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Poésie en prose
janeR : Zénith
 Publié le 20/06/17  -  7 commentaires  -  1110 caractères  -  98 lectures    Autres textes du même auteur

Une ode à l'été…


Zénith



La plage est désertique.

Pourtant habitée, car multiples, s'agitent, passent et repassent, dans un océan de lumière blanc, une multitude de silhouettes brunes linéaires qui s'affaissent.

La lumière tombe. Incontournable. Crûment. Se disperse et s'appesantit, en graines perlées, en poudre pailletée. En jets fuselés, en fusées défiantes, en flots, en gouttes, en grappes, en pommes, ruissellement, nappes éblouissantes, transparence mobile, clarté insoutenable, qui défait.

La plage est désertique sous la lumière vibrante, et sourde, et quelque mille estivants s'affalent, réduits à leur néant.
Posée sous la lumière bougeante, crissante de cris et de silence, bourrée d'humains déshumanisés, la plage se rend. Le sable se rend au désert. Pendant que vagues et vaguelettes déferlent sur la berge et musent au gré d'une fantaisie organisée.

La lumière tombe verticale, et s'évade, lourde, blanche, mouvante…

Plage de lumière dansante, quand une foule abandonnée et muette, dans la plénitude du midi des côtes océaniennes, sombre dans sa léthargie.


 
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   Queribus   
7/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'ai trouvé l'écriture originale; j'aurais aimé cependant des paragraphes plus équilibrés et de longueurs égales; certaines tournures m'ont semblé un peu anachroniques (Pourtant habitée,car multiples, s'agitent, passent et repassent, dans un océan de lumière blanc, une multitude de silhouettes brunes linéaires qui s'affaissent au lieu de: une multitude de silhouettes brunes linéaires qui s'affaissent passent dans un océan de lumière blanc sur la plage pourtant habitée.
Certaines expressions m'ont paru ampoulées et précieuses (graines perlées, poudre pailletée, jet fuselés,fusées défiantes,...) quoique empreintes d'une certaine poésie.
En résumé, je pense que votre texte aurait gagné à être simplifié avec des images plus directes aptes à toucher le plus grand nombre.

Bien à vous.

   Ananas   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir !

De très belles allitérations, une prose contemplative qui roule... on entend presque le bruit des vagues (je regrette presque l'utilisation même du mot vague tant il est superflu), c'est très imagé, et il y a une belle plume qui vient porter le tout de manière fort agréable. Même au niveau de la ponctuation.

Je regrette juste l'utilisation du terme Crûment.

Sinon j'aime la manière dont le sujet a été exploité. Sans tomber dans le cliché banal et usé jusqu'à la corde.

Merci.

Au plaisir !

   framato   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
j'ai aimé dans votre texte l'opposition entre le côté désertique et la foultitude anonyme (ou anonymisée). Le texte suit son roulis imperturbablement comme la plage reste imperturbable face au déferlement touristique. Mais ce déferlement ne représente rien pour elle, désertique contre vents et marée. Nous sommes donc en quelque sorte ce désert. J'aime bien votre texte. Reste cependant que dans un texte aussi court, la répétition du mot lumière qui n'est pas utilisé comme une anaphore me semble un défaut majeur.
Merci néanmoins pour cette lecture agréable.

   hersen   
11/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouve ce texte très intéressant dans la manière dont il nous est présenté.

L'opposition foule/désert apporte une déstabilisation qui, en quelque sorte, porte les prémices de quelque chose d'intéressant et donc favorise une ouverture de lecture.

Et je ne suis pas déçue !

Le thème de la plage investie par un troupeau sans sens qui n'apporte ni n'enlève rien à la plage. Cette plage, avec son sable et sa mer, continuera comme elle l'a toujours fait. Et c'est en ce sens qu'on nous parle de désert.

je regrette humains déshumanisés, je pense que c'est enfoncer un clou dans un texte parfaitement chevillé d'un bon bois bien travaillé.

De même que j'aurais aimé "crue" au lieu de "crûment".

Une très bonne lecture pour moi, surtout parce que l'auteur a réussi à aborder un sujet tant de fois ressassé d'une manière que je qualifierais d'originale.

   papipoete   
20/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour janeR,
Une plage au moment où le soleil est au zénith, alors les points deviennent des " I " .
NB l'expression " plage désertique " me semble inappropriée alors qu'elle grouille de mille estivants bruyants ! Même quand ceux-ci s'affalent au sable, la langue blonde ne devient pas vierge de toute forme comme au Sahara .

   myndie   
20/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour JaneR,

je me suis abstenue de commenter en EL votre texte car j'étais certaine d'avoir reconnu votre touche poétique, votre plume imaginative et pleine de grâce, vos images qui me parlent vraiment.

J'ai apprécié moi aussi cette manière de traiter votre sujet en le plaçant sous le signe de l'antagonisme désert/multitude.
Je trouve qu'elle ouvre la voie à une réflexion sur la solitude des plages saturées ou à l'inverse sur le plaisir qu'il peut y avoir à s'agglutiner et à s'abandonner en grappes à "la plénitude du midi".

Mais peut-être me direz-vous que je cherche la petite bête et que vous avez juste peint ce que vos yeux voyaient.
ça me va aussi.
Car vous avez ce talent de le faire par petites touches pointillistes, ceci en est le pur exemple :
"La lumière tombe. Incontournable. Crûment. Se disperse et s'appesantit, en graines perlées, en poudre pailletée. En jets fuselés, en fusées défiantes, en flots, en gouttes, en grappes, en pommes, ruissellement, nappes éblouissantes, transparence mobile, clarté insoutenable, qui défait."
C'est court, précis, riche de sonorités qui jouent entre elles, vont, viennent et invitent l'œil à voir...

Le seul bémol que je relève est à mon avis provoqué par la 2ème phrase qui aurait mérité une construction plus souple et plus simple.

A part ça, j'ai beaucoup aimé votre Zénith.

   PIZZICATO   
20/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai trouvé la construction de la première phrase un peu laborieuse.

" une multitude de silhouettes brunes linéaires qui s'affaissent. "
" quelque mille estivants s'affalent "
" bourrée d'humains ... "
" foule abandonnée... " plusieurs images qui disent à peu près la même chose.

Le terme " lumière " me paraît un peu faible en parlant du " zénith " en été..
Bien sûr ce n'est que mon ressenti.


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