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Poésie contemporaine
INGOA : La voie chevaleresque [Sélection GL]
 Publié le 06/08/19  -  15 commentaires  -  1045 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur

Leçon d'histoire ou histoire de leçon ?


La voie chevaleresque [Sélection GL]



Divine majesté, je suis le petit prince
Venu loin de mon fief défendre votre emblème.
Le ciel est si trempé que mon armure en grince ;
Mais soyez rassurée, ce n'est pas un problème.

Regardez ma monture, admirez son harnais ;
Examinez l'ouvrage de mon bouclier.
Je viens vous délivrer et mon épée renaît.
Laissez-la vous offrir le sang des templiers.

Ciel ! Vous êtes pâlotte et votre cœur palpite.
Étendons-nous un peu sur l'herbe savoureuse.
Ma lame est rassasiée des corps qu'on décapite
Et le mien préparé pour la joute amoureuse.

Alors petit fripon ! résonne une autre voix ;
L'élève est dans la lune ou s'est-il assoupi ?
La digestion, sans doute, et ses légers renvois.
Noir est votre encrier, blanche votre copie.

Passez donc au tableau. Il est aussi pratique
Et la craie ne craint pas de le mettre en souffrance.
Nous y verrons bien mieux qu'à l'encre sympathique
Ce que vous connaissez du dernier roi de France.


 
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   poldutor   
4/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je suppose qu'il s'agit d'un élève rêveur pendant une interro d'histoire, et qui laisse aller son imagination...
Je n'arrive cependant pas à savoir si c'est un garçon ou une fille...s'adressant à "sa majesté pâlotte", roi, reine (?) il lui propose "une joute amoureuse" et "le mien est préparé" le mien,je pense qu'il s'agit du cœur !(enfin je l’espère!)
Puis "revenu" sur terre, le prof réveille son élève...
Le 15ème vers comporte 13 pieds, dans ce vers, le mot "renvois" n'est pas des plus heureux.

Je vais noter "bien" parce que la fin est amusante...

E.L

   Eclaircie   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un poème à la facture classique solide.
Il me manque peut-être un enchaînement pour passer du rêve de l'écolier au rappel à l'ordre du maître. Les trois premiers paragraphes et les deux derniers sont dissociables et ne semblent pas vraiment reliés par un fil conducteur.

Merci du partage,
Éclaircie

   lucilius   
13/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une écriture fluide et un humour intelligemment intégré rendent très agréable la lecture de ce texte qui ravive chez moi et sûrement chez beaucoup d'autres, certaines béatitudes et rêveries scolaires pendant des cours fastidieux ou inintéressants ; le dénouement surprend habilement et le titre sied comme un gant.

   natile   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Au début je me suis crue au moyen-âge, dans un retour de guerre d'un preux chevalier en attente d'une récompense de sa belle. A la fin, je me réveille comme cet élève surpris de s'être identifier à ce personnage de l'Histoire. En fait pour dire que l'histoire a marché pour moi donc l'auteur a réussi son tour de magie. Merci beaucoup pour ce moment de rêve.

   Hananke   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

C'est un peu comme l'Histoire de France revue et corrigée par
Frédéric Dard.
Ou lorsque je partais à rêver pendant un cours quelconque et
que la voix du maître me ramenait subitement à la réalité.
C'est vrai que pendant les cours d'Histoire, on avait tendance à se prendre pour les héros des siècles passés tel un chevalier Bayard
ou Godefroy de bouillon.

Ce texte m'a fait revivre pendant quelques instants cette période
où j'avais encore la vie devant moi et c'est là son plus grand mérite.

J'aime bien le dernier quatrain et son encre sympathique.

   PIZZICATO   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'ai pas réussi à identifier les protagonistes de l'échappée de cet élève " dans la lune ".
Font-ils partie de l'Histoire ou bien sont-ils seulement les fantasmes de celui qui se métamorphose preux chevalier ?

Mais l'important dans ce texte, c'est que l'auteur parvient aisément à nous mener en bateau dans les trois premiers quatrains.

Nous passons, sans transition et sans accroc, du Moyen âge à une salle de classe.
" Noir est votre encrier, blanche votre copie."
" Nous y verrons bien mieux qu'à l'encre sympathique ".
On ne peut rêver et écrire simultanément.

J'ai bien aimé.

   jfmoods   
7/8/2019
Ce poème est composé de 5 quatrains en alexandrins, à rimes croisées, suffisantes et riches, majoritairement féminines, consonantiques et vocaliques se relayant d'une strophe à l'autre.

I) Un drôle de héros

Si, au fil des 3 premières strophes, le champ lexical de la chevalerie se déploie ("Divine majesté", "prince", "fief", "emblème", "armure", "monture", "harnais", "bouclier", "épée", "le sang des templiers", "lame"), quelques passages ne manquent pas de faire sourire le lecteur...

- au vers 1, l'allusion au roman de Saint-Exupéry ("petit prince")
- la trivialité de la remarque du vers 3 ("Le ciel est si trempé que mon armure en grince")
- le niveau de langue du vers 4 ("ce n'est pas un problème")
- les impératifs des vers 5 et 6 qui mettent en avant la vanité du locuteur ("Regardez ma monture, admirez son harnais ; / Examinez l'ouvrage de mon bouclier")
- la connotation phallique du vers 7 ("mon épée renaît")
- un repos du guerrier pour le moins expéditif, aux vers 9 à 12 ("votre cœur palpite", "Étendons-nous un peu sur l'herbe savoureuse", "corps [...] / le mien préparé pour la joute amoureuse")

Nous assistons bien ici à une caricature du héros. Notre chevalier, ayant rempli son quota de meurtres ("Ma lame est rassasiée des corps qu'on décapite"), entend bien s'octroyer les dividendes de la gloire.

II) Un rêve éveillé

Les deux dernières strophes nous font brusquement retomber dans un quotidien bien prosaïque : celui d'une salle de classe ("élève", "encrier", "copie", "tableau", "craie") pendant un devoir sur table en histoire, celui d'un élève qui, peu inspiré par le sujet (antithèse : "Noir est votre encrier, blanche votre copie", image drôlatique : "à l'encre sympathique"), a , dans la torpeur de l'après-midi ("La digestion, sans doute, et ses légers renvois"), laissé voguer son imagination (alternative : "L'élève est dans la lune ou s'est-il assoupi ?") au point de se croire chevalier (titre du poème).

Rappelé à l'ordre par l'enseignant (exclamation : "petit fripon !", métonymie : "résonne une autre voix"), il va devoir payer au prix fort sa coupable distraction (question amusée de l'entête : "Leçon d'histoire ou histoire de leçon ?", impératif : "Passez donc au tableau", parallélisme comique : "Il est aussi pratique / Et la craie ne craint pas de le mettre en souffrance", comparatif de supériorité de mauvaise augure : "Nous y verrons bien mieux [...] / Ce que vous connaissez du dernier roi de France").

Merci pour ce partage !

   Davide   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour INGOA,

C'est l'histoire d'un petit prince, au Moyen Age, qui, venant protéger ou secourir Sa Majesté la reine/l'impératrice (?) s'éprend d'elle et tente de la séduire.
Mais coup de théâtre, les deux derniers quatrains nous révèlent la supercherie : ce n'était que le fantasme d'un adolescent assoupi pendant le cours d'histoire ; sans doute est-il amoureux de sa prof !

La narration m'a plu dans son ensemble, malgré le mélange de multiples registres pas faciles à combiner : l'humour, le réalisme historique et la romance.

J'ai cependant tiqué sur quelques points, pas grand-chose, juste des détails :
v.1 : L'adjectif "divine" ne me semble pas approprié à la situation.
v.13 : L'usage des guillemets aurait apporté plus de clarté à ce basculement : "Alors petit fripon !"
Par ailleurs, la voix de la "divine majesté" n'ayant pas résonné dans les strophes précédentes, l'emploi de "autre" (dans "une autre voix") est, à mon sens, une erreur.
v.16 : pourquoi "votre" et non pas "son" ? Faut-il comprendre, comme au vers 13, que sa professeure s'adresse à lui ? Si c'est le cas, l'usage des guillemets s'impose.
Idem pour la dernière strophe.

Pour un poème contemporain, les rimes sont recherchées et très "sonnantes", les alexandrins maîtrisés (hormis ce vers 6, boiteux, avec le "e" de "ouvrage" non élidé à l'hémistiche - peut-être un trimètre alors ?), l'ensemble est très agréable à la lecture.

Bref, ce texte m'a bien amusé !

Merci INGOA,

Davide

   Robot   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis laissé balader dans les quatrains de ce texte contemporain en me demandant où cette histoire de l'époque féodale et de l'amour courtois allait me conduire.
Et surprise - agréable - les deux quatrains de la fin nous ramènent, comme cet élève rêveur à une réalité plus prosaïque: Le cours d'histoire et le tableau. - J'allais écrire tableau noir, mais ça c'était loin en arrière, aujourd'hui on utilise un tableau blanc et les marqueur ont remplacé les craies. -

Bon, là je disserte et m'égare vers cette époque où le maître* s'il tirait parfois les oreilles (sans craindre le courroux des parents) savait aussi nous tapoter la joue pour nous féliciter. (Sans craindre non plus qu'un tel geste fut mal interprété par les parents)

Merci de m'avoir ramené au cours moyen de mes 11 ans. Finalement, les écoliers n'ont pas tellement changé. Plus précoce peut-être.

Votre texte m'a finalement conquis par son écriture et sa conclusion inattendue.

*Je dis maître car je n'ai jamais eu de maîtresse. Enfin pas à cette époque là.

   senglar   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour INGOA,


Savoureux !... Quel élève en classe n'a pas rêvé de la sorte. Vous ressuscitez un passé qui existe en chacun de nous et jamais ne mourra.

Avec beaucoup d'humour de plus telle cette armure qui grince parce que que trempée supposément à demi-rouillée et ce réveil soudain au moment où se prépare la joute amoureuse typique des rêves adolescents où l'on s'éveille au moment où... parce que l'adolescent ne sait pas et pour que le rêve se poursuive... Eh bien il faut savoir. O K ici c'est l'"insteur" (raccourci Alsacien) qui... mais cela revient au même.

Bravo aussi pour ce malicieux instituteur, encore un que nous avons tous connu, captivant qui savait faire revivre Saint Louis sous son chêne et bonhomme, faussement sévère et carrément motivant parce que carrément bienveillant.

Mon anecdote à moi ne tient pas au jupon d'une jolie princesse : C'était une dictée où il y avait le mot "salon".
-Il ne faut surtout pas que j'écrive "saloon"... il ne faut... pas "saloon"... pas "saloon"... "saloon"... "saloon"... "saloon"...
Résultat des courses par l'instit (raccourci Hauts-de-Françoué) courroucé :
- Et mon petit ami qui a écrit "saloon", il ne faut pas te demander si tu en lis de ces âneries bonhomme !
Kit Carson... Pecos Bill... Hopalong Cassidy...
Blek le R... Ah non ça c'était un autre registre !
Quoique...
;)

Entre vous et moi INGOA, aujourd'hui j'en lis encore. Et les héroïnes y sont en jupons. De vraies princesses :)))


SENGLAR

   papipoete   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour INGOA
Quelle déception que d'être dérangé en pleine rêverie ! Qui plus est sur les bancs de l'école où le héros s'est assoupi ! Il lui faudra rassembler touts ses neurones qu'une " voie chevaleresque " avait égarés !
NB le sujet est fort bien amené, et l'on est persuadé d'être en face d'une Majesté à séduire, au vu des faits d'armes du preux chevalier !
Autant la partie " songe " est alerte mais comique aussi, autant celle où la maîtresse d'école ramène sur terre l'étourdi est tout aussi bien tournée ! ( la phrase " et la craie ne craint pas de le mettre en souffrance " est savoureuse !
Les vers mesurent tous 12 pieds ( vous avez opté pour la lecture en synérèse ) mais les rimes irrégulières ( masculine/féminine non alternées ) ce qui vous prive peut-être du " néo-classique " ?
Quoi qu'il en soit, je viens de lire un texte épique, original au vocabulaire choisi !

   STEPHANIE90   
6/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour INGOA,

une leçon qui m'en a rappeler bien d'autres à moi qui détestais les leçons d'histoires. Je me retrouve bien dans votre histoire de leçons, moi, la rêveuse partant au front de victoire plus joyeuse que celles dont on voulait que je sache tout mais qui me laissait de marbre, rose, cela va s'en dire...

J'ai vraiment apprécier la lecture et l'humour un peu caustique comme cette craie qui grince su le tableau noir. Merci pour la lecture, si charmante, de vos escapades scolaires.

Stéphanie

   cherbiacuespe   
7/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème bien écrit, simplement, ou la rêverie de l'un s'oppose à la réalité de la situation. Bien rimé et bien en rythme pour une lecture facile,sa construction donne aussi dans la facilité, et c'est bien agréable.

Je suis un peu perplexe cependant avec le "ciel trempé" et "l'herbe savoureuse" ainsi que la présence mystérieuse des templiers.

Finalement, j'ai pris plaisir à cette petite aventure à l'humour romanesque.

   Quidonc   
12/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Mais à quoi rêve donc notre jeunesse?
Une fable amusante et friponne qui me ramène sur le banc de l'école.
Un vocabulaire soigné et recherché, un texte qui se lit tout seul comme on bois un verre de bon vin.
Rien de très évident mais plein de messages "subliminaux"
Notre polisson serait-il sous l'influence de la télévision?
Léger mais si l'on gratte, pas si léger que cela.
Merci pour ce partage

   FANTIN   
13/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'éternel grand écart entre rêve et réalité! Cet écolier qui s'est échappé par l'imagination et se voit plein de dévouement, de courage et d'audace en chevalier défenseur et amoureux ardent, sans doute vaut-il zéro pour la stricte leçon -puisqu'il n'a rien écrit sur sa copie restée blanche- mais l'histoire qu'il échafaude dans sa tête vaut bien plus que l'Histoire enseignée, et annonce peut-être une vocation d'écrivain.
D'une impeccable facture classique (quatrains, rimes croisées, alexandrins), votre poème n'est pas exempt d'humour et l'ensemble se lit avec un grand plaisir.
Merci pour ce partage.


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