue une belle accroche pour découvrir un rythme formidable qui confine au chant, comme j'aime en poésie. On peut, effectivement, lire ce poème à voix haute pour en percevoir davantage sa résonance.

J'ai préféré la première et la troisième strophes que je trouve plus claires, plus évocatrices, même si je trouve dans "la hâte de vivre !" un enchantement qui me touche.

Les rimes "émeraude" - "chaude" ou "mer" - "éther" m'ont beaucoup plu.


Mes encouragements.

   archibald   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avais lu ce texte en EL et l'avais apprécié. Heureux de constater qu'il a été publié. Le poème joue avec les différentes acceptions du mot en un style assez talentueux. Cela m'a rappelé les poètes du Chat Noir, cette façon de traiter un sujet prosaïque de façon emphatique. Je perçois là comme une ironie qui me réjouit ; j'aime bien sourire en lisant un poème. Le dernier alexandrin qui déborde est plutôt judicieux.


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