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Poésie classique
Hiraeth : Sonnet de la fin du monde
 Publié le 26/12/18  -  11 commentaires  -  717 caractères  -  297 lectures    Autres textes du même auteur

Dieu parle à l'homme.


Sonnet de la fin du monde



Tu vas bientôt finir, ô ma grande aventure.
Je t’ai donné le sel des larmes et des mers,
Je t’ai donné le feu couvant sous les hivers,
Mais le monde s’éteint sous une flamme obscure.

Mes yeux vont se fermer sur toute la Nature :
J’en verrai les contours rémanents par-devers
La toile du Néant reprenant l’univers,
Gommant de ton destin l’éphémère peinture.

Depuis l’éternité renaîtront d’autres voix,
Fermentant dans mon cœur et bouillonnant de lois ;
Il me faudra du temps avant que je réponde

(Le temps sacré du deuil oblige aussi les dieux),
Puis encore une fois je rouvrirai les yeux,
Et je m’effacerai pour leur donner un monde.


 
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   Gemini   
6/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le dernier testament ?
Un peu solennel, mais comment ne pas l'être quand on accouche de paroles divines ? Il me semble avoir déjà lu ce texte quelque part sur la toile, mais bref…
J'ai apprécié, je pense à sa juste valeur, l’exploit d’avoir placé « par-devers », si difficile d’emploi, à la rime. Contorsion prosodique qui mérite d’être saluée. De même, la rime réponde / monde, pas très connue, mérite d’être signalée.
Rien à dire côté technique.
Je regrette par contre ce vers 12 ou Dieu (vous lui donnez la majuscule), admet la concurrence (de dieux sans majuscule). Je n’y crois pas. Je regrette aussi que vous ne le présentiez que comme un faiseur de mondes : (bon, celui-ci n’a pas marché, passons au suivant), alors que même un athée sait que Dieu est amour. Et je regrette enfin que vous lui ôtiez sa nature intemporelle : « Il me faudra du temps avant que je réponde. » Quand on crée l’espace, on crée le temps, non ?
Je pense que le sujet est un peu trop colossal pour la forme.

   BlaseSaintLuc   
7/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
est-ce dans la nature d'un dieu d'être pessimiste ? c'est avec beauté que le monde s'en vas ?



"Tu vas bientôt finir, ô ma grande aventure.
Je t’ai donné le sel des larmes et des mers,
Je t’ai donné le feu couvant sous les hivers,
Mais le monde s’éteint sous une flamme obscure."

"Cette obscure clarté qui tombe des étoiles", Corneille,


c'est beau ,comme une fin du monde.

   lucilius   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dieu parle à l'homme ou la colère de Dieu ! Quelle déception son grand ouvrage, sa monumentale création ! Il en faudra quelques révolutions planétaires pour recréer différemment. Cela sera-t-il mieux pour autant ?
En attendant, n'en plaise à Dieu, Adieu !
Sobre et efficace.

   Hiraeth   
29/12/2018
Commentaire modéré

   papipoete   
26/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Hiraeth
J'ai créé un monde où l'homme succéderait aux dinosaures, que l'apocalypse venu du ciel, réduisit à néant ! Il y avait de quoi de vivre longtemps, pour peu qu'on ne pillât pas cette terre ; mais rien n'y fit et bientôt tout a nouveau s'éteindra, même mon coeur cessera de battre...et puis d'ici bien longtemps, je me pencherai à nouveau sur ces continents que les mers ont submergés .
NB il lui faudra bien du courage à Dieu, pour tout recommencer, remettre en marche ( de la bactérie jusqu'au bipède destructeur...)
Prenons rendez-vous pour...d'ici 100 millions d'années !
Je trouve l'auteur bien " gentil " avec celui par qui advint le " gommage de l'éphémère peinture " ( je l'aurais un peu fustigé )
" je t'ai donné le feu couvant sous les hivers " est particulièrement imagé !
Un sonnet aux alexandrins parfaitement classiques !

   PIZZICATO   
26/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Mais le monde s’éteint sous une flamme obscure ".
Triste constat de Dieu, devant ce que l'homme a fait de ce monde qui lui fut destiné.

Il va l'abandonner ; envisager d'en créer un nouveau, le meilleur possible...

" Mes yeux vont se fermer sur toute la Nature :
J’en verrai les contours rémanents par-devers
La toile du Néant reprenant l’univers,
Gommant de ton destin l’éphémère peinture. "

L'écriture est sobre, juste ; elle dit l'essentiel.

J'ai apprécié ce sonnet.

   Vincente   
26/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est super ambitieux d'imaginer le regard de Dieu... et je ne dis pas ça par respect ou soumission au divin personnage, seulement par rapport à l'ampleur de son "champ d'expression". Donc on ne peut qu'imaginer que vous vous amusez dans un clin d’œil, un exercice de style à la façon des enfants : "on dirait que je suis Dieu et que je dirais ce que je vois, ce que je pense..." Bien sûr la poésie permet beaucoup, même énormément, mais malgré tout, j'ai trouvé que vous êtes allé trop loin. Si loin qu'il est difficile à chaque marche (chaque précipice) de ne pas tomber et se perdre.
D'abord décider l'extinction, discutable à court ou moyen terme, et à plus long terme, personne ne se fait d'illusion... Ensuite le bonhomme Dieu anthropomorphe, discutable n'est-ce pas ? Et puis ce besoin de "temps" pour faire une autre variante de vie, à cause de ce deuil, sacré dit-il, etc... Enfin son effacement dans l'abnégation "pour leur donner un monde". Ce qui est le monde à l'envers, c'est que je me trouve terriblement prosaïque à énoncer tout ça ; vous vous rendez-compte le doute que vous avez créé (vous Dieu) chez moi ?
En final, je retiens ce salto conceptuel improbable, de belles images "le feu couvant sous les hivers" ou "J’en verrai les contours rémanents par-devers / La toile du Néant reprenant l’univers" et puis une forme du coup très carrée, bien rigide pour votre envolée.

   Donaldo75   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Hiraeth,

Voici un sonnet bien composé, me disais-je lors de ma première lecture, avant que le Père Noël ne m'enlève l'envie de commenter. Maintenant que les agapes de fin d'année sont presque finies, je peux m'intéresser à cette fin du monde élégamment brossée, qui coule à la lecture de manière agréable malgré un thème quelque peu sombre.

Bravo !

Don

   Carmiquel   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dieu qui fait le Monde - et Dieu qui se repose - : on est dans la tradition la plus consacrée . Que des Mondes se succèdent, la croyance habite certains .
Dieu qui en regarde la fin et non qui la provoque pas par sa colère : la pensée s’aventure.
Et plus encore : Dieu qui en éprouve de la tristesse .Et les hommes qui ne sont pas rendus responsables de l’extinction de le «  planète » . On échappe ( Dieu merci, n’ayons pas peur de la gratitude ) aux contemporains poncifs …
Beau, original et fort : d’un jeu de paupières de Dieu naissent les Univers…
Sonnet de bonne facture avec ce bijou « La Toile du Néant reprenant l’univers… ».

   Kherza   
27/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'idée du deuil exprimée à une échelle à la fois universelle et intime... C'est très bien amené et bien écrit. Merci!

   Miguel   
28/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout me parle dans ce poème : la forme d'un classicisme impeccable, le contenu et le sens, le thème... Tout cela rejoint mes propres interrogations. Les vers sont superbes, chacun est une découverte, et j'ai une petite préférence pour le 12. Bravo et merci.

   LEPOETEPOETE   
5/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Dieu parle à l'homme c'est bien pour celui qui connait Dieu personnellement. Peut-être que l'homme pourrait agir avant la fin du monde, NON ? Seul l'espoir fait vivre avant de s'avouer vaincu par un destin. Le poème est bien écrit même si l'auteur reste contemplatif


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