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Poésie contemporaine
Hiraeth : Nom
 Publié le 24/04/19  -  7 commentaires  -  1333 caractères  -  160 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit poème en l'honneur d'un poète que vous reconnaîtrez sûrement.


Nom



Dans les plumes d’une cane
Où s’amuse un chérubin ;
Dans les orbites d’un crâne

Où les vers mangent leur pain ;
Sur les pages d’un vieux livre
Où fermente un puissant vin ;

Sur les mots qui nous délivrent,
Et nous lient en même temps ;
Sur les morts qui veulent vivre,

Même pour un seul instant ;
Sur les pluies et les orages
Qui purifient le printemps ;

Sur les hurlements de rage
D’un grand cœur qui bat toujours ;
Sur l’ivresse du naufrage

Aux lueurs du petit jour ;
Sur la tombe d’Alexandre,
Vierge de tout mot d’amour ;

Sur le lit taché de cendres
Où ment l’amant oublieux ;
Sur la peau des salamandres,

Que n’épargne pas le feu ;
Dans le regard d’une chienne
Où l’éternité se meut ;

Dans le tronc d’un jeune chêne,
Où Dieu rêve l’œil ouvert ;
Sur les charniers de la haine,

Où Dieu crève à ciel ouvert ;
Sur la force et la faiblesse,
Sur les corps à découvert ;

Sur les ailes des promesses
Rompues par un vent trop fort ;
Sur les cloches de la messe

Sonnant au nez de la mort ;
Sur la Terre tout entière,
Et sur tous les coups du sort,

J’inscris un nom de lumière.


 
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   Corto   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Belle inspiration que "Liberté".

Mais tant qu'à s'approcher de ce poème qui fit vibrer tant de monde, pourquoi ne pas en garder la structure ? Notamment ces quatrains commençant tous par "Sur".

D'autant qu'on voit ici que l'auteur avait toute la matière et l'inspiration voulues. Donc un peu plus de travail aurait pu enthousiasmer.

Merci pour cette démarche.

   papipoete   
2/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
néo-classique
un poème que des tercets filent au milieu de la " charogne ", évoquant ainsi notre grand poète !
Comme il le disait, bien que nous fûmes " semblables à cette ordure ", l'auteur pose un nom sur chaque pourriture, élégamment et cette famille de tercets fait à chaque couplet un bel effet !
NB les 2 ultimes strophes ont ma préférence, mais toute autre n'a pas à blêmir !
Il est très rare de lire un texte en heptasyllabes, et je vois ici ce travail à la perfection !
papipoète

   Anje   
24/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une terza rima en heptasyllabes qui écrit son nom à l'encre de lumière. Dommage que Sorgel ait trouvé dans le bois précieux de ce poème quelque ver indésirable.
Bravo !

   Davide   
24/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hiraeth,

Etrange d'avoir choisi cette forme ternaire (terza rima) dans un poème où les vers fonctionnent par paires.
Aussi, pour coller à l'original, j'ai presque regretté que l'auteur n'ait pas choisi des quatrains, avec ce dernier vers, toujours le même, en conclusion de chaque strophe, de même que cette anaphore en début.
Presque regretté, ai-je écrit, car les poètes ne copient pas, ils renouvellent, ils s'inspirent.
Au final, un bel hommage est rendu !

En revanche, le titre - un peu froid - n'est pas très "racoleur".

La noirceur du poème est diluée dans la douce langueur de ces heptasyllabes délicieusement musicaux et un vocabulaire qui flirte avec le romantisme. C'est délicat.
Quel est donc ce "nom de lumière" que le narrateur inscrit ?
Celui de la paix, de l'amour, d'un être cher... ?

Je ressens comme un petit passage à vide au deux-tiers du poème, où il est question de salamandres, d'une chienne et d'un jeune chêne.
Mais l'ensemble est très agréable, bien mené, décoré de belles images, dont ma préférée :
"Sur la tombe d’Alexandre,
Vierge de tout mot d’amour"

Un moment de lecture savoureux,

Merci !

Davide

   senglar   
24/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Hiraeth,


Le poète initial devait terminer son poème par le "Nom" de la femme aimée, il ne l'a pas fait. Vous deviez terminer le vôtre par le "Nom" qu'a utilisé le poète initial pour terminer le sien, vous ne l'avez pas fait. Jolie pirouette, joli tour que vous nous jouez là.

Moi ce que je retiens ou plutôt ne retiens pas c'est que dans un cas comme dans l'autre il manque désespérément un nom de femme là et ici.
Auriez-vous donc eu peur l'un comme l'autre que l'on la vous volât, votre muse ?

lon lère lon la...

Est-elle bergère ou bien fille de roi ? Pour la première je sais mais pour la seconde, Monsieur le parodique qui ramenez votre vie et votre siècle débutant à celui d'une apocalypse, je ne sais pas... Comment ça ? Tout va sauter !!!

AUX ABRIS...

lol

Senglar

   Cristale   
24/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tierces rimes où les vers coulent comme d'un tableau aussi romantique que machiavélique. Je les vois déborder du cadre et envahir l'espace sans que nul ne puisse les retenir et puis, en bas, à droite de la toile, l'artiste trace d'un seul coup de plume quelques minuscules caractères et nous dit : "J’inscris un nom de lumière."

Inscrivez ce que vous voulez et ce que vous souhaitez mais surtout écrivez tant que vous le pouvez de ces poèmes semblant surgir du fond de vos entrailles (si je puis me permettre cette remarque...)

La versification régulière semble peu vous importer, tant pis pour moi, je prends le présent tel que vous nous l'offrez.

Cristale

   PIZZICATO   
24/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'idée est assez bien reprise avec la répétition de la préposition.
A l'anaphore << j'écris ton nom >>, vous avez préféré un seul vers (final) qui peut être attribué à chaque partie du texte ; c'est intéressant.

Toutefois, j'ai trouvé que ce choix de la forme - enjambement quasi permanent du troisième vers au tercet suivant - nuit à la fluidité et la musicalité de cette poésie. C'est mon avis, bien sûr.


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