Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Jahel : Trou de lumière
 Publié le 28/06/22  -  12 commentaires  -  777 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

Par une chaude nuit de juin, la valse hallucinée de milliers d'éphémères dans l'artifice de la lumière trompeuse des lampadaires.


Trou de lumière



Trou de lumière, au bord de l’eau,
le réverbère a des sanglots,
du vague à l’âme hypothétique.

(Dansent, dansent les éphémères,
c’est la fête de la lumière.)

Sur le bois d’ombres de la nuit,
le réverbère brûle et luit.
Tiédeur du soir. Lune électrique.

(Dansent, dansent les éphémères,
c’est la grand-ronde des chimères.)

Dans la clairière de mon cœur
le réverbère est une fleur
à la corolle nostalgique.

(Dansent, dansent les éphémères,
ces gais lutins des lampadaires.)

Senteurs de juin. La terre et l’eau.
Ô la nuit noire a des grelots,
des grelots d’or et des colchiques !

(Dansent, dansent les éphémères
au pistil blanc du réverbère.)


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Miguel   
14/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le génial "pistil blanc du réverbère" est l'apothéose d'un texte à la magie envoutante par ses rythmes, ses images, son distique récurrent mais qui apporte à chaque fois quelque chose de nouveau, une trouvaille. Une merveille, un chant.

   socque   
18/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'attends avant tout de la poésie qu'elle m'emporte ailleurs, pas forcément dans des lieux prestigieux mais autres que ce que j'ai sous les yeux. Votre poème remplit fort bien ce contrat en ce qui me concerne, je vois cette trouée de lumière dans la nuit chaude et le tourbillon insensé des éphémères. Bravo pour la manière dont vous amenez l'image finale du réverbère en fleur munie d'un pistil blanc ! Le rythme octosyllabique me plaît, je le trouve léger et approprié au sujet ; j'approuve aussi votre choix formel de ne pas débuter chaque vers par une majuscule, cela renforce à mon sens la fluidité du propos.
Merci de rappeler en début de poème que le "vague à l'âme" du réverbère est tout hypothétique, j'apprécie le clin d'œil à la lectrice que je suis : on se joue de la convention poétique, bien sûr que le vague à l'âme est propre à la personne témoin de la scène…

Bref, un poème intelligent selon moi, bien construit et sensible.

   Cyrill   
23/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème que j’aurais volontiers écouté chanté sur ces légers octosyllabes, où les sonorités se font écho.
Le tableau est fantasmagorique, ce trou de lumière semble hésiter entre réalité et illusion, le narrateur transcende sa vision et m’emporte avec lui dans un ballet d’éphémères et d’émotions.
Un beau texte, vraiment !

   Vincent   
28/6/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Jahel

C'est vraiment le début d'une chanson

les sons le tempo, c'est magnifique

vous allez rire mais en lisant votre texte j'ai eu l'impression de voir et surtout d'entendre un troupeau de biquettes conduites par son berger avec leurs clochettes

J'ai adoré, c'est de toute beauté

Merci à vous

   Mintaka   
28/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Jahel,
Tout est agréable dans ce poème, le texte, l'atmosphère, la douceur, je dirais même qu'il y a de l'humanité qui s'en dégage !
Les mots sont choisis, travaillés et nous offre en retour un beau moment de lecture.
Merci à vous.

   senglar   
28/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Jahel,


Voir/transformer/Métamorphoser/Transcender un lampadaire en un végétal à pistil il n'y a qu'un poète qui puisse faire cela :)

"(Dansent, dansent les éphémères
au pistil blanc du réverbère.)" ... bien sûr au balancement des "des grelots d'or et des colchiques", muguets et lillaceae (ne pas amener son chien).


Très joli "Trou de lumière" ouvert sur l'amour et la vie (contrairement à son faux-frère de "trou de verdure"). La troisième strophe aurait pu être mieux cadencée. C'est bien une danse non... Danse de toutes les danses.

   Hananke   
28/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

De superbes images font de ce poème un petit bijou.
Il pourrait se chanter avec ses refrains entre parenthèses.
Je ne sais pas si les colchiques naissent au mois de juin
mais qu'importe, ce flux nous emporte comme un ruisseau
grossi par des averses.
Ah les gais lutins des lampadaires.
Oui, une belle réussite.

   StephTask   
28/6/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce poème est un bonbon acidulé doux et phosphorescent.
Comparer le réverbère, qui souvent transcende le paysage par sa lumière, à un végétal est juste génial, tant cet objet s’intègre parfaitement dans les rues, parcs et squares.
Le refrain est dans l’esprit du Pont Mirabeau et je finirai par… Vienne la nuit, dansent les éphémères.
Merci pour ce cadeau lumineux.

   inconnu1   
29/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est joli, c'est frais, rien à dire sur la technique ce qui permet de se laisser emporter par le vol des éphémères

Bien à vous

   Puzzle   
29/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On se croirait à Brocéliande et les rimes enchantent

   papipoete   
1/7/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour jahel
Deux réverbères à la lumière électrique, l'un sur l'eau tranquille, l'autre sur les ombres de la nuit, font " salle " de bal où dansent des milliers d'éphémères.
Dans le coeur du héros, luit une fleur ; dans les fleurs, rutile l'or des grelots...
NB on connait la fête des " lumières " à Lyon ; voici de notre auteur le bal des " deb's " dans la lumière des réverbères !
Un poème volubile aux " petits-rats " d'un jour, chanson rythmée par ce charmant refrain " dansent dansent les éphémères... "
Un joli moment de poésie, dont le deuxième couplet a ma préférence;
Des vers que je vois chaussés de 8 pieds, parfaits pour danser !
Un petit clin-d'oeil de ma part, à mon dernier texte publié " réverbère "

   Evelit   
14/7/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je suis impressionnée par cette création.
La métaphore: fleur-réverbère est magique. Ce réverbère qui a des sanglots, ce vague à l'âme hypothétique, la lune électrique et la corolle nostalgique. C'est très beau et efficace à la fois ! Je suis très touchée par ce réverbère qui sanglote et luit. J'aime cette simplicité efficace, je me répète. Un bijou.


Oniris Copyright © 2007-2022