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Poésie libre
Hiraeth : Soleil d'eau
 Publié le 24/06/21  -  11 commentaires  -  496 caractères  -  178 lectures    Autres textes du même auteur


Soleil d'eau



elle avait
caché dans son cou délicat
un petit soleil d’eau pâle
qui naissait à peine et
semblait se noyer

mais il nageait quand elle dansait
aux ondes bleues d’une guitare
et pétillait quand elle chantait
astre filant en clandestin
sur son beau corps toujours plus loin

je l’ai senti frémir
je l’ai senti revivre
et je le sens encore
après toutes ces années
trembler tout doucement
au secret de sa peau


 
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   socque   
6/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oh, c'est charmant ! que je me dis. Tendresse, délicatesse, bonheur en douceur. Je trouve la première strophe tout simplement adorable ; la dernière me plaît bien aussi, elle me donne à voir un couple comme, espéré-je, il existe beaucoup, apaisé et au cœur toujours jeune.

La deuxième me convainc moins, j'ai un sentiment de remplissage parce qu'il fallait bien dire quelque chose. Comme s'il fallait indiquer que l'aimée, ben, c'est pas n'importe qui, une artiste, je ne suis pas amoureux ou amoureuse de la première venue s'il vous plaît... Comme si le narrateur ou la narratrice tenait en quelque sorte à justifier son amour, indiquer qu'il le porte à quelqu'un d'objectivement digne. Quel besoin, ce bel amour n'a-t-il pas sa valeur intrinsèque en tant que sentiment ?

   Gabrielle   
16/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une grâce...

Un texte merveilleux, une très jolie définition de l'amour...


Dans un monde qui cherche ses repères, une communauté d'esprits qui se rejoignent pour parler de l'essentiel.

Merci à vous pour cette bouffée d'oxygène.



Gabrielle

   papipoete   
24/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir HIRAETH
Dès la première ligne, on entre dans le monde où la tendresse est Reine. Et, vers après vers, on le voit ce petit " soleil d'eau " qui se cache tout intimidé, puis se libérer au son d'une guitare !
NB tout est ici suggéré, mais on pourrait prendre un doux fusain et dessiner cette perle qui " roule dans ce cou délicat "
La première strophe a ma préférence !
La poésie " libre " fait des merveilles depuis quelque temps...

   JackIsJack   
25/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime : toute la délicatesse qui émane de votre poème. Je suis plongé dans les mouvements de ce petit soleil d'eau et de cette femme qui le porte, grâce à la simplicité de vos propos et porté par l'efficacité de vos images.

j'aime moins : j'aurais aimé une strophe supplémentaire avant la dernière.

j'aime : le dernier vers "au secret de sa peau", qui après 5 vers où l'on s'écarte de la figuration, redonne une ultime image ; et donne envie à nouveau d'y plonger, de relire votre poème.

   Cristale   
25/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Fin, délicat, un petit poème aux vers ciselés.

Bonjour Hiraeth,

Je n'ai pas découvert le secret de ce "soleil d'eau" mais j'en aime le mystère.

Pour un "être humain aigri par les jeux de l'amour" (sic) laissez-moi vous dire que, lorsque vous tombez le masque de l'indifférent désabusé ^-^ votre écriture prend la dimension d'une belle et tendre sensualité.

Graphiquement, des vers courts, des strophes aérées, sans majuscule ni ponctuation, c'est ainsi que je préfère la poésie libre.

Tout ce que j'aime.

Bravo et merci Hiraeth.

Cristale

   jfmoods   
25/6/2021
Au fil des deux premières strophes, l'imparfait de description fixe la magie d'une rencontre. L'impossible jonction des éléments (oxymore : "soleil d'eau pâle") cristallise l'enchantement, le miracle de l'amour généré par la femme. Ce signe distinctif, mystérieux ("caché dans son cou délicat"), improbable (groupe prépositionnel : "naissait à peine", verbe marquant l'incertitude : "semblait se noyer"), se présente comme un talisman. Il désigne l'Autre comme point de focalisation obligé du désir. Il figure la future complicité des partenaires (parallélismes : "il nageait quand elle dansait / aux ondes bleues d’une guitare", "pétillait quand elle chantait") et met en perspective le comblement sensuel du locuteur (métaphore cosmique : "astre filant en clandestin / sur son beau corps toujours plus loin").

Le glissement de la dernière strophe vers un passé composé assorti d'une anaphore ("j'ai senti" x 2) et vers le présent d'énonciation ("je sens encore") signale le point d'ancrage de la relation, puis sa perpétuation dans le temps (marqueur temporel : "après toutes ces années"). Palpitant sous sa charge émotionnelle (verbes à l'infinitif : "frémir", "revivre", "trembler tout doucement"), le singulier mystère de l'état amoureux demeure inentamé (groupe prépositionnel : "au secret de sa peau").

Merci pour ce partage !

   Provencao   
25/6/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
" un petit solei d'eau pâle " avec cet apaisement, ce délice, ce tact, cette délicatesse, en vertu spirituelle délivrée, contenue, dans une belle intention du "je" qui s'offre à la douceur.


Merci pour ce cadeau.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   emilia   
26/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
« Un petit soleil d’eau pâle » bien poétique, qui continue de « frémir, revivre après toutes ces années », en conservant avec douceur son « secret » et sa liberté, dans une complicité partagée ; une jolie lecture…

   ferrandeix   
26/6/2021
Je suppose que ce soleil qui se cache dans son cou délicat est sa voix car "il nageait quand elle dansait". Néanmoins, la métaphore (s'il s'agit bien de cela), n'est pas évidente. il aurait fallu un autre indice plus évident, ce qui manque. S'il ne s'agit pas de cette métaphore, ce "soleil" reste bien mystérieux et le poème perd de l'intérêt. Alors, comment le juger?

Par ailleurs, un poème léger au sens positif du terme. La syntaxe, la forme témùoignent d'un certain niveau d'élévation poétique.

Quelques cacophonies à éviter:

"ces années" consonantique en z
"tout doucemen"t syllabique sur dentale et voyelle "ou"

Dans l'expectative, je ne formule pas d'appréciation.

   Donaldo75   
27/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hiraeth,

J’ai trouvé ce poème délicat, de cette délicatesse que permet si bien la forme libre. Elle est marquée par des images mais aussi par le découpage ; dans les deux cas, rien ne semble forcé ou trop léger, la juste mesure est de mise et les touches sont réussies. C’est ce que je trouve le plus difficile dans le libre, ces touches qui comme en peinture ne doivent pas se voir mais ont pour autant vocation à être perçues par le lecteur de manière à imprimer dans son esprit les différentes couches du poème.

Bravo !

   Beaufond   
4/7/2021
J'étais plutôt d'accord avec vous pour un hexasyllabe en antépénultième position, là, vous placez votre confiance en une césure heroïque naturelle chez le lecteur, ou avez changé d'avis quant au rythme ?

Je trouve toujours que la strophe intermédiaire ne vaut pas les deux autres, et gagnerait à quelque ajustement — ce n'est que mon humble avis, mais je vois que vous savez retravailler sérieusement vos écrits (J'en doutais peu, à dire vrai.).

La première strophe est une merveille que nous sommes visiblement nombreux à apprécier, et je suis heureux de voir que vous la conservez telle quelle et lui cherchez toujours la plus belle compagnie.

Était-ce Après cinq cent mille ans que cette fin de poème gagnait en tremblement ? C'était beaucoup, je vous l'accorde.


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