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Poésie contemporaine
Jahel : Les pavés sont mouillés
 Publié le 21/12/21  -  12 commentaires  -  1243 caractères  -  161 lectures    Autres textes du même auteur

Nostalgique saison d'automne propre aux ressouvenances, où le poète en son cœur attristé resonge aux temps lointains de son enfance…


Les pavés sont mouillés



Les pavés sont mouillés
Et les verrous rouillés.
(Autant de circonstances.)
Dans mon cœur solennel
La mort de mon enfance
Est un spectre éternel
Blessé par des contraintes.
Aux grands bois noirs, les loups
Font entendre leurs plaintes
En soufflant dans les doigts
De pauvres enfants doux.

C’est le mois de septembre
(Quand le ciel n’est plus bleu),
Et, déjà, dans leur chambre
Les vieilles font du feu.
Avec les hirondelles
J’aurais voulu partir !
Mais moi je n’ai pas d’ailes,
Mais j’ai des souvenirs !
Et le nez sur la vitre
Alors je me souviens :
Souviens de mon vieux chien,
Souviens de mon pupitre
Quand j’étais écolier,
De ma petite blouse
Et de mes beaux souliers.

Là-bas, sur les pelouses
De mes jeudis enfuis,
Dans les ombres des buis
Sont mes ressouvenances.
(Autant de circonstances.)
Dans mon cœur solennel
Où s’égrènent des stances,
La mort de mon enfance
Est un spectre éternel.
La nuit gagne ma chambre
Qui restera sans feu.
C’est le mois de septembre
(Quand le ciel n’est plus bleu.)
Bonsoir l’automne. Il pleut.


 
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   Virou64   
5/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me suis laissé porter très agréablement par ce poème bien construit, fluide et musical , aux rimes bien choisies, le choix des vers courts me paraissant tout à fait pertinent.
Au rayon des réserves:
- les parenthèses dont je n'ai pas compris l'utilité, et la répétition de deux vers
- le rourou des verrous rouillés

   Donaldo75   
13/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai bien aimé ce poème ; j’en ai perçu les passages entre parenthèses comme une forme de contrechant, de voix-off qui permet de renforcer les vers précédents. Les images sont bien déclinées et les vers courts aident à mieux les exposer. Du coup, le poème ne semble pas trop long et sa composition prend de la force avec le découpage. C’est pleinement réussi même s’il m’a fallu plusieurs lectures pour en apprécier réellement l’essence.

Merci du partage.

   Cyrill   
13/12/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
(Autant de circonstances), entre ces parenthèses, me font penser à ces circonstances atténuantes qu’on inclut dans le verdict au cours d’un procès.
Le procès d’une enfance, peut-être.

L’auteur égraine des souvenirs pas toujours joyeux, plutôt mélancoliques. Et les regrets semblent immenses, insurmontables, au point d’empiéter sur un présent où (le ciel n’est plus bleu).
Le crime a eu lieu, c’est « La mort de mon enfance », et la peine prononcée est décrite dans les derniers vers :

« La nuit gagne ma chambre
Qui restera sans feu.
C’est le mois de septembre
(Quand le ciel n’est plus bleu.)
Bonsoir l’automne. Il pleut. »

Un très beau poème, dont j’ai trouvé les parenthèses justifiées.
Elles s’entendent à la lecture à voix haute, comme une voix off, et permettent de prendre un peu de distance avec l’émotion que suscitent les nostalgies et les amertumes liées à l’enfance.
C’est ma lecture, j’ai sans doute extrapolé. Mais pour moi c’est un poème réussi : il me touche , je me l’approprie comme s’il y avait un non dit, quelque chose qui s’est passé au cours d’un certain mois de septembre pour l’auteur, bien cadenassé par un verrou rouillé.
Mais le lecteur a son propre calendrier.

   papipoete   
21/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Jahel
Il fait gris dehors et bientôt mon âme se teinte à l'unisson de Dame Nature ! j'ai du vague à l'âme, et fouille dans les images éparpillées dans les tiroirs de ma mémoire. Oh, me voici écolier avec ma petite blouse, rentrer à la maison où m'attend mon vieux chien et puis... à nouveau le gris.
NB telles feuilles d'automne, les pages jaunies de l'enfance enfuie, volent à travers les pensées du poète triste ; triste à mourir à ne penser jamais au bleu, à croire que cette couleur jamais n'exista chez le héro ?
la première strophe est d'une noirceur désespérante...( je viens d'avoir ma "Jeannette " ) au téléphone, dont je vous invite à voir et écouter la chanson ; elle connut tout du malheur, un peu de bonheur et ce petit morceau de bleu reste la dominante chez elle ! Elle me dit encore mille mercis pour l'attention, et m'affirma que pour son enterrement, point besoin de chercher une lecture... elle l'a !
Je vois des hexasyllabes corrects ; si ce n'est au second vers " verrous/rou " à éviter !
mais quelle tristesse !

   Marite   
21/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bien nostalgique ce poème qui nous entraîne, au fil des vers, dans les "ressouvenances" ... Le seul bémol est, dans la seconde strophe la répétition de "Mais" dans ces deux vers :
" Mais moi je n’ai pas d’ailes,
Mais j’ai des souvenirs !"
J'aurais préféré pour le second vers : Rien que des souvenirs.

Aussi de "souviens" dans les trois vers :
"Alors je me souviens :
Souviens de mon vieux chien,
Souviens de mon pupitre"
Les deux derniers "souviens" pourraient, à mon sens, être supprimés sans dommage pour la continuité et la fluidité de l'expression poétique, seulement une pause dans la lecture après : souviens ... chien ... pupitre ... pour laisser le temps à l'image d'émerger.
Ah ! j'oubliais, le titre me plaît beaucoup !

   Miguel   
21/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mais où vivez-vous donc, pour avoir des mois de septembre aussi funèbres ? À Calais ? Novembre ou décembre, encore, j'aurais été en phase, mais septembre, si beau et chaud chez nous, j'ai du mal. Cela étant, j'aime beaucoup la nostalgie qui émane de ce poème, ses regrets du passé, cette atmosphère mélancolique et tendre, ces belles images, cette envie de suivre les hirondelles dans leur été lointain. Là, oui, je me retrouve.

   inconnu1   
21/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup l'ambiance, le rythme presque chantant des hexasyllabes qui donnent du rythme. Donc globalement j'apprécie.

Il y a certains détails que l'on pourrait améliorer peut être. L'épithète doux pour les enfants n'est-il là que pour rimer avec loups? Deux vers contigus qui commencent par Mais. Dommage.

Vraiment des détails qui n'enlèvent rien au plaisir du poème

Bien à vous

   Ascar   
22/12/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle belle surprise que cette poésie. Elle a un côté frais et faussement naïf, un peu à la Prevert Les images sont simples et belles comme la spontanéité des enfants.
Le rendu est extrêmement poétique.

Merci pour ce partage.

   Faolan   
22/12/2021
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   Pouet   
22/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut,

je trouve aussi que ce texte est une belle réussite poétique.
Le rythme est vraiment très agréable, les sonorités, les images.. tout cela sonne fort bien et fort juste.
La "mort de l'enfance" est un terme "dur" et définitif, pourtant à la lecture il n'en ressort pas cette impression, c'est plutôt léger comme un envol d'hirondelles.
Le ton ne m'a pas semblé trop affecté, ni trop daté, un juste équilibre au charme certain, frais et entraînant.

Je n'ai vraiment rien d'autre à ajouter si ce n'est que ceci est une belle poésie poétique. :)

   hersen   
22/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime vraiment la construction de ce poème.
Cela prouve que la question n'est pas le sujet tellement déjà traité, mais la façon dont on le traite, en y apportant du "neuf", en y apportant l'idée de connaître le sujet, mais de ne l'avoir jamais lu ainsi.

Les verrous rouillés : c'est tellement crachant que je suppose que c'est voulu. Mais cela ne me convainc qu'à moitié.
Mais à part ça, j'aime beaucoup les images qui, vraiment peortent le texte.

Merci de la lecture;

   Lariviere   
29/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Jahel,

Un beau poème où le rythme et les images desservent très bien le thème de la nostalgie à échelle humaine. J'ai aussi beaucoup aimé le fond de ce poème...

Merci pour cette lecture et bonne continuation !


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