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Poésie contemporaine
INGOA : Le cowboy et les Indiens
 Publié le 29/12/18  -  10 commentaires  -  1254 caractères  -  239 lectures    Autres textes du même auteur

Regards d'enfant.


Le cowboy et les Indiens



Dans un jardin public où les mamans prospèrent,
S'ébattaient bruyamment quelques progénitures
Au grand dam des canards et emplumés compères
Qu'affûts de panoplies visaient en garniture,

Jusqu'à l'intervention d'un bleuté uniforme.
Lustrée par le plan d'eau, une courte culotte
S'ébroua dans les pas de démarches difformes,
Bras délacés mimant les nocturnes hulottes.

Des cygnes dits muets parce que domestiques,
Tapis dans les roseaux jouaient à cache-cache.
La culotte éculée sauta comme un moustique :
"Mâme, Mâme, vient voir la tribu des Apaches".

S'animait en guerrier, comme chaque dimanche,
Cet étrange bonhomme aux gestes saccadés,
Visant un duvet noir, palmipède en Comanche
Dont il allait stopper l'envie de parader ;

Quand surgit brusquement une ombre menaçante.
"Alors Robin des bois, on chasse la volaille !
Disparais de mes yeux car leur vue est perçante
Et n'est pas tendre avec ceux qui livrent bataille."

La femme souriait à l'enfant trisomique
Dont les yeux ronds coiffaient le képi de gardien
Avec une expression mi-grave, mi-comique,
Jusqu'à l'exclamation : "Toi t'es pas un Indien".


 
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   BlaseSaintLuc   
8/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est une jolie description mise en poésie, maîtrisée, et le décor ainsi que les personnages sont touchants, la mise en forme et le propos du texte me plaisent tellement, que même si quelques détails m'intrigues, je n'en fait pas une maladie.

évidement avec des plumes ,quoi sinon des indiens !

   lucilius   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des mots juvéniles et tendres sur un jeu d'enfant pas tout à fait ordinaire, avec des expressions gaies et colorées. La dernière strophe conclut très malicieusement et sans sentimentalisme exacerbé
ce regard un peu plus innocent que les autres.
Lecture très plaisante, à valeur pédagogique.

   Corto   
9/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Le thème de ce poème n'est pas passionnant. Le déroulement de la scène est un peu laborieux, alourdi par la forme "poésie contemporaine" et la recherche absolue de la rime.
Une scène de vie très ordinaire que l'auteur a sans doute voulu magnifier.
Selon l'humeur du lecteur il y verra banalité ou tendresse.
Poétiquement.

   bipol   
1/1/2019
Commentaire modéré

   papipoete   
29/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour INGOA
j'ai lu en LA ce poème dont j'étais persuadé d'avoir écrit un commentaire !
Oui, j'avais aimé cette chronique sur de drôles d'Apaches et Comanches des bacs à sable, près du plan d'eau aux cygnes " muets " ( qui ne savaient pas le langage des signes ! )
Là, jouaient plein d'enfants à faire la guerre, pour de faux, aux emplumés qui paradaient comme devant Fort Alamo...
NB un texte empreint de tendresse, devant ces jeux auxquels nous avons tous participé enfants, puis surveillés parents, et cheveux grisonnants !
j'aime tout sauf ce vers intempestif " des cygnes dits muets parce que/domestiques "
Sinon l'ensemble fera rosir mamans et nounous, et plus...avec le vers final entre autres " toi, t'es pas un Indien ".
Je ne sais si la précision " enfant trisomique " a de l'importance, car tout enfant joue de même façon .

   Vincendix   
29/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,
Nostalgie d'un temps que les moins de 50 ans n'ont pas connu, quand les jeux d'enfants n'étaient pas virtuels.
L'idée est bonne mais le traitement est, à mon avis, banal, ces vers manquent de consistance.
Bonne fin d'année
Vincent

   PIZZICATO   
29/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
" Le cowboy et les indiens ", un jeu des enfants d'avant l'implantation de la technologie de communication.

Un tableau auquel je ne trouve pas d'originalité particulière pour le thème traité ; qui n'a pas suscité chez moi un intérêt sensible.

A vous lire une prochaine fois.

   hersen   
29/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne me ferais jamais au fait de faire une inversion dans le seul but de rimer.
En exemple, la deuxième strophe : trois inversions sur quatre, la non inversion est en troisième strophe.Je peine à trouver le rythme; (et bleuté-uniforme, pas top à l'oral)

Sinon, cela "raconte" plus que cela n'évoque ou ne donne à voir des images poétiques.

Un manque d'envol pour une histoire de volatiles.

Merci de la lecture.

   Castelmore   
30/12/2018
Bonjour Ingoa,

Vous abordez un sujet délicat qui parle au cœur de chacun d’entre nous. Les images « enfantines » que vous nous proposez, les situations dans lesquelles vos personnages s’animent sont parfaites...
mais
Vous les abordez avec une construction élitiste voire tarabiscotée, des inversions inutiles ( sauf pour la rime ?) qui n’apportent aucune poésie compliquent exagérément l’approche du sens et brisent tout début d’harmonie.
Pourquoi ?

À une autre lecture...
Je ne note pas

   Robot   
30/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'arrive pas à rentrer dans ce texte dont j'ai du mal à saisir le sens qu'il a pris pour nous conduire à cet enfant trisomique. Je le trouve peu clair dans ses formulations. S'il n'y avait ce 1er vers du dernier quatrain l'ensemble se résumerait à l'observation d'enfants jouant dans un parc comme bien d'autres.

C'est mignon mais ne suscite pas l'émotion que le sujet présumé devrait atteindre.

De plus les inversions à la rime sont vraiment trop visibles.

   senglar   
5/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour INGOA,


Ce poème me semble conçu pour mener à l'enfant trisomique qui, mieux qu'un autre, voit dans les canards des "indiens", et, plus confiant qu'un autre, voit dans le gardien pourtant complice un gringo, là où un autre se serait montré plus mature que bonhomme.

Je dois avouer que cette lecture se mérite (malgré des émerveillements immédiats) mais se savoure à la lecture multipliée où en en saisit tous les sens cachés ou imagés. Elle est alors une vraie leçon d'innocence débarrassée de toute hypocrisie.

Merci pour ce merveilleux travail :)


A propos... Combien de plumes l'Apache ? Et le Comanche ?

Senglar


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