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| jaimme
28/10/2009
a trouvé ce texte
Très bien -
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"Parfum indéfinissable qui n'appartient qu'à toi. Qui me signale à toi.": la première phrase est un peu en contradiction avec les équations au-dessus. J'aime beaucoup la seconde phrase.
"à l'angle de nos cuisses": on voit immédiatement qu'elle est ce beau lieu évoqué, mais je trouve le mot "angle" non poétique. "Ton aura odorante m'emmitoufle": le trouve que les termes "aura" et "emmitoufle" ne vont pas ensemble car une aura évoque une luminosité tandis qu'emmitoufle évoque une chaleur ("Je te ressens dans un halo", conforte et embelli l'image). Dommage car l'idée de protection est belle. Tiens, il faut que je me renseigne sur les "glandes apocrines" !! "Nous nous caressons selon toutes les courbes de niveau disponibles": joli et plutôt comique pour moi! "suaire": beurk!!! Et pourquoi, petite mort? "Je t'envulve et tu te retires : fleurs de châtaignier qui t'odoriférantent": ressenti très sensuel, j'aime! "Nos vies continuent : elles embaument nos deux bonheurs": j'aime cette idée de l'après de l'amour. "Curée de fragrances": taïau!!!! Yes! Je n'ai pas tout relevé ce qui m'a plu. Tout cela est très sensuel. Pas trop aimé les équations du départ, car même si l'idée des associations olfactives nous amène vers les gestes de l'amour, vers des préliminaires phéromonés, vers l'hallali, le bonheur et la frustration (momentanée), ce sont les = qui m'irritent. Trop organique, trop chimique, trop mécanique. Bref l'ensemble dégage (normal) une très belle odeur d'amour. |
| Marquisard
28/10/2009
a trouvé ce texte
Bien
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c'est sympa, encore un récit entre prose et cours de sciences.
Après sur la forme : Les Equations olfactives j'ai bien aimé, j'imagine que tu as souhaité attirer l'attention du lecteur, le faire retrouver quelques odeurs, lui faire enclencher quelques mécanismes à la "tiens c'est marant comme on est tous conditionnés pareil, et y'a de ça dans chanel 5 ? oh", après Il y a risque que le lecteur ne s'y retrouve pas, culture différente ou quoi, mais justement c'est ce que j'aime bien dans la forme : c'est modulable. Le texte joue souvent sur des sonorités lourdes, c'est voulu ? organisé ? Les deux vers fiinaux, enfin la chute, trouvé ça un peu limite, facile, enfin après le coup du cavalier poursenteur de jupons on s'attend à mieux quoi. |
| Garance
29/10/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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On démarre par des équations et on termine par le quotidien après un voyage odorant sur le corps de l'aimée.
J'aime les odeurs, les parfums qui habillent et soutiennent parfois une identité fragilisée. J'aime le parfum qu'exhale le corps quand il est heureux. J'aime les mots qui entre chimie et poésie donnent corps à cette aura parfumée. Mon parfum béquille : le classique Miss Dior. |
| colibam
29/10/2009
a trouvé ce texte
Bien
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Jamesbebeart poursuit l'exploration du monde avec ses binocles de scientifique aux verres teintés de poésie. Il nous fait pénétrer cette fois-ci au coeur des phéromones désir et plaisir qu'il parvient à agrémenter d'un sillage sensuel.
J'aime assez le titre et les fragrances suivantes : « Nous errons à la surface de nos peaux » A la place de « à l'angle de nos cuisses », mon nez a cru sentir « à l'enclos de nos cuisses » (une formule que je conserve, au passage) « Je te ressens dans un halo » « effluves qui inondent la géographie de ton corps » « je descends au plus bas. À fleur de peau » « signalent des rivages heureux » « Je t'envulve » : une jolie trouvaille J'aime un peu moins la fin mais globalement, un res-senti plutôt agréable. |
| brabant
30/10/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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Bonjour JAMESBEBEART,
Je vois que vous vous perdez toujours avec bonheur sur les sentes de la poésie scientifique, et ceci afin de mieux débusquer le lecteur, amateur de champignons rares, truffes odoriférantes. Cheminement dont le succès se confirme avec ces "Identités olfactives" où vous utilisez ces balises que sont les mots de la science pour mieux déboussoler et tournebouler la poésie redevenue damoiselle qu'ici vous émoustillez. Baliser pour débaliser, débaliser en semant des balises comme Poucet ses miettes, c'est à ce va-et-vient qu'est conditionnée la réussite de cette poésie. Particulièrement dans ce poème. Jamais je n'eusse pensé être troublé par des "fragrances" aux nuls expliquées; et pourtant votre poème a provoqué en moi un émoi coupable. L'Insiquisition vous eût condamné au bûcher, mais vous l'eussiez asphyxiée en lui expliquant les atomes de sa propre fumée et en posant des égalités dont le symbole mathématique atteint au mythe baudelairien des correspondances. Bon, malgré tout, je n'aime pas trop cet "égal", à mon avis trop dépouillé, trop visible, je l'aurais supprimé, l'équation pouvait s'en passer (une équation se sous-entend, à mon avis, en poésie; juxtaposer, apposer présuppose l'égalité) là on ne voit que lui, ce signe "="! il est égoïste, il ramène tout à lui; pour lui et ses confrères, l'heure ne me semble pas encore venue. Je relève de bien belles choses dans ces "Identités olfactives": hédione pour moi, n-octanal pour toi (hédonisme et nocturiale) "Nous errons à la surface de nos peaux", visuel et évanescent. "Qui me signale à toi", humble et impératif. Pour ma part je bannis définitivement le mot "improbables" (tout comme "interpellent") même si ici il joue sur "(probabilités)": sciences/poésie. "derrière l'oreille, à la saignée des bras", j'aime. "intriqués", j'aime: ressemble à "imbriqués" où il y a "brique" et le rouge, et la poussière de la brique, visuel et tactile. "les effluves qui inondent la géographie", j'aime: effluves=fleuve (tiens! me voilà contaminé par "="!). "Narines dilatées, je descends au plus bas. A fleur de peau. Cheveux puis les aisselles" Ouah! l'animalité! Trancendance de la descente. "Nos bousquets conspirent", très bon. Emportement de la passion. Bouquets de fleurs/Bouquets d'odeurs. Visuel/sensoriel. Je n'aime pas trop: "Je t'envulve", trop visuel, d'autant qu'elle, se retire. Le mouvement est suggéré, et semble-t-il l'accord, mais dans une optique qui m'apparaît machiste, il n'y a pas égalité dans cette façon d'exprimer le mouvement.; mais j'aime les "fleurs de châtaignier", odeur sourde, lourde, assommante, béate. "odoriférantent" me paraît long. "(odorifèrent)" dans la tonalité de "suaire"?/ "Résurrection" (domaine sémantique). J'aime: "A la lisière de toi", femme-forêt. J'aime l'association de l'odeur et de l'esprit. "Mandarine, bergamote, armoise... dans le sillage de nos reconnaissances", subtilement animal. Et c'est très fort car tout cela, tout ce que je viens de raconter se résout en un mot: "chérie ? ". Ce mot qui devient très vite un mot usé, prend tout son sens, toute sa force, toute sa signification. Je ne l'ai jamais vu aussi bien traduit, ni ne l'avais vraiment compris à ce jour. Après ça, on ne peut plus que le prononcer autrement. Comme il pèse! Bien! Pas mal non plus, la pirouette finale: "Je me retourne mais tu es déjà partie travailler." Voilà donc un appendice à ajouter au Kamasoutra. Bien sûr, il y a déjà un chapitre sur les odeurs, mais le voilà dépoussiéré, mis en valeur, moins aléatoire que celui sur les positions extrêmes; j'insère aujourd'hui dans l'Enfer de ma bibliothèque, au côté de ce livre diabolique et divin, un traité de mathématiques pures sinon épurées, dont je devine qu'elles sont désormais, à cause de vous, mon cher Jamesbebeart, un grand danger pour le viagra. Je m'en vais quérir un flacon d'eau sauvage et un ouvrage de Fermat. Où votre compagne travaille-t-elle, déjà ?... |
| LiliBellule
21/11/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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De l'osmose du volatil à l'union charnelle.
une preuve ici que le vocabulaire scientifique a sa place en poésie. Le style est aérien et sensuel, la lecture est agréable malgré le vocabulaire choisi, un choix qui ne semble pas facile à gérer dans le rendu. Très sympa les adéquations, j'ai moins aimé la phrase de fin, trop brut à mon goût et " ton aura odorante". Merci, vu l'heure, les rêves seront parfumés. |
| liryc
21/11/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Une découverte heureuse qui me rappel "Le parfum" de SUSKIND.
J'ai toujours été sensible à tout ce que dicte le monde des odeurs, à ce sens "atrophié" qu'est l'odorat. Des lignes comme celles-ci amènent à raviver l'"album" olfactif en nous. Merci pour cette lecture. Liryc |




