Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Hiraeth : Personne
 Publié le 24/05/19  -  15 commentaires  -  733 caractères  -  283 lectures    Autres textes du même auteur

Le théâtre, c'est bien.


Personne



Acteur – ô sans-visage ! Ô tout-visage ! Ô corps
Démesuré ! Je te salue, ombre qui danse
Sur la scène où s’exalte une vaine existence,
Et qui pompe le sang par les rythmes des morts !

Mais pour jouir ainsi des faveurs de Protée,
Quel prix faut-il payer, ô maître des miroirs ?
Toi qui sens du néant les immenses pouvoirs,
Caches-tu sous ton masque une face hantée ?

Fais-nous rire ou pleurer, qu’importe si c’est faux :
Ton art est vrai pour nous, du moment qu’il est beau.
Ta parole s’envole, et chaque mot résonne

Comme un bel éphémère ailé d’éternité,
Car j’ai vu se mêler sur ta double personne
Les masques du mensonge et de la vérité !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Provencao   
2/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Comme un bel éphémère ailé d’éternité,
Car j’ai vu se mêler sur ta double personne
Les masques du mensonge et de la vérité ! "

J'ai bien aimé ces vers où vous nous renvoyez brusquement à la formidable concordance de tous avec tous dont ne cesse de nous soustraire mensongèrement l’absurde et abrutissant jeu social.

Alors le mensonge et la vérité deviennent véritablement le pouvoir des sans-pouvoirs, l’espoir dont disposent tous ces êtres mortels que nous sommes.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Gabrielle   
5/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un monologue très intéressant qui fait voyager le lecteur dans un pays lointain.

La danse de l'ambivalence est un sujet très intéressant pour le poète.

Ce texte nous renvoie sur des sujets existentiels qui nous font nous interroger sur la conception que l'on a de la vie.

Ce qui nous atteint et qui reste caché fait également partie du thème abordé ici.

Merci à l'auteur(e) pour ce voyage intéressant.

   Donaldo75   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Hiraeth,

J'aime bien le fond, j'aime moins la forme, dirais-je pour paraphraser une célèbre réplique de Robin Renucci dans le film "Escalier C" de Jean-Charles Tacchella. Je trouve l'ensemble un peu préfabriqué, collé au respect de la métrique néoclassique - ce qui n'est pas un mal en soi - avec des envolées lyriques assez marrantes - mais était-ce l'objectif, me faire rire ? - comme si tu avais avant tout voulu traiter le fond dans une forme précise sans pour autant laisser parler ton sens poétique.

"Cahier des charges rempli" dirait le peintre en bâtiment après avoir peint son premier tableau "à la Salvador Dali" lors de son atelier artistique. Si c'était aussi simple ?

   Hananke   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

C'est un très bel hommage rendu aux acteurs de théâtre ou de cinéma.
J'aime beaucoup ce texte qui ne reste pas à ras le plancher mais
au contraire s'envole vers des sommets rarement atteints sur le sujet.

Les ô du premiers quatrain symbolisent bien les envolées lyriques
des acteurs.
Caches-tu sous ton masque une face hantée ? Un vers magnifique.
Comme un bel éphémère ailé d'éternité, encore un de plus.

Et ce très beau vers final.

Le seul dommage est ce vers 11 qui fait manquer le classique :
peut-être qu'un pluriel aurait changer la donne ?

Oui, un texte où le lyrisme l'emporte allègrement, ce qui me ravit.

   papipoete   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hiraeth
Le comédien qu'il soit au théâtre ou sur la piste du cirque, amuse alors qu'il est peut-être triste, ou au contraire fait pleurer alors qu'il ne songe qu'à rire ! L'important est que le spectateur ne voit que le rôle interprété, et là est la force de l'acteur !
NB le premier tercet l'image de cette gageure, est révélatrice de ce que l'auteur nous écrit.
il y a sûrement un fétu que je ne vois pas, qui interdise le " classique " ?

   Mokhtar   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce n’est pas une mauvaise idée que d’adopter un ton académique pour évoquer l’acteur de théâtre qui, surtout dans la tragédie, donne dans l’emphase.

Art protéiforme par définition, art éphémère qui fait rire ou pleurer…Démesure, exaltation… La dualité des rôles : Le thème est bien traité.

Je n’ai pas vraiment compris la « vaine existence » du troisième vers. Et l’on aurait pu éviter la répétition de « masque ».

Mais ce poème est digne d’intérêt, avec un très beau dernier tercet.

   PIZZICATO   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le ton un peu emphatique de ce sonnet est bien adapté au sujet.
Qui mieux qu'un acteur sur scène peut imager les différents masques qu'arbore l'homme.

" Comme un bel éphémère ailé d’éternité,
Car j’ai vu se mêler sur ta double personne
Les masques du mensonge et de la vérité ! " Un beau tercet final.

   TheDreamer   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ma petite nièce fait du théâtre depuis plusieurs années. Elle a aujourd'hui 11 ans. D'un naturel timide, le théâtre l'aide petit à petit à avoir une personnalité plus extravertie.

Un sonnet irrégulier (ABBA CDDC EEF GFG) à plus d'un titre par la répartition de ses rimes, la non élision d'un e-muet au 2nd vers (qui plus est sur une césure), la non-concordance des consonnes finales, etc, etc...

Par-delà ces libertés avec la règle, je trouve le thème intéressant par le choix de montrer l'acteur comme un être habité par maints personnages. La seule présence de Protée au 1er vers du 2nd quatrain, dieu ayant le pouvoir de se métamorphoser, suffit à le comprendre.

J'apprécie beaucoup la chute du poème dans ces deux derniers vers :

"Car j’ai vu se mêler sur ta double personne
Les masques du mensonge et de la vérité !"

Merci.

   senglar   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hiraeth,


Ce sonnet porte sur l'"Acteur" et son jeu. Je dois avouer que je me suis laissé embarquer sur une fausse piste par le mot "masque" ici synonyme de visage déformé, face composée.
"Caches-tu sous ton masque une face hantée ?"
(très beau vers par ailleurs)
Paf ! J'étais parti sur le masque grec, tragique dans ce cas, le visage dessous, quelle importance ?
Non ici le visage de l'acteur conditionne-t-il son état psychique ? L'acteur est-il hanté par le masque qu'il compose ?
Il y a deux Ecoles... mais tout le monde connaît.
Je crois qu'ici l'acteur pouvant jouer, composer à la fois ou séparément parfaitement
"Les masques du mensonges et de la vérité !"
peut jouer ses personnages avec du recul sans s'identifier à ceux-ci.
C'est d'ailleurs ce que faisait Louis Jouvet.

Je n'ai pas compris le vers 4.

Sinon ce sonnet a belle allure sous l'égide de Protée, "maître des miroirs".


Devrais apprendre à distinguer le cothurne du brodequin moi. Lol


Senglar

   Stephane   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah, une envolée lyrique qui se prête admirablement bien à la catégorie néo-classique... Le style employé est un délice qu'il me faudra encore goûter pour en tirer toute la substantifique moelle.

Ah, le théâtre, les planches, les tirades et autres réparties légendaires ; mille mercis !

Stéphane

   hersen   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oh, comme le sujet est traité habilement ! Il y règne comme une solennité me faisant penser aux classiques des théâtres anciens (qui utilisaient des masques, d'ailleurs)

Si je peux me permettre, un vers me convainc moins, que je trouve un peu prosaïque alors qu'il aurait mérité mieux pour ce qu'il dit

"Ton art est vrai pour nous, du moment qu'il est beau."

Par contre, l'entame est magnifique avec une très belle strophe, qui met en condition. (bêtement, j'attendais que la pièce commence :(

merci pour cette lecture !

   sympa   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,


" Fais-nous rire ou pleurer, qu’importe si c’est faux " : ce vers est mon préféré car très parlant : oui, un bon acteur sait jouer dans plusieurs registres ( comédies, drames etc...) avec une facilité incroyable.
C'est un beau poème, travaillé avec habileté .
Bref un bon moment de lecture

   jfmoods   
24/5/2019
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, pauvres et suffisantes, majoritairement masculines et consonantiques.

Il se présente comme un hommage appuyé (apostrophe : "ô" × 4, antithèse : "sans-visage" / "tout-visage", contre-rejet mettant en exergue la dimension héroïque : "corps / Démesuré", révérence : "Je te salue", oxymore : "un bel éphémère ailé d’éternité") envers celui qui fait le vide en lui-même (titre : "Personne") à chaque fois qu'il ajoute un nouveau rôle à sa flamboyante palette de comédien (expression : "jouir [...] des faveurs de Protée", apostrophe : "Toi qui sens du néant les immenses pouvoirs", périphrases laudatives : "ombre qui danse / Sur la scène où s’exalte une vaine existence, / Et qui pompe le sang par les rythmes des morts", "maître des miroirs").

Cet hommage, assorti d'interrogations sur le miracle de la plasticité, sur les sacrifices nécessaires au tour de force de l'interprétation (question ouverte : "Quel prix faut-il payer", question fermée : "Caches-tu... une face hantée ?"), vante cette capacité hors du commun à faire vivre au spectateur l'illusion théâtrale (images soulignant le prodigueux talent de l'acteur : "Ton art [...] est beau", "Ta parole s’envole, et chaque mot résonne", "ta double personne", jeu antithétique : "rire" / "pleurer", "faux" / "vrai", "mensonge" / "vérité").

Merci pour ce partage !

   Queribus   
26/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je salue tout d'abord la quasi perfection de l'écriture à part quelques petites remarques déjà formulées; le tout a un côté Hérédia, c'est--à-dire une grande exigence résultat d'un travail méticuleux qui vous honore. À quelques détails près votre sonnet aurait peu entrer dans la catégorie classique.D'aucuns pourront trouver votre écrit un peu redondant voire précieux mais c'est votre choix et je le trouve plutôt réussi.

En conclusion, du très bon travail avec un très souci de qualité et d'exigence.

Bien à vous.

   Miguel   
29/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve le vers 4 obscur ; j'ai lu les autres commentaires dans l'espoir d'y trouver une explication mais personne ne s'y frotte. L'ensemble cependant me plaît beaucoup dès l'envolée lyrique du début. C'est un bel hommage à ce métier si ingrat (car pour une star, combien de précaires ?) qui ne se fait que par passion et qui n e se fait qu'avec du talent. C'est bien de rendre hommage aux soldats, c'est bien aussi, de temps en temps, de rendre hommage à des gens qui ne risquent pas leur vie mais qui acceptent une existence difficile pour notre enrichissement.


Oniris Copyright © 2007-2019