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Poésie libre
in-flight : Autruche
 Publié le 19/05/20  -  9 commentaires  -  800 caractères  -  152 lectures    Autres textes du même auteur

Amour volatil(e).


Autruche



J'ai rencontré une autruche orpheline,
Ça m'émeut.

Croisée au milieu de ballons de baudruche,
En Autriche.

Elle a des idées sur tout, elle est engagée,
En politique.

Mais son imagination, comme ses ailes,
Lui permet de courir, jamais de s'envoler.
Quand je lui fais remarquer, elle fourre sa tête dans le sable.

L'autruche triche aux œufs de l'amour et du hasard,
C’est un amour volatil, nandou ton pas,
Malgré tout, nous cou long des jours paisibles.

Soudain, voilà qu’elle prend ses jambes à son cou,
Pour la Belgique !

Son plumage magenta m’a jeté d’une flamande prose,
Drôle d’oiseau !

Depuis je cours, moi aussi, car on m’a dit
Que l’amour donnait des ailes.


 
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   eskisse   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème plein de fantaisie, rafraîchissant. Je trouve que les jeux de mots sont bien dosés et réussis. Ils m'ont fait sourire notamment : " L'autruche triche aux oeufs de l'amour et du hasard", le fameux " nandou ton pas" et " d'une flamande prose".
Et c'est le lecteur qui s'envole !

   papipoete   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
libre
un petit poème en forme de conte naturaliste, où De Groodt le belge put mettre sa patte ? Des mots qui s'amusent, semblent dire " attends, j'en ai une encore meilleure ! "
Dans cet exercice pour enfants petits et grands, la 5e strophe a ma préférence !
NB côté technique, des vers courts servent bien le récit, hormis la 2e ligne " ça m'émeut " pour la rime, mais il eut été logique de dire " ça m'émut "...
papipoète

   chVlu   
21/4/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Les jeux de mots j'aime ça et je n'ai pas de scrupule à rire bêtement. Et l'histoire démarrait bien avec l'incipit et les 6 premiers vers. Serte des vers facile aux mœurs un peu légères mais il me faisaient de l’œil et je me laissait séduire.

Puis tout d'un coup carrément ça me demande tu montes chéri voilà le tarif! enfin voilà du sens trop en direct qui romps l sensation poétique qui naissait.
Et là le charme est ...pschiitttttttttt !!! évaporé ! Allez les œufs de l'amour, mon amie Marie vaut bien que je m'y intéresse.

Mais les deux vers suivant me laissent coi , un nandou débarque là je ne sais par où et encore moins ce qu'il fait là à part jouer avec l'autruche et l'émeut. L’enchaînement nous cou long ne n'arrive pas à li donner un sens autre que celui qu'il prend de façon phonétique du coup ça fait tache dans le poème.
Et dés lors jusqu'à la fin je suis complètement décroché, même si j'ai souris et trouvé intéressante la flamande prose drôle d'oiseau.

En résumé j’aperçois un quelque chose qui me plait dans ce texte mais qui à mon gout mériterait d'être affiné pour trouver un éclat.

   troupi   
26/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Amusant à lire.
" nandou ton pas,
Malgré tout, nous cou long des jours paisibles." le seul passage un peu trop forcé sinon les autres jeux de mots même approximatifs sont intéressants.
"une autruche orpheline,
Ça m'émeut."
"L'autruche triche aux œufs de l'amour et du hasard", pour ne citer que ces deux là.
Un texte plaisant qui a le mérite d'être là.
troupi en el

   Lebarde   
27/4/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Calembours, jeux de mots, plus ou moins téléphonés et réussis, bel effort mais aux résultats contestables parfois.
Mais pourquoi pas, il y a des lecteurs qui aimeront mais les amateurs de poésie, peut être pas trop.

Comme la forme est un peu anarchique et le rythme saccadé et décousu je vais cacher mon enthousiasme et souhaiter une bonne route à ce texte.

En EL
Lebarde

   Eclaircie   
19/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour In-flight,

Délicieusement réjouissant votre poème animalier.
Déjà le titre sans article est surprenant et tout le texte avec ses jeux sur les sons et les sens ajoute à la surprise.
Au premier jeu de mot, on peut se dire : "c'est un peu gros, il fallait l'oser". mais arrivé à
"C’est un amour volatil, nandou ton pas,
Malgré tout, nous cou long des jours paisibles.", on voit que le narrateur ne se refuse rien.(en plus peu subtile, je n'ai pas compris le jeu de mot du premier de ces deux vers, je reviendrai.)

Merci pour cette légèreté et ce partage.
Éclaircie

   oiselle   
20/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Qu'appelle-t-on poésie ? Vaste famille d'écritures ...pour moi, c'est aussi cette délectation de la langue, ce jeu et ce plaisir d'en jouer... sans autre prétention que de faire sourire ceux qui ont l’œil averti pour dénicher les sons (!) Alors in-flight, votre flamande prose me plaît !

   Vincente   
20/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une "autruche" parmi des "baudruches" gonflées en "Autriche" de fait "triche aux oeufs"… eh bien voilà une entame sonorisée de façon tonitruante ! Le son "che" n'étant pas des plus élégant, il se pourrait bien qu'il souligne une certaine dérision… et un petit sourire adressé au lecteur.

Et pourtant la chose narrée semble pleine d'espoir, et de sérieux pour affirmer un amour (vrai)… tapi… en devenir.
Mais dans ce texte, le lecteur se ravira des jeux de mots taquinant le sens premier d'expressions habituelles, pour nous faire buter sur le contre pied qu'elles proposent ("L'autruche triche aux œufs de l'amour", jolie trouvaille ! – "amour volatil"… - "flamande prose, / Drôle d'oiseau")

Toute cette déclinaison poético-humoristique est assez réjouissante, l'auteur a trouvé là, par un truchement original, une façon bien insolite de conter ses déconvenues avec la fuyante demoiselle, comme si cette "fuyance" l'avait poussé au dépassement porté par des ailes nouvelles et bienveillantes.

Un petit bémol sur le "cou long" qui m'a paru du coup un peu capillotracté, même dans ce registre décalé.

   Pouet   
25/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Slt,

quand l'eau triche par le truchement du sable, l'autruche y met sa tête de linotte...

Un poème qu'à base de jeux de mollets, c'est gonflé comme une baudruche, mais l'émeu ému était peut-être dispensable et même s'il n'y a pas quat' nandous, les kiwis du doutes mûrissent sur ce cas aux arpèges volatils comme une sonate autrichienne.

Ah l'appeau, lie tic des pas rats.


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