Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Jahel : Le sang d'un sacrifice
 Publié le 12/09/22  -  11 commentaires  -  417 caractères  -  144 lectures    Autres textes du même auteur

Une autre façon de contempler le crépuscule.


Le sang d'un sacrifice



Le sang d’un sacrifice éclabousse les cieux
Quand Dieu, sur ses autels de grès et de portor,
De ses doigts tout puissants, immole le Veau d’Or
Du peuple qui le nie, et détourne les yeux.

L’holocauste accompli, à l’Occident de moire,
Et l’habit blanc taché, Dieu change son suaire.
Un pied sur l’horizon, tel un large estuaire,
Dieu appelle la nuit et vêt son aube noire.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   AnnaPanizzi   
12/9/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

La brièveté du poème et son propos d'un dieu un coup noir, un coup blanc, me laisse indécise et mitigée, peut être une allégorie sur le crépuscule comme vous l'indiquez en préambule, là où bascule l'incertain, entre jour et nuit.

Merci pour la lecture gratuite et le temps que vous avez passé dessus.


Mot appris : Portor, un marbre noir veiné de jaune d'or.

Anna en EL

   Queribus   
5/9/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Tout d’abord bravo pour la quasi perfection des rimes et des vers (J'ai quand même noté: un hiatus:accompli, à l'Occident, deux rimes à l'hémistiche: L’holocauste accompli-Dieu appelle la nuit, mais pas de quoi fouetter un chat. Sur le fonds vous avez su mener une réflexion intéressante en peu de mots dans des vers à la Leconte de l'Isle avec des images grandioses et très poétiques à la fois. Hormis les deux(toutes) petites remarques précitées, de l'excellent travail.

Bien à vous.

   Lebarde   
12/9/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Court poème présenté en classique sur une idée originale de crépuscule ensanglanté.
Quelques belles images dont certaines parlent bien et interpellent l’imaginaire du lecteur ( le dernier vers en particulier) dont certaines autres sont plus obscures.
Ce qui me gêne c’est la répétition de Dieu ( 3 fois dans un texte aussi court) et les (e non élidés ?) hiatus: accompli/à, Dieu/appelle qui vaudront un déclassement.
Avis mitigé de ma part.

En EL
Lebarde

Ed: Une petite bévue ( pas e non élidé, mais hiatus bien sûr) que je corrige

   Cyrill   
7/9/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On pourrait se lasser de la répétition de Dieu dans un poème si court et pourtant c’est ce qui en fait sa force impactante, si je peux dire. L’allégorie à l’œuvre m’a retenu, elle a de la puissance.
Un crépuscule occidental sanglant comparé à un holocauste après lequel vient la nuit de l'obscurantisme. Il fallait le faire et l’écrire. Je ne suis pas certain d’adhérer tout à fait à cette vision mais c’en est une, et inspirée, il me semble.
L'aube noire pourrait-elle avoir des relents d'huile de roche ?!
Quant au titre ( selon moi le titre fait partie intégrante du poème ), un sérieux bémol : je le trouve tout de même un peu trop appuyé sur le thème sous-jacent.

   Ananas   
12/9/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Jahel,

C'est mon premier commentaire sous un de vos écrits, AVERTISSEMENT donc : j'ai un ton. Ce dernier n'est pas dirigé contre vous. C'est mon ton. J'emploie le même à la maison. J'y travaille, mais c'est une question d'amour du ton et le thon c'est bon.

Ceci étant posé.

J'apprécie généralement les poésies dont la concision permet une expressivité riche et imagée. Désolée dès lors pour la longueur de mon commentaire excédant la taille de votre oeuvre.

Ici, l'incipit envoie vers quelque chose de très universel tout en gardant une part d'individualité : comment on perçoit le crépuscule.

Votre crépuscule, du moins celui que vous nous dépeignez, on a en reflet (ou en pointillés voyants) la colère de Dieu (ou son côté premier Testament, vindicatif, violent, imbu de sa divinité au point de mépriser l'Homme qu'il a créé), les images sont violentes : sang, sacrifice, éclabousse, tout puissants, immole, nie, détourne, holocauste, taché, suaire mais la fin semble plus apaisée, comme si le fait "d'éteindre le jour" avait eu raison de cet état.

Les références bibliques : sacrifice, cieux, Dieu, autels, tout puissant(s), le Veau d'Or, son suaire, Dieu à nouveau (je ne suis pas fan de la double répétition dans la même strophe sur format aussi concis) sont nombreuses. Personnellement, j'imagine que ce pourrait être plus percutant si pas aussi ostentatoirement dit, mais cela apporte une richesse au champ lexical qu'il faut pouvoir asseoir sur ce genre de format.

L'ensemble manque d'émotivité selon mes propres critères poétiques. Les images sont assez bien trouvées dans le contexte, le rendu est violent certes, mais le passage de la violence au calme m'est trop abrupte pour que je puisse l'apprécier comme vous avez certainement voulu le rendre.

Mon appréciation prendra en compte ces bémols, ainsi que du titre, trop... alors soit trop explicite, soit pas assez.

Je conçois qu'un texte puisse osciller volontairement entre deux états, vouloir confronter deux visions d'une même médaille diamétralement opposées jusque dans le titre, mais ne n'ai jamais eu la poétique normande et pt'êt bien que ceci expliquant cela je sois restée en dehors malgré les qualités de l'oeuvre. Peut-être que le glissement du jour à la nuit m'a paru trop abrupte. Peut-être que j'aurais aimé plus de nuances.
Pt'êt bein.
:)

Une prochaine fois peut-être.
Au plaisir.

   BeL13ver   
12/9/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le poème court est un art difficile. Marquer le lecteur de son empreinte en peu de vers est peut-être plus aisé si l'on s'essaie aux formes courtes (triolet, rondeau, rondel, etc.), donc le fait d'écrire deux quatrains est une tentative tout à fait louable. Cependant, je rejoins tout à fait les autres lecteurs et reste un peu sur ma faim. J'ai du mal à me sentir transporté par votre écrit, ce qui ne m'empêche d'apprécier certains beaux passages et l'originalité de vos idées.
Merci d'avoir essayé ce texte.

   StephTask   
12/9/2022
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le texte est vraiment court et laisse un sentiment d’inachevé. Sur un exercice aussi bref, il faut que le texte soit puissant, efficace et irréprochable sur la forme. Le hiatus sur Dieu vient d’une certaine manière “affaiblir” la puissance divine en nous détournant du propos. Je salue toutefois la trouvaille du “portor” et cette image impressionnante du pied sur l’horizon qui me fait penser à un colosse de Rhodes quasi infini.

Ce texte prend un peu le contrepied du “chemin parcouru” qui était très long mais peut-être que le bon équilibre est celui de “trou de lumière” un de mes grands coups de cœur. A lire et à relire !
Mais continuez d’expérimenter, car votre plume reste une valeur sûre.

   Lotier   
13/9/2022
Une vision du crépuscule que n'auraient pas niée les zélateurs de tout poil. J'ai mes périodes noires, aussi, à la Druillet ou Lovecraft…
Mais là, en période de pleine lune…

   Provencao   
13/9/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Jahel,

"Le sang d’un sacrifice éclabousse les cieux
Quand Dieu, sur ses autels de grès et de portor,
De ses doigts tout puissants, immole le Veau d’Or
Du peuple qui le nie, et détourne les yeux."

"Ce sang du sacrifice " pose la question me semble-t-il, en vous lisant, qu'il serait intéressant d'en finir avec l'ignorance, qui revient â adopter les modes de vie qui sont éclairés pour chacun de nous et qui assurent pénitence et réparation.

N'est-ce pas ce qu'il y a de plus estimable pour l'humanité, ecopée dans l'inégalité, et qui assigne sans aucun doute l'exutoire contre les attaques concrètes des obscurantismes de tout ordre.

Un vrai sujet de réflexion.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
13/9/2022
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Jahel
Bien que l'image intentionnelle de l'auteur ne me saute pas aux yeux, je vois bien ( façon Dali ) le soleil se coucher sur l'horizon, rouge d'un sang immense, ne pouvant provenir d'un agneau, mais de celui d'un véritable holocauste.
NB je vois Ponce Pilate faire une exception pour Jésus, et dire " je me lave les mains du sang de ce juste "
En gros, " cette mort, je n'y suis pour rien " et aller se coucher, l'âme tranquille. Un tableau qui put inspirer un célèbre pinceau !

   Yannblev   
18/9/2022
Bonjour Jahel,

C’est court et joliment dit mais j’avoue qu’il m’a fallu revenir à votre exergue pour commencer à envisager de quoi traitait réellement ce petit poème très travaillé. Ce qui jusque-là m’avait complètement échappé.
Le lecteur sans doute un peu primaire que je suis reste attaché à une perception immédiate de la dramatique que me propose la poésie. Disons que lorsque si ce qui est simple à dire devient un peu compliqué à entendre j’ai du mal à accrocher.

Bien sûr cet avis est très personnel et ne remet pas en cause la forme très remarquable de votre poème.

Merci et bonne soirée, ça s'impose.


Oniris Copyright © 2007-2022