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Poésie contemporaine
Hiraeth : Sonnet de la fin du monde
 Publié le 27/01/18  -  7 commentaires  -  723 caractères  -  198 lectures    Autres textes du même auteur

Dieu parle à l'homme.


Sonnet de la fin du monde



Tu vas bientôt finir, ô ma grande aventure.
Je t'ai donné le sel des larmes et des mers,
Je t'ai donné le feu couvant sous les hivers,
Mais tout cela se trouve au bord de la rupture.

Mes yeux vont se fermer et sentir la brûlure
Du néant consumant peu à peu l'univers :
J'en verrai les contours rémanents, les éclairs,
Étirant de mon cœur la béante blessure.

Enfin du fond de moi fermenteront des voix,
Bouillonnant en secret de milliers de lois ;
Il me faudra du temps avant que je réponde

(Le temps sacré du deuil oblige aussi les dieux),
Puis encore une fois je rouvrirai les yeux,
Et je m'effacerai pour leur donner un monde.


 
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   Mokhtar   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le Créateur a de la ressource. Il nous avait servi le déluge. Voici maintenant qu’Il préfère l’incendie. Il est vrai que l’humain avait préparé le terrain à l’étincelle.

Il nous refait le coup de l’éponge magique. De la remise à zéro des compteurs.
Et nous offre un monde nouveau. Belle constance. On dirait qu’Il croit plus en l’homme que l’homme ne croit en Lui.
Il reprend sa table pour y coucher ses lois. Il serait prudent qu’il omette de replanter le pommier.

Poème de belle inspiration classique. Mais je me demande si le sonnet est une forme qui s’impose pour ce thème (pour mon goût bien sûr). La diérèse de « milliers » fera peut-être tiquer.

En tout cas ce poème me paraît de belle facture.

Mokhtar, en EL

   papipoete   
27/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Hiraeth
Oh monde, je t'ai pensé et réalisé croyant que tu vivrais éternellement ; mais non, je vois que l'homme n'a pas su t'apprécier, te préserver, te mériter !
Alors, je fermerai les yeux et tu disparaitras ; un jour peu-être je te créerai ailleurs !
NB Dieu n'est pas juste en mettant la faute sur le " bon et le méchant ", menaçant de l'apocalypse sa création toute entière !
Le texte fait peur et sourire en même temps, et ne sais au final quelle option retenir ; mourir ou sourire ?
le 10e vers me semble compter 11 pieds ( à moins que milliers se dise en diérèse ), ce qui justifierait la forme " contemporaine " ?

   Hananke   
27/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

L'éternel recommencement, voilà qui est de bonne augure
si la fin du monde se pointait à l'horizon !
Un sonnet qui se lit avec plaisir et amusement.

Quelques bonnes choses :

le tercet ultime avec de beaux vers.

J'aime moins le feu couvant sous les hivers que je ne saisis point.

   inconnu1   
27/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
une poésie au lyrisme un peu désuet, parfois grandiloquent mais remis au goût de l'apocalypse du 21eme siècle, d'où une certaine modernité. La rythmique est efficace; les rimes sans souvent être riches restent suffisantes. Le feu couvant sous les hivers me fait penser au "feu qui loge secrètement dedans la neige" de "Anne par jeu me jeta de la neige" de Clément Marot

merci pour cette lecture agréable

   PIZZICATO   
27/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Dieu parle à l'homme "; idée originale que celle d'inverser les rôles.
" Je t'ai donné le sel des larmes et des mers,
Je t'ai donné le feu couvant sous les hivers,
Mais tout cela se trouve au bord de la rupture ".Et oui ! L'homme a pris de moins en moins soin de ce qui lui a été confié.

Alors 'on' efface tout et on recommence...

" Et je m'effacerai pour leur donner un monde."
J'aime bien le fond de ce vers.

   Damy   
30/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très bel ouvrage que ce "sonnet de la fin du monde".
J'y suis plus particulièrement sensible qu'il me semble partager avec vous les mêmes inquiétudes (la fin d'un monde ou du moins d'une société mondiale qui arrive à bout de force par ses "milliers de lois", le manque de temps, le repli sur soi) et les mêmes espérances (que les dieux s'adaptent à mon besoin de temps et que naisse un nouveau monde dont je ne serai hélas plus).

Merci, Hiraeth, pour ce moment de lecture profond.

   EricD   
4/3/2018
Ce qui me frappe dans cet élégant sonnet, c'est avant tout la belle musique qu'il fait entendre, preuve d'une euphonie générale.
Ensuite, le ton désenchanté et tristement résigné du Créateur, déçu par sa Créature, me rappelle des vers que j'avais faits et qui mettent en scène un Dieu amer également.
J'ai apprécié ce sonnet comme il se doit.


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