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Poésie libre
Hiraeth : Soleil d'eau
 Publié le 07/05/18  -  10 commentaires  -  661 caractères  -  187 lectures    Autres textes du même auteur

Fantaisie en vers libres.


Soleil d'eau



Elle avait
Caché dans son cou délicat
Un petit soleil d’eau pâle
Qui naissait à peine et
Semblait se noyer

Il ondulait quand elle dansait
Au son gai d’un shamisen
Et pétillait quand elle chantait
Innocent astre frais
Sur une peau couleur de lait

Je l’ai senti frémir
Je l’ai senti revivre
Le phénix renaissant de l’écume
Le petit soleil d’eau pâle pulsé par l’univers

Mais cette Voie Lactée n’est pas la sienne
Cette femme n'est pas sa mère

Et je le sens encore
Après cinq cent mille ans
Trembler craintivement
Dans un recoin de peau


 
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   papipoete   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
qu'en termes délicats est écrit ce joli poème ! " caché dans son cou délicat/un petit soleil d'eau pâle "
NB une pure fantaisie " qu'un soleil d'eau pâle ", mais chaque strophe a son diamant, et le quatrain final est une caresse de velours !
papipoète

   kreivi   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très belle fantaisie cosmique
qui emporte dans sa chromosphère
fibrillante et lumineuse
Mon fruit de la passion

   Lulu   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'aime beaucoup le titre qui associe deux belles matières et évoque d'emblée un poème doux, quelque chose de lisse et chaleureux...

La lecture du texte ne m'a pas déçue. J'y trouve, de façon concise, un mot pour "Elle", ce pronom qui renvoie à une personne aimée dans le passé...

On lit une belle nostalgie douce ; rien de pesant pour le poète, juste l'expression de moments de grâce avec l'emploi de l'imparfait qui inscrit certains instants comme dans un tableau. C'est le cas notamment dans la première strophe... On se représente aisément cette autre dans le souvenir qui affleure.

Le vers libre ajoute, par ailleurs, une belle légèreté à l'ensemble. Sans que j'aie ressenti une musicalité particulière, j'ai perçu une tonalité douce, comme celle d'une confidence intime. "Et je le sens encore / Après cinq cent mille ans / Trembler craintivement / Dans un recoin de la peau". Ces mots me parlent. Ils disent le souvenir, la marque d'un être qui a compté, et quelque part, compte encore au fil du temps.

J'ai juste un peu buté sur ces vers :
"Mais cette Voie Lactée n'est pas la sienne / Cette femme n'est pas sa mère"... et après avoir bien relu, je ne suis pas certaine d'avoir appréhendé ce passage tel qu'envisagé par l'auteur(e).

En définitive, je trouve cette "fantaisie" fort sympathique, très évocatrice.

Bonne continuation.

   PIZZICATO   
7/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une " fantaisie " délicate et douce avec sa part de mystère.

" shamisen " et " peau couleur de lait ", est-ce le souvenir d'une femme japonaise ?

" Je l’ai senti frémir
Je l’ai senti revivre
Le phénix renaissant de l’écume
Le petit soleil d’eau pâle pulsé par l’univers " joli passage.

Je n'ai pas bien perçu ces deux vers : " Mais cette Voie Lactée n’est pas la sienne
Cette femme n'est pas sa mère ".

Ma lecture fut agréable.

   Provencao   
7/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un délicieux et délicat mystère en votre poésie, au Soleil d'eau.
J'ai particulièrement aimé : "Je l’ai senti frémir
Je l’ai senti revivre
Le phénix renaissant de l’écume
Le petit soleil d’eau pâle pulsé par l’univers"

Avec cette sensibilité, cette imagination, cette crainte, cette réflexion, où vous écrivez littéralement avec le cœur et l'esprit .
Il s'opère plein d'émotions, aux sources de ce mystère, avec des
accents personnels, fortement enracinés dans l’existence, un chemin, nourri d’expérience intérieure du secret, qui annonce le frémissement.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Dolybela   
7/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Intéressant glissement du particulier à l'universel. J'aime que l'on exploite les détails ainsi parce que finalement ils sont mis les uns à côtés des autres ce qui fait la beauté de la vie et c'est au poète d'enlever la patine de l'habitude pour refuser l'ennui. Les mots sont bien choisis, à la fois léger et porteurs d'une grande sensibilité, précision. Simplement l'image du phénix ne m'évoque pas grand chose et peut-être que l'on perd trop rapidement en légèreté et en fluidité.
Merci pour cette lecture.

   Anonyme   
7/5/2018
C'est un poème à la lecture sans peine.

Cependant je ne parviens pas vraiment à être touché par les mots. Les images me parviennent simplement sans produire d'émotion.
C'est un "Elle" qui me reste étrangement indifférent malgré plusieurs lectures.

Il me manque un petit quelque chose, de plus j'ai été un peu dérouté par :

" Mais cette Voie Lactée n’est pas la sienne
Cette femme n'est pas sa mère "

   Donaldo75   
8/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hiraeth,

A la lecture de ce poème, il y a quelques temps déjà en Espace Lecture, je m'étais demandé si ce n'était pas une vision allégorique de la cosmologie à travers la biologie humaine. La question me taraude encore un peu mais la qualité de cette poésie me la fait oublier. Parce que c'est délicat, fin.

"Je l’ai senti frémir
Je l’ai senti revivre
Le phénix renaissant de l’écume
Le petit soleil d’eau pâle pulsé par l’univers"

Ce quatrain illustre bien cette finesse, cette délicatesse, cette qualité d'écriture qui laisse au lecteur de multiples possibilités en termes d'interprétation.

Bravo !

Donaldo

   Eclaircie   
9/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Hiraeth,

Belle sensualité dans ce poème, le "petit soleil d'eau pâle" est une image originale.
Cependant le sens de ce poème m'échappe un peu, l'allusion au "shaminien" évoque le Japon, le "phénix " nous ramène en Europe et j'avoue que je ne parviens pas à comprendre le passage suivant :
"Mais cette Voie Lactée n’est pas la sienne
Cette femme n'est pas sa mère"
qui évoquerait deux personnages féminins.
J'espère que les explications de l'auteur m'éclaireront.

Merci pour ce partage.

   Gabrielle   
9/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème laisse se dégager beaucoup de sensualité et de finesse, présentes du premier au dernier quatrain.

Cependant, je me sens un peu déroutée par le distique
"Mais cette Voie Lactée n'est pas la sienne
Cette femme n'est pas sa mère".
L'emploi de l'imparfait (les trois premiers quatrains), puis du présent (distique), amplifie l'effet de surprise.

Le présent employé dans le dernier quatrain renvoie au caractère intemporel du "petit soleil d'eau pâle".

Merci pour ce partage.

Au plaisir de vous lire.



Gabrielle Michel


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