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Poésie contemporaine
ikran : Magnifique !
 Publié le 26/06/18  -  12 commentaires  -  649 caractères  -  214 lectures    Autres textes du même auteur

Manipule mélancolique.


Magnifique !



Dans la rue sombre alliant l’ombre épaisse des portes
Novembre m’habitant brassait les feuilles mortes.
Était-ce leur prénom sur le sol plein de larmes ?
Ou n'était-ce que moi et mes pauvres vacarmes ?

Novembre m’habite, embrassait les filles mortes.
Lacérés sur un banc, quelques mots inventés
Pour la ville endormant ses muettes cohortes :
On aurait pu des ponts se pendre sans broncher.

Dans la rue sombre alliant ses rampantes escortes
On aurait pu sentir le fleuve qui passait.
On aurait pu sentir des choses de la sorte.
On aurait pu mourir et puis recommencer.


 
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   Curwwod   
18/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un dernier quatrain assez réussi, mais l'ensemble dégage une impression d'écriture laborieuse et finalement peu inspirée. Un excès de participes présents, passage entre deux strophe d'une construction suivie à une construction croisée, ne favorisent pas la fluidité du texte.

   Marite   
26/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Le thème peine à s'offrir à ma sensibilité principalement à cause des ruptures de rythme dans les vers, des répétitions d'expressions et de sonorités à l'intérieur de ces vers ... Je pense qu'en retravaillant ce texte l'ensemble serait plus harmonieux.
Par exemple j'aurais mieux apprécié le second vers du premier quatrain s'il était ainsi écrit :
" Novembre m'habitait, brassant les feuilles mortes ...

   Provencao   
26/6/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Votre titre me pose question.....et ce quatrain aussi: "Dans la rue sombre alliant ses rampantes escortes
On aurait pu sentir le fleuve qui passait.
On aurait pu sentir des choses de la sorte.
On aurait pu mourir et puis recommencer."

Est- il possible de douter de la réalité dans l'absolu de vos vers? J'ai eu ce sentiment de perte ou d'évasion du sens commun...si je peux me permettre de le dire ainsi.

Est-ce une manipulation dans les termes que vous choisissez, présents dans ce langage installé?
Et à vrai dire quel profit peut-on espérer tirer de cette perte générale de la confiance ?

Excusez- moi, mais je n'ai pas du tout compris le rythme ni l'essence même de votre poésie

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Anje   
26/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je vois plutôt le magnifique dans le brillant, l'étincelant, l'éclatant aussi n'ai-je peut-être pas parfaitement compris ce poème sombre.
Si l'on peut admettre la volonté de l'auteur dans sa répétition de "on aurait pu sentir" qui crée une rime à l'intérieur du vers, il me semble que la troisième identique sonorité intérieure (sur quatre vers) alourdit le texte. Pareillement au premier vers avec sombre et ombre.
Le cinquième vers et sa double conjugaison présent/passé m'a perturbé. On dirait que ce seul présent du poème n'est là que pour la métrique.
Mais je sens une recherche et un certain travail que je veux saluer.
Ne mourez pas et recommencez.

   papipoete   
26/6/2018
bonjour ikran
je vous lis tout bas, puis à voix haute et je me trouve déboussolé ; je ne sais quoi penser, à part trembler devant ce " magnifique " !
Je ne saisis ni le sens du titre, ni le développement de votre idée, mais l'ensemble de vos vers colleraient bien à " Another Brick in the Wall " de Pink Floyd !
Je ne peux noter, car je ne puis dire si ce poème me plaît ou non ...

   Cat   
26/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Ikran,

Je suis happée davantage par les sons qui s'entrechoquent ("manipule mélancolique", "on aurait pu des ponts se pendre", etc... ) que par le fond qui me reste inaccessible, même si je devine l'histoire du sombre à qui un peu de volonté n'aurait pas nuit.

Il y a cependant une trame qui ne laisse pas insensible...

Dois-je remercier pour rester ainsi dans la panade ? :))

Oui, un peu quand même. ^^

A une prochaine lecture, où le limpide l'emportera peut-être sur le trop magnifique. Qui sais !


Cat

   Palrider   
26/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai bien aimé, il y a du mystère, des larmes d’automne, une lueur froide, de la poésie triste, c’est comme par temps couvert, on distingue mieux les contours...

   Lariviere   
26/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Votre écriture rythme avec cohérence et de façon agréable ce texte que j'ai aimé lire.

Le ton m'a plu. Lui aussi est cohérent avec le sujet. Le sujet est ce qu'il est. J'ai aimé. Les images sont justes. La mélancolie nimbée d'une atmosphère "vaporeuse" est bien rendu. Vous laissez leurs parts aux lecteurs, malgré la singularité et l'impulsion poétique de votre style, et c'est appréciable.

Merci beaucoup pour cette lecture et bonne continuation dans votre démarche d'écriture.

   PIZZICATO   
26/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Dérouté par ce texte. Je n'ai déjà pas su attribuer un sens à ce " manipule " ; de même que perplexe devant cet antagonisme entre le titre et la mélancolie ambiante.
Regret des amours passées une fois l'automne installé ?

Je ne suis pas parvenu à 'entrer' dans l'idée.

   jfmoods   
26/6/2018
Ce poème est composé de trois quatrains en alexandrins, à rimes suivies et croisées, riches et pauvres avec glissement assonantique à la chute.

Les vers 2 et 5, quasi holorimes, se présentent comme les points névralgiques du texte. Ils soulignent d'abord le dépouillement propre à la thématique de l'automne, ici automne du coeur. Le glissement assonantique ("les feuilles mortes", "les filles mortes") met en exergue la perte de l'être cher, ce que confirme, au vers 3, la tonalité pathétique ("le sol plein de larmes") et le singulier ("leur prénom"). Les feuilles, si nombreuses soient-elles, portent toutes l'identité de la disparue.

Le décor se décline en un paysage état d'âme qui marque le poids écrasant du temps vécu ("la rue sombre", "l'ombre épaisse des portes", "Lacérés sur un banc, quelques mots inventés", "la ville [...] ses muettes cohortes", "la rue [...] ses rampantes escortes") et de la désespérance intime ("moi et mes pauvres vacarmes", litanie des conditionnels passés : "On aurait pu" × 4), le locuteur se trouvant irrémédiablement engrené, encalminé entre un passé révolu et l'image obsédante de l'Absente (imparfait : "brassait", "Était" / présent : "habite", participes présents : "alliant" × 2, "endormant", "habitant").

Le titre du poème ("Magnifique !"), est à lire comme une antiphrase, avec l'humour noir de circonstance.

Les allitérations (b/p, r) confèrent de la dureté à l'évocation, tandis que les assonances (an, on) suggèrent la douleur.

Merci pour ce partage !

   fried   
27/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je ressent un état d'esprit et le titre "magnifique" comme une dérision. Un peu comme le titre "formidable" de Stromaé.(tu étais formidable, j'étais fort minable)
J'ai aimé les sonorités et l'originalité du texte.

   Eclaircie   
5/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour ikran,

Je préfère la poésie libre à toute autre, mais votre pseudo m'a attirée, même en contemporain, ayant un bon souvenir d'autres textes de vous.
Et "je me félicite" car je viens de faire une bonne lecture.
Je ne dirais pas trop sur la forme,n'étant pas spécialiste juste que la reprise d'un vers du premier paragraphe dans le second, à peine modifié appuie la mélancolie qui émane de (presque ) tout le poème.

Vous avez des images étonnantes et intéressantes :
les mots "lacérés", les mots "inventés" de surcroît,
et surtout "On aurait pu des ponts se pendre sans broncher. " -aparté : une petite virgule après le mot "pu" m’aurait bien plu.
Quand on pense se "jeter" d'un pont, c'est la première image qui vient face au désespoir, vous vous "pendez".

Et bien sûr la fin plus optimiste -qui m'a fait penser à une chanson de M. Leforestier : "mourir" qui se termine par "et puis renaître et vivre".
Donc cette fin me laisse songeuse, venant après "des choses de la sorte" n'est-ce pas de l'autodérision ? Ah ! ce poète malheureux !
Merci du partage.
Éclaircie


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